Courrier des lecteurs

Au lendemain de la victoire du Parti libéral,... (Photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil)

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Au lendemain de la victoire du Parti libéral, Philippe Couillard a affirmé qu'il abordait la tâche de premier ministre sans arrogance et avec beaucoup de respect.

Photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil

Soyons fiers d'être Québécois

C'est une victoire qui montre que les Québécois ne veulent plus entendre parler de souveraineté à l'heure de la mondialisation. Seulement un tiers de la population est indépendantiste et cela va diminuer en proportion avec les baby-boomers. Les vieux indépendantistes n'accepteront jamais de renier leur profession de foi de jeunesse. Ce serait abdiquer les bons vieux souvenirs, le temps qu'ils ont mis à rêver, à discuter, à échanger et même à en faire une carrière. Il faut accepter le changement. Il y a moyen d'être forts, bilingues et même plus, prospères et innovateurs. Étudions dans nos institutions de qualité, passons des vacances au Québec, étalons nos histoires qui ont du succès: nos fromages, notre gastronomie, nos innovations technologiques, nos émissions qui sont vendues à travers le monde, etc. Ça n'appartient pas seulement aux souverainistes d'être fiers d'être Québécois.

Sylvain Clermont

Le nouveau débat

Le soir du 7 avril 2014 est un soir historique pour le Québec et pour le Canada au complet. Après une campagne électorale sauvage, les Québécois ont opté pour un gouvernement libéral avec 70 sièges. Le Parti québécois, que l'on prédisait gagnant et majoritaire, a pris la claque de son existence, avec un piètre 25% des voix, soit deux pour cent de plus que la CAQ de François Legault. Cette élection est historique: alors que la crise étudiante de 2012 et la création de la CAQ avaient conduit vers un débat classique gauche-droite au Québec, une première depuis de nombreuses années, ce débat reprend pleinement sa place aujourd'hui, mettant fin à celui opposant souveraineté et fédéralisme. Les Québécois ont prouvé, en déviant lentement vers le Parti libéral au détriment des votes péquistes et caquistes, qu'ils en avaient assez de la question nationale et de se faire prendre pour des valises en se faisant flatter l'ego identitaire.

Vincent Beaudry, Saint-Mathias-sur-Richelieu

Quatre ans pour nous convaincre

Faites-le, le débat, vous avez quatre ans, pour nous convaincre. Vous avez le temps maintenant que vous êtes dans l'opposition de répondre aux questions suivantes: si le Québec devient souverain, qu'adviendra-t-il de la dette fédérale, une partie nous sera-t-elle refilée? Aurons-nous besoin d'une armée? Utiliserons-nous la monnaie canadienne? Avons-nous les moyens financiers de nos ambitions, devrons-nous constituer un fonds de transition? L'impôt fédéral que nous cesserons de payer remplacera-t-il le montant de péréquation que nous recevons? Les ententes de libre-échange s'appliqueront-elles au Québec ou devrons-nous négocier? Les sièges sociaux quitteront-ils le Québec? Y aura-t-il une période de transition? Le reste du Canada voudra-t-il d'une alliance économique avec le Québec? Comment s'en sont sortis les nouveaux pays qui ont été créés sur la planète au cours des dix dernières années? Vous avez quatre ans pour nous informer, pour nous convaincre. Ne revenez pas en campagne électorale sur la question de la souveraineté sans nous avoir donné au préalable des réponses à ce genre de questions.

Pierre Bouffard, Québec

Vivement un renouveau

Il y a toujours un bon côté aux évènements qui arrivent. Le PQ se comportait comme un vieux parti assoiffé de pouvoir. Je demeure souverainiste et je souhaite que le PQ prenne le temps de se renouveler, avec un discours environnemental et économique, en réévaluant ses enjeux sociaux, en recrutant de nouveaux visages et en ayant le courage d'affirmer ses ambitions nationalistes et qu'il cesse de les mettre en veilleuse durant les élections.

Réjean Ross

Les opportunistes

Nous avons assisté à un spectacle dégradant lundi, pendant que Pauline Marois devait admettre sa défaite cuisante et refouler sa peine. Nous avons vu les opportunistes, Pierre Karl Péladeau, Jean-Francois Lisée et Bernard Drainville, prendre le micro à tour de rôle pour lancer les hostilités de la course à la chefferie. Quel manque de respect à l'égard de Mme Marois, quels propos inadéquats pour une défaite, quelle image de frustration et d'opportunisme! De voir Pierre-Karl Péladeau à l'avant-scène, lui qui vient à peine de s'impliquer officiellement avec le parti, alors que des ministres et des députés fidèles depuis des années n'étaient pas sur l'estrade d'honneur. Bernard Drainville, qui répétait vouloir l'indépendance alors que les Québécois venaient tout juste de dire non de façon marquée, a manqué terriblement de discernement. Lundi soir, j'étais triste pour Mme Marois, car elle aurait mérité d'avoir le support de ces supposés futurs hommes forts du Parti québécois.

Jean-Marc Girard, Jonquière

Nous n'avons rien oublié

J'entendais une électrice hier matin à la radio qui commentait les résultats du scrutin en disant qu'elle n'en revenait tout simplement pas que les Québécois aient si vite oublié toutes les turpitudes du Parti libéral. Je ne crois pas que les Québécois aient oublié quoi que ce soit. Je me souviens avoir porté au pouvoir, il y a tout juste 18 mois, un parti pour qui l'éducation était une priorité, un parti qui devait parrainer les petits travailleurs et redonner une place plus raisonnable aux grands de ce monde - les avides qui possèdent tout dans notre société -, un parti à l'écoute de la population, qui devait la consulter au sujet des grands dossiers. S'il l'avait fait, il aurait sans doute joyeusement abandonné son projet de Charte pour son plus grand bénéfice et assurément le nôtre. Non, bien au contraire, les Québécois n'ont absolument rien oublié!

Natalie Baker, Terrebonne

Le Parti québécois doit se saborder

Refusant de s'assumer comme souverainiste lors d'élections, le Parti québécois n'a aucune raison d'être. Après avoir erré dans le paysage politique québécois pendant plus de quarante ans, on ne voit pas très bien ce que ce parti, fait de demi-mesure et de demi-teinte, pourrait nous apporter de nouveau si ce n'est de la bisbille. Le racisme et la xénophobie dont ont fait preuve certains de ses dirigeants dans l'élaboration de son projet de Charte sont une honte. Les stratèges du parti qui tablaient là-dessus pour faire élire Pauline Marois n'ont rien compris de la fierté et de la dignité de ceux qui militent en faveur de la souveraineté. Ce qu'ils veulent, ce n'est pas d'un parti bêtement électoraliste qui table sur l'exclusion, mais au contraire, sur l'inclusion de toutes les forces vives du Québec. Si ce parti ne revient pas clairement à sa raison d'être et ne se débarrasse promptement des xénophobes qui le corrompent, aussi bien qu'il se saborde tout de suite!

Pierre Desjardins, philosophe.

Chassons le cynisme

Nous avions manifestement énormément besoin de prendre congé des discours des Marois, Drainville, Lisée. Nous avons sans nul doute envie d'un Québec différent de celui qu'ils étaient en train de fomenter. Nous misons donc sur des valeurs plus universelles, inclusives. «Le PQ ne détient pas le monopole du patriotisme», une citation à retenir de M. Couillard, homme qui n'a pas peur des défis audacieux, et il en aura. C'est un scrutin qui fait sonner l'heure de vérité: le PLQ doit faire preuve d'une intégrité sans faille et réagir promptement aux futures révélations découlant de la Commission Charbonneau. Nous faisons confiance à M. Couillard et aux députés du Parti libéral. Espérons qu'ils nous donneront raison. Chassons le cynisme, faisons place à un climat social plus harmonieux et à une gouvernance intègre et stable.

Carol Patch-Neveu, Montréal




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