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L'affaire Petraeus: tempête dans un verre d'eau ?

Sylvain Boisjoly
 

Sylvain Boisjoly

Les États-Unis sont (encore) aux prises avec un scandale sexuel de grande envergure. La désormais célèbre Petraeus défraie les manchettes depuis plusieurs jours déjà et mon petit doigt me dit qu'on n'a pas fini d'en entendre parler.

Une histoire qui nous fait penser bien sûr au scandale impliquant la stagiaire Monica Lewinsky et le président des États-Unis d'alors, Bill Clinton. Entre vous et moi, j'ai de la difficulté à bien comprendre le pourquoi de ce scandale. Bien sûr, le monsieur en question est ou était directeur de la CIA. Mais en quoi cela peut-il déranger autant de monde que ce monsieur ait eu une relation extra-conjugale avec sa biographe?

S'il avait mis, de par cette relation, la vie de milliers de personnes en péril, peut-être aurait-il raison de démissionner. Peut-être à ce moment-là, la population aurait-elle raison de s'offusquer. Mais à ce que je sache, jusqu'à présent, ce n'est pas le cas. Peut-être y a-t-il quelques secrets cachés sous la couverture, on ne le sait pas. Mais jusqu'à présent, il n'y a pas dans cette histoire, de quoi fouetter un chat.

Bien sûr, avoir des relations extra-conjugales est, encore aujourd'hui, considéré comme immoral. Et quand on s'appelle David Petraeus, et qu'on occupe le poste de directeur à la CIA, c'est presque mortel. Mais, on en conviendra, le directeur de la CIA n'est pas nécessairement un candidat à la canonisation et on est souvent prêt à lui pardonner certains écarts de conduite. Mais de là à démissionner? Je ne sais pas. Clinton, après le scandale Lewinsky a-t-il été un moins bon président? Je ne crois pas. Alors je vous le demande, entre vous et moi, cette histoire a-t-elle de quoi en faire tout un plat?

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Commentaires (4)

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  • La découverte par le FBI de 20 000 à 30 000 pages (!) de correspondance de courriels «inappropriés» entre le général John Allen et Mme Jill Kelley, une amie du couple Petraeus et proche des militaires, est inquiétant à plus d'un titre.
    Fort loin de n'être qu' "une affaire privée " cette histoire démontre la fragilité et l'instabilité d'hommes en charge de lourdes responsabilités et nommés à ces postes peut-être trop légèrement.
    Au Canada, les crimes d'un psychopathe commandant la base de Trenton nous restent en mémoire.

  • Ce n'est pas seulement la liaison de Pétraeus qui est en cause. C'est l'implication aussi du plus important haut gradé, le général Allen, à la veille de diriger les armées en Afghanistan.
    L'enquête du Pentagone sur des échanges de courriers électroniques entre le général Allen et une certaine Jill Kelley, la femme qui s'estimait victime de harcèlement par l'ancienne maîtresse de David Petraeus signale des milliers de courriels envoyés.
    Que les deux plus puissants officiers américains, l'un dirigeant la CIA, l'autre les armées combattantes du Moyen-Orient se fassent prendre "les culottes baissées" en relation avec deux femmes ensevelies de courriels se faisant " la guerre " entre elles, c'est du plus haut cocasse et cela mérite qu'on s'en inquiète au Pentagone !

  • Moi aussi je trouve un peu sévère de démissioner pour une affaire privée. Qui sait, dans certains couples, c'est toléré ou réciproque.
    Cependant, peut-être que cette histoire le laisse ouvert à du chantage, car il n'a pas que des amis, qui pourrait mettre en danger sa capacité de bien occuper son poste. Et enfin, quand la vie privée va mal, très mal, il est difficile de bien faire son travail. Je suis sure qu'il était au courant des risques de ses actions, connaissant bien la tolérance des américains pour ce genre de comportement.

  • Pour ma part, tant que : 1- ses histoires personnelles ne nuisent pas à l'accomplissement de son devoir de directeur et 2- qu'il ne divulgue rien à ses maitresses, il peut bien faire ce qu'il veut de ses temps libre. À lui d'arrenger ça avec sa femme. Ça c'est pour le premier degré.
    Toutefois, si on pousse plus loin, comme l'adultère est mal perçu dans la société, le fait pour lui de s'engager dans ce type d'activité pourrait hypothétiquement faire en sorte qu'un individu ou un groupe d'individus puissent se servir de cela et d'autres choses pour avoir «un levier»(«blackmail») sur lui...et compte tenu de ses fonctions, cela ne doit pas arriver.
    Il doit donc démissionner mais pas parce que c'est «immoral» d'avoir une maîtresse.

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