James Cameron «horrifié» de l'impact des sables bitumineux

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«Nous devons respecter les communautés des Premières Nations. Ils prennent le pouls de Dame Nature», a déclaré James Cameron lors d'une conférence de presse à Edmonton.

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Dean Bennett
La Presse Canadienne
Edmonton

Le réalisateur James Cameron s'est dit horrifié à l'idée que les Albertains vivant dans les régions en aval des industries de sables bitumineux contractent des maladies, développent des cancers et pêchent des poissons déformés par des tumeurs.

Malgré ce que quiconque pense des sables bitumineux de l'Alberta, a affirmé mercredi le cinéaste canadien, les responsables ont le devoir de se pencher sérieusement sur ce qui se passe dans le hameau albertain de Fort Chipewyan.

«Les gens à Fort Chipewyan ont peur de boire leur eau. Ils ont peur de manger leur poisson. Ils ont peur de la rivière. Ils ont peur de laisser leurs enfants se baigner dans la rivière», a expliqué M. Cameron aux journalistes au moment où il se préparait à plier bagages après une visite de deux jours.

Le réalisateur ontarien a développé un amour de l'eau et de la nature en se baignant dans la péninsule du Niagara, ce qui lui a inspiré quelques films à succès comme Titanic.

«Je ne peux m'imaginer que ma mère ait pu m'empêcher d'aller me baigner dans la rivière, a-t-il dit. L'idée me semble effrayante. Et le fait qu'une communauté vive dans une telle peur... nous devons nous y intéresser.»

Selon lui, les études portant sur les conséquences de l'exploitation des sables bitumineux devraient être réalisées par des scientifiques indépendants - et non par l'industrie elle-même.

«Nous devons respecter les communautés des Premières Nations. Ils prennent le pouls de Dame Nature», a ajouté M. Cameron lors d'une conférence de presse où il était accompagné de leaders autochtones, incluant Shawn Atleo, le grand chef de l'Assemblée des Premières Nations.

«S'ils disent que les poissons ont un goût différent et qu'ils sont touchés, il nous incombe de les écouter.»

L'échec d'une stratégie de réduction des impacts environnementaux des sables bitumineux fera de ceux-ci une catastrophe écologique qui pénalisera les générations futures, a-t-il prévenu.

«Ce sera une malédiction si ce n'est pas géré correctement, a-t-il plaidé. Mais il pourrait aussi s'agir d'un cadeau exceptionnel pour l'Alberta et pour le Canada si c'est géré correctement.»

Pendant sa visite dans le nord de l'Alberta, James Cameron a survolé la région où se trouvent les mines de sables bitumineux en plus de s'entretenir avec des scientifiques, des représentants de l'industrie et d'écouter les histoires des citoyens de Fort Chipewyan.

Il a également rencontré le premier ministre albertain mercredi à Edmonton, à qui le cinéaste a fait une suggestion.

Une solution à court terme, a-t-il plaidé, pourrait être d'interdire l'approbation de futurs bassins de résidus miniers jusqu'à ce qu'une nouvelle technologie puisse éliminer les fosses toxiques créées par l'exploitation minière.

Ed Stelmach n'a pas voulu dire s'il agirait en fonction de cette suggestion.




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