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Une baisse de salaire pour Gomez

J.-François Guay
 

J.-François Guay

Autodidacte passionné

Le ronflant salaire que les Rangers avaient consenti à Gomez, qu'ils ont par la suite réussi à se débarrasser en convainquant le Canadien d'acquérir Gomez, ce même salaire, il hante certainement l'état major du Canadien, qui n'arrive pas à trouver un moyen de larguer le joueur à la dérive, mais il hante également le joueur.

Dix millions la première année.

Le contrat consenti par les Rangers était d'une durée de 7 ans pour 51,5 millions de beaux dollars. La moyenne établie permettant de calculer l'impact sur la masse salariale était de 7,357 millions par année de contrat, même si dans les faits, la répartition de l'argent était différente. Ainsi, Gomez touchait dix millions la première année, huit millions pour les années deux-trois et quatre, pour ensuite descendre à 7,5 millions pour 2011-2012, et dans une moindre mesure, 5,5 millions pour 2012-2013, pour finalement terminer la dernière année de contrat à 4,5 millions. Ça veut aussi dire que le Canadien va encore souffrir pendant deux ans, pour encore 10 millions, alors que l'impact sur la masse salariale pour les deux dernières années de contrat est toujours de 7,357 millions. Espérons seulement que la nouvelle convention permettra au Canadien de s'en sortir, ou dans le pire des cas, que Molson rachète les deux dernières années de contrat.

Ça fait déjà bien des lunes que le joueur ne joue plus à la hauteur du salaire qu'il reçoit et la question est la suivante: combien d'entre nous choisissons de ne pas prendre un poste où les responsabilités sont plus élevées, malgré le salaire lui aussi plus élevé? Simplement parce que nous choisissons une qualité de vie tout en respectant certaines limites que nous nous imposons. Comment pensez-vous maintenant que Gomez a vécu les trois dernières saisons avec le Canadien, principalement par rapport à sa non-production et la réaction des médias et du public en général?

Un calvaire

Chaque jour a dû être extrêmement difficile pour l'être humain qu'est d'abord et avant tout Gomez. J'en suis venu à me demander pourquoi il ne décidait tout simplement pas de renégocier son contrat à la baisse, question de baisser les attentes. Tout le monde sait pertinemment qu'il ne joue pas à la hauteur du salaire qu'il commande. Pourquoi alors ne convient-il pas de diminuer son salaire à un niveau relatif à sa production? Il décuplerait sa qualité de vie par le fait même, à tout le moins dans la ville de Montréal. Sa carrière est pratiquement terminée, et si ce n'était pas de l'état-major du Canadien qui refuse de jeter l'argent par les fenêtres, comme l'on fait les Rangers en laissant Wade Redden dans les mineures, il y aurait longtemps que le petit joueur du Canadien aurait changé d'adresse.

Deux millions par année, et tout le monde arrête de parler de Gomez? Non, c'est déjà trop tard, il aurait dû prendre cette décision depuis un certain temps. Les pro-syndicats me diront que l'association des joueurs ne laisserait jamais une telle chose se produire. Je ne répondrais simplement que lorsqu'un joueur chercher à trouver un moyen d'être heureux à nouveau et vivre normalement, tous les moyens sont bons.

Dans intervalle, bonne chance à Gomez qui est retourné jouer avec l'équipe où il a remporté le championnat des pointeurs lors du dernier lock-out. Oui oui, le championnat des pointeurs de cette ligue... ça paraît à peu près incroyable n'est-ce pas?

Effectivement, c'était en 2004-2005, à une autre époque.

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Commentaires (2)

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  • Bien d'accord, un peiit deux millions par année et on n'en parle plus. J'aimerais bien qu'on m'en donne autant et je n'en parlerais plus ! Franchement, ce qu'il faut lire parfois.

  • Il n'a pas demandé à renégocier son contrat simplement parce que pour lui, le nombre de dollars qui rentrent compense largement "la perte de sa qualité de vie". Il a choisi d'être "malheureux" quelques années, en fin de carrière justement, pour en amasser un maximum pour finir ses jours, les deux pieds sur la bavette d'un poêle en or à Anchorage.
    Vous savez, il y a beaucoup de gens au salaire minimum ou de la classe moyenne qui se font autrement varloper par leurs patrons comme par leurs clients, tous les jours. Il faut quand même relativiser la perte de "qualité de vie" de Gomez.

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