Le Kenya demande l'aide internationale contre le braconnage

Des éléphants kenyans.... (Photo TONY KARUMBA, AFP)

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Des éléphants kenyans.

Photo TONY KARUMBA, AFP

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Agence France-Presse
NAIROBI

Le premier ministre kényan Raila Odinga a demandé mercredi l'aide de la communauté internationale pour lutter contre le braconnage en progression dans son pays d'Afrique de l'Est.

Cette annonce intervient quelques jours après qu'une famille de onze éléphants a été massacrée dans le Parc national de Tsavo, dans le sud-est du Kenya.

«Je demande à la communauté internationale de nous aider à renforcer la lutte nationale et internationale contre le trafic d'animaux qui représente une grave menace contre la préservation (des espèces, ndlr), l'état de droit, la (bonne) gouvernance et le développement économique», a déclaré le bureau du premier ministre dans un communiqué.

D'après Raila Odinga, le tourisme, l'une des industries les plus importantes du Kenya, «est gravement menacé par le braconnage».

Selon le Service de la faune kényane (KWS), au moins 360 éléphants ont péri sous les balles l'année dernière, contre 289 en en 2011.

«Le danger semble s'aggraver de jour en jour», a dit M. Odinga. Le braconnage ne doit plus être considéré comme un simple problème environnemental, mais doit être traité dans le cadre de la lutte contre l'insécurité, a-t-il ajouté.

Le commerce international de l'ivoire est, sauf rares exceptions, interdit depuis 1989. À la fin des années 1980, il ne restait plus qu'environ 600 000 éléphants en Afrique, contre plusieurs millions au milieu du XXe siècle.

La semaine dernière, les douanes de Hong Kong ont saisi plus d'une tonne d'ivoire, d'une valeur d'un million d'euros, en provenance du Kenya.

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites), qui lutte contre le braconnage, doit organiser sa prochaine réunion en mars.

«Il nous faut une répression bien coordonnée et bien financée contre les braconniers. La police doit en faire partie, aux côtés du ministère du Tourisme, d'Interpol et des différents ministères dont les fonctions sont liées à la protection de la vie sauvage et de toutes nos ressources naturelles qui sont actuellement menacées», a affirmé M. Odinga.

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