N'importe qui, sauf M. Harper

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L'auteur explique que les politiques du Parti conservateur, au pouvoir depuis bientôt une décennie, ont convaincu la FTQ de la nécessité de voter stratégique.

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Serge Cadieux

Secrétaire général de la FTQ

L'auteur réagit au reportage de Philippe Teisceira-Lessard, « La FTQ tourne le dos au Bloc et appuiera le NPD », publié le 11 août.

La FTQ n'appuie ni le NPD ni aucun autre parti fédéral au cours de ces élections. Il est donc vrai que, contrairement aux élections fédérales passées, nous ne soutiendrons pas le Bloc québécois. C'est une position que nous avons prise l'an dernier. Pour bien comprendre ce changement, il faut tenir compte du bilan catastrophique du gouvernement conservateur de Stephen Harper pour les travailleurs et travailleuses.

Au pouvoir depuis bientôt une décennie, ce gouvernement a polarisé le débat public, manipulé le Parlement et la population, attaqué les droits et libertés, démantelé des services publics, attaqué le filet de sécurité sociale protégeant les personnes au chômage ou à la retraite, désinvesti en santé, militarisé la politique étrangère, favorisé le pétrole au détriment des autres secteurs économiques. Aux Québécois, il a faussement promis un fédéralisme asymétrique.

D'ailleurs, le Québec a rapidement compris la leçon en ne lui accordant que cinq sièges en 2011. C'est ce rejet qui a mené à l'adoption de notre position en mai 2014 : dans cette élection, notre objectif collectif ne sera pas de soutenir un parti ou un autre, mais plutôt de contribuer à faire battre les conservateurs.

LA NÉCESSITÉ DU VOTE STRATÉGIQUE

C'est la raison pour laquelle la FTQ et ses syndicats affiliés ont opté majoritairement pour la tactique du vote stratégique. Dans un scrutin uninominal à un tour comme le nôtre, les conservateurs peuvent gouverner avec moins du tiers des suffrages exprimés au Canada, grâce à l'éparpillement du vote de l'opposition. Confronté à une situation similaire, le mouvement ouvrier australien a sabordé son appui traditionnel aux travaillistes pour plutôt soutenir quelques candidats ciblés dans des circonscriptions dont l'issue d'un vote serré aurait pu permettre une réélection des conservateurs. Cette tactique a porté ses fruits.

À partir de septembre et dans tout au plus une dizaine de circonscriptions, nous allons nous adresser à nos membres, tout d'abord pour leur rappeler l'importance de participer à ce vote, puis pour les inciter à bien s'informer sur le bilan des conservateurs, enfin pour les inviter à appuyer une candidature qui permettrait d'éviter l'élection d'un de leurs candidats.

Si nous le pouvons, nous appuierons une candidature, qu'elle soit du NPD, du Bloc, du PLC ou des verts.

Ainsi, nous n'appuierons pas un parti, mais plutôt une pluralité de candidats individuels dont l'élection contribuerait à diminuer la majorité conservatrice.

Notre centrale syndicale se garde bien de donner des consignes de vote. Que chacun et chacune vote en son âme et conscience !

Mais nous souhaitons engager une discussion avec les électeurs d'une dizaine de circonscriptions clés afin de nous assurer qu'ils ont accès à une opinion non partisane et qu'ils prennent toute la mesure de ce que signifierait la réélection d'un gouvernement conservateur.

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