Des services essentiels en danger

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«En 2011-2012, le soutien financier gouvernemental en appui à la mission globale des organismes de défense collective des droits atteignait à peine 44% de la moyenne des groupes d'action communautaire», a écrit Vania Wright-Larin.

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Vania Wright-Larin

L'auteur est coordonnateur du Regroupement d'éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et Chaudière-Appalaches.

Il y a près de 300 groupes de défense collective des droits (DCD) au Québec. Ces groupes ont pour mission de défendre les droits des plus pauvres, des sans-emploi, des locataires, des consommateurs, des personnes âgées, de celles ayant une problématique en santé mentale, un handicap physique et/ou intellectuel. Ils offrent non seulement des services essentiels pour la population, mais ils travaillent également à trouver des réponses aux problèmes sociaux, à identifier les injustices et à amener la société vers une plus grande justice sociale.

En prenant publiquement la parole, ils comblent l'important déficit démocratique vécu par les personnes les moins privilégiées de notre société. En plus d'accomplir un travail gigantesque, les groupes de défense collective des droits le font pour une fraction du coût qu'engendreraient les mêmes services s'ils étaient assurés par le réseau public.

En 2011-2012, le soutien financier gouvernemental en appui à la mission globale des organismes de défense collective des droits atteignait à peine 44% de la moyenne des groupes d'action communautaire. Pire, les subventions des groupes en DCD ne sont pas indexées annuellement, ce qui fait que l'écart de financement avec le reste du réseau communautaire grandit chaque année. L'absence d'indexation et le sous-financement chronique mettent en péril les activités, les services aux citoyens ainsi que les emplois des travailleurs de ces groupes. Cette situation intolérable est connue depuis belle lurette par les élus, qui continuent pourtant de faire la sourde oreille.

Les groupes en DCD ne demandent pas la lune, ils revendiquent d'abord l'indexation des subventions pour faire cesser l'appauvrissement des groupes et ensuite un simple rattrapage de la moyenne des autres groupes d'action communautaire autonome. Quelques millions de dollars par année pour permettre aux groupes de faire leur travail de défense des droits. À l'heure actuelle, les groupes sont particulièrement inquiets, car les sommes bien insuffisantes annoncées sous le gouvernement péquiste sont loin d'être garanties dans le premier budget du Parti libéral du Québec. Malgré ces annonces, rappelons que les hausses ne représenteraient que quelques centaines de dollars par groupes dans le meilleur des cas.

Chaque jour, des milliers de personnes consultent les groupes de DCD qui répondent à leurs questions, leur offrent de l'accompagnement, les écoutent, les aident à faire respecter leurs droits. La défense collective des droits est une composante essentielle du réseau communautaire et doit être reconnue comme telle. Cette reconnaissance, que le gouvernement a écrit noir sur blanc dans la politique gouvernementale sur l'action communautaire doit se concrétiser dans un réel financement de l'ensemble des groupes d'action communautaire autonome, y compris ceux de défense collective des droits.




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