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La violence dans le sport amateur: une réalité

Sylvain Boisjoly
 

Sylvain Boisjoly

Le gouvernement du Québec commande une étude pour tenter d'endiguer la violence dans les arénas. C'est bien. C'est même très bien. Il est grand temps que quelqu'un se penche sérieusement sur le problème.

Car vrai problème, il y a c'est certain. Il suffit d'avoir assisté à une partie de hockey mineur (peu importe la catégorie) pour se rendre compte qu'elle y est bien présente. Sur la patinoire, sur le banc des joueurs, sur le banc des punitions et même dans les estrades, elle est présente partout. Que ce soit un jeune qui décide de se faire justice lui-même ou un jeune encouragé par son entraîneur, ses coéquipiers ou les parents, les gestes intentionnels pour blesser l'adversaire sont bien réels. J'ai assisté à des rencontres de hockey mineur dernièrement et croyez-moi, ça brasse. J'y ai même vu un joueur s'en prendre physiquement à un juge de lignes. Et lorsque l'écart de buts se creuse de façon considérable, le jeu se transforme presque en combats ultimes.

Qu'en est-il cependant de la violence dans les autres sports? Le gouvernement commande une étude dans les arénas, mais pourquoi pas, par le fait même, ne pas étendre l'étude aux autres sports. La violence et l'intimidation sont aussi présentes sur les terrains de soccer, de football, de baseball et j'en passe. Elle est présente partout, peu importe le sport. Ayant entraîné des équipes de soccer au niveau récréatif, j'ai souvent eu l'occasion de la constater. Qu'elle soit verbale ou physique, elle s'y présentait souvent et ce même si les équipes pour lesquelles j'étais entraîneur étaient composées de filles de tous les âges.

Je crois qu'il est grand temps que ce qui se passe sur un terrain de jeu (gazon ou glace) soit assujetti aux mêmes lois que ce qui se déroule dans la rue. Si un jeune en attaque un autre dans la rue, il est poursuivi devant le tribunal de la jeunesse. Si ce même jeune en attaque un autre sur un terrain de jeu, il est puni par la ligue pour laquelle il joue. Souvent, cette punition se traduit par une suspension quelconque.

Il est grand temps que les jeunes qui pratiquent la violence ou les adultes qui les entourent et qui les incitent à la violence soient punis en bonne et due forme devant les différents tribunaux. Un coup porté pendant une partie n'est pas moins grave qu'un coup porté dans la rue. C'est la même violence. Appliquons alors les mêmes lois. Combien de vies gâchées par des blessures devra-t-il y avoir encore?

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Commentaires (7)

Commenter cet article »

  • @genmar73
    1- Bien sûr bien sûr, tous les accidents sont très regrettables ;
    Vous croyez vraiment qu'il ne s'agit toujours que d'accidents ??? Vous n'avez jamaisvu un jeune frapper avec son bâton un autre jeune à la tête ?? S'agit-il d'un accident ???
    2- Le sport n'est, sociologiquement, qu'une représentation socialement acceptable de la confrontation et, ultimement, de la Guerre ;
    En autant qu'il est joué dans les règles du jeu. Il est stupide de comparer le sport à la guerre. Voyons donc, la guerre est un jeu ??
    3- La violence, sans la banaliser, est partie intégrante de la vie, et ce, depuis toujours.
    Donc vous trouvez normal de sortir sur la rue et de frapper qui que ce soit qui passe près de nous.
    Coachrouge, vous avez raison. Cette personne n'a rien compris à mon texte.
    Sylvain Boisjoly

  • @emilemazola,
    Ne mettez pas la violence sur le dos des médias, car nous, les Québécois, vivons dans une époque des plus paisible. Pour nous, les années 70 furent marquées par plus de crimes et de violence.
    Le sport est une bonne façon de dévier l'agressivité vers une patie âprement disputée. C'est ennuyant de voir que des parents profitent des joutes sportives pour se défouler.

  • 2 Coachrouge :
    Part II :
    D'ailleurs votre réponse à monsieur Boisjoly démontre de façon éloquente que si vous avez lu mon texte...vous ne l'avez pas compris...vous y parler justement en «bien pensant» définissant unilatéralement ce que devrait être la pratique du sport dans un monde asseptisé... Pas trop fort le fort il y a des faibles ici, moins fort svp. Pas trop haut le grand...les p'tits bout de chou seront pas capables. Pas trop vite l'athlète, il y a des jeunes limités ici est cela pourrait heurter leur amour propre...voire nuire à leur estime de soi. L'important c'est de participer non ? ;-) Vers le baaass..c'est ça...tous par en-bas...tranquillement, pas vite, pas fort...pas de cris et pas de bousculade surtout...pas vite...dormez...dormez !

  • @Coachrouge :
    Merci, je n'ai pas besoin de me relire. Vous apportez quoi à la discussion monsieur le curé ? Au lieu de m'enjoindre de me relire il aurait été préférable, je crois, que vous répondiez d'abord à mon argumentaire. Laissez faire le rôle du professeur d'école qui renvoit les jeunes à leurs devoirs... cela est infantilisant...pour vous-même.
    À vous de me relire, monsieur, et de bien comprendre que le texte de monsieur s'inscrit sur ce blogue très peu de temps après un regrettable geste sur un terrain de soccer...et, donc...dans ce cadre général...le texte est bel et bien un appel demandant de tout régir au nom de grands principes «bien pensants» dans une perspective pour tenter d'atteindre le risque zéro.
    Décollez vos yeux et votre perspective du sens strict des mots et tentez plutôt de percevoir l'ensemble.

  • @genmar73
    relisez-vous: vous n'avez pas compris l'auteur de l'opinion, et qui plus est, n'a démontré aucune compréhension de la réalité que décris ce monsieur.
    @m. Boisjoly
    Le sport (mineur) devrait servir à l'éducation de l'enfant dans le but de lui apporter de la détente, de l'amitié et de la santé physique afin de le rendre plus apte à vivre en société.
    Souvent le sport mineur est vue comme une copie du sport professionnel où le but ultime est de gagner, sans trop d'égard aux coûts.
    Malheureusement, nos club sportifs sont dominer par des gens à l'esprit hyper-compétitif et ça fait fuire les plus doux.

  • Trois petits points si vous le permettez :
    1- Bien sûr bien sûr, tous les accidents sont très regrettables ;
    2- Le sport n'est, sociologiquement, qu'une représentation socialement acceptable de la confrontation et, ultimement, de la Guerre ;
    3- La violence, sans la banaliser, est partie intégrante de la vie, et ce, depuis toujours.
    J'aimerais de plus souligner que cette propension malsaine à tout vouloir contrôler, encadrer et planifier m'exaspère au-delà des mots. Le risque zéro n'existe pas. Arrêtez d'y rêver ! Un enfant se fait mal en vélo ? Diantre ! vite vite une loi provinciale pour obliger le port du casque à tous les enfants de la Terre !!
    L'être humain est un être de pulsions, d'émotions et, dans ce cadre, tout le monde a besoin d'un exutoire quelconque. Pour certains c'est la peinture, la sculpture et c'est très bien. Pour d'autres, ce sont des sports de compétition, voire de combat.
    Arrêtez de tout vouloir asseptiser svp. Bien entendu qu'il faut encadrer minimalement les choses pour pas que cela ne dégénère mais il y a une limite. Laissons la vie être la vie.
    Tout vouloir contrôler n'est, fondamentalement, que deux choses à mon avis :
    1- Ultimement la peur face à notre propre mort
    et
    2- Le désir de certains bien pensants, qui occupent le haut du pavé dans nos sociétés en mal de repères, de ramener des loups un peu trop puissants à l'état de simple primates dégénérés.
    En terminant, j'en ai soupé des bien pensants qui ne veulent que notre bien...en bout de ligne de quoi accouchent-ils pour notre bien justement ? D'encore plus de contrôle et de retrait des libertés individuelles. De nouvelles lois et règlements.
    Rationnaliser cela comme vous voudrez, si cela est «juste et bon» comme ils disaient dans le temps...de faire ceci et de ne pas faire cela...c'est une chose de le penser et une autre de l'imposer aux autres

  • Nous vivons dans un monde violent.
    Stress au travail, conflits dans le couple, altercations avec des inconnus… Nous sommes tous confrontés à la violence. D'où vient cette agressivité physique ou verbale ? Comment réagir au quotidien ? Quels sont les clefs pour désamorcer les tensions dans notre société ? Cinéma, télévision, bandes dessinées… les médias de toutes sortes sont remplis de violence. Et les efforts de signalétiques n'y changent rien : petits et grands sont submergés par des images de crimes, de guerre, de coups. Faut-il interdire cette surenchère d'explosions et de bagarres ? Quels sont ses réels effets ?
    Oui, notre société est violente.

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