Un péage qui cause des ennuis

Les signataires de la lettre dénonçant la hausse du péage sur le pont... (Photo Olivier Jean, archives La Presse)

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Pierre Jones

Valleyfield

Les signataires de la lettre dénonçant la hausse du péage sur le pont Serge-Marcil sont un peu déconnectés de la réalité lorsqu'ils affirment que l'autoroute 30 soulage le pont Monseigneur-Langlois à Valleyfield.

Au contraire, il n'y a jamais eu autant de trafic lourd sur ce pont que depuis l'ouverture de l'A30. Malgré cette circulation dense, les camions lourds le préfèrent toujours au pont Serge-Marcil, car il leur permet non seulement d'éviter le péage, mais aussi (surtout?) le poste de pesée du MTQ sur l'A20 juste avant Les Cèdres.

Si vous regardez sur une carte le tracé de l'A30, qui prend sa source à partir de l'A40 à Vaudreuil, il est facile de voir que les camions qui arrivent en direction est sur l'A20 à partir de la 401 en Ontario ne passeront pas par le pont Serge-Marcil pour contourner Montréal. Ils utiliseront donc le pont Mgr-Langlois et ensuite le boulevard urbain du même nom jusqu'à la bretelle A530 de la l'A30.

Ce faisant, les camions, avec leur charge très lourde, occasionnent des ralentissements importants sur les quatre voies du boulevard Monseigneur-Langlois, où la limite de vitesse est de 50 km/h.

Non seulement ces camions causent-ils un vacarme et une congestion inacceptable en milieu urbain, mais la chaussée du boulevard se détériore rapidement, au grand dam des citoyens riverains et des automobilistes.

Impact négatif

Mais les signataires de la lettre ont cependant raison de dire que l'augmentation du péage sur le pont de l'A30 est un facteur négatif important pour le transport. Il semble que les gestionnaires de l'A30, dans un raisonnement d'affaire qui peut difficilement se défendre, ont décidé d'augmenter le tarif de traversée du pont Marcil pour augmenter les revenus, sans tenir compte du fait que les camions l'évitent en passant par le pont Monseigneur-Langlois. Tout ceci, naturellement, a l'effet contraire de celui espéré et augmente plutôt l'usage du pont et du boulevard Monseigneur-Langlois de façon abusive par les poids lourds.

Tant qu'il n'y aura pas de restrictions imposées par le MTQ sur le camionnage lourd sur la voie de contournement urbaine qui passe par Valleyfield, il y aura une diminution des passages payants sur le pont Serge-Marcil et une augmentation du trafic lourd sur le pont et le boulevard Monseigneur-Langlois. Ainsi, l'A30 verra le nombre camions diminuer en même temps que les revenus.

C'est au ministre des Transports de légiférer sur l'usage d'une route urbaine comme Monseigneur-Langlois puisqu'il s'agit d'une route provinciale, la 201. Tant que les poids lourds n'auront pas été bannis de Monseigneur-Langlois, l'A30 aura de la difficulté à faire ses frais et le MTQ devra payer très cher pour maintenir la route 201 en état.

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