Image d'un ordinateur portable

Des citoyens sélectionnés pour la pertinence de leurs propos Icone tooltip

Attaques personnelles: le Sommet sur l'éducation est bien mal commencé

Éric Sévigny
 

Éric Sévigny

Doctorant en philosophie à l'Université de Montréal

Avec le Sommet sur l'éducation qui se déroule en ce moment, les partisans des camps en opposition peuvent profiter de l'occasion pour faire valoir leurs principaux arguments. Si certains se prévalent de cette opportunité, certains s'évertuent à attaquer et à calomnier le clan adverse.

Encore ce matin, on s'en prend à l'individu plutôt que d'analyser son argument. Dans sa chronique, Gilbert Lavoie critique les origines d'une des représentantes de l'ASSÉ, opposant ainsi à son argumentaire une fin de non-recevoir. N'étant pas d'ici, son opinion ne mérite pas d'être entendue. D'ailleurs, étudier les propositions de cette représentante constituerait une perte de temps pour les fonctionnaires.

Les propos de Gilbert Lavoie ne sont pas isolés. Ils trouvent leur écho dans les nombreux propos injurieux qui ont été lancés de part et d'autre lorsque le conflit étudiant était à son paroxysme. Les uns accusaient le gouvernement d'être corrompu et au service des entreprises, alors que les autres traitaient les étudiants de paresseux et d'enfants gâtés, ou insultaient directement des individus, comme Gabriel Nadeau-Dubois, qui a eu plus que son lot de mépris. Ces commentaires étaient le fruit des tensions que des mois de manifestations ont fait naître au sein de la société québécoise. Bien qu'inadmissibles et improductifs, ces propos traduisaient la fatigue d'une population et son manque de recul par rapport à l'enjeu de l'accessibilité aux études.

Par contre, de tels propos n'ont plus leur place dans le contexte actuel. Alors que les différentes parties prenantes ont décidé de s'asseoir à la table du Sommet sur l'éducation pour débattre de l'enjeu de l'accessibilité aux études, il est essentiel que le débat s'élève et qu'il quitte le niveau des insultes. Nous sommes capables de mieux. Si les attaques personnelles reflétaient la crise sociale du Québec, en cette période de discussion et d'accalmie, elles ne peuvent qu'être symptomatiques d'un manque d'arguments ou d'un aveuglement volontaire.

Lors du printemps érable, plusieurs étudiants ont été taxés, à tort ou à raison, de radicaux en raison de leurs demandes quant à la gratuité ou à toutes autres mesures d'accessibilité aux études. Toutefois, alors que la crise cède sa place au dialogue, les attaques personnelles font apparaître une nouvelle forme de radicalisme. En insultant et en discréditant, ces attaques visent à ne pas reconnaître l'autre dans le débat, à l'écarter et à le faire taire. Or, cette attitude ne fait qu'accentuer les divisions au sein de la société et rend la réconciliation plus ardue encore.

Surtout, ce genre d'attitude entre en contradiction avec la démocratie et le genre de société auxquels aspire le Québec. La démocratie demande un débat constant et doit être la plus intégratrice possible. Toutes les franges de la société doivent y être représentées équitablement et avoir une voix au chapitre. Au contraire, les attaques personnelles visent le fractionnement de la société, au profit d'un groupe dominant. Ainsi, si le débat est le propre du démocrate, l'attaque personnelle est l'outil de prédilection de la personne autoritaire et bornée.

Que l'on considère que les idées de l'ASSÉ ou de toutes autres franges de la population ne s'inscrivent pas dans les choix que l'on voudrait voir prendre le Québec, soit. Mais encore faut-il expliquer pourquoi et argumenter sur l'idée, et non s'acharner sur son porteur.

Partager
Image d'un ordinateur portable

Des citoyens sélectionnés pour la pertinence de leurs propos Icone tooltip


Commentaires (27)

Commenter cet article »

  • "Je ne comprend absolument rien à votre argumentation M. Sévigny. Cette femme n'est pas citoyenne, ne paie pas d’impôt ici, elle n'a absolument rien à dire sur nos politiques. Elle peut très bien donner son opinion sur un blogue ou dans un journal mais elle n'a pas voix au chapitre dans un sommet. Je trouve extrêmement déplaisant l'attitude extrémiste de Asse et ce sommet commence très mal effectivement mais bien plutôt par leur menace de boycott. Maintenant, d'y mettre une représentante étrangère au nom de l'association est tout simplement ridicule et non avenue. Nous n'avons pas à accepter une non citoyenne venir nous dire ce qu'elle en pense. Elle ne fait pas partie de notre société! Vous êtes tout simplement ridicule par ces commentaires complètement déplacé.."
    Rien à rajouter...

  • Votre problème c'est que vous ne pouvez reconnaitre que le peuple n'en veut pas de votre idéologie.Vous voulez que tous soient représentés équitablement ? faudra donc vous contenter de 2-3 % du temps de la commission car c'est environ ce que vous représentez vraiment. Les payeurs de taxes eux sont-ils à la commission eux ? Est-ce équitable car celui qui paie n'a pas droit au chapitre ???
    Vous vous plaignez d'attaque personnelles ?
    Vous ne faites que cela attaquer tout ce qui est en désaccord avec vos positions, dernier en liste le méchant PQ !
    Faudrait réaliser que 95 % du peuple ne vous soutient pas.La réalité est un concept qui vous horripile, à l'évidence. En faire abstraction est LA spécialité de votre troika néo communiste en herbe ( Vous, Renaud Picard et la très rassembleuse Madame Parchemal )
    Je vous laisse sur des vérités immuables énoncées par vos Dieux :
    « J’ai passé mon temps à chercher ma vérité dans les faux pas »
    Che Guevara
    « Un imbécile peut poser à lui seul dix fois plus de questions que dix sages ensemble ne pourraient en résoudre. »
    Lénine.
    La meilleure de Lénine :
    ''Le peuple n'a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise... - Le peuple veut exercer le pouvoir. La liberté! Que voulez-vous qu'il en fasse?''

    Continuez à nous faire rire.

  • Créateur: BINGO! Mr Sévigny se plaint d'attaques personnelles, mais il note Mr Lavoie. Mr Sévigny semble penser qu'au nom de la démocratie, les québécois devraient perdre leurs droits de dire aux autres nations de se mêler de leurs affaires...

  • Imaginons que je sois élu premier ministre du Québec et que je propose une politique rétroactive de gratuité scolaire : le gouvernement donnera à tous les anciens étudiants universitaires un montant forfaitaire couvrant la totalité des frais de scolarité payés (corrigés à la hausse pour tenir compte de l'inflation). On voit immédiatement que cette politique favorise les individus les plus riches de la société car il y a une forte corrélation entre revenu et éducation. Avec raison, certains groupes dans la société crieraient au scandale.
    Les gens de l'ASSE tentent de nous faire croire que la gratuité scolaire est synonyme de justice sociale alors que c'est exactement le contraire. La gratuité scolaire est une transfert des familles les plus pauvres vers les familles les plus riches, point final. Le plus désolant dans cette histoire, c'est qu'après un an de débat, il y a encore des gens pour penser le contraire.

  • Le blogueur est un DOCTORANT en PHILOSOPHIE. L'ASSEZ est un club paqueté d'étudiants en Sciences Molles.
    Tous des gens qui en plus de vouloir la gratuité partout se chercheront une job de l'ÉTAT une fois diplômés pour encore profiter du système.
    Je ne crois pas que Bombardier cherche des candidats de ce genre ncp? Plus capable de ces profiteurs.
    Je crois que tout est dit

  • Désolé mais je mets à la place des pauvres recteurs pognés entre entendre les insignifiances de l'ASSÉ et l'arbitre de la conférence, un pôvre gars qui n'a qu'un DEC et 0 expérience: Léo Blouin, ouf, le temps doit-être long. Ce simili Vaudeville créé par le PQ pour ''justifier'' les coupes de 140 millions de recherche des universités, c'est n'importe quoi. Pauline va regretter longtemps d'avoir porté ce carré rouge, le PQ ne sera pas là bien longtemps et n'est plus l'ombre de ce qu'il a déjà été.
    En passant, je travaille pour l'hôpital Sainte-Justine, un hôpital universitaire pédiatrique, et les coupes de 140 millions aux universités auront leurs effets sur la recherche pour sauver les enfants.... Pendant ce temps-là, il y en a des huluberlus qui demandent la gratuité....

  • Je ne sais pas si un étudiant québécois "invité" à étudiant en France et qui deviendrait une genre de président d'un genre d'association française d'étudiants et qui voudrait chambarder leur système serait bien reçu et encourager par le politique et les médias... Honnêtement, je ne crois pas! La claque serait plus forte qu'ici!

  • il faut faire attention et malheureusement les gatés de l'éducation en sciences sans futur emploie, ne peuvent sortir de la bulle imaginaire de la manne PQ d'un état providence. la realitée est que tout a un cout, et moisire sur des banc d'université au frais des autres ne pourra perssité. qui a financé cette révolte? les syndicats afin de revenrser un gouvernement qui leur avait finalement mis une lois pour arreter le placement. vous avez été des accesssoires a une éléctions don le ministre de l'éducation a été instrumental en ne diffusant que de la propagande sur les ondes et avait déja fait son choix de cariere. ce conflit est une affaire syndicale simplement qui voulait renverser un gouvernement. vous avez été utilisé et n'avez pas la sagesse de vous en rendre compte.

  • Bien sûr que Charest et sa clique ont jouer aux paons le dimanche en annonçant avoir gagné et mis fin aux violences (notons que sur le sujet des violences, de plus en plus d'éléments tendent à prouver que des agents provocateurs étaient avaient infiltré les manifestants, comme à Montebello en 2007).

    Les dictats du PLQ sont repris presque intégralement par l'équipe Gesca, ce qui n'a rien de scandaleux en soit. La personnalisation du débat permet d'éviter de débattre sur le fond. Hier c'était Gabriel Nadeau-Dubois, qui a été accusé par un avocat voulant progresser au sein du PLQ, grâce à une clause spécialement ajoutée contre M. Nadeau-Dubois par le PLQ et jugé par un membre du PLQ.
    M. Nadeau-Dubois n'étant plus dans le décor, un facteur qui a nuit aux libéraux lors de la dernière élection, car le plan de campagne était de jouer la solidité morale du PLQ face à l'anarchie représentée par le démon Nadeau-Dubois, alors maintenant il faut une nouvelle tête de turc, en l'occurrence Mme Parchemal. L'attaque personnelle demande moins d'effort aux journalistes du PLQ/Gesca que de fouiller dans les documents de l'ASSÉ et de faire l'effort de construire un argumentaire intelligent et fouillé.

  • "C'est pourquoi l'ex-chef de gouvernement était si content d'annoncer triomphalement durant le congrès qu'ils ont gagné sur toute la ligne, avant même que les associations aient eu le temps d'examiner si la retranscription de l'entente était conforme aux discussions."
    On a pas les mêmes souvenirs des événements. Ça me surprendrait énormément que Jean Charest ait prétendu avoir triompher sur toute la ligne, il faut quand même lui accorder un peu plus de sens politique que ça. Par contre, il me semble que la ministre de l'éducation de l'époque a fait une erreur un peu dans ce sens-là, en disant si je me souviens bien qu'il n'y avait pas, à son avis, d'argent à aller chercher dans l'administration des universités avant que ce soit signé final. Elle a dû démissionner je crois et je pense que c'était pour cette erreur. Mais bon, mes souvenirs peuvent être orientés et partisans je suppose.
    Mais il me semble que vous êtes partisan aussi en parlant de ceux "qui ne veulent pas se conformer aux dictats du PLQ" quels dictats ?- le PLQ n'est au pouvoir, comment trouverait-il le moyen de faire des dictats et ce qu'on a vu de plus récent, c'est que Madame Marois sauterait docilement à travers un cercle de feu pour faire plaisir aux étudiants.
    C'est une époque, les étudiants d'aujourd'hui ne seront pas étudiants toute leurs vies et si la "classe" des étudiants n'est pas capable d'entrainer la classe des ouvriers et travailleurs de bureau, la révolution culturelle me semble compromise dès maintenant.
    Les étudiants sont puissants quand ils ne sont pas divisés et peuvent influencer un vote mais quand sera-t-il quand ils vont être confrontés à ce qu'offre (offrira) Madame Marois ? Il va y avoir une partie dite révolutionnaire (ou crémeuse) qui va être contre de toute façon et une partie traditionnelle qui va être tentée d'appuyer.
    Le parti Libéral aura une partition assez difficile à jouer, mais en gagnant des appuis immédiat chez les étudiants, Mad. Marois...(plus de place)

  • @denis825 : vous relisez l'histoire d'un point de vue partisan. Que les étudiants négociateurs ne connaissent pas avec précision les limites de leur mandat, c'est une chose et une erreur. La plus grosse erreur toutefois c'est de laisser pourrir une situation pour espérer régler ça durant un congrès général. C'est pourquoi l'ex-chef de gouvernement était si content d'annoncer triomphalement durant le congrès qu'ils ont gagné sur toute la ligne, avant même que les associations aient eu le temps d'examiner si la retranscription de l'entente était conforme aux discussions.
    Sur le fond, on peut débattre longtemps de la nécessité d'augmenter ou non les frais de scolarité. Un des avantages à une augmentation des frais, c'est le sérieux que ça met dans les études, parce que dans de nombreuses facultés, c'est du n'importe quoi, avec des étudiants qui ne se préoccupent pas suffisamment de leurs résultats puisque c'est peu dispendieux étudier.
    Ce qui est mauvais, et dans une échelle de développement moral (pas d'excellence mais de développement), minable, c'est qu'un parti entier décide de faire d'un simple porte-parole sans pouvoir un ennemi public. Maintenant que le porte-parole n'est plus là, les libéraux comme M. Lavoie cherchent d'autres prétextes pour attaquer ceux qui ne se conforment pas aux dictats du PLQ, et le prétexte est l'origine d'un leader. Au lieu d'attaquer sur le fond, on fait des attaques personnelles.
    Pourtant c'est facile de trouver des arguments rationnels pour démolir les positions de l'ASSÉ ou du QS. Surtout pour le dernier, le site web regorge d'idioties qui sont facile à démolir, sans nécessairement attaquer les personnes.

  • Tout à fait mropinoignon, le premier leader des Brigade Rouges en Italie a été Renato Curcio, étudiant en , devinez quoi?, sociologie à l'Université de Trento. Les facultés de sciences mollettes étaient alors la cuisine des idéologies d’extrême gauche et j' espère bien que l'histoire ne se répété.

  • contenter vous donc d'etudier et foutter la paix au peuple. serieusement, il n'y que les etudiants des sciences mollettes qui se plaignent. c'est pathetique, sachant que la pluparts de ces touristes universitaires vont se re-orienter un jour ou l'autre.

  • Tous ceux qui se reconnaissent dans des idéologies marxistes ou proposant luttes ouvrières ne méritent peut-être pas des insultes, mais surement de la satire et du ridicule. J'étais à l'université de Rome dans les année 70 et je connais bien le vide mental de ces personnages.

  • Les étudiants ne négocient pas honnêtement. C'est du gros niaisage que de tenter de négocier avec eux. Un représentant syndicale qui a réussi à décrocher une entente pour ses gars en usine, obtient un vote d'appui facilement après que l'entente est acquis à la table de négo et que les partis se sont serrés la main.
    Tous les gens ne peuvent participer à une négociation. On nomme des gens et on suit leur recommandation. Si les leaders étudiants ont laissé les choses déraper dans les assemblées étudiantes après l'entente, c'est que ce n'étaient pas de bons leaders.
    Mais on voit que les étudiants ne sont pas assez mature pour ce modèle-là. Ça en prend un autre. Sinon les étudiants vont essayer de se faire materner ad vitam aeternam.
    Il faut qu'il y ait une chaine de commandement pour que n'importe quelle organisation aille bien. Moi ce que j'aurais fait, j'aurai dit aux profs de donner leurs cours et s'ils n'obéissent pas au patron ben c'est comme dans toute boîte, dehors les meubles... j'aurais pris le suivant jusqu'à tant d'en trouver un auquel ça ne fait rien de donner un cours devant une classe vide. Après le gars dépose ses examens sur le pupitre des étudiants qu'ils soient là ou pas.
    Il corrige et c'est un échec si la feuille est blanche.
    Ça aurait couté cher peut-être mais on aurait pu faire des économie sur des tas de faculté et d'études inutiles comme les études littéraires artistiques etc. en les fermant temporairement et ça aurait établi la manière d'agir. 70% des étudiants étaient en classe, et ça devait être les plus importants d'après moi ceux qui vont travailler dans leur domaine.

    Ma crédibilité je m'en fous de m'en foutre. Et un gars qui dit aux autres ou ils se situent dans une échelle d'excellence morale ne devrait pas parler de crédibilité. êtes-vous le nouveau Jésus Christ ? C'est un manque complet de respect qui n'a pas eu son égal et la personne n'est pas revenu écrire dans le cercle depuis cette chose, tellement elle était découragée.

  • "Les étudiants ont perdu toute crédibilité alors qu'ils ont renié leur signature et que les gens savent qu'ils peuvent la renier encore. "---denis825
    Du gros n'importe quoi. Les négociateurs étudiants devaient faire approuver toute entente par leurs asso respectives. Ce sont les associations qui ont voté contre. Pire, le négociateur gouvernemental Pierre Pilote n'a pas retranscrit correctement le textes convenus. Le gouvernement savait que les textes déformés allaient êtres révisés avant d'êtres adoptés par les associations, les médias le savait, les asso le savaient mais vous l'ignorez encore.
    Un peu de rigueur, parce que c'est votre crédibilité qui dérape.

  • createur: 1!

  • Vous aussi le doctorat en philosophie ?
    C'est très bien mais où sont les doctorants en administration ? Il faut conjuguer les deux, avoir des gens de plusieurs disciplines et avec des vues peut-être opposées au départ pour bâtir quelque chose.
    Sinon on ne reste que dans les guerres stériles où les réactionnaires mobilisent les révolutionnaires et les révolutionnaires attisent les réactionnaires.

  • Je suis allée étudier en France de 1968 à 1970, immédiatement après les événements de mai. C'était du sport, car les étudiants de gauche (identifiés à En lutte par exemple) ont tenté constamment à relancer le mouvement, mais sans succès. J'ai préféré davantage observer ce milieu estudiantin et la classe professorale que de critiquer ou de proposer des solutions, même si j'avais une petite idée là-dessus.
    Je pense que Blandine-la-rouge n'a été que trop heureuse de trouver dans l'ASSÉ des gens qui lui ressemblent. Et ces derniers d'avoir une alliée pleine de facondes pour passer leurs revendications. J'accorde à cette jeune Caennaise (Tiens, j'ai justement étudié à l'université de Caen!) le droit d'être communiste, marxiste, maoïste, enfin tout ce que vous voudrez. Cependant, un peu de prudence, camarade Blandine, et prenez le temps de mieux connaître cette société dont on ne peut faire le tour en un an.
    Je sais par expérience que la France n'aime pas recevoir des leçons des autres. Alors, on se calme, ma Blandinette. ET profitez bien de votre séjour dont je paie une modeste partie avec mes impôts.

  • magdan ... C'est de l'attaque personelle lorsqu'on souligne à gros trait l'ignorance d'une personne, à mon avis. Monsieur Lavoie y est allé trop fort, lorsqu'il a donné des détails inutiles pour "illustrer" l'ignorance de mme Parchemal... (Laval et l'université Laval ...)
    C'est une insinuation digne de la radio d'opinion du Labeaumistan ....Un peu plus et il la traitait d'ignare !

  • Après lecture de l'article de Gilbert Lavoie, je ne vois vraiment pas en quoi il donne dans l'insulte personnelle. Son propos est fort simple et clairement ciblé: Mme Blandine Parchemal, en raison de sa nationalité française, ne peut agir à titre de déléguée principale pour l'ASSÉ. D'ailleurs, vous reconnaissez vous-même la légitimité de ce principe lorsque vous affirmez dans votre article que « toutes les franges de la société doivent y être représentées équitablement et avoir une voix au chapitre ». De quelle façon, dites-moi, la présence (pour ne pas dire l'omniprésence) d'une personne de nationalité française peut-elle représenter équitablement des citoyens québécois?

  • D'accord à 110 % avec l'opinion de createur.

  • Attaques personnelles et calomnie?
    "Calomnie: Accusation grave et volontairement mensongère. Diffamation." (Larousse).
    Si je me souviens bien des mes cours de philo, le sens des mots est particulièrement important lors de la construction d'un argument. ("Définissez les termes, vous dis-je, ou jamais nous ne nous entendrons" -Voltaire).
    Vous accusez M. Lavoie de s'en prendre à l'individu et de calomnier Mme Parchemal. Ce faisant, c'est plutôt vous-même qui versez dans la calomnie, car le journaliste n'a rien fait de tel, et en l'en accusant, c'est vous qui portez une accusation volontairement mensongère.
    L'article en question soulevait des doutes sur la légitimité que peut avoir Mme Parchemal pour exiger des citoyens et contribuables du Québec qu'ils l'invitent à venir étudier ici gratuitement. M. Lavoie soulève pertinemment que cette dame bénéficie déjà grandement de la générosité des Québécois en étudiant ici à une fraction du coût des autres étudiants étrangers. M. Lavoie soulève aussi des questions sur la connaissance de l'état de la société québécoise que Mme Parchemal a pu acquérir au cours des quelques mois qu'elle a passés ici jusqu'à maintenant, et illustre sa méconnaissance du Québec par le fait qu'elle confondait encore récemment une ville et une université.
    Des gens croient légitimement que le fait que Mme Parchemal bénéficie beaucoup plus qu'elle ne contribue à la société québécoise et que ça devrait lui inspirer une petite gêne lorsque lui vient l'envie de nous dire comment nous devrions vivre. Mais si vous tenez à avoir des opinions d'ailleurs, qu'attend-on pour entendre les étudiants des autres provinces canadiennes, ou encore des grandes universités américaines, comment ils réussissent à "survivre" à des frais de scolarité et un endettement étudiant bien plus importants que nos pauvres martyrs québécois? Un coup parti, comparons la valeur respective des diplômes de l'UQAM à ceux de Cambridge, de Princeton, et d'autres.

  • Je ne comprend absolument rien à votre argumentation M. Sévigny. Cette femme n'est pas citoyenne, ne paie pas d’impôt ici, elle n'a absolument rien à dire sur nos politiques. Elle peut très bien donner son opinion sur un blogue ou dans un journal mais elle n'a pas voix au chapitre dans un sommet. Je trouve extrêmement déplaisant l'attitude extrémiste de Asse et ce sommet commence très mal effectivement mais bien plutôt par leur menace de boycott. Maintenant, d'y mettre une représentante étrangère au nom de l'association est tout simplement ridicule et non avenue. Nous n'avons pas à accepter une non citoyenne venir nous dire ce qu'elle en pense. Elle ne fait pas partie de notre société! Vous êtes tout simplement ridicule par ces commentaires complètement déplacé...

  • 100% d'accord avec denis825, mais on ne gagne pas ses élection avec du vinaigre comme on n'attire pas les mouches avec du vinaigre non plus.

  • Il est vrai que Gilbert Lavoie a fessé fort. Il est tombé bien bas dans l'éditorial, la démonisation et la démagogie. Surtout sur Laval et l'université Laval.
    Le ministère de l'éducation doit pouvoir chiffrer le coût de la gratuité, du gel, de l'indexation et des augmentations. Sur le gouvernement, sur les institutions financières, sur les individus. Je suis totalement d'accord avec vous sur ce point.
    C'est quelquechose d'utile à savoir. Ironique de voir un apotre de l'information denier la recherche de la vérité comme une perte de temps...
    Toutefois, est-ce que Blandine Parchemal fait partie de la définition de "population" ? C'est une question légitime que pose extrêmement maladroitement Lavoie.
    Entendons nous, je crois qu'on doit donner la parole aux étudiants étrangers, il faut qu'ils soient représentés en tant que tels. Surtout si on veut que notre système d'éducation "rayonne" à l'international.
    Toutefois, ils doivent être représentés comme étudiants ÉTRANGERS au sommet. En effet, ce ne sont pas des citoyens. Ils ne votent pas, ils ne paient pas d'impots.
    La démocratie s'exerce par des gens par les citoyens du Québec. Blandine Parchemal n'est pas citoyenne du Québec. L'ASSÉ aurait du envoyer Parchemal seulement pour les questions concernant les études des étrangers au Québec.
    En déléguant Parchemal et en lui donnant autant de poids, l'ASSÉ se discrédite, discrédite le mouvement étudiant et discrédite le sommet. Bref, l'ASSÉ aurait pu envoyer un étudiant au doctorat Québécois et un étudiant au doctorat étranger, spécifiquement pour les questions des études des étrangers.

  • Les étudiants ont perdu toute crédibilité alors qu'ils ont renié leur signature et que les gens savent qu'ils peuvent la renier encore.
    De plus, tout le monde comprend que ce qui a été accordé aux étudiants, ou le sera, par Madame Marois l'est pour des raisons d'avantages personnels au profit de Madame Marois ou du PQ. Rien à voir avec le bien de la population en général.

Commenter cet article

Vous désirez commenter cet article? Ouvrez une session | Inscrivez-vous

 

Veuillez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

publicité

publicité

la liste:9856:liste;la boite:1830524:box; Le tpl:300_op-articles-photos.tpl:file;

LE CERCLE LA PRESSE >

Des citoyens sélectionnés pour la pertinence de leurs propos Un groupe de commentateurs citoyens qui profitent d'une vitrine exceptionnelle sur l'accueil du site web. Les membres sont sélectionnés par la salle de rédaction pour la pertinence de leur propos, leur expertise, le style et la qualité de leur écriture.

Participez

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

image title
Fermer