Des affirmations erronées

Alexa Conradi, la directrice de la Fédération des femmes... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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Alexa Conradi, la directrice de la Fédération des femmes du Québec (FFQ).

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Djemila Benhabib

L'auteure est écrivaine et militante politique. Elle a publié Ma vie à contre-Coran et Les Soldats d'Allah à l'assaut de l'Occident.

Je souhaite ici apporter des corrections à trois affirmations erronées à mon sujet faites par le chroniqueur Vincent Marissal dans son texte du 17 janvier 2014 intitulé «Le festival du sophisme».

M. Marissal affirme notamment que j'ai attribué ma courte défaite électorale dans Trois-Rivières, lors d'une conférence, à un «imam tunisien» qui aurait donné pour consigne à des musulmans de ne pas voter pour moi. Or, à aucun moment n'a-t-il été question des causes de ma défaite électorale lors de cette conférence. Jamais au grand jamais n'ai-je évoqué cette question. Jamais n'ai-je parlé d'«imam tunisien».

De plus, je n'ai jamais employé l'expression «extrémistes musulmans» comme il est rapporté dans la chronique. Cet usage est d'ailleurs inapproprié dans les circonstances. Dans mes analyses, je m'en tiens au concept d'«islamistes» qui renvoie à un phénomène précis sur les plans idéologique et politique.

Par ailleurs, j'observe depuis 2009 la présence de certains lobbys politico-religieux au sein de la FFQ et de QS, notamment des représentantes du Conseil islamique canadien, du Centre communautaire musulman de Montréal (CCMM), de l'ancienne porte-parole de Présence musulmane, des militants de l'Association Bridges, etc. C'est pourquoi j'affirme - preuves à l'appui - qu'aussi bien la FFQ que QS sont des organisations infiltrées par des lobbys politico-religieux, en particulier par des lobbys islamistes.

Enfin, je n'ai jamais suggéré que la FFQ ou sa présidente militait contre le droit des femmes. J'ai rédigé deux tweets à Mme Conradi qui n'étaient que des questions, sans plus: «Pourquoi ne serait-ce pas aux religions de faire la paix avec les femmes Mme Conradi?» et «Défendez-vous les religions ou les droits des femmes, Mme Conradi?»

Il y a, hélas, beaucoup de «distorsions» dans cette chronique qui portent atteinte à ma réputation et à ma crédibilité. J'aurais souhaité que le chroniqueur ait pris la peine de vérifier auprès de moi l'exactitude de ses renseignements avant de les publier, surtout dans un quotidien aussi prestigieux que La Presse.

***

Réponse de Vincent Marissal

Mme Benhabib,

Sur la forme, je reconnais avoir trop libéralement interprété vos propos quant à votre défaite dans Trois-Rivières et je suis désolé du tort que cela semble vous avoir causé, mais sur le fond, je ne partage pas, tel était l'objet de ma chronique, votre crainte d'infiltration ou d'influence des «lobbys politico-religieux» au Québec. Quant à vos tweets, difficile de mal vous citer: vous laissez clairement entendre qu'en n'appuyant pas la charte, la FFQ prend la défense des religions au détriment des femmes. Je ne partage évidemment pas cette vision. Tel était aussi l'objet de cette chronique: on peut très bien s'opposer au projet du gouvernement Marois et chérir, autant que vous, l'égalité homme-femme.




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