L'avenir est simple

« Je n'aime pas Uber à cause de leur... (Photo Martin Tremblay, Archives La Presse)

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« Je n'aime pas Uber à cause de leur façon d'agir intransigeante. Mais j'aime leur système repris et amélioré par Téo Taxi », écrit Gaétan Frigon.

Photo Martin Tremblay, Archives La Presse

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Gaétan Frigon

Président exécutif de Publipage

Depuis des temps immémoriaux, la résistance au changement a marqué l'évolution de toutes les sphères de la société. Ma mémoire retourne aussi loin que l'époque où les tracteurs ont commencé à remplacer les chevaux sur les fermes.

Combien de fois ai-je entendu au magasin de mon père un agriculteur dire qu'un tracteur ne pouvait avoir la même polyvalence ou la même productivité qu'un cheval, et qu'il n'était pas question qu'il se procure une de « ces machines à moteur ».

Plus récemment, au début de l'ère numérique, je me souviens des typographes qui ont fait grève après grève partout sur la planète pour que les journaux continuent à être montés de la manière qu'ils l'étaient depuis l'invention de l'imprimerie, c'est-à-dire en apposant des petites lettres de métal les unes à côté des autres pour créer des mots.

VITESSE GRAND V

Aujourd'hui, surtout depuis les débuts de l'an 2000, les changements se sont multipliés et ont permis une évolution à la vitesse grand V. Je me souviens de Napster, une entreprise honnie par tous et souvent mise au rancart par les gouvernements parce qu'elle permettait le téléchargement de la musique en ligne, au détriment des artisans. Pourtant, quelques années plus tard, le téléchargement de la musique est devenu la norme et non plus l'exception.

Et que dire maintenant d'Airbnb, une entreprise qui, en quelques années, est devenue la plus importante chaîne hôtelière de la planète, sans même posséder un seul hôtel.

Ce qui m'amène à Uber, une entreprise dont la valeur boursière potentielle se situerait quelque part entre 10 et 30 milliards de dollars, et qui, elle aussi, est devenue la plus importante société de taxi de la planète sans même posséder une seule voiture.

Pourtant, l'industrie du taxi au Québec a choisi de suivre l'exemple des typographes.

Comme l'a écrit François Cardinal dans son éditorial hier, « les chauffeurs de taxi se battent pour un passé qui ne reviendra pas »...

Pourtant, l'avenir est simple, et je l'ai vécu pas plus tard que lundi dernier. Au retour d'un voyage aux États-Unis, avec ma conjointe, je me suis mis en file pour prendre un taxi. Il y avait au moins 40 personnes en attente devant moi. Et c'est là que ma conjointe m'a dit : « Je pense que Téo Taxi, d'Alexandre Taillefer, se rend maintenant à l'aéroport de Montréal. » Je n'ai eu qu'à prendre mon téléphone cellulaire, à cliquer sur l'icône Téo Taxi, qui m'a dit de me rendre à la porte 6 au niveau des départs et indiqué que mon attente serait de deux minutes.

Et là, un chauffeur bien habillé, debout à côté d'une Tesla impeccable, nous a ouvert la porte et a mis notre valise dans le coffre. Comme nous avions déjà inscrit notre adresse de destination à l'aide de notre téléphone, ce fut un trajet reposant malgré les inévitables détours.

Une fois à destination, pas besoin de sortir la carte de crédit, car mes renseignements sont déjà dans le système. Quelques minutes plus tard, je recevais mon reçu par courriel et, à ma grande surprise, c'était le même prix qu'un taxi ordinaire.

Personnellement, je n'aime pas Uber à cause de leur façon d'agir intransigeante. Mais j'aime leur système repris et amélioré par Téo Taxi. L'avenir, c'est vraiment aujourd'hui.

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