Électrification : et si on faisait fausse route ?

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« Pour chaque VLS, il y aurait environ 10 automobiles en moins dans les rues de Montréal ! », écrit l'auteur.

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André Archambault

Montréal

Et si nos gouvernements faisaient fausse route à vouloir tout électrifier ?

Depuis quelques années, nos gouvernements, qu'ils soient de la scène municipale ou provinciale, semblent vouloir conquérir le vote des électeurs par leur « amour pour la planète »... Ils se veulent tous plus verts les uns que les autres. Mettre un bouchon vert sur un produit toxique devient alors bon vendeur ! Qu'en est-il vraiment ?

VOITURES PARTAGÉES

À Montréal, deux entreprises offrent des véhicules en libre-service (VLS). En plus de ne rien coûter aux contribuables, elles rapportent plus de 1 million de dollars chacune par l'achat de vignettes de stationnement. Pour chaque VLS, il y aurait environ 10 automobiles en moins dans les rues de Montréal !

Denis Coderre a décidé, sans aucune consultation auprès de ces deux entreprises et de leurs nombreux utilisateurs, que ces voitures seront désormais 100 % électriques... Le principal problème au Québec étant la saturation du réseau routier, plutôt que d'aider à l'expansion des voitures partagées, il préfère prendre des selfies en annonçant à la planète entière que Montréal sera une ville totalement électrifiée pour les véhicules en libre-service...

Pas besoin d'être chercheur pour comprendre que ces véhicules sont une source infime de pollution, et que si monsieur le maire veut les obliger à s'électrifier, il fait fausse route...

Il est présentement très facile pour tout citoyen de trouver une voiture à moins de 5 minutes de marche.

Et vous la laissez où vous allez... Pour un meilleur service, il faut un chauffeur privé !

Au Québec, on subventionne l'achat d'un véhicule électrique jusqu'à 8000 $. Le Québec veut ainsi ajouter 100 000 voitures électriques sur les routes d'ici à l'an 2020. Ne serait-il pas préférable d'entendre une autre nouvelle du genre : « Nous voulons 200 000 voitures de moins sur les routes. »

Et puis, entre Québec et Montréal, il y aura plein de bornes de recharge, ainsi que dans toutes les grandes villes... Tout le monde s'imagine que ces bornes seront gratuites !

TOUS NOS OEUFS DANS LE MÊME PANIER

Il est évident qu'en tant que Québécois, on peut présentement s'asseoir sur notre hydroélectricité prétendument « non polluante ». Pendant ce temps, nos voisins du Sud font d'intenses recherches sur la fusion nucléaire. Au Japon, les recherches sont orientées vers les piles à hydrogène. Deux mots qui font peur aux québécois : nucléaire et hydrogène...

Lorsque ces recherches aboutiront, l'hydroélectricité du Québec ne sera malheureusement plus exportable et nous importerons probablement notre énergie de nos voisins.

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