Une bien curieuse conception de la justice sociale

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Pierre Chagnon

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François Beaulé

L'auteur habite à Montréal.

La lettre de Me Pierre Chagnon («Ouvrez les yeux...», 10 février) est un bien mauvais plaidoyer rempli d'évaluations arbitraires et de prétentions contestables.

Par exemple, Me Chagnon affirme que ce sont «ses» impôts qui financent les garderies à 7$. Or ces garderies sont utilisées essentiellement par des couples dont les deux conjoints ont des emplois rémunérés et donc paient davantage d'impôts que si l'un des conjoints cessait de travailler pour garder ses enfants, comme l'a fait la conjointe de Me Chagnon. Ce sont les impôts des parents qui travaillent qui financent les garderies. Quant aux congés parentaux, ils sont financés par des cotisations payées par les travailleurs et non pas par les retraités. Me Chagnon devrait aussi savoir que le fractionnement des revenus de retraite est possible autant pour les couples qui n'ont pas eu d'enfant que pour ceux qui en ont eu.

L'idée générale que cherche à défendre maladroitement Me Chagnon est que les femmes qui restent à la maison pour élever des enfants méritent un supplément de revenus quand elles sont âgées. Malheureusement, pour profiter véritablement d'une augmentation substantielle du revenu net à l'âge de la retraite, ces femmes doivent être en couple avec des hommes fortunés. Pour la classe moyenne, la réduction d'impôt résultant du fractionnement est minime. Et les couples à revenus modestes n'obtiennent rien. Me Chagnon a donc une bien curieuse conception de la justice sociale.




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