Courrier des lecteurs

La première ministre du Québec, Pauline Marois, a... (Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne)

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La première ministre du Québec, Pauline Marois, a déclenché les élections, hier matin.

Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

Des calmants pour le doc

«Je déteste ce gouvernement»: c'est en ces termes que Philippe Couillard a lancé sa campagne, lui qui critique pourtant les divisions qu'il impute à la charte péquiste de la laïcité. Voilà qui n'est pas sans rappeler les propos controversés de l'ex-président français Nicolas Sarkozy qui, en 2009, accusait les souverainistes québécois de prôner «la détestation de l'autre». Cet indéfectible allié de Jean Charest ne saurait approuver un appel à d'aussi peu nobles sentiments de la part du nouveau chef libéral. Souhaitons que le bon docteur Couillard s'auto-prescrive des calmants, pour notre plus grand bien.

Christian Gagnon, Montréal

La bonne affaire

Le gouvernement du PQ a adopté une loi assurant la tenue d'élections à date fixe pour d'excellentes raisons.Or, flairant la bonne affaire avec les sondages favorables, Mme Marois déclenche des élections. Ceci coûtera 250 millions aux contribuables, qui s'ajouteront au déficit déjà trop grand. Quand on pense à ce qu'on aurait pu faire avec cette somme, c'est irresponsable! De plus, essayer de nous faire croire que le gouvernement aurait été paralysé, c'est nous prendre pour des imbéciles. Le projet de charte aurait pu être adopté à 95%. Le Parti libéral aurait appuyé «Mourir dans la dignité». Même le budget aurait pu l'être, car la CAQ ne se serait pas fait hara-kiri!

Mme Marois ne voulait pas que ça marche et c'est ça qui est irrespectueux. Faut-il vraiment se demander pourquoi la population est cynique?

Jean-Philippe Hébert, Saint-Basile

Pourquoi je ne voterai pas

Je n'ai aucune confiance en nos politiciens. J'en ai ras le bol de leurs mensonges, de leurs demi-vérités, de leurs promesses qu'ils ne tiendront pas et des injustices qu'ils créent.

Mme Marois, il est insensé de maintenir le tarif des garderies à 9$, alors qu'il nous en coûte 35$. Pourquoi ce cadeau à ceux qui ont les moyens de payer? Pourquoi des frais de scolarité à rabais pour ceux qui auront majoritairement des revenus supérieurs une fois diplômés, alors que ceux qui ont des revenus sous le seuil de la pauvreté paient?

M. Couillard, cessez de nous prendre pour des imbéciles en essayant de nous faire peur avec le spectre d'un référendum et nous berner avec 250 000 emplois fictifs.

M. Legault, quel génie vous avez en nous promettant une réduction des impôts, alors que les finances publiques sont en piteux état!

Mme David, j'admire votre style, car vous êtes la plus transparente et la plus apte à redistribuer la richesse et à rétablir la justice sociale. Mais pour pouvoir répartir de la richesse, il faut d'abord en créer, et j'ai de sérieux doutes sur votre capacité à le faire.

Jean-Pierre Bonneville, Saint-Hubert

De la pluie jusqu'au 7 avril

Les météorologues s'entendent pour dire que le mois de mars sera froid, mais je crois plutôt qu'il va pleuvoir jusqu'au 7 avril. Comme à chaque période électorale, il va pleuvoir des millions. D'ailleurs, ils ont déjà commencé à recouvrir une partie de la province au cours des dernières semaines.

Nos écoles croulent sous la moisissure, nos aînés sont parqués dans des centres où ils sont traités comme des animaux, des malades meurent faute de soins dans le temps requis, nos routes ont plus de trous que d'asphalte. Et que font les partis politiques? Ils se pavanent pendant 33 jours dans la Belle Province pour saupoudrer de l'argent qu'ils n'ont pas. Ils nous inondent de promesses qu'ils ne tiendront pas. Et nous, que faisons-nous?

Nous allons voter! Parce qu'il faut aller voter bien sûr, il y a tellement de gens qui n'ont pas ce privilège. Blablabla... Cynique dites-vous? Comment faire autrement?

Danielle Bélanger, Verdun

Les docteurs

Le ridicule ne tue pas et c'est bien dommage. Nous avons eu l'ère du clergé, celle des avocats et maintenant celle des médecins: Couillard, Bolduc et Barrette.

Les deux premiers ont échoué à maintenir un service de santé efficace et même contribué à ce qu'il devienne difficilement gérable. De plus, on se souvient du larmoiement incessant du Dr Bolduc lors de la crise du A (H1N1), la plus belle arnaque pharmaceutique des dix dernières années à l'échelle planétaire.

Le Québec est la deuxième province la plus pauvre du Canada et ce ne sont pas les politiciens actuels qui vont améliorer les choses.

Richard Fontaine

Génération abandonnée

C'est bien beau d'encourager les jeunes à aller voter, mais ce serait bien mieux si les candidats nous inspiraient. Je suis peut-être cynique, mais j'ai l'impression que les chefs de parti n'en ont que pour les boomers et les régions. Les 18-40 ans de Montréal, qui parlent plusieurs langues et vivent le multiculturalisme autrement qu'à la télé, n'en ont que faire de la Charte et de la souveraineté. Je me sens laissée pour compte dans cette campagne qui ne m'interpelle pas. Parlez d'infrastructures, d'économie, d'assainissement des finances publiques, de santé. Faites changement, proposez-nous un plan réaliste et atteignable, pas des promesses bidons, et surtout arrêtez de faire de la démagogie. Alors peut-être que ma génération se sentira interpellée et ira aux urnes.

Martine Lefebvre, Pointe-aux-Trembles

À l'école Harper

Les Québécois francophones ont du respect pour Pauline Marois et le PQ, mais méprisent Stephen Harper et ses méthodes politiques douteuses. Or, on s'aperçoit de plus en plus que Mme Marois s'inspire de M. Harper en constatant le succès de ses méthodes. Comme M. Harper, Mme Marois a fait promulguer une loi sur les élections à date fixe qu'elle a violée à la première occasion. Comme M. Harper, Mme Marois va de l'avant avec son projet de Charte de la laïcité, sans s'occuper des critiques et sans s'inquiéter des victimes de ses mesures les plus contestées. De la politique «bulldozer». Et au premier jour de la campagne, Mme Marois a décidé de dompter la meute de journalistes qui risquaient de lui poser des questions embarrassantes. Mais elle oublie que sa clientèle type n'est pas la clientèle des conservateurs du Canada.

Jeannot Vachon, Québec

Le PQ a fait ses preuves

Pauline Marois a convié la population aux urnes. Selon le projet de loi 3, la prochaine élection était prévue pour le 3 octobre 2016, mais, à cause de l'obstruction systématique des partis d'opposition, Madame Marois ne pouvait faire autrement.

Hypocritement, les deux chefs d'opposition ont accusé tour à tour la première ministre de ne pas respecter la loi sur des élections à date fixe. Pourtant, ils l'ont eux-mêmes transgressée, en partant en campagne électorale avant même que l'élection ne soit officiellement déclenchée.

Il faut que cette élection forcée soit celle des bonnes décisions. Démontrons à cette opposition qu'elle a eu tort et votons pour un gouvernement majoritaire responsable qui a fait ses preuves au cours des 18 derniers mois.

Jocelyn Boily, Québec

Indépendance forcée ?

Comme M. Marissal le mentionne dans sa chronique d'hier, le PQ a besoin d'une majorité pour s'attaquer avec hargne et acharnement à l'indépendance. Ce sera le sujet des quatre prochaines années, comme la Charte l'a été depuis huit mois, pour créer les conditions gagnantes d'une majorité. C'est un peu machiavélique comme procédé, mais je crois que c'est la réalité.

Et si le reste du Canada décidait de ne plus vouloir en entendre parler et de nous montrer la sortie? Il a changé depuis le dernier référendum: l'Ouest est maître de l'économie alors que le Québec est toujours, et le restera encore longtemps, tributaire de la péréquation.

Allez jeter un coup d'oeil sur les journaux anglophones canadiens. Je ne crois pas que tout l'amour exprimé lors du dernier référendum est encore présent.

Jean-Guy Dalpe

C'est parti !

Tout le monde en place pour jouer la pièce improvisée. Mme Marois a déjà son metteur en scène personnel, qui la conseille. Le jeu de la vedette doit être crédible, touchant, facile à comprendre pour les citoyens. Pas de langage obscur, nébuleux, abstrait.

De nos jours, les journalistes, les comédiens, les artistes, des habitués de la communication, se pressent pour obtenir les premiers rôles. Ils ne veulent pas être figurants. Connaissent-ils vraiment la politique? Sont-ils compétents, qualifiés, informés adéquatement?

Sont-ils conscients de l'importance du rôle d'un député? Il s'agit d'être responsable vis-à-vis des citoyens, de s'occuper de leurs besoins. C'est très sérieux, ce n'est pas une simple improvisation. Je souhaite être gouvernée par des économistes chevronnés plutôt que des néophytes.

Marie-France Legault, Québec.

L'authenticité électorale

Philippe Couillard a dit «non à la division», lors du déclenchement des élections, tout en dénigrant à plusieurs reprises le gouvernement péquiste. Je crois qu'il s'agit d'un esprit de division. On insiste sur l'aspect négatif de l'un et l'autre des principaux partis favorisés par les sondages.

Quand va-t-on commencer à agir ensemble? Quand cessera-t-on de considérer les gens qui n'ont pas les mêmes idées politiques que nous avec animosité, au lieu de prendre en compte leurs bonnes idées et d'utiliser leurs forces.

On doit être rassembleurs. On doit respecter l'ensemble des idées pouvant améliorer notre société, comme le prétend Françoise David, porte-parole de Québec solidaire.

François Dubuc, Drummondville




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