Image d'un ordinateur portable

Des citoyens sélectionnés pour la pertinence de leurs propos Icone tooltip

Les Indignés Autochtones

Georges LeSueur
 

Georges LeSueur

La chef de la communauté d'Attawapiskat, Theresa Spence, fait la grève de la faim depuis la semaine dernière.

Les Autochtones protestent contre l'inaction des gouvernements. Ils voudraient que ceux-ci respectent leur engagement de développer le territoire de manière paritaire, dans le respect des droits, mais aussi des valeurs des premiers habitants du territoire. Cette fois, pourtant, il y a quelque chose de différent: La nature même du mouvement, portée au départ par des femmes autochtones excédées par l'apathie de leurs propres concitoyens.

Que veulent les Autochtones au juste? Le message de fond que porte ce mouvement est clair : les Autochtones en ont assez des conditions déplorables dans lesquelles la majorité vit.

Cette situation leur est d'autant plus inacceptable qu'ils voient les profits résultants de l'exploitation des ressources naturelles par les Blancs, à la porte de communautés démunies.

À l'échelle canadienne, près de 50 % des adultes sont sans emploi. Le revenu moyen dans les réserves est inférieur de moitié de la moyenne canadienne. 54 % des adultes vivant dans les réserves n'ont pas de diplôme du secondaire. Les conditions de vie dans certaines réserves rappellent celles du tiers-monde : 25 % de ces familles vivent dans un logement surpeuplé et 9 % n'ont pas accès à un système de traitement d'eau. Ces chiffres ont à peine changé depuis 20 ans. C'est bien là le drame nous dit Martin Papillon.

Que faire? La Loi sur les Indiens, est critiquée. Certains voudraient l'abolir mais plusieurs craignent de perdre la protection et les privilèges qui en découlent. Tout est là !

À mes yeux, le drame est que les Autochtones se voient encore propriétaires du territoire canadien. Et que les gouvernements, par faiblesse ou désir de conciliation, leur a laissé l'illusion que cette vision puisse être la base d'un partage où les Blancs prospecteraient et exploiteraient les ressources, en versant un pourcentage en indemnités aux populations aborigènes. Ce marché entre "propriétaires" et "exploiteurs" n'est ni réaliste, ni viable.

Pour profiter pleinement du développement, les Autochtones doivent s'intégrer dans les projets et être partenaires dans toutes les décisions et travaux. Cela suppose des professionnels compétents et une nombreuse main d'oeuvre hautement spécialisée.

Des conditions de vie décentes sont essentielles pour permettre que les jeunes puissent étudier et obtenir formation et diplômes menant aux postes de décision et à ces emplois bien rémunérés.

Où en est la réflexion aujourd'hui ? La prise de conscience essentielle à un changement drastique des conditions qui prévalent depuis trop longtemps doit venir non seulement des gouvernements mais des Autochtones eux-mêmes. Les chefs de clans s'impliquent-ils suffisamment ?

Les politiques de la main tendue et des chantages d'une part, et les promesses illusoires à long terme et mal tenues de l'autre, ont fait leur temps.

À terme, on verra disparaître les réserves qui, de justifiées qu'elles étaient autrefois, ne le sont plus à la nouvelle ère du Verseau.

Pardonnez-moi amis Autochtones, si ma perception fait montre de préjugés enracinés au même titre que vos convictions.

Ceci clôture l'"ère du Cercle" qui disparaîtra dans les poudreries de ce 25 décembre 2012.

À une autre plateforme épistolaire ! Bonnes fêtes à tous !

Partager
Image d'un ordinateur portable

Des citoyens sélectionnés pour la pertinence de leurs propos Icone tooltip


Commentaires (10)

Commenter cet article »

  • Je souhaite sincèrement que S. Harper restera au dessus de la melée. Cette femme est l'équivalente d'un maire de village de 300 pers. (avec 3 chefs et 18 conseillers sur le "payroll").
    Elle aussi a une voie hiérarchique à suivre jusqu'au chef Shawn A- in-chut Atleo. Je ne suis pas souvent d'accord avec Elysabeth May mais cette fois elle est dans le mile.
    Jusqu'ici cela ressemble trop à une parodie du mouvement "Occupy" avec des plumes.
    http://gogauche.blogspot.ca

  • @nickoguerin
    "Chasse à l'hélicoptère ??? Ça prend quelqu'un de très riche pour se permettre ce genre de lubie. "
    Ou être un garde-chasse autochtones à la Baie-James utilisant les heures de vols alloué par Hydro-Québec à des fins de recherche pour communiquer à ses 'amis' au sol les coordonnées des orignaux en vols.
    Il ne faut pas être riche, simplement abuser des privilèges donnés aux autochtones.
    "Si chaque peuplade ne pouvait utiliser que ce qu'ils ont développé "
    Malheureusement, qu'est-ce que les autochtones ont développé? Le sirop d'érable?
    Vous clamez vos "droits" ancestraux d'une main, mais demander la modernité de l'autre. Cela n'est pas possible.
    Mes 'ancêtres' ont aussi chasser. Ils ont construit des cabanes dans les bois. Ils ont cartographiés le territoire, ce que vos 'ancêtres" ont été incapable de faire.
    Alors j'aurais techniquement droit aux même "droits" ancestraux que les vôtres.
    "Les indiens c'est des gens comme les autres. Y en a que tu leur donne un job ils vont être là à 8hres tapant, y en a d'autres qui veulent plus ou moins"
    Alors, c'est à la communauté de botter le "derrière" de ceux qui ne se lèvent pas. C'est aux parents de pousser les enfants vers l'école. La mentalité de l'enfant dieu, issue du haut taux de mortalité infantiles des innu et inuit, n'a plus lieu d'être au 21e siècle.
    Vous voulez du support, démontrez que vous voulez changer les choses et non rester un peuple qui dépend de l'argent et du développement des blancs.

  • Suite.
    @twood Je suis technologue en assainissement des eaux. Responsable de l'usine d'eau potable ici. Effectivement l'usine est surdimensionnée, et même mieux: il y a eu 2 autres types de traitement d'eau dans les 15 dernières années, nanofiltration et résine ionique. ça coûté des millions pour rien parce que ça ne marchait pas, pas adapté au type d'eau qu'il y a ici. Est-ce la faute des autochtones ? Non. Firmes d'ingénierie et décision des fonctionnaires fédéraux. L'argent des indiens c'est là qu'il passe. Et des maisons à 150 k$ il n'y en a aucune ici, comme dans la majorité des communautés autochtones.
    @pbusque Les autochtones habitaient 100 % des territoires qui sont habités aujourd'hui. Qc, Mtl, Toronto, etc... Chasse à l'hélicoptère ??? Ça prend ququn de très riche pour se permettre ce genre de lubie. Très simpliste votre raisonnement. Si chaque peuplade ne pouvait utiliser que ce qu'ils ont développé comme technologie vous n'auriez pas de voiture, pas d'ordinateur, même pas l'électricité. Vous seriez un sauvage.
    @claudius Un employé de construction employé par le conseil de bande gagne 15 $/hre. Un infirmier qui vient de l'extérieur doit faire à peu près 80 k$, in an out: 1 mois in 1 mois off. Dans n'importe quel village québécois de par ici.
    @denissera "des gens qui ne veulent pas travailler, et qui ne payent pas d'impôts." De un ce que je gagne ici est moindre que le salaire d'un tech de mon expérience à Mtl, Qc ou TR, c'est même moindre que le gars qui fait le même job que moi de l'autre côté de la rivière, village anglophone québécois perdu de la basse côte nord.
    Les indiens mon Denis c'est des gens comme les autres. Y en a que tu leur donne un job ils vont être là à 8hres tapant, y en a d'autres qui veulent plus ou moins. Comme partout ailleurs.

  • Analyse assez juste. Je suis Attikamekw et j'habite à Pakua Shipi, chez les Innus, une des communautés les plus éloignées des centres urbains. Effectivement il ne peut y avoir de prise en charge sans une éducation plus poussée. Mais c'est beaucoup plus complexe que ça. Ça prend une économie, et à ce niveau nous sommes à la même enseigne que les villages québécois situés en zone éloignée. L'autre bord de la rivière ici il y a le village de St-Augustin et ce n'est pas plus rose. Une question plus générale serait "est-ce que le gvnt devrait laisser tomber les régions ?" Parce que tout est subventionné en région. La grosse différence c'est qu'au niveau autochtone ces subventions sortent d'un seul ministère, et c'est plus spectaculaire. Mais bon vous savez l'économie mondiale...le bois est moins cher au Brésil, un jour les coûts grimperont et ça redeviendra intéressant d'avoir des ploucs en région. Idem pour la pêche. Idem pour la prospection.
    Là où je ne vous suis plus c'est lorsque vous abordez la notion territoriale. Au Qc il y a un mouvement qui veut faire du territoire du Qc son pays. Est-ce légitime ? Les arguments de base sont : une délimitation géographique distincte, une culture distincte, une langue distincte, et un historique d'occupation du territoire. Est-ce que ces arguments sont différents de ceux avancés par les autochtones ? Contrairement aux Québécois nous ne sommes pas prêts. Mais nous y serions tout aussi éligibles.
    Je lis les commentaires et j'ai de la peine de voir que nous vivons la même maison en nous connaissant si peu. Beaucoup de préjugés découlant d'une méconnaissance. Trop souvent pour le commun les autochtones se résument aux Mohawks et aux Hurons, c'est comme dire que les Québécois habitent tous Westmount.
    La politique de la main tendue je n'aime pas. Mais qu'y a-t-il d'autre à faire ? C'est la même politique que tous les Canadiens appliquent, lorsqu'il s'agit de construire un aréna, de sortir un programme de réinsertion...

  • ??Voici l;a suite..
    Mon point est que si cette réserve opère royalement en structure, en salaires payés en équipements , (ayant même leur site internet) , lorsque comparée à n'importe quel village au pays, il n'en tient qu'aux autres réserves à mieux s'administrer. Que les chefs s'emplissent moins les poches,( tel celui de la réserve aux maritimes qui se payait $400,000.00 par année. Imaginez les salaires de ses adjoints au total) et partagent mieux les immenses ressources financières que nous leurs payons. Si ils ont des citoyens qui préfèrent vivre carrément dans le bois et dans des conditions plus précaires, alors qu'ils vivent leur choix, comme n'importe quel non-autochtone qui déciderait de vivre comme eux. Pour ce qui est des ententes, traités ou tout autre document, vieux de plusieurs centaines d'année, mon opinion est que rien n'est éternel sauf l'éternité. N'ont- ils pas eux-même exiger la réouverture d'une entente signée avec Hydro pour l'exploitation de la Baie James, même si la dite entente n'était pas vielle de centaines d'années? Pourquoi les seules ententes qui doivent toujours être respectées sont celles qui les avantage? De telles ententes ou avantages avaient leur place à l'époque pour assurer la survie de ces gens. Plus maintenant. Je suggère que les gouvernement établisse un échéancier de disons 100 ans max. Après 25 ans, tous les bénéfices sont coupés de 25%, après 50 ans, un autre 25%, 75 ans un autre 25% et finalement 100 ans le dernier 25%. Au moment ou on parle de couper les services et rentes aux citoyens par manque de fonds, nous ( 98% de la population qui ne sommes pas autochtones ) ne pouvons accepter de tous nous serrer la ceinture et que nos enfants se ruinent à continuer de faire vivre les nouveaux émirs du Canada. La normalisation ne viendra jamais d'eux, c'est trop payant de continuer à quémander en prétendant qu'on est exploité.

  • Les pauvres autochtones, ils sont victimes de tout et s'assurent de se faire voir comme victimes. Comme par hasard , voici la nouvelle que j'ai lue ce matin. Des autochtones de Floride, pleins aux as qui se comportent comme des voyous corporatifs.
    http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201212/22/01-4606320-floride-exil-dan s-la-colere-pour-des-quebecois.php
    Les Casinos c'est très payant, surtout lorsqu'exploités sur les réserves. N'avions-nous pas nous même un dénommé Norton qui exploitait des jeux de hasard sur le web à partir d'une certaine réserve du Canada? C'est certain que comme tous les profiteurs, ils vont toujours brailler et prétendre que c'est la faute des blanc. Je connais une petite réserve, bien administrée et je vous invite à parcourir leur site internet. Voyez le nombre de voitures de police, le nombre de policiers, le nombre de pompiers et de camions de pompiers, incluant une autopompe-échelle pour un village où l'édifice le plus haut est le clocher de la petite église,.... Pas pire pour une réserve de même pas 2,000 habitants. Nommez-moi un village au Canada qui a les mêmes équipements pour une population comparable et qui gère un site internet aussi élaboré. En passant, ils ont une usine de filtration d'eau, qui, j'ai entendu dire pourrait fournir plusieurs villages. Évidemment ils paient pour tous ces services et avantages. $350.00 par maison, par année, au total, que la maison soit évaluée à $150,000.00 ou $1,000,000.00, comprenant toutes les infrastructures et services. Ce village mérite tout notre respect de si bien s'administrer.
    http://www.mashteuiatsh.ca/communiques-de-la-securite-publique.html
    http://www.mashteuiatsh.ca/inauguration-de-la-nouvelle-usine-de-production-d’eau- potable-de-mashteuiatsh.html
    Mon point est que si cette réserve opère royalement en structure, en salaires payés en équipements , (ayant même leur site internet) , lorsque comparée à n'importe quel village au pays, il n'en tient qu'aux

  • "...les profits résultants de l'exploitation des ressources naturelles par les Blancs"
    Et pourquoi aurait-ils droit à une cenne? Avant l'arrivé des blancs, les autochtones ne connaissaient pas la métallurgie. Ils n'avaient ni écriture, ni calendrier. C'était l'age de pierre.
    Et il faudrait tout leur donner, eux qui n'habitaient pas 100% du territoire? Eux qui acceptent les bienfaits des connaissances des blancs mais rejettent les responsabilités de ceux-ci?
    Ils se plaignent d'être traités comme des enfants. Et bien, s'ils veulent être traités comme des adultes, qu'ils agissent en adultes. Qu'ils demandent l'abolition du status d'indien. Qu'ils paient des taxes, qu'ils arrêtent de demander des droits ancestraux tout en utilisant des technologies modernes (chasse à l'hélicoptère par exemple). Les indiens veulent le beurre et l'argent du beurre. Et quand cela ne fait pas leur affaire, c'est la faute des blancs.
    Non, s'ils y a des gens qui doivent être indignés, ce sont les blancs qui donnent des centaines de millions aux communautés autochtones sans que ceux-ci ne soient utilisés pour faire prospérer la communautés. Au lieu d'investir dans les écoles, dans l'économie locales, l'argent va dans la drogue, l'alcool, la rénovation des chalets dans les bois (panneaux solaires par exemple).
    Assez c'est assez.
    P Busque

  • " les profits résultants de l'exploitation des ressources naturelles par les Blancs"
    De tels propos laissent entendre que les Canadiens blancs sont responsables du sort des Amérindiens, mais pas les Canadiens non-blancs.
    Vous séparez la population canadienne en deux parties bien distinctes. C'est du racialisme inquiétant.
    Le Canada sera bientôt un pays avec une minorité de blancs. Les Amérindiens devront se trouver de nouveaux bouc-émissaires.
    Pas certain que les non-blancs Canadiens, qui travaillent dur et paient des montagnes d'impôts, soient favorables à donner des milliards supplémentaires à des gens qui ne veulent pas travailler, et qui ne payent pas d'impôts.

  • Les Autochtones devraient accepter de vivre comme le commun des mortels. Ils ont perdu leur territoire lors de guerres, comme plusieurs autres peuples et pays. C'est malheureux, mais c'est la réalité. Après plusieurs siècles, il serait temps qu'ils acceptent ce fait, et commencent à vivre comme le reste de la population.
    Adieu subventions, BS à vie, ne paye aucune taxes et impots. On se relève les manches, on s'instruit, on travaille, on investit, et on améliore notre situation.
    En passant, ou s'ont passé tous les Milliards de $ versés annuellement aux Autochtones? Surement pas à la majorité de leur population, car à voir leurs conditions de vie, et de leurs réserves, ça fait pitié.. J'ai personnellement cotoyé des Autochtones à mon travail, et ces derniers n'habitaient pas sur une 'réserve' déplorant eux-mêmes les principes de vie imposés par les Chefs de Tribu, et le laisser aller collectif instaurer comme système par leurs dirigeants.
    Claude Poirier.

  • Que veulent les indiens c'est simple tout! Sans avoir a rien donner. Ils revendiquent sans cesse, ils menacent, exécute sans vergogne(les mohawks). Que donne t-il en retour rien. Qu'ils fassent comme tout le monde et qu'ils arrêtent de s'appitoyer sur leur sort.

Commenter cet article

Vous désirez commenter cet article? Ouvrez une session | Inscrivez-vous

 

Veuillez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

publicité

publicité

la liste:9856:liste;la boite:1830524:box; Le tpl:300_op-articles-photos.tpl:file;

LE CERCLE LA PRESSE >

Des citoyens sélectionnés pour la pertinence de leurs propos Un groupe de commentateurs citoyens qui profitent d'une vitrine exceptionnelle sur l'accueil du site web. Les membres sont sélectionnés par la salle de rédaction pour la pertinence de leur propos, leur expertise, le style et la qualité de leur écriture.

Participez

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

image title
Fermer