Restauration de Sophie-Barat : tout est en place, qu'attend la CSDM pour agir ?

« Le ministère de l'Éducation a débloqué 367 millions pour... (Photo David Boily, Archives La Presse)

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« Le ministère de l'Éducation a débloqué 367 millions pour les infrastructures scolaires. Cet argent, en plus de contribuer à la réhabilitation du site, permettra aussi de restaurer les infrastructures mêmes de Sophie-Barat qui en ont bien besoin », écrit Marc Coiteux. Sur la photo, l'école secondaire Sophie-Barat.

Photo David Boily, Archives La Presse

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Marc Coiteux

Montréal

J'écoutais avec admiration ces derniers jours les entrevues données par l'architecte Pierre Thibault sur l'importance qu'il accorde au design et à l'environnement architectural scolaire. Je me sens particulièrement interpellé par son propos sur l'implication et la volonté réelles des gestionnaires, administrateurs et politiciens.

Cela fait près de trois ans qu'à titre de résidant du Sault-au-Récollet, à Ahuntsic, je tente de remettre sur les rails un projet qui a sombré il y a quatre ans :  celui de la Maison des arts et des lettres Sophie-Barat. Ce projet, mis en oeuvre par la direction de l'école secondaire du même nom et la CSDM, visait à restaurer l'ancien externat Sainte-Sophie, bâtiment patrimonial plus que centenaire, propriété de la CSDM, incendié en 1997, et qui depuis est laissé à l'abandon.

Ledit projet a fait l'objet d'un référendum citoyen qui l'a mis à mort en 2012 pour des motifs fort discutables de zonage, mais surtout à cause de l'indifférence des citoyens des alentours.

Je me suis adressé à tous les ordres de gouvernement et à leurs représentants dans la circonscription pour relancer la restauration de l'édifice qui risque de disparaître si rien n'est fait. Tous, tant au municipal qu'au provincial et au fédéral, n'attendent qu'une seule chose : que la CSDM et la direction de Sophie-Barat lancent à nouveau un projet.

Or si l'an dernier la présidente de la CSDM, Mme Harel-Bourdon, m'objectait des motifs financiers, elle doit considérer que le ministère de l'Éducation a depuis débloqué 367 millions de dollars pour les infrastructures scolaires. Cet argent, en plus de contribuer à la réhabilitation du site, permettra aussi de restaurer les infrastructures mêmes de Sophie-Barat qui en ont bien besoin.

APPUI DE LA MINISTRE JOLY

Qui plus est, d'autres mécanismes donnent ouverture à des deniers provenant du ministère de la Culture. La députée provinciale Marie Montpetit a fait maintes représentations à ce sujet auprès de la CSDM et la direction de l'école. Du côté fédéral, la députée du coin et ministre du Patrimoine Mélanie Joly, tout en prenant soin de ne pas s'immiscer dans des juridictions qui ne sont pas les siennes, a clairement affirmé sa volonté de restaurer l'ensemble du Sault-au-Récollet dont fait partie le site Sophie-Barat.

Malgré toutes ces approches, tentatives et ouvertures, les principaux intéressés font preuve d'un immobilisme absolu et incompréhensible, alors que des mains se tendent pour offrir aux élèves d'une école qui a bien besoin de travaux majeurs un environnement où ils pourraient évoluer à la hauteur des rêves qu'on leur fait miroiter.

Puissent la CSDM et la direction de Sophie-Barat entendre la réflexion de Pierre Thibault.

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