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Les auteurs discutent de l'opportunité pour les pouvoirs publics de s'impliquer dans le sauvetage de Bombardier.

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Stéphane Préfontaine

Président, Préfontaine Capital Inc.

Il y a eu beaucoup de critiques concernant l'investissement du gouvernement québécois dans la société en commandite de la C Series. Il est bien normal que les gens s'expriment, soulèvent le pour et le contre de cet investissement ou critiquent les actions passées de la direction de Bombardier.

Je pense par contre qu'il est temps de regarder en avant et de réaliser que l'industrie de l'aéronautique fait l'objet d'une guerre concurrentielle sans merci dont les protagonistes sont souvent des gouvernements et des régions économiques. Il y a des entreprises, des régions et des gouvernements à travers le monde qui aimeraient bien voir la C Series échouer et l'acheter à rabais.

Nous avons au Québec un pôle industriel majeur en aéronautique, constitué de centaines d'entreprises, de milliers d'ingénieurs et de techniciens, ainsi que de départements universitaires de génie aéronautique remplis de jeunes qui aspirent à faire leur marque.

L'investissement de l'État dans des entreprises s'avère souvent mal avisé. Je crois toutefois que le cas de la C Series est différent d'un investissement dans une industrie en déclin pour sauver temporairement des emplois. Il s'agit, selon les experts, d'un avion inégalé en performances et en technologies dans sa catégorie. De plus, 90 % des tests de certification étant terminés, le risque technologique est donc très diminué. Je comprends que l'État investit sur la base d'une valorisation à moins de 50 % du coût de développement de la C Series jusqu'à maintenant. L'État obtient en plus une option pour acheter 200 millions d'actions de Bombardier inc. à 2,21 $, alors que la division du rail elle seule, selon des analystes, vaut possiblement plus, ce qui en tout cas amoindrit le risque total de la transaction pour les contribuables.

Personne n'a dit que c'était facile de créer des avions de pointe. Il y a des risques technologiques et commerciaux importants.

L'ancienne direction de Bombardier a fait l'erreur de s'engager dans trop de projets en même temps. Mais à leur décharge, il s'agit d'une erreur de fonceurs. Il n'y a que ceux qui essaient qui subissent des échecs, et souvent les échecs mènent ensuite à des réussites remarquables. Nous devons encourager nos entrepreneurs à prendre des risques calculés en ne stigmatisant pas indûment ceux qui vivent des échecs et qui en tirent des leçons. La nouvelle équipe de direction de Bombardier me semble avoir bien tiré les leçons du passé et bien recentré les priorités de l'entreprise.

CRÉER DE LA CONFIANCE POUR RELANCER LES VENTES

Les futurs clients de la C Series doivent être convaincus qu'ils misent leur argent sur un produit et une équipe gagnants et sur une entreprise forte et durable. Dans cet esprit, il serait avisé que le gouvernement fédéral apporte son soutien, car la marque de commerce « Canada » est une marque respectée, qui inspire confiance partout à travers le monde où des entreprises aériennes auront à décider quels avions acheter. Le rapport entre le coût pour le fédéral et le potentiel de gain collectif apporté par son appui à la C Series à cette étape-ci est, à mon avis, nettement favorable.




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