Image d'un ordinateur portable

Des citoyens sélectionnés pour la pertinence de leurs propos Icone tooltip

Fiscalité et complexité

François Goudreau
 

François Goudreau

Violoniste, concertiste et enseignant

L'État québécois. Certains diront que l'État pour être exempt de manquements à l'éthique doit être plus structuré, plus de fonctionnaires, de lois, etc.

Dans plusieurs pays reconnus pour leur sens de l'éthique et une saine gestion des finances publiques, l'État est réduit à son minimum. C'est une question de culture.

Au Québec, l'État est gigantesque, les syndicats omniprésents et la collusion malheureusement semble bien répandue...

Notre province est fière à juste titre de ses programmes sociaux. Le délicat problème du financement de ces programmes ne réside pas dans une fiscalité accrue mais une diminution de la taille d'un État obèse.

La simplification de la fiscalité, l'élimination des abris fiscaux, un taux d'imposition unique sans déductions fiscales et une diminution des taxes redonnerait les liquidités nécessaires à la population pour participer davantage à l'activité économique, augmenter les revenus de l'État tout en permettant de préserver nos programmes sociaux et diminuer substantiellement la dette.

L'indexation annuelle de la participation à certains programmes permettrait également de restreindre l'augmentation des coûts.

La nationalisation de nos ressources naturelles permettrait un meilleur contrôle des revenus générés et une meilleure redistribution.

La complexité de la fiscalité coûte très cher à la population et au gouvernement. Il n'y a pas que le travail au noir et l'évasion fiscale des grosses compagnies ou des plus nantis qui privent le gouvernement de revenus essentiels au maintien de nos avantages sociaux.

Peut-être que la simplicité nous permettrait enfin d'y voir plus clair?

Impôt fixe de point de pourcentage pour les revenus au-dessus du seuil de pauvreté.

Bonifier les programmes sociaux les plus importants. (Assurance-médicament et maladie, allocations familiales, soins dentaires et optométriques, aidants naturels).

Se concentrer sur la simplicité mais un contrôle sévère de la fiscalité et des impôts.

Réduire la taille de l'État par les départs à la retraite, l'attrition, mais ajouter les ressources là où c'est nécessaire. (soins de première ligne en santé, ministère des Transports et de l'Éducation, entre autres).

Abolir les nombreuses structures coûteuses et programmes complètement inutiles.

Acheter les médicaments avec le reste du Canada afin de diminuer les coûts qui augmentent trop vite, ajouter les soins dentaires de base à l'assurance-maladie ainsi que certains soins optométriques.

Contrôle plus sévère de l'Environnement.

Péages sur toutes les autoroutes, affecté seulement au maintien et à l'amélioration des infrastructures.

Élections proportionnelles à date fixe.

Loi nationale interdisant les déficits des municipalités et villes ainsi que du gouvernement, sous peine de mise en tutelle ou d'élections, ainsi que de poursuites au civil ou au criminel des élus concernés, selon le cas.

Obligation pour l'État d'établir un salaire minimum supérieur au seuil de la pauvreté pour une semaine de travail de 35 heures.

Obligation pour l'État de construire le nombre nécessaire de logements sociaux.

Restructurer la RRQ pour assurer un fond de retraite décent aux citoyens, avec contribution obligatoire et éliminer éventuellement les fonds de retraite privés, sauf pour les entrepreneurs, travailleurs autonomes ou les mieux nantis.

Les taxes ou l'impôt? Un peu des deux, mais dans une juste part pour tous. Ne pas pénaliser la réussite ou la prospérité, de toute façon la contribution sera conséquente.

C'est simple, peut-être trop... Misère, les commentaires désagréables que je vais recevoir!

Partager
Image d'un ordinateur portable

Des citoyens sélectionnés pour la pertinence de leurs propos Icone tooltip


Commentaires (5)

Commenter cet article »

  • Le probleme, c'est qu'on ne peux pas réglé des problemes complexes avec des solutions simples. Un impot unique, si on veut garder la même rentabilitée, va entrainer une augmentation pour les pauvres et une diminution pour les riches. Des élections proportionnelles, ca serait une bonne idée si ca n'affectait pas la représentativitée des régions (on aurait qu'a séduire les gens de montréal pour avoir 50% du vote...).
    Idéalement, si on a pas d'argent, il faut augmenter les revenus ET diminuer les depenses. Le problème, c'est que quand on regarde comme il faut plusieurs programmes sociaux ou on pense couper (je pense aux garderies a 7$ par exemple), on se rend compte que c'est un programme payant pour l'état et que celle ci perdrait de l'argent. Comme je disai, c'est beaucoup plus complexe que ca en a l'air. En fait, a toute les fois que je lis sur le sujet, je me rend compte que je ne conaissai pas grand choses!

  • Merci de la précision concernant la Norvège et la Suède. Désolé si j'ai pu paraître abrupte (j'ai relit mon message et ça manque de netiquette justement!).
    Bertrand Toupin

  • Je n'ai pas laissé entendre qu'un État réduit (en nombre et structure) soit nécessairement exempt de règles strictes, vous avez subodoré cela. J'ai mentionné sans les nommer des pays où l'État est réduit mais efficace et qui font preuve d'un sens de l'Éthique remarquable et reconnu. Puisque vous souhaitez que je précise, Je faisais allusion à la Suède et à la Norvège, en particulier. Je vous conseille à ce sujet de rechercher des reportages sur les sites de Radio-Canada et sur Youtube, entres autres.

  • "Dans plusieurs pays reconnus pour leur sens de l'éthique et une saine gestion des finances publiques, l'État est réduit à son minimum. C'est une question de culture."
    Quand on commence un texte avec ce genre de paragraphe, on s'attends à avoir des exemple. Sinon, c'est de la bouillie pour les chats.
    Je pourrais donner des contre-exemples à votre affirmation : Les États-Unis. Pas beaucoup d'éthique dans le milieu des affaires (tel que démontré par la crise de 2008) et peu de règlementation. Autre exemple? La Grande-Bretagne. Mêmes explications.
    Quel sont vos pays qui ont peu de règles et où l'éthique est importante?
    Merci de nous éclairer!
    Bertrand Toupin

  • Tres bon texte. Je suis tout à fait d'accord avec votre opinion.

Commenter cet article

Vous désirez commenter cet article? Ouvrez une session | Inscrivez-vous

 

Veuillez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

publicité

publicité

la liste:9856:liste;la boite:1830524:box; Le tpl:300_op-articles-photos.tpl:file;

LE CERCLE LA PRESSE >

Des citoyens sélectionnés pour la pertinence de leurs propos Un groupe de commentateurs citoyens qui profitent d'une vitrine exceptionnelle sur l'accueil du site web. Les membres sont sélectionnés par la salle de rédaction pour la pertinence de leur propos, leur expertise, le style et la qualité de leur écriture.

Participez

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

image title
Fermer