Et les infirmières?

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Comme les pharmaciens, elles pourraient contribuer davantage à l'accessibilité aux soins.

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Steeve Gauthier
L'auteur est infirmier.

La Presse

Une excellente nouvelle pour la population du Québec que celle confirmant que les pharmaciens pourront dorénavant contribuer davantage à l'accessibilité aux soins.

Ils y contribueront notamment en ajustant certains médicaments pour un traitement médical déjà initié par un médecin, ainsi qu'en pouvant prescrire certains tests de laboratoire afin de faire un suivi plus rigoureux et ainsi soutenir les médecins dans leurs tâches.

Je salue l'initiative. Et maintenant, imaginez ce que serait l'apport de 70 000 infirmières. À l'instar de la crise que représente la pénurie dans laquelle nous avons cheminé tant bien que mal au cours des dernières années, le rôle de l'infirmière n'a jamais cessé de progresser.

En 2002, à l'adoption de la loi 90, les infirmières avaient alors dressé l'étendue du développement professionnel possible afin d'assumer l'entièreté de ce qu'était devenu leur plein champ de compétences.

L'infirmière a toujours été la porte d'entrée du réseau de la santé. Elle a assumé différents rôles au fil du temps, et elle occupe toujours ce pôle. Pourquoi alors se priver de maximiser sa présence?

L'infirmière qui assumerait tout son champ de compétences contribuerait assurément à un réseau beaucoup plus efficient. On ne cesse de parler de la pénurie de médecins de famille, alors que les médecins travaillent en collégialité avec des infirmières qui ne font qu'une partie de ce qu'elles seraient capables de faire.

Par exemple, développer le rôle des infirmières, notamment à l'urgence et en soins à domicile, représenterait un gros changement dans la prise en charge des patients. Et ce, tant en amont, dans les soins de première ligne, qu'en favorisant une prise en charge plus rapide lors d'une visite à l'urgence.

Également, on pourrait aussi envisager que les infirmières aient le droit de prescrire, tant pour l'ajustement de certains médicaments que pour certains examens diagnostics.

Si l'infirmière pouvait prescrire, toujours dans son champ de compétences et en harmonie avec la loi 90, nous ferions une différence très importante dans l'accessibilité à l'offre de soins.

Les infirmières pourraient davantage prendre en charge certaines clientèles, soulageant ainsi les médecins et offrant un peu d'oxygène au réseau. Nous aurions tout avantage, collectivement, à nous offrir ça.

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