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Les «glaneurs» de la consigne

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Chaque jour, dans les rues de Montréal, des hommes et des femmes récoltent les canettes et les bouteilles consignées, un phénomène qui s'est glissé au coeur d'un débat nord-américain sur la consigne.

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Mathieu Perreault
La Presse

Dans les rues de Montréal, à chaque jour de recyclage, un rituel a lieu: des hommes et des femmes vérifient le contenu de chaque bac et de chaque sac bleu pour en extirper les canettes et les bouteilles consignées. Pour éviter que leur sac ne soit éventré, plusieurs citadins déposent leurs bouteilles de bière à côté, dans un petit sac.

Ce phénomène en apparence anodin s'est glissé au coeur du débat nord-américain sur la consigne. La plupart des études concluent que la consigne permet d'atteindre un taux de récupération plus élevé que le simple recyclage - 70% vs 46% pour les boissons gazeuses, selon une étude torontoise commandée par Recyc-Québec. Mais le mécanisme qui explique cette performance n'a jamais été formellement établi. Pourrait-il s'agir de «glaneurs»? Les partisans de la consigne font généralement référence au désir du consommateur de ravoir la somme de la consigne. Mais pour plusieurs, les désagréments de cette opération sont plus grands que ses bénéfices: nombreux sont ceux qui n'ont pas envie de faire la file aux machines gobant les canettes dans les supermarchés, ou même de rapporter leurs bouteilles de bière vides au dépanneur. D'où l'hypothèse de plus en plus souvent avancée: les grands responsables de l'efficacité de la consigne sont les gens qui ramassent les contenants d'autrui - sans-abri, organismes de bienfaisance, ou tout simplement ceux qui en font un métier - soit les «glaneurs» ou «chiffoniers» (traduction approximative du terme anglais «scavengers», littéralement «charognards»).

L'an dernier, quand l'Alberta a augmenté de 20 à 25 cents la consigne sur les contenants d'un litre, la directrice du Conseil du recyclage de l'Alberta a commenté que ce serait bénéfique pour les sans-abri. En 2007, une analyse publiée dans le New York Times a affirmé que chaque «glaneur» ramassait en une journée autant de contenants consignés qu'un Américain moyen en un an. Et donc que la consigne est un succès grâce à une armée de travailleurs invisibles qui gagnent très certainement moins que le salaire minimum.

En d'autres mots, la consigne permet d'être vert en exploitant une main-d'oeuvre à bon marché. Parmi les commentaires à un billet publié sur un blogue du Washington Post à propos d'une possible introduction de la consigne, on trouve celui d'un ex-Britannique allergique à la consigne qui se rappelle avec dégoût les riches qui, sur les plages anglaises, donnaient leurs bouteilles de bière vides consignées aux enfants qui les remerciaient avec effusion.

La question a même inspiré le magazine satirique américain The Onion, qui se spécialise dans les fausses nouvelles. À la fin de 2007, une manchette de The Onion a expliqué que dans le cadre de la nouvelle stratégie d'aide aux sans-abri, la consigne augmenterait à 12 cents. Détail intéressant, après l'introduction de la consigne dans les années 80, certains détaillants refusaient de rembourser les sans-abri qui rapportaient des dizaines de bouteilles - aux États-Unis, il a fallu plusieurs procès pour obliger les détaillants à respecter leurs obligations.

Cet aspect du débat sur la consigne rappelle une histoire qui secoue l'Égypte depuis le printemps dernier. Face à la menace de la grippe porcine, le pays a décidé d'abattre tous les porcs. Or, les principaux éleveurs de porcs, membres d'une petite communauté chrétienne du Caire, se chargeaient de l'enlèvement des ordures, dont ils prélevaient les matières organiques pour nourrir leurs bêtes. Sans porcs, la collecte des déchets est compromise et les quartiers pauvres de la capitale égyptienne sont des dépotoirs à ciel ouvert, a rapporté le New York Times à la fin du mois de septembre.

Tout cela ne signifie pas qu'il faille renoncer à la consigne. Gaudreau Environnement, une firme de recyclage de Victoriaville qui a lancé cette semaine un nouvel appel à la fin de la consigne, affirme que la proportion des contenants consignés qui se retrouvent au recyclage augmente de 3% à 4% par année et que cela signifie que les gens sont maintenant prêts à recycler sans consigne. C'est un voeu pieux: sans les revenus que donne la consigne aux «glaneurs» du recyclage, le Québec serait beaucoup moins vert.

Rapportez-vous vous-même vos contenants consignés? Les mettez-vous au recyclage? Faites-nous part de vos commentaires.

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Commentaires (20)
    • @chezwizkid, mattgilles et les autres: À la suite de la lecture de tous les commentaires précédents et pour compléter le mien de 14h.39, je me permets de rajouter ceci : en matière de contenants consignés, mes achats se résument pour l'essentiel à des canettes d'aluminium. Lorsque des jeunes (accompagnés d'un parent) viennent sonner à ma porte pour ramasser des bouteilles consignées afin de se faire des fonds pour une activité (j'habite une région plutôt rurale où ce genre de choses est possible), je fais toujours la même blague : « Je n'ai malheureusement pas de bouteilles ... mais...des cannettes, ça peux-tu faire pareil »? Voir leurs yeux s'allumer quand j'arrive du sous-sol avec d'énormes sacs, ça n'a pas de prix, comme dit l'annonce. Une jeune adulte (inconnue) rencontrée récemment s'en rappelait après des années. J'y trouve donc doublement mon compte puisque, tout comme mattgilles, j'ai une sainte horreur de la corvée du retour des contenants au supermarché. Si d'aventure je trouve une bouteille de bière abandonnée qui trouble leplaisir de ma promenade autour de chez-moi, je recueille l'orpheline que je dépose consciencieusement dans mon bac de recyclage. Quand je vais à Montréal en visite, mes amis et moi faisons exactement comme cheezwizkid.

      Je ne pense pas avoir le droit de faire la morale à personne, mais si tout le monde réagissait comme mattgilles, je crois que je deviendrais profondément misanthrope ... et malheureux.

    • Oui pour la consigne. Et tout contenant devrait être consigné et augmenté à 50 cents minimum. Avantage: plus de propreté. Les gens qui abandonneraient leurs récipients feraient un revenu pour les pauvres qui font les poubelles. J'arrive d'un voyage en France et eux ils n'ont pas de consigne. Si vous verriez combien il y a de bouteilles de tout genre qui jonchent les routes. Aussi, ils devraient y avoir plus de contenants
      à remplissage multipe pour un développement durable.

    • J'ai hâte au jour où les saudites petites bouteilles d'eau de 500 ml vont être consignées! C'est impensable qu'il y a des soldes à 2,50 $ pour la caisse de 24 sur ces ordures qui trop souvent ne sont même pas recyclées. J'achète très peu de breuvages et donc très peu de breuvages dont les bouteilles sont consignées, mais même si elles sont consignées, je serais prête à carrément les donner sans me faire rendre le montant de la consigne juste pour être sûre que c'est véritablement recyclé. Au lieu d'encourager des grosses multinationales à venir ici embouteiller notre eau du robinet, pourquoi les gens ne se paient-ils pas simplement un filtre ou pichet-filtre Brita (ou autre) s'ils ont peur de leur eau du robinet pour se servir de bouteilles réutilisables? C'est si simple, trop simple pour les benêts de la planète.

    • Vive les "glaneurs". Je n'ai rien contre eux et au contraire, je les encourage. Que ce soit les enfants qui font cela pour amasser des fonds pour leurs activités sportives ou autre, ou ceux qui font ça "professionnellement", c'est parfait. Ça remet de l'équilibre là où les paresseux et les "je-m'en-foutistes" laisse leurs traces. Je suis heureux de voir qu'il y en a qui sont prêt à mettre les efforts nécessaires, qu'importe leurs raisons de le faire, alors que d'autres s'assoient sur leurs postérieurs en se disant des conneries comme "J'ai payé pour, je fais ce que j'en veux", hein mattgilles?

      Donc oui à une augmentation de la consigne et à un élargissement des types de contenants consignés. Ceux qui font ce travail pour les autres méritent d'être mieux rémunérer.

    • @Venus? Des jeunes? En tout cas, dans ma rue, les ramasseux de bouteilles ont plus de 50 ans... Y'en a des gentils et D'autres qui sont innocents et qui virent notre bac sur le trottoir pour trouver des bouteilles. J'en ai engueulé une couple et de guerre lasse, moi aussi je mets les bouteilles à côté.

    • Pas question de me donner le trouble de retourner les consignes pour quelques sous. Par contre, les pots de Kéfir à 1$ (ou 2$?), je les rapporte. Évidemment, idem pour les grosses bouteilles d'eau à 10$ la consigne. Pour le reste (bouteilles de bière), je les mets systématiquement à travers mon recyclage (dissimulés pour ne pas faire éventrer mes sacs), mais suite à cet article je vais plutôt recommencer à faciliter la tâche aux glaneurs (ce qui est quand même un petit effort de tri supplémentaire, ce pourquoi j'avais arrêté). En bout de ligne, la consigne, plus c'est cher plus ça fonctionne.

    • Vous savez, ceux que vous appelez les glaneurs sont souvent des jeunes qui ramassent des contenants consignés pour financer en partie leurs activités parascolaires. Il m'est arrivé à plus d'une reprise de faire ce constat.

      C'est un geste écologique et à la fois, ça permet d'enseigner ce genre de bonne habitude aux jeunes.

    • Pour ma part, la consigne devrait être abolie ou appliquée à 100% sur tous les contenants recyclable, c'est une question de cohérence. A part 3 caisses de bières annuelles, je n'achète pas de produits consignés. Par contre, mon bac à recyclage contient toujours du verre et du métal. Il n'y a aucune différence pour moi de recycler ma boite de tomates Aylmer et ma bouteille de vin par rapport à mes bouteilles de bières. Il faudrait donc être cohérent dans nos choix. Une bouteille de plastique embouteillée d'eau a le même impact environnemental qu'une bouteille de plastique de coca-cola qu'elle soit consignée ou non.

      Compte tenu des problèmes existants de recyclage sur l'île de Montréal, je pencherais pour l'abolition de la consigne car les glaneurs ne se gènent pas pour chavirer tout le contenu de nos bacs à recyclage, éliminant du même coup, tous les efforts effectués pour éviter que les matières s'envolent au grand vent!

      De plus, il y a encore beaucoup de commercants qui rechignent à redonner la consigne aux glaneurs. Il y a même un commercant sur la rue Mont-Royal à Montréal qui refuse le retour de bouteilles consignées après 17h00...

    • Il me semble qu'on surévalue l'importance des «glaneurs» ici sur les chiffres globaux.

      Après tout, au Québec, il n'y en a que dans les zones les plus concentrés de Montréal, de Québec... où vit finallement assez peu de monde dans notre société très banlieulisé.

    • Des initiatives lancées à l'étranger pourraient inspirer le Québec, à l'instar de celle-ci récemment lancée en France : Une station verte. Située sur le stationnement d'un supermarché, elle permet de récompenser par des bons de réduction, les clients qui trient et rapportent leurs emballages recyclables.
      http://pakbec.blogspot.com/2009/09/des-stations-vertes-au-quebec-pour.html

    • @mattgilles

      Incroyable! Oui, vous avez payé pour. Est-ce toutefois une bonne raison pour justifier 'paresse, inconscience écologique ou tout simplement le je-m'en-foutisme'? (Merci venus.)

      Qu'est-ce que ça change dans votre vie de les mettre au recyclage?

      Votre comportement est exactement le type qui justifie, non, qui appelle à une consigne plus élevée. En Ontario, les bouteilles de vin sont maintenant consignée; justement à cause de comportements comme le votre.

    • Pour ma part, les contenants consignés vont au recyclage avec le reste (ma ville fourni des bac sur roues de 100 litres, donc pas de sacs éventrés). Les chiffonniers viennent faire leur tour et sont souvent très heureux de leur passage chez moi. Si ça peut les aider, tant mieux!

      Et si une journée ils ne passent pas, les contenants sont tout simplement recyclés. Ils ne vont jamais à la poubelle! En fait, je me sens mal quand je jette à la poubelle des produits recyclables. Je suis peut-être "brainwashé" par les lobbies environnementalistes, mais comme ça ne me coute pas plus cher et que ça ne demande qu'un effort minime, ça ne me dérange aucunement.

    • @mattgilles : Voilà bien la preuve d'une compréhension complètement égoïste et pervertie de la notion de propriété. Tu sais, une fois que le contenu de tes vidanges quitte le périmètre de ta propriété, il ne t'appartient plus. Alors pense donc un peu plus loin que le bout de ton nez et arrange-toi au moins pour permettre que ce qui n'est plus à toi sois mieux utilisée par quelqu'un d'autre qui, espérons-le, aura plus de bon sens et de bonne volonté que toi.

      Recycler c'est bien !

    • @mattgilles:

      Vous payez des taxes et des impôts qui servent à financer le recyclage. En mettant vos contenants consignés aux vidanges vous n'utilisez pas un service pour lequel vous payez. Vous perdez alors sur les deux fronts. Vous payez aussi évidemment des taxes pour les ordures.

    • En réponse à mattgilles, c'est vraiment navrant de voir ce genre de réaction. Ce serait moins pire environnementalement parlant que Recyc-Québec garde le fric plutôt que d'envoyer ça à l'incinérateur non?

      Ça répond à la question que je me posais plus tôt. Merci.

    • Merci, monsieur Perreault, d'apporter cet éclairage. J'abonde dans votre sens et j'ai été choqué lorsque j'ai lu récemment que les centres de tri demandaient que l'on abolisse la consigne afin d'augmenter leur volume et ainsi rentabiliser leurs opérations. Je serais plutôt d'avis que l'on renforce la consigne en en augmentant le coût et en l'étendant, en particulier aux bouteilles d'eau, bouteilles de vin de spiritueux etc.

      Je ne sais pas où vont les contenants récupérés par la consigne, mais comme une bonne partie de ces contenants sont de toute évidence destinés à la transformation, pourquoi ne seraient-ils pas acheminés de toute façon aux centres de tri régionaux qui verraient ainsi leur volume et leur rentabilité augmenter. De plus, sachant que la nature a horreur du vide, j'aimerais savoir où va l'argent de la consigne quand les contenants ne sont pas retournés chez le marchand. Si l'augmentation et la généralisation des coûts de consigne n'entraînent pas un meilleur taux de récupération, alors pourquoi ne pas utiliser les surplus de "profit" pour subventionner les centres de tri déficitaires?

      Je pense qu'au bout du compte tout le monde s'en porterait mieux: les centres de tri, les sans-abri, les groupes qui se cherchent des fonds (activités des écoles, maisons de jeunes et autres) sans oublier la planète. En passant, merci aux braves gens qui dans nos campagnes, font le travail de glaneurs, se donnant la peine d'arpenter le long des routes en ramassant les articles consignés qu'ils chargent sur une brouette ou un vélo muni d'un panier. Je leur voterais bien une augmentation de paie et de volume grâce en particulier à ces infâmes et omniprésentes bouteilles d'eau.

    • Personnellement, je mets bien en évidence les canettes et bouteilles de bière sur le dessus de mon bac vert, afin de faciliter la tâche aux glaneurs.

    • La consigne doit absolument être maintenue et étendue à d'autres contenants tels que les bouteilles d'eau. Une belle preuve justement que la consigne est bien plus efficace que la récupération, les bouteilles de verre consignées réutilisables voient leur taux de retour dépasser les 90%, alors que pour les bouteilles d'eau en plastique c'est estimé à 44%.

      Il n'y a qu'à se promener dans les parcs et analyser ce qui est jeté le long des autoroutes pour se rendre compte que la majorité des contenants dans l'environnement sont non-consignés. Est-ce parce que les gens retournent leurs contenant ou est-ce parce que certains trouvent un peu de profit à ramasser les contenants consignés? On sent fout, du moment que la consigne permette de retourner à la source un fort pourcentage des contenants.

      Mettre les contenants présentement consignés au recyclage serait une bien mauvaise solution, surtout pour le verre. Lorsqu'on retourne des bouteille de bière au magasin, elles sont généralement propres, faciles à laver et à réutiliser. Alors qu'au recyclage, le verre casse, se mélange à plein d'autre matériaux, et brise les machines.

      En fait la demande des recycleurs de mettre fin à la consigne est un faux débat. C'est simplement pour eux une façon d'augmenter leur revenus, pas d'augmenter la quantité de matériaux récupérés. La raison c'est que la consigne est gérée par Recyc-québec, les revenus finançant le programme et les coûts pour les commerçants. Les recycleurs n'y touchent pas. En éliminant la consigne, ils espèrent pouvoir toucher de meilleurs revenus, plus stables et moins dépendants de la valeur à la tonne du papier et de pétrole (pour le plastique). Il me semble que ce serait mieux d'intégrer les recycleurs dans le programme de consigne pour qu'il y ait un partage plus approprié des revenus le tout dans le but de maximiser le retour des matériaux.

      Cela étant dit, c'est probablement la récupération qui est la plus questionable. Les citoyens ont la conscience tranquille quand ils mettent leur bac au bord du chemin. Lorsqu'on lit attentivement sur le sujet, on se rend compte que le recyclage est loin d'être la solution idéale et efficace que l'industrie (du plastique notamment) veulent nous faire croire. On confond souvent récupération avec recyclage, ce qui n'est pas pareil du tout. La mauvaise qualité du tri effectué chez nos recycleurs fait que nos matières récupérés prennent souvent le chemin de l'Asie, et que pour produire des contenants avec du plastique recyclé, il faut bien souvent aller chercher de la résine à l'autre bout du monde. Pas ce qui est le plus écolo.

      La consigne permet de faire traiter par l'industrie les contenants qu'ils produisent, alors que le recyclage (dont ils adorent le concept) remet toute la responsabilité aux citoyens et aux villes (ne pas oublier que tout le système de recyclage on le paie avec nos taxes)

      Si jamais la consigne était éliminée ici, le québec irait à contre-courant avec ce qui se fait ailleurs. Certains états américains ont réussi récemment à étendre leur consigne et à augmenter la valeur, qui permet d'obtenir des taux de retour au delà de 90%. Seuls 11 états cependant ont une consigne, bien des états n'ayant même pas de système de collecte. Au québec nous avons démarré notre système de consigne tôt, mais ce n'est pas une raison pour le jeter aux poubelles.

      Le site www.bottlebill.org fait une liste assez exhaustive des programmes de consigne qui existent dans les autres provinces au Canada (on remarque que certains provinces ont une consigne bien plus large que la notre) et aux États-Unis.

      On peut lire un bon résumé de la situation ici (donne des références pour ceux qui veulent lire les recherches):

    • Je rapporte effectivement mes bouteilles et cannettes lorsque je vais faire mon marché et ce, de façon systématique. C'est rapidement devenu une habitude et il ne s'agit pas pour moi d'une opération difficile. Je me suis souvent questionnée sur le fait que plusieurs ne le font pas systématiquement... Paresse, inconscience écologique ou tout simplement le je-m'en-foutisme... Je ne saurais dire.

    • Je ne recycle pas les contenants consignés. Une fois j'ai passé 1 heure à m'organiser, attendre au magasin (c'est long qui sont ces gens qui ont 3 sacs de vidanges pleins? Il y en a TOUT LE TEMPS un!), pour finir avec environ 4$.

      Donc, je ne perds pas mon temps pour 4$ Je pourrais les mettre au recyclage mais ça n'encouragerait pas le gouvernement à enlever la consigne puisqu'il (ou Recycle Québec) garderait l'argent.

      Donc je mets ça aux vidanges. J'ai payé pour, je fais ce que j'en veux. Quand la consigne sera abolie, ça va tout aller au recyclage.

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