De quoi avons-nous peur ?

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« Pendant que nous discutons et exigeons des débats sur l'accueil des réfugiés, des enfants et des familles souffrent en silence et sont sans abri, sans pain, sans secours », écrit l'auteure.

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Raphaëlla Robitaille

Pendant que nous discutons et exigeons des débats sur l'accueil des réfugiés, des enfants et des familles souffrent en silence et sont sans abri, sans pain, sans secours.

L'hiver viendra sous peu accentuer la misère et la détresse de ces gens qui ont fui l'horreur, encerclés de toutes parts de violence innommable. De quoi avons-nous peur, nous les Québécois ? Qu'avons-nous à craindre pour notre sécurité, quelle sécurité ? La confusion règne partout ces jours-ci. Les responsables des ministères de l'Immigration, de la Justice et des Affaires extérieures sont déjà au travail. Il y a déjà des gens de sélectionnés dans les camps de réfugiés en Turquie, au Liban, et ils attendent encore. Cette peur du risque retarde l'entrée des réfugiés qui marchent dans la boue et le froid en espérant que nous allons enfin bouger, ouvrir nos frontières.

La sécurité absolue n'existe pas. Faisons confiance aux procédures établies et cessons de nous cacher derrière nos peurs et notre obsession de la sécurité. Quand le feu est pris, on agit et on va à l'essentiel. Il en est de même pour cette crise humanitaire sans précédent. Allons à l'essentiel et offrons un toit et du pain à ces réfugiés, par la suite d'autres services seront possibles, lesquels permettront leur intégration progressive. On ne peut pas répondre à tous les besoins maintenant.

Il y a de multiples églises vides à Montréal, des hôpitaux fermés, et des bénévoles qui ne demandent qu'à aider.

Je pense que M. Couillard a raison : quand on veut, on peut.

Faisons preuve d'imagination et faisons aussi confiance aux organisateurs du milieu. Les organismes communautaires savent quoi faire, ils ont l'expérience et la générosité. C'est un travail de coordination, de collaboration et les ordres de gouvernement doivent se parler et s'entendre sur un plan d'action le plus efficace possible, lequel devrait être connu de la population.

Lorsqu'il est question d'organiser de grands événements sportifs à l'échelle mondiale, nous sommes moins peureux et nous trouvons des moyens financiers. Le maire de Saguenay attend l'argent du fédéral, ça devrait lui donner des idées. En attendant on encadre notre charité et on pose une série de conditions préalables à notre accueil. Les terroristes n'ont pas besoin d'attendre le défilé des réfugiés pour se faufiler dans un pays, ils sont déjà présents sur le territoire et leurs plans maléfiques sont déjà prêts à être exécutés au moment opportun. Ils sont toujours prêts.

Nous, emmaillotés dans notre confort, nous ne serons jamais prêts pour porter secours. C'est étonnant comme nous changeons d'idée. Qui a élu le gouvernement Trudeau ? Il me semble que nous devions être d'accord avec les politiques proposées. Maintenant, on a peur. Les attentats en France ont renforcé nos craintes quant à la possibilité que des terroristes se glissent à travers les réfugiés. Il faut comprendre nos peurs mais ne pas nous laisser enfermer dans une paralysie qui mène à l'inaction collective

Nous avons le devoir moral de porter secours.

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