Le REM : le projet d'une grande ville universitaire

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« Comment Montréal, l'une des plus importantes villes universitaires du monde, aurait-elle pu accueillir un projet de transport collectif d'une ampleur transformatrice sans connexion directe avec ses universités ? », soulignent les auteurs.

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Guy Breton, Suzanne Fortier

Recteur de l'Université de Montréal; principale et vice-chancelière de l'Université McGill

Le Réseau électrique métropolitain (REM) proposé par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ Infra) vient de prendre une ampleur encore plus grande, encore plus structurante avec l'ajout de trois nouvelles stations annoncées pour la première phase de son développement.

La communauté universitaire avait salué cette vision ambitieuse dès sa première mouture. Néanmoins, nous n'avions pas manqué de souligner le grand oubli de ce grand projet. Comment en effet Montréal, l'une des plus importantes villes universitaires du monde, aurait-elle pu accueillir un projet de transport collectif d'une ampleur transformatrice sans connexion directe avec ses universités ?

La communauté universitaire, par définition, est jeune, ouverte sur le monde et porteuse des valeurs de demain.

Ce sont ces jeunes qui doivent rompre avec l'automobile et concrétiser notre marche vers le développement durable.

Cette communauté, d'étudiants, de professeurs, d'employés, rassemble plus de 200 000 personnes, dans 11 établissements qui hissent Montréal parmi les villes les plus avant-gardistes sur le plan scientifique et technologique. Cette communauté représente beaucoup plus qu'un groupe important en nombre : elle est une caractéristique fondamentale de Montréal.

AU CENTRE-VILLE EN 3 MINUTES

Maintenant, le pont est fait. La nouvelle gare intermodale Édouard-Montpetit permettra de relier le campus de l'Université de Montréal au centre-ville en moins de trois minutes, soit dix fois plus rapidement qu'en ce moment. Elle créera aussi un lien direct entre la ligne bleue du métro et le REM. C'est tout le quartier Côte-des-Neiges et ses grands établissements de l'éducation et de la santé - le CHU Sainte-Justine, l'hôpital Saint-Mary's, l'hôpital général juif, les collèges Brébeuf et Notre-Dame - qui bénéficiera de ces nouvelles infrastructures. La nouvelle station McGill permettra de desservir directement l'Université McGill et les grands pôles d'affaires tout en assurant une connexion à la ligne verte du métro.

Puis, la troisième station sous le bassin Peel desservira le nouveau quartier Griffintown et facilitera l'accès au Quartier de l'innovation de Montréal. De plus, ces trois nouvelles « gares du savoir » permettront aux étudiants et aux professeurs de Montréal de rejoindre plus facilement leurs collègues du campus Macdonald de McGill dans l'ouest de l'île.

Ainsi, l'Université de Montréal et l'Université McGill, en plus d'être des partenaires scientifiques, seront bientôt de véritables voisines à moins de trois minutes de train, amplifiant du même coup cet immense potentiel de synergie. Ceci réaffirme la stature unique de Montréal qui a le privilège unique d'avoir deux universités du top 100 dans deux langues officielles.

Ce projet colossal de près de 6 milliards de dollars se concrétise, se peaufine pour se mouler à la réalité de notre métropole et la projeter vers une ère nouvelle. Il faut saluer l'ouverture et le leadership qui entourent l'élaboration du REM, à commencer par celui de la Caisse de dépôt et placement du Québec et son PDG, Michael Sabia. Il fait du bien de voir grand à Montréal et de se rassembler autour d'un projet phare qui sera une vitrine d'envergure internationale de notre savoir-faire et de notre goût de l'avenir.




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