Le salariat pour les médecins ? Discutons-en !

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« Il y a beaucoup de bons arguments pour le salariat des médecins », selon Jana Havrankova.

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Plusieurs observateurs estiment que la rémunération des médecins est excessive. Certains proposent que le médecin, rémunéré presque exclusivement par l'État, devrait être salarié comme les autres employés de l'État.

Il y a beaucoup de bons arguments pour le salariat des médecins, et pas seulement pour les finances publiques, mais aussi pour les médecins.

Le gouvernement connaîtrait à l'avance les sommes nécessaires pour payer l'ensemble des médecins chaque année. Il pourrait faire des économies en réduisant le personnel de la Régie de l'assurance maladie du Québec affecté à la perception de la facturation, aux vérifications, aux réajustements des sommes réclamées par les médecins.

Le salariat serait mieux adapté au suivi des personnes avec des maladies chroniques et des problèmes de santé physique et mentale multiples, conditions les plus souvent rencontrées en pratique de cabinet.

En voulant moduler la rémunération selon de multiples facteurs affectant les rencontres avec les personnes aux problèmes variés, la facturation est devenue excessivement complexe. Certains médecins sont découragés devant cette avalanche de catégories et de sous-catégories de patients. « Je n'en peux plus, j'aime mieux prendre ma retraite ! », s'est exclamée une de mes collègues généralistes.

En recevant le salaire, le médecin s'attendrait à bénéficier d'un lieu de travail et d'un soutien professionnel fourni par l'État, comme c'est le cas pour tous les autres salariés de l'État. Avec le salaire viendraient les avantages sociaux : vacances payées, congés de maladie, assurance médicaments, régime de retraite.

Par ailleurs, plusieurs médecins seraient enchantés de ne plus avoir à gérer leurs cabinets, incluant le personnel, de ne plus se soucier de leurs investissements pour assurer une retraite digne et de cesser de se préoccuper de la facturation.

Le médecin salarié serait en mesure de négocier ses conditions de travail à l'hôpital, ce qui n'est pas le cas actuellement. Les horaires des consultations externes, les ouvertures des salles d'opération, l'embauche du personnel de soutien sont décidés par les administrateurs.

Le salariat des médecins mènerait-il vers une meilleure accessibilité des soins ? Amènerait-il des économies pour l'État ? Il faudrait examiner sérieusement, avec calme si possible, cette modification de la rémunération. Il ne s'agit pas d'un tabou !

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