Des enfants, utilisés par les soldats comme boucliers humains pour se protéger des attaques rebelles, des arrestations et de la torture d'enfants (mutilation, viol et autres sévices corporels innommables) perpétrés dès l'âge de 8 ans par l'armée régulière, rapporte l'ONU. Human Rights Watch (HRW) rapporte le cas de quelque 1000 enfants morts durant le conflit qui dure depuis plus d'un an déjà.
8000 morts, 15 à 20 000 détenus opposés au régime et autant de Syriens ayant fui le pays. Des militaires, du soldat au haut gradé, désertent l'armée, sans se retourner ou font sécession, appuyant les manifestants.
Pointés du doigt par la HRW, les forces loyalistes, mais également d'autres groupes opposés à l'armée officielle, soit, entres autres, l'Armée syrienne libre (ASL) qui elle aussi, recrute beaucoup d'enfants-soldats.
- Mise en garde au président Bachar el-Assad par les États-Unis : «nous découvrirons ceux qui perpètrent des crimes contre l'humanité et nous les tiendrons responsables...»
- L'ONU, selon certaines sources, reculerait devant la violence des combats par raison de sécurité pour leurs troupes, mais discutait samedi dernier à Genève avec les cinq grands membres permanents (Royaume-Uni, France, Russie, États-Unis, Chine, ainsi qu'avec la Turquie et la Ligue arabe). «On doit CESSER LE FEU !»
- La France envoie son directeur politique en Russie pour discuter de la crise. La Russie et la Chine accusent les «Occidentaux» de ne pas respecter les termes de la trêve discutée.
Et pendant ce temps, le peuple souffre et souffre et souffre à l'agonie!
Bachar el-Assad est le plus jeune fils de l'ex- président Hafez el-Assad (1930-2000). Brillant étudiant, il décroche un doctorat en médecine et pratique l'ophtalmologie de 1988 à 1992. Bassel, le fils aîné devant prendre la relève du père, Bachar se marie et se spécialise en ophtalmologie à Londres. Bachar avait trouvé sa voie, n'ayant pas de visée politique. Puis, le vent tourne. Bassel perd la vie sur la route en 1994.
De fil en aiguille, médecin, Bachar devient colonel. À 34 ans seulement, sans y avoir été vraiment préparé, il s'assied dans la chaise de général en chef des forces armées à la mort de son père. Le 10 juillet 2000, le peuple syrien acclame le nouveau président de la République, ce peuple si avide de démocratie nouvelle.
Pour remplir ses promesses, Bachar plaît aux électeurs et l'atmosphère se détend, se décrispe... jusqu'à ce le fantôme de son père et des membres radicaux de l'État sonne la fin de la récréation.
«Vous avez mal interprété mes promesses», dira Bachar à ses électeurs. Et arrive, mars 2011, le PRINTEMPS ARABE. Manifestations, cris, À BAS LE PARTI BAAS ! On exige le départ d'el-Bassar. Légères concessions, importantes répressions, Bachar adopte la ligne dure et fait la sourde oreille à toute la communauté internationale, effrayée de tant de violence et de morts innocentes.
Une communauté internationale qui converse, tergiverse, se disperse, transverse, et retraverse ni à gauche ni à droite ni devant ni derrière et pendant ce temps, la guerre civile, cruelle, assassine, se dessine. Quel affreux tableau !
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