Une réaction de fonctionnaire

Belle réaction de fonctionnaire que celle de ce monsieur Poirier ! C'est... (PHOTO MEGAN BEARDER, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES)

Agrandir

PHOTO MEGAN BEARDER, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Dubuc

Omnipraticien-enseignant. Il réagit au texte «Pas des paresseux», de Daniel Poirier, publié lundi.

Belle réaction de fonctionnaire que celle de ce monsieur Poirier ! C'est continuer d'insulter les médecins de famille de dire que la moitié d'entre eux travaillent à demi-temps et s'emplissent les poches avec un salaire de 150 000 $ à 200 000 $ par an en ne travaillant que deux ou trois jours semaines.

J'ai travaillé plus de 50 heures par semaine, comme la majorité de mes confrères, durant plus de 25 ans et j'étais loin de gagner 200 000 $ par an... et je m'occupais moi-même de mettre de l'argent dans mon fonds de pension.

Côté travail, je suivais l'exemple de mes confrères omnipraticiens qui dépassaient souvent les 60 heures par semaine, tout comme les spécialistes de mon hôpital qui, eux aussi, ne comptaient pas les heures, même à un âge où tout fonctionnaire profitait déjà de sa pension de vieillesse !

Je suivais aussi l'exemple du pédiatre et du neurologue qui, après 50 années de pratique, étaient toujours aussi dévoués pour leurs patients.

Vous parlez de nos avantages à titre de travailleurs autonomes. Alors que sont les pharmaciens, dentistes, optométristes et autres professionnels de la santé ?

Oui, j'ai vu des consoeurs ralentir leurs heures à la suite d'une grossesse. Il s'agissait toutefois d'une minorité. D'ailleurs, ralentir le rythme, c'est leur droit, non ?

J'ai 66 ans et je suis semi-retraité. Je travaille de deux à trois jours par semaine, selon ma santé.

J'aurais pu, comme la majorité de la population, prendre ma retraite à 62 ans, mais j'aime encore mon travail et je continuerai tant que ma santé me le permettra.

Ah oui, j'enseigne aussi la médecine familiale pour transmettre ce que j'ai appris durant ces longues années d'études et de travail, pour redonner à la société ce que je dois.

Malheureusement, aux yeux du Dr Barrette et de gens comme vous, je diminue la moyenne d'heures de travail des omnipraticiens que vous vous amusez à déchiffrer et exposer de façon insultante.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:2525685:box

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer