Vivre sa vie... malgré la maladie

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Patricia Turcotte

De nombreuses personnes, autrefois actives sur le marché du travail, ont dû désespérément quitter leur emploi à cause de la maladie.

Au premier coup d'oeil, la douleur sévère et chronique n'est pas toujours perceptible chez les collègues de travail, les voisins, les amis et même les proches. Rien n'est vraiment facile dans la vie, même lorsqu'une personne jouit d'une excellente santé. Imaginez ce que devient la vie au quotidien pour les personnes qui vivent du jour au lendemain avec un rythme beaucoup plus ralenti qu'autrefois. Les maladies physiques et mentales ne prennent pas rendez-vous avant de frapper à la porte de leurs nouvelles victimes.

Hélas, bien des êtres humains se sentent complètement inutiles lorsque la maladie, la douleur ou un handicap frappe à leur porte. Il faut se donner du temps, faire preuve de patience et de persévérance parce que la vie quotidienne se trouve, à ce moment-là, entièrement transformée. L'empathie est la qualité la plus importante pour les proches de la personne qui reçoit un diagnostic de maladie importante. Rien n'est vraiment facile à vivre moralement, autant pour la personne malade que pour son entourage.

 

On découvre dans cette nouvelle vie qui nous est plutôt imposée qu'il y a plein d'oeuvres de bénévolat qui n'attendent que de braves personnes courageuses pour s'impliquer sagement dans de nouvelles tâches auprès d'un organisme communautaire, ou une fondation quelconque. Il y a aussi quelques avantages ou bons côtés à découvrir, même à travers la maladie, la douleur et la souffrance, tout comme avec la retraite.

Essayons, quand cela est possible évidemment, de regarder les gens qui souffrent avec les yeux de notre coeur sans toujours essayer de comprendre leurs situations. Cela semble ridicule peut-être, mais vous leur transmettrez alors, discrètement mais sûrement, un nouveau courage pour mieux surmonter un jour à la fois, leurs nombreuses souffrances et limitations. Un outil extrêmement important à ne pas oublier, autant pour les personnes frappées par la maladie, que pour leur entourage: l'humour et le rire. Ce sont les meilleurs médicaments complémentaires, même si les professionnels de la santé n'ont pas toujours le temps de les inscrire sur les ordonnances médicales.

L'important est de se souvenir que nous ne sommes jamais seuls, même lorsque surviennent des périodes plus difficiles à traverser. Des millions d'êtres humains souffrent énormément dans le monde entier, et bien souvent, ils habitent à côté de nous.

La souffrance n'est pas toujours inscrite sur notre front, surtout lorsqu'une personne choisit consciemment de conserver sa bonne humeur et son sourire, quand cela est possible, bien sûr. C'est sur une petite phrase que j'adore beaucoup que je termine cet article: la souffrance ne se compare pas, mais elle se partage.

L'auteure habite à Saint-Georges-de-Beauce.

 




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