Un chef pragmatique

«C'est un leader pragmatique que j'admire. Aujourd'hui, j'ai... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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«C'est un leader pragmatique que j'admire. Aujourd'hui, j'ai la chance de le soutenir pour qu'il devienne premier ministre du Québec», écrit François Rebello au sujet de François Legault (photo).

Photo: Robert Skinner, La Presse

François Rebello
L'auteur est député péquiste de La Prairie à l'Assemblée nationale.

La Presse

Les Chinois veulent notre minerai. New York désire se brancher sur notre électricité. Comment allons-nous répondre à ces demandes?

Notre actif ne doit pas être dilapidé. Le défi qui nous est posé aujourd'hui est de tirer parti de cette demande pour développer notre économie: pas seulement pour créer des emplois conjoncturels dans les mines, mais bien pour développer une économie manufacturière de haute technologie. Et cela, particulièrement au plan des technologies vertes si essentielles au mieux-être de l'humanité.

Qui peut le mieux réaliser ce virage au nom des Québécois qu'un entrepreneur à succès qui a de surcroît fait ses classes en politique?

Alors qu'il était au sein du Parti québécois, je soutenais François Legault, car je croyais en ses qualités de chef de file démontrées par une feuille de route impressionnante, autant comme entrepreneur que comme ministre. C'est un leader pragmatique que j'admire. Aujourd'hui, j'ai la chance de le soutenir pour qu'il devienne premier ministre du Québec.

Sur les banquettes de l'opposition officielle, j'ai assisté au triste spectacle de voir un premier ministre libéral trop souvent abdiquer devant le gouvernement fédéral, de peur d'obtenir un refus qui aurait choqué les Québécois. Il est temps de remplacer ce gouvernement à genoux devant le fédéral. Pour y arriver, je choisis le chef nationaliste le plus susceptible de battre le Parti libéral.

Force est de constater que la stratégie souverainiste n'a pas fonctionné. La majorité des Québécois n'est pas prête, maintenant, à voter pour la souveraineté. Ça ne veut pas dire que la souveraineté n'est plus possible. Surtout si le Québec renforce sa situation. Si les Québécois reprennent leur économie en main, ils deviennent moins dépendants de facto et d'esprit.

Une économie d'entrepreneurs nous rendra plus indépendants. Je suis donc encore souverainiste tout en étant conscient du fait que l'enjeu actuel n'est pas celui de la tenue d'un référendum, mais bien celui de choisir le meilleur gouvernement dirigé par le meilleur premier ministre.

L'objectif du gouvernement doit être d'offrir les meilleurs services à meilleurs coûts. Cette approche efficace n'est ni de droite, ni de gauche, elle est simplement celle du parti pris envers les citoyens. Elle est aussi celle qui permettra d'augmenter les ressources vraiment allouées vers les services importants que sont l'éducation, la santé et la petite enfance.

Trop souvent, certains ont opposé affaires et culture. Avec François Legault, ce n'est pas le cas. Au contraire, son sens des affaires pourra servir nos artistes. En plus, il sera utile de pouvoir compter sur un entrepreneur qui connaît bien les affaires pour s'assurer que les dirigeants de nos grandes entreprises comprennent bien le message de l'importance du français comme langue de travail.

Je ne veux pas me contenter d'attendre le grand soir. Je choisis le meilleur premier ministre pour bâtir notre avenir, pour entreprendre un Québec vert.




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