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Des valeurs religieuses qui priment sur les autres droits? Le jugement sur le port du niqab

Nicole Moreau
 

Nicole Moreau

Détient une maîtrise en science politique de l'Université Laval

La dernière décision de la Cour Suprême sur la possibilité faite à une victime d'agression sexuelle de témoigner en portant son niqab, un voile intégral qui ne laisse visible que les yeux de la femme, soulève des questions majeures pour la société québécoise.

Précisons d'abord qu'il est sûrement très difficile à toute victime d'agression sexuelle de témoigner en cour, cela l'est d'autant plus quand il s'agit d'actes qui ont été subis dans un contexte familial.

Plusieurs ont fait état de ce jugement en évoquant que les juges des cours inférieures y trouveraient des balises en matière d'accommodements raisonnables. Un des critères majeurs pour accepter qu'une femme de foi musulmane puisse témoigner en portant un niqab serait lié à sa pratique religieuse et à sa foi.

Cette acceptation d'un témoignage par une personne voilée en raison de sa foi place les femmes musulmanes dans une situation privilégiée par rapport aux autres victimes d'agressions sexuelles. D'après ce qu'il a été possible de lire, ce ne serait pas les seules victimes de ce type d'agressions, mais ce pourrait s'avérer similaire dans d'autres cas.

La question religieuse semble alors prévaloir sur les autres droits. Un professeur de droit de l'Université Laval avançait même à l'émission du journaliste Michel C. Auger le 21 décembre, que les décisions de la Cour Suprême n'avaient pas apporté de limites à la liberté de religion alors que dans d'autres cas, des équilibres avaient été faits quand l'exercice de deux droits pouvaient entrer en conflit. Si l'on repense aux limites posées au Québec à la liberté de manifester, soit l'interdiction de participer à une manifestation tout en portant un masque et ce, pour des motifs de sécurité en dépit de son caractère pacifique, on ne peut que voir dans ce jugement un message selon lequel les droits religieux sont plus importants que les droits sociaux et politiques.

Enfin, le niqab, symbole de l'infériorité des femmes, porte atteinte, à mon point de vue, à la dignité des femmes. Je croyais que le droit à la dignité et l'égalité des sexes représentaient des valeurs à propos desquelles il ne pouvait y avoir compromis. Je m'aperçois malheureusement que je me suis trompée. Je ne peux que me demander si c'est parce que l'exercice de droits politiques et sociaux peut amener des transformations profondes au sein de la société qu'ils ne sont pas davantage pris en compte par les juges de la Cour suprême.

Un jugement qui aurait pris en considération un objectif d'égalité de traitement entre tous les groupes de la société aurait vraisemblablement été mieux accepté. Ce n'est pas la foi musulmane qui est questionnée mais la prédominance de la religion, la foi étant affaire spirituelle, la religion affaire d'humain et par conséquent perfectible.

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Commentaires (20)

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  • @diji
    « Le multiculturalisme est une idée prônée par Trudeau (PET) dans le but d'affaiblir le nationalisme québécois. »
    Vous nagez en pleine paranoïa, comme si toute décision pancanadienne n'avait qu'un seul but : miner le Québec. Le multiculturalisme est un héritage anglo-saxon. Quoiqu'il en soit, le Québec a forgé son propre modèle, l'interculturalisme, qui s'impose peu à peu dans le reste du pays, comme le notent John Saul et Charles Taylor. Le nationalisme québécois aura toujours à composer avec le pluralisme, ce qui attriste les Pauline Marois de ce monde pour qui les droits et libertés sont des contraintes intolérables.

  • CE jugement de la cour suprême est à mettre en relation avec la vision canadienne du multiculturalisme. Le multiculturalisme est une idée prônée par Trudeau (PET) dans le but d'affaiblir le nationalisme québécois. Le Québec devenant de ce fait une province parmi les autres et sa spécificité culturelle que l'expression d'un ensemble de cultures personnelles. Ce faisant, les conséquence de cette mesquinerie non avouée est d'affaiblir toute la culture canadienne. Il n'y a pas qu'au Québec que ce jugement aura des conséquences. La charte des droits et liberté a été interprété de façon beaucoup trop large . Là où on voulait interdire le refus d'un emploi ou un logement pour cause d'appartenance religieuse on a ouvert la porte à toutes sortes de contorsions appelées accommodements raisonnables.

  • @balos
    «La cour suprême concent désormais à rendre des décisions sur une autre base que la raison »
    Vous dites n'importe quoi. Plusieurs décisions de la Cour repose sur son test de l'arrêt d'Oakes, qui vise à définir, de façon rationnelle, dans quelle circonstances une apparente violation des droits et libertés est tolérable. C'est tout sauf des chimères. Jetez-y un coup d'oeil :
    http://www.google.ca/url?sa=t

  • Selon les dires de plusieurs femmes musulmanes, porter le niqab est un choix!! !Les exceptions mises à part, ell elles n'ont pas ce choix. En pays musulman, la foi fait loi. On le voit fréquemment, tu crois ou tu meurs, comme les Shafis nous l'ont démontré. Comme les sunnites et les chiites qui s'entretuent à qui mieux mieux, en Irak notamment. Accepter des accomodements dits raisonnables ne tient pas la route, puisque toute religion, quelle qu'elle soit, n'est jamais issue de la raison. La cour suprême concent désormais à rendre des décisions sur une autre base que la raison. Bonjour la régression, la partialité, le l'étiolement graduel de nos droits et libertés au profit de croyances éculées.

  • «De minimis non curat praetor» dit l'adage. Les religions que l'on dit «grandes» affirment la croyance en un être dit «Suprême». Alors, qu'est-ce qu'un être dit «Suprême» devrait en avoir à cirer que ses adeptes se coupent un petit bout de peau en son honneur, ou ne mangent pas de viande le vendredi, ou refusent de se faire couper les cheveux, se couvrent de la tête au pieds, ou quelque autre insignifiance? Ne sont-ce pas là une série de détails dont, dans sa «suprêmeté», il ne devrait avoir rien à faire?
    Décidément, on prête à un être dit «Suprême» de bien drôles de désirs. Et notre Cour elle aussi dite «suprême» se prête elle à ce petit jeu. Comme le disait avec dérision le frère Conrad, notre prof de Latin, quand il se moquait de nos niaiseries:«Où t'allons-nous?»

  • Si une femme choisit de marcher front courbé, discrète et aphone derrière son maître et de cacher ce qu’il est inconvenant de montrer, grand bien lui fasse.

  • Enfin, le niqab, symbole de l'infériorité des femmes, porte atteinte, à mon point de vue, à la dignité des femmes, dites-vous?
    Or, si l’on accepte en tant que symbole, par quelle légitimité (ne parlons pas abusivement ici de droit) peut-on en manipuler la signification? Faire référence au niqab comme symbole d’infériorité de la femme comme vous le prétendez est, à mon avis, une insulte pour celles qui le portent et le défendent.
    Ne pas partager ou approuver une habitude culturelle ou religieuse est une chose, l’intolérance en est une tout autre.
    Enfin, à mon avis la Cour Suprême n’a fait que respecté la liberté de religion, à ne pas confondre avec droit, ce qui est tout autre.
    Fernand Lavigne

  • La cours suprême a encore erré dans sa décision sur le niqab, la question n'était pas si cela brimait les droits de cette personne mais les droits de toute les personnes... et elle les brimes. Si je ne puis avoir les mêmes droit que cette femme alors je suis brimé, et la cours a rendu le plus mauvais jugement qu'il soit. Bientôt ils vont nous demander de nous caché par ce que leurs hommes son choqué de voir nos femmes libres de s'habiller comme ils le veulent. Bientôt va falloir se battre pour garder ne serait ce qu'un semblant de liberté et de nos propre coutûme...

  • La liberté de manifester n'a pas été restreinte; tous ont encore le droit de manifester. Baliser un droit ne veut pas dire que ce droit est moins important qu'un autre. Votre analogie sent le sophisme à plein nez. De plus, en quoi le fait de porter un niqab selon sa croyance affecte la dignité des femmes? Elle fait ce qu'elle croit être à propos. Elle revendique son droit au respect de l'individualité.

  • Vous dites:
    "Un jugement qui aurait pris en considération un objectif d'égalité de traitement entre tous les groupes de la société aurait vraisemblablement été mieux accepté. "
    Je vous rappelle que dans cette affaire la CSC devait déterminer si la liberté de religion du témoin prédominait sur le droit à un proc;es juste et équitable de l'accusé. Le fait que N.S. porte un vêtement qui soit perçu par plusieurs comme étant dégradant pour la femme n'est pas pertinent. La CSC devait se prononcer sur le litige qui impliquait les 2 parties et à ce que je sache les principes concernant l'égalité homme femme n'étaient invoqués par aucune des deux parties.
    De plus, j'ajouterais que le test proposé par la CSC fait qu'en bout de ligne le droit à un procès juste et équitable d'un accusé est plus important que la liberté de religion du témoin. En effet, en dernier recours N.S. doit enlever son niqab pour ne pas nuire au droit de l'accusé à un procès juste et équitable...

  • Les jihadistes n’ont pas besoin de se faire exploser nulle part… tout ce qu’ils ont à faire, c’est attendre. Notre société bien pensante est en voie d’autodestruction, sans que les islamistes n’aient à lever le petit doigt.
    Bien sûr, le peuple n’aime pas ça, mais « so what »… nos excellents juges et autres Bouchard-Taylor sont bien plus intelligents que nous, et de toutes façons ce sont eux qui mènent… alors toi le peuple raciste tu la ferme.

  • @J.Harel
    Le critère que retient la Cour c'est « croyance sincère », une croyance qui structure l'identité morale. Essayez-vous avec votre déguisement de Spiderman. Je doute que vous obteniez gain de cause. C'est une question de jugement et je trouve personnellement que le jugement des membres de la Cour suprême est remarquable, par sa rigueur et ses nuances. Peu de gens font preuve d'autant de lustre. Et au lieu de calomnier la Cour, on devrait apprécier ses jugements et s'instruire. Quant à l'effort des nouveaux arrivants, j'ai tendance à croire qu'il n'est pas parfait, à l'image de l'effort que fournit la société d'accueil.
    @Julien117
    Quand Pauline Marois voudra interdire le port des signes religieux aux commis, sous prétexte qu'ils sont employés de l'État, tout chrétien aura avantage à porter la cause jusqu'en Cour suprême pour préserver son droit de porter la croix au cou. Ils gagneront.
    - Robert Lemieux

  • A mon avis, le niqab est un voile comme un autre dans le sens qu'il ne sert pas à dissimuler pudiquement la femme qui le porte mais plustôt à afficher d'une manière indécente son adhésion à la branche politique de l'islam. Un paravent aurait pu faire en pratique la même chose. La Turquie, pourtant pays majoritairement musulman a compris cela et interdit les symboles religieux. La frileuse cour suprême a, encore une fois démontré son manque de colonne vertébrale en confondant droit et affichage religieux. Cette notion de croyance sincère risque de nous conduire vers le ridicule. A quand des jugements sur les extra terrestes pour accomoder les raéliens et autres scientologues?

  • Se pourrait-il que les honorables juges de la Cour suprême aient eu peur de déplaire aux musulmans ? Des gens qui n'ont pas le sens de l'humour et qui tiennent fermement à leurs croyances ? Contredire le christianisme c'est facile et fréquent mais l'islamisme ?

  • M. Lemieux écrit"
    Enfin, il faut prendre d'autres moyens que la suspension des droits et libertés pour favoriser le bien commun : les échanges interculturels, l'éducation commune, l'accès au marché du travail… enfin toutes ces mesures inclusives qui exigent de tous efforts et ouverture.
    Vous l'avez bien dit..un effort de tous. Sauf qu'il semble que l'effort ne vient que d'un coté. Vous allez sans doute me faire croire que les femmes portant le niqab ainsi que leurs maris font un réel effort de s'intégrer? Le Coran ne mentionne pas de porter le niqab qui n'est porté que dans certaines régions contrôlé par les talibans. Donc pas de réel rapport avec l'islam.
    Si je décide de comparaître avec un costume de Spiderman vais-je avoir le droit si je plaide que ma religion l'exige?
    Ce jugement ouvre la porte à toute sorte de demande complètement farfelue et divise encore au lieu de rassembler. Je ne suis pas pour le port du voile intégrale (burqua ou niqab) par contre je ne vois aucun problème lorsque le visage est découvert (le voile simple) et ce pour tout les emplois et toutes les circonstances.
    Par contre il ne faut pas non plus penser que des milliers de femmes vont se prévaloir de ce droit..elles sont très peu ici au Québec à porter le niqab et j'espère de tout coeur que les enfants de ces femmes seront mieux intégrés à notre société et abandonneront le port de ce costume qui fut très pratique lors de tempête de sable!! Malgré le réchauffement climatique le Canada est très loin du désert..peut-être dans quelques centaines d'années!

  • Monsieur Bouchard dans son livre sur l'interculturalisme qualifie de radical un régime de laicité qui établit une priorité entre les diverses composantes de cette laicité comme vous le faites ( ces composantes sont: liberté de croyance, égalité entre les systèmes de croyance, séparation et autonomie réciproque état/religions, neutralité de l'état vs religions et valeurs coutumières) et d'inclusif un régime de laicité qui reste ouvert au changement dans l'équilibre entre ces valeurs selon les situations.
    Tout comme les juges de la cour suprême, il parle de s'intéresser aux contextes pour arbitrer les situations. Moi je trouve que le contexte ici, c'est que si une femme a été violée et qu'elle s'accroche sincèrement à sa religion, quelqu'elle soit d'ailleurs, ce n'est peut-être pas le temps de violer sa conscience en plus du corps qui l'a été. Il serait temps que la valeur coutumière (ou qui devrait l'être) ce soit de compatir avec la victime.
    Dans la mesure ou on sera bon pour elle et sévère avec le violeur, elle comprendra qu'elle peut se fier sur la justice d'ici et peut-être y trouvera-t-elle le courage de laisser tomber son objet religieux qui pour nous fait penser à un masque de bourreau c'est vrai. Mais un même objet peut être vu de deux façons différentes, on a qu'à penser au kirpan au sujet duquel les Québécois écumaient parce qu'il y voyait une arme blanche mais qui pour les Shiks étaient un objet religieux traditionnel sans malice.
    Si c'était une catholique sincère, cette femme ne comprendrait pas qu'on veuille lui enlever son chapelet au moment ou, selon elle, elle en a le plus besoin.

  • La Cour accorde un accommodement à une femme et vous réussissez à conclure, par une surprenante entourloupette, que par cet accommodement la Cour témoigne d'un manque d'intérêt pour la dignité des femmes. D’abord, l'absurdité de votre entourloupette vient du fait que vous ne reconnaissez pas une idée fondamentale : il revient à chaque individu d'établir la valeur du symbole. Le symbole a une valeur personnelle. Votre opinion sur le symbole religieux n'a pas de portée au-delà de votre propre personne. Ensuite, les droits et libertés sont individuels. Ils appartiennent à ceux qui les réclament. La femme en question est titulaire de la liberté de conscience et du droit à l'égalité. Elle exerce ses droits à sa discrétion, c'est sa liberté. Enfin, il faut prendre d'autres moyens que la suspension des droits et libertés pour favoriser le bien commun : les échanges interculturels, l'éducation commune, l'accès au marché du travail… enfin toutes ces mesures inclusives qui exigent de tous efforts et ouverture.
    - Robert Lemieux

  • Il est difficile de comprendre pourquoi une femme musulmane qui a accusé ses agresseurs ne veut pas s'assumer et, en même temps, démontrer à d'autres femmes victimes d'agressions qu'il est possible ici de confronter, accuser et même faire emprisonner ses agresseurs. Dans les pays musulmans, les femmes agressées n'ont pas de voix, n'ont aucun soutien familial, social ou légal.
    Cette dame veut jouir des privilèges de nos libertés, mais toute liberté contient aussi ses contraintes. Je me demande si c'est d'elle-même qu'elle a insisté pour son niqab ou si c'est sous l'influence d'autres personnes.

  • Une victime d'agression sexuelle devrait pouvoir témoigner en vidéo conférence; il me semble que ça se fait. Ça se comprend qu'une victime n'aie pas le goût ou la force de se retrouver en face de son agresseur.
    Mais l'histoire de se promener en public avec des capines noires qui laissent entrevoir seulement les yeux...no way! On est au Québec il me semble!
    Se servir de sa religion pour camoufler son identité, c'est pas fort.
    Si c'est pas ça le but, c'est certainement l'objectif qui est atteint.
    C'est à l'Hallowen les déguisements au Québec et c'est une fois par année seulement!
    Si c'est de la religion faites ça chez vous bon sens et dans vos églises.
    J'espère qu'ils n'ont pas le droit de conduire une auto habillés comme ça!
    Sinon le truc , ça va être *mets ta capine et sors tes faux papiers*si tu vois les flashs rouges, j'imagine le fun qu'auraient les policiers à identifier les personnes...

  • ..." le niqab, symbole de l'infériorité des femmes, porte atteinte, à mon point de vue, à la dignité des femmes."
    N'oubliez pas que ce sont des femmes qui combattent pour s'affirmer différentes. Elles le font pour "monter aux barricades" à la place des hommes, en s'assurant une part de publicité personnelle garantie.
    Et quand ce sont des canadiennes qui jouent ce jeu, cela frise le ridicule. Le niquab devrait être interdit en tout commerce et édifice officiel. Et il serait logique aussi qu'un taxi refuse de prendre des personnes masquées.
    Mais chez elles, elles peuvent s'habiller à leur guise. Ou même tout ôter ! G.L.

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