Jour de la Terre: sonner le tocsin pour nos ressources

Fred Pellerin, Émilien Néron, Dominic Champagne et Gilles... (Photo : Olivier PontBriand, La Presse)

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Fred Pellerin, Émilien Néron, Dominic Champagne et Gilles Vigneault se mobilisent pour le Jour de la Terre.

Photo : Olivier PontBriand, La Presse

Chantal Guy
La Presse

Le 22 avril prochain, dans le cadre du Jour de la Terre, tous les curés, bedos, évêques, chanoines, etc., sont invités à faire sonner les cloches des églises à 14 h pour souligner la grande mobilisation citoyenne lancée par l'homme de théâtre Dominic Champagne.

Cet appel a été formulé par Gilles Vigneault, présent lundi lors de la conférence de presse dévoilant la « déclaration pour un printemps québécois » déjà signée par plus de 200 personnalités et citoyens.

La conférence s'est ouverte par un discours de Dominique Rankin, chef spirituel des Algonquins, qui a rappelé que « la terre ne nous appartient pas, c'est nous qui lui appartenons ».

L'heure était à l'enthousiasme et à la solidarité. Sur la scène du Lion d'Or, Fred Pellerin, Marina Orsini, Claude Béland, Margie Gillis, Émilien Néron, André Bélisle, entre autres, sont tous venus dire pourquoi ils avaient signé cette déclaration et pourquoi ils seront du grand rassemblement populaire du 22 avril.

« Pensez à ce qui échappe aux chiffres, a dit Fred Pellerin. Le futur, c'est pas calculé, ça. Ça bouge présentement et on est chanceux d'être dans ce « bougeage ». »

« Je trouve que nous vivons un point majeur de notre existence, a poursuivi Gilles Vigneault. J'ai signé pour mes parents, pour mes enfants, pour mes petits enfants. Mais il faut aussi signer de sa présence le 22 avril. Si on est peureux, on n'arrive à rien dans l'espoir. Si on n'est pas audacieux, on va encore se faire avoir. »

Pour Claude Béland, ancien président du Mouvement Desjardins, « la démocratie est en train de nous échapper », rien de moins.

Dominic Champagne, qui dit avoir découvert l'indignation lorsqu'il s'est retrouvé face à l'arrogance des développeurs du gaz de schiste dans sa région, tenait à préciser que ce mouvement n'est pas contre le développement des ressources, mais pour un meilleur développement, respectueux de nos valeurs, et pour une meilleure redistribution de nos richesses.

La déclaration, qui a été lue par Fanny Mallette, contient ces demandes : « Que le gouvernement du Canada participe pleinement au Protocole de Kyoto, qu'il intensifie la lutte aux changements climatiques, qu'il cesse toute subvention aux compagnies pétrolières et gazières et qu'il poursuive toute politique de développement répondant aux objectifs économiques, écologiques et sociaux les plus élevés au monde; que le Gouvernement du Québec se dote d'une véritable stratégie, pour le Nord et l'ensemble du territoire, où le développement de nos ressources naturelles et énergétiques répond à nos exigences les plus hautes en matière de partage de la richesse, de respect de l'environnement et des populations, maintenant et pour des générations à venir. »

Parce que « le bien commun, souligne Dominic Champagne, c'est ce qui est censé appartenir à tout le monde. Il y a présentement des décisions importantes qui se prennent avec nos richesses. Et s'il y avait une juste répartition de ces richesses, les étudiants ne seraient pas aujourd'hui dans la rue. Ce que nous voulons, c'est le profit pour tout le monde, le respect des citoyens, de la nature, et des générations futures. J'ai pris le parti d'espérer. »

Le rassemblement populaire du Jour de la Terre aura lieu le 22 avril, à 14 h. Pour plus d'informations, lire la déclaration en entier et la signer, allez sur www.22avril.org.

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