2016 risque de ressembler à 2015

La France a été victime de deux vagues... (Archives AFP, John Macdougall)

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La France a été victime de deux vagues d'attentats terroristes d'envergure en 2015, notamment celui ayant décimé la salle de rédaction du magazine Charlie Hebdo.

Archives AFP, John Macdougall

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Jocelyn Coulon

Directeur du Réseau de recherche sur les opérations de paix, affilié au CERIUM de l'Université de Montréal, il collabore régulièrement à la section Débats.

L'année 2015 sur la scène internationale a été tendue et violente et 2016 risque fort de lui ressembler. Les nouvelles de l'année qui s'écoule ont aussi été positives - fin de l'épidémie d'Ebola, entente sur le nucléaire iranien, accord sur le climat, dégel américano-cubain -, mais les mauvaises ont la vie dure, et certaines vont perdurer.

2015

Terrorisme

Le terrorisme a été la grande préoccupation de 2015. L'année a commencé et s'est terminée en France avec des attentats aussi inattendus que révoltants. Une équipe éditoriale, celle de Charlie Hebdo, des spectateurs d'un concert rock, des badauds attablés à la terrasse de cafés et de bars ont été froidement abattus. Les Occidentaux n'ont pas été les seuls à avoir été frappés. En Turquie, en Tunisie, en Égypte, au Liban, des centaines de personnes ont été tuées.

L'État islamique

La source du terrorisme cette année a été l'islamisme radical dont le groupe État islamique (EI) est aujourd'hui le fer de lance, le représentant le plus médiatisé et le plus brutal. Si l'EI a réussi en un peu plus d'un an à semer l'effroi dans le monde et à prendre souche en Irak et en Syrie, il connaît depuis quelques semaines d'importants reculs sur le terrain. Son éventuelle défaite ne signifierait pas pour autant la disparition de l'islamisme radical.

Syrie

La Syrie a été au coeur et du terrorisme et de la crise des migrants. La guerre civile et les exactions de l'EI ont jeté sur les routes de l'Europe des centaines de milliers de réfugiés. L'accord de paix entériné par l'ONU le 18 décembre est peut-être le premier pas vers un apaisement du conflit. Les négociations de 2016 seront cruciales.

Russie

La Russie a encore une fois étonné le monde. L'an dernier, elle a secoué l'Europe en attaquant l'Ukraine. Cette année, elle s'est directement engagée dans la guerre en Syrie. Vladimir Poutine semble toujours jouer un coup d'avance sur l'Occident. C'est faux. La Russie, puissance pauvre, marque des points là où cela n'a aucune importance. L'Asie est le grand enjeu du XXIe siècle, et la Russie y est pratiquement absente.

2016

États-Unis

Actualité oblige, l'Occident, mais pas nécessairement le reste du monde, aura les yeux tournés vers l'élection présidentielle américaine. Les caucus et les primaires démocrates et républicains commencent dès février pour se terminer en juin. On saura si Donald Trump est aussi populaire chez les électeurs que dans les sondages. Côté démocrate, Hillary Clinton est certaine d'être choisie comme candidate. La campagne électorale va réellement commencer en septembre et le vainqueur sera connu le 8 novembre.

France

L'élection présidentielle française est encore loin - avril-mai 2017 -, mais, au cas où certains ne l'auraient pas remarqué, la campagne est déjà engagée et va s'officialiser en 2016 avec des primaires à droite et à gauche. Les Républicains de Nicolas Sarkozy ont fixé leur consultation en novembre. Les socialistes n'ont pas encore choisi de date, ils attendent de voir si François Hollande se représentera. À l'extrême droite, Marine Le Pen est la chef incontestée. Pas de discussion.

Proche-Orient

Le Proche-Orient est encore une fois au centre des tensions internationales. La Turquie s'inquiète des prétentions russes et iraniennes dans la région. L'Iran savoure sa réintégration dans la communauté internationale avec l'accord sur son programme nucléaire et pousse ses pions au Yémen, en Irak, en Syrie et au Liban. Israël et les Palestiniens sont incapables de renouer le dialogue. L'Arabie saoudite cherche à exister. Enfin, l'EI frappera aussi aveuglément qu'auparavant.

Chine

La Chine, toujours la Chine. Les bourses occidentales chutent, c'est la faute à la Chine. L'investissement stagne en Europe, la Chine est pointée du doigt. L'environnement se détériore, c'est aussi à cause de la Chine. La première puissance économique du monde inquiète et fascine. Elle soulève aussi bien des interrogations sur le plan diplomatique et militaire. La théorie des relations internationales enseigne que l'émergence d'une grande puissance entraîne toujours des remises en cause parfois violentes de l'ordre mondial. L'horoscope chinois est silencieux sur cette question, mais restez à l'affût des nouvelles.

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