Courrier des lecteurs

Une coureuse tente de rejoindre des proches en... (Photo Kenshin Okubo, Reuters)

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Une coureuse tente de rejoindre des proches en regardant la scène de l'attentat de Boston.

Photo Kenshin Okubo, Reuters

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Société violente

Les attentats dits extrémistes en sol nord-américain choquent par leur violence spectaculaire, mais n'en sont pas moins partie intrinsèque du spectre mouvant d'une société elle-même extrêmement violente, ne serait-ce que dans sa manière d'encenser l'individualisme à outrance et d'avaliser les inégalités sociales et l'exploitation du plus faible.

Pierre Deschênes, Montréal

Inexplicable

Un ami m'a appris la nouvelle hier et je suis resté sans mot. Qu'on puisse s'attaquer ainsi à un évènement sportif rassembleur, international et multiethnique me dépasse totalement. Mais à quel symbole s'attaque-t-on? Peut-être au Patriot Day, mais quand même... C'est vraiment révoltant de s'attaquer ainsi aux spectateurs, aux familles et aux coureurs. Je peine à m'expliquer ces actes ignobles. J'espère que c'est un acteur isolé et non un groupe organisé ce qui ferait craindre pour la suite et nourrirait une peur accrue du terrorisme... Il faut croire en l'humain et aller de l'avant vers une meilleure confiance entre chacun au lieu de se refermer sur soi et attiser la peur.

Jonathan Lapointe

La peur

Je me trouvais à 200 mètres de la ligne d'arrivée, prêt à accueillir ma blonde les bras ouverts après son exploit, prêt à vivre un moment heureux et en un instant, la réjouissance a cédé la place à l'inquiétude, puis la panique s'est vite installée. Les stigmates du 11 septembre se sont ouvertes, les gens dirigeaient instinctivement leurs regards vers le ciel, pleuraient et cherchaient anxieusement leurs proches. Je voulais demeurer calme, mais j'en étais incapable, incapable de chasser de mon esprit toutes ces idées noires. Je ne trouvais pas ma blonde et je pensais à notre fils. Mon corps tremblait encore quand je l'ai retrouvée et je continuais à regarder vers le ciel. Aujourd'hui, ma seule pensée est pour les familles qui sont en deuil, pour les parents du petit garçon de 8 ans qui a été tué et j'ai juste hâte de rentrer à la maison pour serrer dans mes bras mon petit Marc-Antoine.

Ariel Franco, enseignant de L'Assomption

Un peu d'espoir

Avant de penser quoi que ce soit, je pleure. Je désespère de la race humaine qui engendre des êtres nourrissant leur haine au mépris de la création, indignes de la vie qu'ils ont reçue. Puis, je me distance de mes émotions, m'éloigne du cynisme et me mets à croire que le bien peut triompher. Je lis les commentaires des Barack Obama, Vladimir Poutine, Herman Van Rompuy, François Hollande, Mario Monti et autres puissances de notre planète, je me remets à espérer. J'attends beaucoup de la grande communauté internationale, beaucoup.... parce que juste ma petite part, ce n'est pas assez.

Sylvie Séguin, Montréal

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