Courrier des lecteurs

La culture chrétienne - je ne dis pas... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

Agrandir

La culture chrétienne - je ne dis pas la foi et les croyances - fait incontestablement partie de l'héritage et de l'identité du Québec, comme de tout l'Occident, écrit Guy Durand, de Dunham, au sujet des décorations de Noël.

Imacom, Jocelyn Riendeau

Partager

La Presse

Vive les décorations de Noël!

Déjà, les décorations de Noël apparaissent. Verrons-nous reprendre le débat sur la pertinence des décorations de Noël dans les édifices publics au nom de la laïcité de l'État? J'espère que non. La laïcité ne s'oppose pas à la protection et à la promotion de la culture d'un pays ou d'une nation, comme l'a affirmé la plus haute autorité de la Commission européenne des droits de l'homme, en 2011, dans un jugement sur la présence du crucifix dans les écoles publiques. Or la culture chrétienne - je ne dis pas la foi et les croyances - fait incontestablement partie de l'héritage et de l'identité du Québec, comme de tout l'Occident. Aussi j'espère qu'on ne se gênera pas de mettre sur les édifices publics le sapin, l'étoile et la crèche. Et que les chorales dans les écoles garderont des chants chrétiens traditionnels. On ne doit pas craindre de froisser les immigrants. La très grande majorité d'entre eux sont heureux de voir les us et coutumes du pays d'accueil. De toute manière, reconnaître la culture du pays d'accueil fait partie de la responsabilité des nouveaux arrivants.

Guy Durand, Dunham

---

Une justice de l'environnement

Le sommet de Doha ne s'ouvre pas sur un avenir incertain. L'humanité a déjà la certitude que les conditions climatiques vont se dégrader de plus en plus. Cela continuera jusqu'à ce que la nature fasse le ménage pour la race humaine ou que cette dernière trouve assez de bon sens pour réguler ses actions. Malheureusement, le réchauffement climatique n'est pas un défi commun pour l'humanité. Plusieurs pays pollueurs comme le Canada n'ont aucune motivation pour joindre le combat puisqu'ils profiteront de ce réchauffement autant en argent qu'en territoire. À l'autre extrême, des pays pauvres qui n'émettent pour ainsi dire pas de pollution seront détruits par le nouveau climat qu'elle engendre. Les actions de l'Union européenne pour lancer des négociations sur un accord seront vaines tant qu'elle n'aura pas des moyens contraignants pour faire respecter sa position. L'urgence d'agir qui ressort de la série de rapports publiés juste avant Doha n'existe pas pour des pays comme le Canada.

Michel Gourd, L'Ascension-de-Patapédia

---

Cynisme ou bêtise?

Il faut faire montre d'un cynisme inouï ou d'une bêtise aveugle pour prendre comme partenaires dans l'aide au tiers-monde les entreprises canadiennes - en particulier minières - qui y exploitent les ressources. C'est pourtant l'approche du gouvernement Harper dévoilée la fin de la semaine dernière par le ministre de la Coopération internationale Julian Fantino. Il s'agira d'une aide canadienne au développement détournée vers des entreprises dont les intérêts sont contraires au bien-être des populations dont elles exploitent les ressources. Bien sûr, M. Harper n'ignore pas le rôle joué par les multinationales dans l'appauvrissement des populations de nombreux pays du tiers monde. Il n'ignore pas non plus que cette nouvelle approche est un dangereux virage à droite en faveur des très riches, dont les premières victimes, au sens propre, seront les plus pauvres.

Bruno Marquis, Gatineau

---

Une destitution justifiée

La loi ontarienne en matière de conflit d'intérêts paraît des plus claires. Nul n'est censé participer aux discussions, encore moins voter sur un dossier dont l'implication est personnelle, financière ou autre. Pourtant Rob Ford a participé à la discussion et a même voté sur un dossier dans lequel il était impliqué directement. Il a donc violé cette loi. La question qui se pose n'est pas de savoir quel montant d'argent est en cause, mais bien de savoir si la loi a bel et bien été violée. Et il est absolument évident qu'elle le fut. Il ne semble donc pas pertinent d'alléger la portée de cette loi en raison de l'enjeu financier mineur en cause. Si tel était le cas, où commencerait-on à juger bon d'appliquer la loi? Que Rob Ford ait été au courant ou non de la loi et des conséquences, là n'est guère la question. Le juge avait entièrement raison d'ordonner sa destitution et si la Cour d'appel casse cette décision, il devient inutile de maintenir la loi sur les conflits d'intérêts en vigueur. Qui vole un oeuf, vole un boeuf.

Armand J. Doré, Anjou

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer