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Tuer l'Amérique en douce

François-Xavier Clément
 

François-Xavier Clément

Auteur et cinéaste

Un des films les plus attendus de 2012 débarque sur nos écrans avec le titre flatteur : « Sélection officielle compétition Festival de Cannes ». Également, favori dans la prochaine course aux Oscars, Killing Them Softly arrive avec l'étiquette de "film à voir".

Cinq ans après la sortie de sa vision de l'assassinat du cowboy Jesse James, l'auteur-cinéaste Néo-Zélandais Andrew Dominik présente sa version du roman Cogan's Trade de George V. Higgins, publié en 1974.

Dominik fait encore appel à Brad Pitt pour tenir le rôle principal. Pitt qui a maintenant le luxe de choisir ses apparitions au cinéma, coiffe également la casquette de producteur. Ce dernier incarne Jackie Cogan une sorte de justicier du crime organisé engagé pour trouver les coupables du vol de la cagnotte d'une partie de poker privée entretenue par la pègre sous l'égide de Marky (Ray Liotta).

Vol perpétré par deux petits malfrats embauchés par un propriétaire de buanderie véreux qui, sachant que depuis que Marky s'est vanté d'avoir déjà volé avec succès sa propre soirée de poker à haute mise, le blâme tombera sur lui.

Le ton du film est celui d'une autre époque, inspiré indubitablement par le cinéma américain des années 70. Au plan esthétique, les scènes de pure violence du film sont intrigantes à souhait; à n'en point douter, le réalisateur s'amuse ici! Ce sont les scènes les plus stylisées qui portent le plus. Néanmoins, cette mise en scène s'avère maligne lorsqu'elle est usée à la corde. Cette stylisation de la violence la rend très peu dérangeante, voire artistique. Nul besoin de signature distinctive forcée pour mettre sa réalisation en valeur.

À travers cette histoire de règlement de compte, Dominik oublie une chose très importante en cours de route, l'émotion du spectateur. Qu'on soit pour ou contre les actions des personnages principaux, ça n'a aucune importance, ce qui en a par contre, c'est d'offrir au spectateur la chance de s'intéresser à leurs quêtes. Or, sur le simple plan de cette trame narrative, c'est mince, très mince. Quoi qu'il en soit, cette laconique intrigue est-elle suffisante pour susciter l'intérêt du spectateur pendant la totalité du récit?

Pour y pallier, Dominik saupoudre son scénario des méandres de la société capitaliste américaine. Campé en 2008, la plus récente crise économique agit ici comme trame de fond et pratiquement comme le troisième personnage absent de l'écran, mais dont sa présence est s'y importante au récit.

Cela donne certes une plus value au récit, mais c'est loin d'être suffisant. D'ailleurs, les discours télévisé et radiophonique de Georges W. Bush et de Barack Obama sonnent trop souvent plaqué.

Le film amène dans son scion un buzz venu de Cannes. À l'instar de Drive de Nicolas Winding Refn paru l'an dernier, la bande-annonce laisse présager un film comportant beaucoup plus d'action qu'il n'en est en réalité. Alors, voilà pour l'avertissement, les spectateurs ne pourront pas se dire dupés par ce thriller extirpé de tout élément de suspense possible. L'auteur-cinéaste veut faire passer son message, il en oublie son public.

Le film s'avère un pétard mouillé, malgré une distribution des plus alléchantes avec Tony Sopranos lui-même James Gandolfini, M. Goodfellas Ray Liotta et Richard Jenkins, mais également l'Australien Ben Mendelsohn, révélé sur la scène internationale dans Animal Kingdom (à voir pour les friands de films sur la pègre).

La tentative était louable, même attrayante, néanmoins le résultat en est tout autre. Quelques répliques assez désopilantes emplie de cynisme ici et là, mais insuffisante pour racheter le tout.

Quel sera le dénouement de l'histoire? Convenu et pour être bien honnête on s'en fou, de la même manière que le cinéaste d'ailleurs.

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Commentaire (1)

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  • Vos fautes d'orthographe et de syntaxe, vraiment trop nombreuses pour un texte destiné à la publication, suscitent chez moi un malaise évident et dament le pion à votre propos. Vous arrive-t-il de vous relire?

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