Libre-échange : le Québec peut devenir un exportateur de classe mondiale

« Depuis l'entrée en vigueur de notre premier traité... (PHOTO Martin Chamberland, archives LA PRESSE)

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« Depuis l'entrée en vigueur de notre premier traité avec les États-Unis en 1988‎, le Canada et le Québec ont gagné des emplois et vu leurs économies progresser. Ce qui est dans la nature des choses pour de petites économies comme les nôtres, qui doivent exporter pour assurer leur croissance », écrit l'auteur. Ci-dessus : l'aluminerie Alouette, à Sept-Îles.

PHOTO Martin Chamberland, archives LA PRESSE

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Éric Tétrault

Président, Manufacturiers et exportateurs du Québec

Les interrogations légitimes qu'on peut avoir sur le principe de libéralisation des échanges a pris une tournure caricaturale avec la présence dimanche de José Bové à Tout le monde en parle.

Avec plus de sérieux, plusieurs se demandent où sont les emplois, la croissance et le progrès espérés. Des questions bien légitimes qui méritent des réponses.

Depuis l'entrée en vigueur de notre premier traité avec les États-Unis en 1988, le Canada et le Québec ont gagné des emplois et vu leurs économies progresser. Ce qui est dans la nature des choses pour de petites économies comme les nôtres, qui doivent exporter pour assurer leur croissance. Les chiffres montrent donc la pertinence et la nécessité du libre-échange pour le Québec et le Canada, mais aussi pour les autres économies.

Le problème n'est pas là. À mon avis, il y en a deux.

Le premier est qu'on parle de libre-échange à peu près dans les seuls cas où des emplois sont perdus. C'est le pain et le beurre du candidat républicain à la présidentielle américaine, et cela fait suffisamment de bruit pour influencer, du moins temporairement, son adversaire. C'est le cas également des pays où la croissance est proche de zéro et où les emplois sont donc plus précaires. Ou encore de pays dont certains secteurs sont plus à risque. C'est le cas de M. Bové avec l'agriculture française.

Le deuxième est que les gens, bien qu'ils comprennent la logique du commerce mondial, ne voient tout simplement pas d'augmentation de leur niveau de vie. Il n'y a pas plus d'argent pour les familles. Il n'y a aucun doute qu'un meilleur partage doit être envisagé si on veut véritablement parler d'enrichissement collectif. C'est ce que veut dire le premier ministre Trudeau quand il parle d'économie inclusive. Les gens d'affaires le savent.

UN PROJET DE SOCIÉTÉ

Le principe du libre-échange est mis à mal présentement pour des raisons de nature géopolitique. Le mouvement massif de réfugiés en Europe et la vague de terrorisme récente viennent nourrir ce sentiment de protectionnisme. Mais la confiance en nous et dans l'autre, l'idée même de bâtir un monde meilleur reposera toujours sur la libre circulation des biens, des produits et des personnes.

Cela est encore plus vrai pour le Québec, qui peut devenir un exportateur de classe mondiale s'il s'en donne l'ambition. Voilà un projet de société emballant au moment où on les cherche.

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