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D'outre-tombe, une entrevue avec Réal Caouette

Martin Léveillé
 

Martin Léveillé

L'ancien chef créditiste Réal Caouette.

Archives Le Soleil

L'ancien chef créditiste Réal Caouette.

Réal Caouette, garagiste d'Amos devenu homme politique canadien, fut député (1946) et ensuite chef du Parti Créditiste du Canada jusqu'à sa mort en 1976. Souvent critiqué pour ses opinions fracassantes, ayant comparé ses théories économiques à celle de Benito Mussolini, ou ayant suggéré que les leaders du FLQ devraient passer au peloton d'exécution; ce coloré personnage a accepté de nous donner une entrevue en direct de l'au-delà.

- Monsieur Caouette, merci d'avoir accepté notre invitation.

- Mais... de rien.

- Si vous le permettez, nous irons droit au but. D'après mes documents, c'est en 1939 que vous avez adopté les théories de C. H. Douglas, le crédit social. Pourriez-vous élaborer?

- Le crédit social est d'abord et avant tout une philosophie chrétienne appliquée à l'économie, une forme de dividende social. Pour les détails, je vous conseille Wikipédia. Vous verrez que le «théorème A+B» est de plus en plus actuel!

- Corrigez-moi, si je me trompe, mais créer de la monnaie sur une base régulière n'est-ce pas là la voie vers l'hyperinflation?

- Vous savez, tout est une question de contexte. Et depuis mon décès, Dieu sait que j'ai eu l'occasion d'y réfléchir. À l'époque, mes
détracteurs n'avaient pas tort. Dans les années soixante-dix, alors que l'on vivait une période inflationniste, l'application du crédit social aurait été une catastrophe de proportion biblique, si vous me passez l'expression!

- Et en quoi la situation actuelle est-elle différente?

- Tout d'abord il n'y a pas d'inflation, en fait il y a même certains signes de déflation. Et ensuite... eh bien, on le fait déjà!

- On applique le crédit social?

- Non pas du tout. Il s'agirait plutôt de crédit corporatif. Depuis la crise financière de 2008, la banque centrale américaine a littéralement créé 2000 milliards de dollars. Et la banque centrale européenne a fait de même, ajoutant plus de 1000 milliards d'euros dans le système depuis 2010.

- Cela était nécessaire, non ?

- Sur le coup, la réponse est oui. Du moins ce qu'on a appelé le «T.A.R.P.», et les divers plans de sauvetage. Ceux-ci ont permis à plusieurs compagnies de survivre à la crise, et ainsi à limiter le nombre de chômeurs. Mais le QE2 et l'Opération Twist sont plus discutables.

- Pouvez-vous m'expliquer un peu les QE ou plus précisément le « Quantitative Easing » ?

- Certainement. Les banques détiennent des obligations du gouvernement, soit en tant que réserve, ou comme placement. La «Fed's», la banque centrale américaine, en appuyant simplement sur un bouton, achète ces obligations et comme par magie de l'argent apparaît dans les livres des institutions bancaires. Cette injection avait comme but d'ajouter de la liquidité dans le système, et de permettre aux banques de prêter à nouveau, et de relancer l'économie. Mais voilà le hic, les banques ont plutôt préféré acquérir des titres à risque, tel que actions et autres véhicules financiers. Est-ce que l'économie a repris? Non. Est-ce que le chômage a baissé? Pas vraiment. La bourse, depuis le creux de mars 2009 par contre...

- Si vous étiez à la place de M. Bernanke, que feriez-vous ?

- Ma première mesure serait de remettre sur le marché 1000 milliards d'obligations (soit la moitié de celles rachetées aux banques), par étapes ou d'un seul coup, grâce à une entente avec les Chinois. Ensuite on émettrait un chèque de 3333$ à chacun des 300 millions d'Américains. Une opération neutre en termes de masse monétaire et qui devrait stimuler la consommation et créer de l'emploi. Ceux-ci pourraient choisir de diminuer leurs dettes... Les banques ne font pas le travail, le peuple le fera.

-Autre chose à ajouter ?

- Non, sauf : «Au revoir, bonne chance, et on verra !»

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Commentaires (12)

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  • Voir : http://amateurdebeauxchars.forumactif.com/t3321p75-les-anciens-dealers-mopar-du-quebec
    Le nom du garage de Réal Caouette en 1976. Garage Joyal Ltée ,un ancient dealer de Mopar,ils y vendaient les voitures Dodge Chrysler.
    http://amateurdebeauxchars.forumactif.com/t3321p75-les-anciens-dealers-mopar-du-quebec

  • Ah! Vous apportez là de très bons points et soulevez d'importantes questions. Des questions qui méritent d'être posées. Voilà ce que j'appelle un commentaire constructif.
    Bien à vous,
    Le Dernier Des Créditistes

  • @LeDernierDesCreditiste
    Je suis bien d'accord avec vous sur le fait que les événements économiques et financiers s'inscrivent dans un continuum. Et plusieurs partagent un désir de changement structurel du système. Ron Paul, qui est libertarien et non pas créditiste, abolirait la « Fed's» demain matin, et il n'est pas le seul. Le système actuel et les cycles de crédit sont en fait un énorme balancier qui s'auto régule la plus part du temps (la trappe à liquidité étant la grosse faiblesse du système)... mais ce balancier va souvent trop loin (bulles et crash se suivent à différents rythmes). Il est aussi vrai que le créditisme a souvent été mal interprété et indument critiqué. Le problème est double. Tout d'abord le système en place fera toujours tout en son pouvoir pour empêcher tout changement. Et comme toutes les décisions économiques sont d'abord et avant tout question de perception... Supposons donc un instant que le Crédit Social prend le pouvoir durant une période de forte inflation. La perception générale, fondée ou non, aurait vu cela comme jeter de l'huile sur le feu. Et c'est une de ces prophéties et qui ce serait auto réalisée, les gens par peur aurait vendu des dollars, celui-ci aurait baisser... vous connaissez la suite. Le deuxième « problème » du créditisme est qu'il n'a jamais été vraiment testé dans la réalité. Sur papier c'est une chose. (Il y a certes des problèmes, comme l'évaluation et la quantification exacte de la production, l'économie de services et maintenant l'économie virtuelle, se prêtent moins bien à l'exercice... ce n'est pas comme compter des voitures à la sortie de l'usine. Mais rien dans tout cela n'est insurmontable) Bref, ce qui manque c'est une preuve de concept. Un petit pays, l'Islande vient immédiatement à l'esprit, pourrait faire office de cobaye. Et si cela était concluant, alors là tous les espoirs vous seraient permis.

  • Les propositions du Crédit Social, contrairement à ce que ses détracteurs et leurs caricatures ont pu laisser sous-entendre, ne consistent pas à « imprimer de l'argent ». L'image véhiculée des créditistes s'apprêtant à faire fonctionner à toute allure la « planche à billets » ne vise qu'à discréditer les théories monétaires du Crédit Social et - dans une optique plus large - toutes les théories de réforme monétaire visant à redonner à la société son droit régalien et fondamental de battre monnaie.
    Les détracteurs et les opposants au Crédit Social et à tout type de réforme monétaire sont toujours les premiers à crier à l'inflation et à l'hyperinflation, sans comprendre que c'est le système monétaire actuel - et non le Crédit Social - qui repose essentiellement sur une augmentation de la masse monétaire constante et sur l'inflation pour se maintenir.
    Sans croissance constante de l'économie et de la masse monétaire, sans inflation, notre système s'écroulerait de lui-même. Il n'y aurait tout simplement plus assez d'argent en circulation - ni de vélocité assez forte - pour permettre à tous d'honorer leurs engagements et leurs dettes. Sans croissance constante et continue de notre masse monétaire, dans le système d'argent-dette actuel, les banqueroutes et les faillites seraient mathématiquement inévitables, entraînant avec elles une contraction du crédit d'autant plus grande qu'elles seraient nombreuses. Cette contraction du crédit rendrait l'argent d'autant plus rare et une spirale déflationniste s'en suivrait.
    Il n'existe pas de « situations » ou de « contextes » dans lesquels les théories monétaires du Crédit Social pourraient ou ne pourraient pas être appliquées. Un retour à une monnaie saine, émise sans charge d'intérêt par notre société dans le but d'auto-financer notre production et s'adossant directement à la valeur des biens, des services et des infrastructures créés peut se faire en toute circonstance. Il n'est jamais trop tôt, jamais trop tard pour cela. Par contre, il est vrai que la nécessité d'une telle réforme devient plus visible en temps de crise où il y a un manque évident de liquidité dans le système.
    Le Crédit Social n'est pas une politique, c'est un système à part entière.
    Vous semblez regarder et analyser le cycle et la réalité économique en « tranches ». Comme si les événements d'hier n'avaient aucun lien avec ceux d'aujourd'hui. Les « bulles » et les distorsions du marché comme n'ayant aucun lien avec le crash et la crise qui suit. Pourtant, l'un ne va pas sans l'autre. L'un engendre l'autre. Le cycle économique est calqué sur le cycle du crédit. C'est la nature de notre monnaie et la nature de notre système bancaire qui rendent ces fluctuations drastiques dans la masse monétaire possibles.
    Certains voient en l'inflation une « taxe cachée », d'autres verront en la déflation une « dividende » aux épargnants et donc un phénomène souhaitable. Mais, ils ignorent la nature de notre monnaie. Si le crédit provenait réellement de l'épargne et que l'on fonctionnerait sur des réserves « complètes » - ce que M. Caouette avait d'ailleurs déjà proposé en chambre ! -, ce serait une autre histoire. Par contre, il doit y avoir dans un tel scénario, une possibilité d'expansion monétaire pour les besoins de productions et de développement. Il ne faudrait pas, alors, suivre les recommandations des autrichiens, mais plutôt d'Irving Fisher où l'État pourrait fournir les liquidités nécessaires aux banques, moyennant un certain intérêt!
    Pour terminer, je ne crois pas que le Crédit Social revivra. J'entends par là, une résurrection intégrale de la doctrine de Douglas. Par contre, les théories de réforme monétaire vivront très certainement, surtout que le contexte est propice à sa compréhension !
    Par contre, ceux qui la défendront ne seront probablement pas ceux à qui vous pensez... Ce ne seront pas des « créditistes » à proprement parler, mais des nationalistes et eurosceptiques. Un grand nombre d'eurosceptiques en Europe défendent déjà certaines idées de réforme monétaire. Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen - qui dit avoir « repris le flambeau d'Allais -, le parti national britannique ( BNP ) et d'autres ont déjà pris la parole à ce sujet... L'on verra bien !

  • @LeDernierDesCreditiste
    Bonjour et merci de participer au débat, mais soyez rassuré vous n'êtes surement pas le dernier des créditistes.
    Tout d'abord, si j'avais voulu ridiculiser M. Caouette, j'aurais pu «chertes» le faire «fachilement», mais je m'en suis abstenu.
    Pour ce qui est des mensonges et faussetés, en effet je dois admettre, comme le faisait remarqué nursecloclo, que M Caouette opérait une station-service non pas à Amos, mais bien à Rouyn-Noranda.
    Pour ce qui est du reste, il y a autant d'écoles de pensée économique qu'il y a d'économistes ! Non, ce n'est pas une science exacte; et d'ailleurs à ce titre, le lien vers wikipédia résume efficacement la doctrine créditiste, si vous y trouvez des erreurs, libre à vous de les corriger.
    Pour ce qui est d'être fidèle au personnage, dont à travers les supposées paroles, je critique en fait la Fed's et son efficacité et non pas l'inverse comme vous semblez le suggérer. Si vous croyez sincérement qu'imprimer de l'argent pendant une période où on a de l'inflation à deux chiffres (les années 70), et cela peu importe la formule sur laquelle on s'appuie est une bonne idée... et bien vous êtes un pur et dur !
    Et pour finir M Caouette dans la supposée entrevue ne défend pas du tout la Fed's (et oui je suis tout à fait informé de son fonctionnement), il admet toutefois qu'au plus fort de la crise et fallait tout faire pour arrêter la spirale, sinon le chômage aurait exploser.
    Le crédit social a véritablement pris son essor suite a la crise des années 30, moment où les É-U connaissait la première trappe à liquidité de leur histoire. Comme ils vivent présentement leur deuxième, je ne serais pas le moindrement surpris que la doctrine créditiste revienne au goût du jour :-)

  • @nursecloclo Merci pour cette précision.

  • On ne peut dire que je suis très « épaté » par le travail de l'auteur de cet article...
    Ridiculiser, à tort, une personnalité publique vivante est une chose... en ressortir une « d'outre-tombe » pour salir sa mémoire en est une autre... surtout lorsqu'on ne comprend pas ne serait-ce qu'un iota de la doctrine politique et économique de cette personne...
    Il y a tellement de mensonges et de faussetés dans cet « article » que je ne sais où commencer...
    Le Crédit Social, contrairement au système monétaire actuel reposant sur des réserves fractionnaires, n'est pas inflationniste. Ceci est le premier et le plus grand mensonge que l'on a dit et répété à propos du Crédit Social. Non seulement, C.H. Douglas l'avait-il démontré dans ses écrits, mais de nombreux économistes modernes, dont le seul Prix Nobel d'économie français Maurice Allais, l'ont également démontré maintes et maintes fois.
    Bien sûr, Maurice Allais était - malgré le fait qu'il avait reçu la plus haute distinction en la matière - un « paria » de la vie politique moderne. Donc, bien évidemment, son opinion n'a aucune importance.
    Réal Caouette, en tant que créditiste véritable, n'aurait JAMAIS accepté ou défendu les politiques de la FED américaine et, encore moins, les plans de relance. Pire, les créditistes étaient FERMEMENT opposés à l'existence de la banque centrale fédérale américaine. Puisque, comme vous l'ignorez probablement, la « réserve fédérale » n'est ni fédérale et n'a pratiquement aucune réserve. Notre système monétaire donne le droit à un cartel de banques commerciales privées d'émettre du « crédit » reposant uniquement sur des réserves fractionnaires des dépôts. Les banques centrales, elles, n'ont même pas de telles « règles » à suivre pour émettre de la monnaie. Elles le font lorsque ces mêmes banques « manquent de liquidité » ou lors d'achat de bons du trésor.
    Dans un tel système, la majorité de la masse monétaire n'est rien d'autre que du crédit bancaire et, l'état se voit privé de son droit régalien de battre monnaie. Il doit donc s'endetter auprès de banques privées qui, comme vous l'avez bien dit, « en appuyant simplement sur un bouton, achète ces obligations et comme par magie de l'argent apparaît dans les livres des institutions bancaires »...
    Sur quoi repose la valeur de cet « argent neuf » ? Comme l'avait déjà dit M. Eccles - ancien président de la réserve fédérale - cet « argent neuf » destiné à acheter des obligations du trésor s'adosse directement à la valeur du « crédit gouvernemental »...
    En d'autres mots, si le « crédit gouvernemental » est suffisant pour permettre au trésor d'émettre une obligation, elle devrait l'être également pour émettre de la monnaie !
    Mais, comme tout l'argent - la totalité de la masse monétaire - en circulation dans l'économie n'est que crédit bancaire et ne peut être émise que par des banques privées à laquelle des charges d'intérêt y sont rattachées, l'on comprend vite pourquoi toutes les nations du monde, tous leurs paliers de gouvernement, tout leur secteur public et l'ensemble des peuples du monde sont endettés à un si haut niveau.
    Le rêve du Crédit Social et de Réal Caouette était d'adosser la monnaie directement aux biens et aux services - à la richesse physique et matérielle - qui a été créés par le biais de son émission. Et de faire en sorte que les réalités monétaires et financières soient en adéquation avec les réalités physiques et matérielles. Dans un tel scénario, non seulement, l'argent ne serait pas retiré de l'économie productive pour l'intérêt d'une « élite » politico-financière, mais tout processus d'inflation serait également impossible !

  • @Catdor Malheureusement ce n'est pas possible, car la Grèce ne contrôle pas sa propre monnaie et a des problèmes structurels beaucoup plus complexes.
    @Matelot2 Pourtant M. Caouette m'a semblé très cohérent avec lui-même :-) Mais en dehors du dernier paragraphe, la suggestion de M. Caouette de faire un chèque à chaque américain, les autres affirmations ne sont que des faits que l'on ne peut pas vraiment mettre en doute. Et en ce sens, qualifié le tout de foutaise me semble un peu (hum, comment rester politiquement correct...) de mauvaise foi comme dirait ce brave Réal. Pour ce qui est du diable, il a décliné toutes mes demandes d'entrevue... LOL.

  • Bonjours et mille mercis à vous pour m'avoir (puissiez-vous me «passer» l'utilisation de...) éveillé. J'ai aimé et apprécie votre approche «outre-tombe». De connaissances très limitées en matières dites économiques, votre article m'a interpellé et nourri. Pour ce que j'en ai saisi et comprends, l'approche de Monsieur Caouette gagnerait actuellement des galons et plus ? Exact? Dans «ma» logique: oui. Là où j'en arrache dans ce fait de société, c'est celui de subventionner l'excès et ceux qui l'ont pratiqué. L'affaire des «subprimes» n'est-elle pas exemple de citron pressé à outrance où même une certaine moralité en a pris pour son rhume et voilà maintenant que c'est «le» peuple qui subventionne à même ses taxes et impôts. Lorsque je lis ou entends «économie surchauffée», je pense à SURCONSOMMATION EXCESSIVE. C'est beaucoup dire. Oui, une partie de la population est tombée dans le panneau de ce capitalisme où il n'y avait AUCUNE mais AUCUNE limite. Le seul langage prévalant: «MONEY TALKS...period» «L'ARGENT PARLE...point final» Oui, avec les résultats. La ligne est mince entre corruption et valorisation. Quelle(s) valeur(s) ou sur quelle base de valeurs cette affaire de «subprimes» reposait-elle? Exact que «La modération a bien meilleur(s) goût(s)? Difficile de vivre sainement en ÉQUILIBRE...
    Merci Monsieur Léveillé que je lis pour la 1ère fois et je m'en porte que mieux.
    Mes respects,
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - écrivain publié «en devenir»

  • Pour votre information monsieur Réal Cayouette était propriétaire d'un garage à Rouyn-Noranda.

  • Un seul mot pour décrire le tout : Foutaise.
    Et puis c'est le diable qui s'est emparé de lui ! LOL

  • Est-ce que la recette fonctionnerait pour la Grèce ?

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