Le vent dans les voiles...

Pauline Marois, première ministre du Québec.... (Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne)

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Pauline Marois, première ministre du Québec.

Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

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Fehmi Damergi

L'auteur est agent de service à la clientèle à la Cour municipale de Montréal.

Nul doute, le navire PQ devance tous les autres vaisseaux dans les eaux très agitées des intentions de vote. Il a le vent dans les voiles, grâce non pas au vent, mais aux voiles des musulmanes. On n'a pas besoin d'être musulman pour le comprendre. Les Québécois ne sont pas dupes, ils savent très bien que la soi-disant Charte des valeurs, plutôt la charte de la division et de la démagogie, ne vise rien d'autre que le signe religieux islamique. Ce n'est pas le turban du sikh, la kippa du juif ou la croix du chrétien qui dérange...

Les membres de l'équipage PQ doivent être reconnaissants et remercier les musulmans, et surtout les musulmanes voilées, de leur avoir permis de réaliser toute cette avancée sur leur dos. Ils doivent être également reconnaissants à Mme Fatima Houda-Pepin, encore une musulmane, pour avoir fragilisé le PLQ de l'intérieur par son one-woman-show.

Il y a de très fortes chances que la capitaine Marois et son équipage soient sur la route de la majorité vers une Terra incognita appelée Souveraineté. Cependant, il serait judicieux de leur rappeler qu'ils doivent être très vigilants afin d'éviter d'échouer leur navire sur une ile déserte et loin d'être paradisiaque, à l'instar de ce qui s'est produit pour le navire ADQ en 2008, après que ce dernier ait été propulsé en 2007 par une vague de soutien, composée d'un électorat influencé par le sensationnalisme médiatique du capitaine Dumont qui avait surfé sur la vague de la peur durant la commission sur les accommodements raisonnables.

Naviguer sur la vague de la peur de l'autre est loin d'être une vraie politique à long terme. C'est une stratégie électoraliste à court terme qui comporte de très grands risques, dont celui d'être assigné à quai et de perdre la capacité de hisser les voiles et naviguer de nouveau, comme ce fut le cas pour l'ADQ. Bien sûr, le PQ n'est pas l'ADQ.

Pour le projet de la charte, le PQ s'inspire de la politique française alors que le modèle français est un modèle d'échec social et de stagnation économique. La France est un pays complètement paralysé par ce genre de débat alors qu'il fait face à d'énormes défis socio-économiques: chômages des jeunes, délocalisations industrielles, criminalité en hausse dans certaines villes comme Marseille, par exemple, où les règlements de comptes et les braquages en plein jour sont devenus chose courante.

Souvenez-vous du débat sur la viande halal au printemps 2012. Comme par hasard, il a coïncidé avec le même débat qui a eu lieu en France pendant la campagne électorale présidentielle de 2012. Vous imaginez un pays membre du conseil de sécurité de l'ONU, 5e puissance de frappe militaire dans le monde et un pays qui détient l'arme atomique, le pays du train le plus rapide au monde, où la viande halal est devenue un enjeu électoral présidentiel? C'est le modèle que le PQ nous propose.




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