Il n'y a pas d'épidémie de viols dans nos universités

« Se peut-il que nous soyons si bien en... (PHOTO NIKO J. KALLIANIOTIS, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES)

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« Se peut-il que nous soyons si bien en Amérique du Nord, hommes et femmes, qu'il nous faille inventer (ou exagérer) des causes ? », écrit Claudine Guiet.

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Claudine Guiet

« Pour examiner la vérité il est besoin [...] de mettre toutes choses en doute autant qu'il se peut. » - René Descartes

Il est déplorable que la culture du viol dans les universités nord-américaines soit régulièrement présentée comme étant un fait établi.

Cela nuit aux universités, aux rapports hommes-femmes, et surtout à ceux et celles pour qui la culture du viol est une réalité aussi brutale que systématique (Afghanistan, République démocratique du Congo, groupe État islamique, etc.).

On nous dit qu'une femme sur cinq (quand ce n'est pas sur quatre, ou trois - 40 % sur les campus québécois, dit un article) est victime de viol sur nos campus. Vraiment ?

D'où viennent ces chiffres ? Comment ont-ils été obtenus ?

Christina Hoff Sommers, une féministe américaine, explique que le fameux ratio 1:5 vient d'une étude en ligne où des actions, comme un baiser forcé ou la tentative d'un baiser, étaient considérées comme un viol... Il ne fallait qu'une étude mal faite pour commencer le bal ! Certaines filles croient maintenant que regretter une relation sexuelle signifie que cette relation constituait un viol.

Une simple recherche Google avec les mots « rape culture myth » permet d'obtenir des données réelles (plutôt que des statistiques créées par l'idéologie de la troisième vague du féminisme et des départements d'études des femmes - qui feraient mieux dans le roman que dans les sciences sociales). Le titre d'un article du magazine Time à ce sujet résumait bien la question : Il est temps de mettre fin à l'hystérie de la « culture du viol ». C'était en 2014. Faut croire que le Canada est en retard...

Non, il n'y a pas d'épidémie de viols dans nos universités ! Et le Canada se retrouve toujours, année après année, dans la liste des 10 meilleurs pays où vivre, en dépit des goujats qui incitent à des concours misogynes et de mauvais goût (Université du Québec en Outaouais). Se peut-il que nous soyons si bien en Amérique du Nord, hommes et femmes, qu'il nous faille inventer (ou exagérer) des causes ?

Chose certaine, à force de crier au loup, les victimes de viol (et non pas de baiser forcé) risquent de ne plus se faire prendre au sérieux.

Et que dire du tort infligé aux sciences sociales ? Si on continue à publiciser des recherches dont la méthodologie est fautive, la crédibilité de ces disciplines sera détruite à cause de l'endoctrinement idéologique d'une minorité aussi vociférante qu'irresponsable.

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