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Il était une fois... une Québécoise.

Audrey-Dana Lord-Beaudin
 

Audrey-Dana Lord-Beaudin

étudiante et intervenante en milieu communautaire

À l'approche de la nouvelle année, de 2013 qui sonne à nos portes tel un scout malhabile essayant de faire un noeud, je ne peux m'empêcher de penser au fait que René Lévesque doit être en train de se retourner dans sa tombe. Le temps continue d'avancer à toute allure, alors que j'ai l'impression que le Québec, au contraire, recule.

Être québécois, en 2013, qu'est-ce que cela voudra dire? Est-ce que j'aime ma patrie, mon pays? La réponse est évidente : oui. À défaut de devoir être Canadienne, je crois sincèrement que le Québec, c'est un pays. Le mien, le tien, le nôtre.

Vous l'aurez deviné, je suis souverainiste. C'est un fait, je ne m'en cache pas. Contrairement à certains, je ne crois pas avoir la science infuse, ni être plus pertinente qu'un autre qui peut argumenter de façon cohérente. La chose que j'ai en commun avec d'autres, pourtant, c'est une perte de confiance en l'essence même de ce qu'est le Québec, aujourd'hui.

Mais qu'est-ce que le Québec, se demandent ceux qui ne comprennent pas le profond désir de souveraineté. C'est une bonne question à laquelle je ne peux pas toujours répondre.

Le Québec, voyez-vous, c'est une patrie qui cultive les belles promesses électorales, mais où on nous apprend que les briser n'est pas si grave. Le Québec de 2013, ce sont de beaux discours confus sur une prochaine souveraineté qui n'arrive pourtant jamais. Le Québec, c'est aussi des gouvernements qui ne mettent pas leurs plans en action par peur de représailles.

Le Québec, c'est un très bel endroit où l'on fait des compromis pour s'entraider, mais où on oublie que les compromis doivent venir de divers côtés. Le Québec, c'est un pays, mais lorsque le Canada dit qu'il faut se taire et s'asseoir, on le fait. Le Québec, c'est magnifique, mais...

Le Québec, c'est un endroit où on peut critiquer à tort et à travers, sans ne jamais rien faire. Le Québec, c'est un pays qui n'en est pas un, c'est une patrie démunie.

Le fait est que le Québec, c'est un amas de belles promesses qu'on croit toujours et qu'on brise dès l'élection, ou quelques promesses tenues plus tard. Le Québec, c'est s'asseoir et accepter d'élire le meilleur menteur, ou la personne qui nous «??fourrera?», mais pas trop, juste assez.

Le Québec, c'est un adolescent de 15 ans en crise identitaire qui ne sait pas nager, mais qui patauge comme un patron.

Les politiciens resteront des politiciens, peu importe ce que cela représente. Le Québec restera le Québec, une province qui a peur, peur de déplaire.

Je suis fière que le Québec soit multiculturel, qu'il soit ouvert d'esprit et chaleureux. Ça, j'en suis fière et je le serai toujours. J'aime les différences culturelles, les différences tout court parce que c'est magnifique. Le seul problème, c'est que je ne suis pas sûre que je sois fière d'être québécoise, parce que je ne sais plus ce que c'est que d'être québécoise en 2013.

René Lévesque avait formé le Parti québécois pour la souveraineté, en 1968. Trente-cinq ans, plus tard, ce parti existe toujours, mais la souveraineté n'y est qu'une simple promesse qui viendra «??un jour?».

Je m'ennuie d'une époque où on avait des convictions réelles et qu'elles étaient illustrées par le gouvernement, qu'elles fussent de gauche ou de droite. Je préfèrerai toujours un gouvernement convaincu à un gouvernement mou qui accepte de sauter de gauche à droite pour plaire. Dans les faits, je m'ennuie d'une époque que je n'ai même pas connue.

Décidément, René Lévesque doit être en train de se retourner dans sa tombe.

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Commentaires (20)

Commenter cet article »

  • Comment brûler une bonne idée.
    Dommage car au dernier référendum, il y eu photo-finish ou victoire au pointage, ce qui entraîne habituellement une revanche rapide. Un troisième référendum dans l'année suivante.
    Il suffisait tout simplement que Parizeau la joue peinard. On ne s'attendait quand même pas de sa part à une reprise de René Lévesque, et pourtant lui avait de quoi se réjouir avec ces chiffres. On sentait ce soir-là le changement proche.
    Mais on l'a vu toute la soirée se pomper, seul, le verre à la main, il semblait se gonfler sous nos yeux, les caméras demeuraient hypnotisées par les stores mal fermés de son local.
    Lorsqu'un vote est si serré, chaque bulletin compte. Tous les éléments d'une victoire, pour le moins morale, étaient présents ce soir-là.
    Salie par des magouilles fédérales quotidiennes connues de tous et qui ont été prouvées par la suite, cette campagne n'était pas une défaite de l'option nationale, mais une affirmation incontestable d'un mouvement partagé par une majorité, que seules des irrégularités à la loi électorale on pu stopper. Incroyables résultats qui ont du faire résonner à Ottawa les cloches d'un re-match prochain.
    Du moins c'est ainsi que je l'ai ressenti ce soir-là. Une victoire morale. Pas de coupable. Il n'y en jamais dans une victoire, même si elle n'est que morale.
    Il n'y avait que des millions de personnes à féliciter pour leur courage. Le peuple attendait le discours rassembleur, celui qui dicte la marche à prendre dans une victoire volée. Un discours d'attitude.
    On peut faire un discours qui a du cœur et agir aussi en gentleman. À Ottawa, on retenait son souffle. Car le Québec est fort en la matière.
    C'est pas si difficile à dire... à la prochaine, Parizeau aurait même pu leur donner une date précise ce soir-là.
    Pas cette douche d'eau froide.

  • Vous voyez bien qu'il ne reste plus comme souverainistes que quelques Denis Lortie, plus ou moins rassurants, parce qu'ils s'ennuient énormément de leur fusil. Ne leur donner pas la chance d'exprimer leur haine, votez contre eux !

  • J'ai eu une carrière militaire de 17 ans, quand je suis entré dans les forces j'étais jeune fringant et rien m'effrayait surtout pas le fait d'être québécois dans un monde anglophone. Je peut vous dire que mon opinion des canadiens a bien changé depuis 17 ans, avec le mépris, le rejet, le manque d'honneur que les anglais ont montré envers non pas les québécois mais tous ce qui est francophone... Le Canada n'est qu'une façade éphèmere qui est appeler a disparaître par lui même. Alors ne vous découragé pas et ne tenez surtout pas conte des gens qui disent que le Québec et les québecois sont que de la mer... si nous on ne parvient pas à nos fins par nous même le Canada va réussir lui. C'est à se moment que nous pourrons démontré que le Québec est plus que viable dans se monde et que nous pouvons réussir les plus grandes choses et aspirations qu'un peuple puisse vouloir.

  • Le simple fait que vous mentionnez que le Québec es un pays discrédite complètement votre article. Ce n'est qu'un voeux, un souhait, pas une réalité. Ce Québec dont vous êtes si friande est toujours un province. N'avez vous pas appris dans vos cours d'histoire que les Québecois on dit non à deux reprises pour que le Québec devienne un pays?
    Si la souveraineté ne viens pas comme vous le souhaitez si ardemment (tout en expliquant que vous ne savez pas vraiment pourquoi dans le fond, sêrement l'endoctrinement par votre famille ou entourage) c'est que la majorité des citoyens n'en veulent pas. Aussi simple que ça!
    Vous écrirez des articles quand vous déciderez d'écrire des vérités, en attendant, continuez dans la fiction.

  • Je pense que ce que vous essayer de nouer c'est votre amour du Québec que vous connaissez déjà (ficelle A) et celui que vous découvrez par le spectacle de la politique actuelle (ficelle B).
    Il se peut que la ficelle A soit mince, peut-être que ça se réfère uniquement à la connaissance de votre famille, de vos amis et de votre environnement scolaire et communautaire. C'est déjà bien je l'admets, mais par rapport à un historien, un sociologue ou un ethnologue disons ? Ceux-là doivent avoir une ficelle A plus consistante et peut-être peuvent-ils faire des noeuds compliqués avec une grande dextérité ? Ce n'est pas un reproche ou une tentative de k.o. parce que vous vous dites souverainiste juste une observation à partir de votre texte.
    Sur la ficelle B, vous avez de toute évidence moins de prise comme nous tous.
    La politique du PQ est de rassembler les gens en leur faisant croire à un ennemi commun qui est si traite qu'il écrit en anglais sur ces enseignes. C'est peu mais c'est constant, comme le supplice de la goutte d'eau. Et puis, des idées venues d'ailleurs ont déstabilisé nos jeunes et il semble que le pays du Québec ne tient pas tant que ça à la réussite de son monde. Tout ça n'est pas bien aimable à mes yeux et ma ficelle B se dérobe elle aussi comme la vôtre semble-t-il.
    Et puis ce que je viens d'écrire me fait penser qu'il y a au moins un autre élément à connaitre pour faire un bon noeud, c'est soi-même. Quelles qualités et quels défauts a-t-on soi-même ? C'est très important. Si on est une personne contemplative, que nous importe les choses extérieures le nom du noeud par exemple :Québec, Canada ou jambe de chien c'est assez égal. Si on est claustrophobe vaut mieux choisir un noeud plat incluant de grandes prairies et pas une petite boucle qui vous ramène au départ en moins de deux.
    Enfin, vous constaterez que je me suis penché sur votre problème car ça m'a peiné qu'il y ait des scouts maladroits. J'ai juste mis quelques balises pour l'instant

  • @ManonB
    Premièrement :
    Voici ce que disait Bernard Landry a la suite du discours de Mr Parizeau :
    «C'est terrible, le monde entier va nous regarder et dire que c'est un nationalisme ethnique. On ne sera plus montrables ! Vous savez que l'on va traîner cela comme un boulet. Qu'avez-vous fait là ?»
    Il est donc clair dans la tête de Mr Landry que LES ou DES n'importait peu.

    Deuxièmement, vous dites "le fédéral avait fait entrer des dizaines de milliers d'immigrants au Québec, pour qu'ils viennent voter non."
    je vous inciterais a lire ce qu'il est tenu par la loi électorale du Qc pour y avoir droit de vote. Le camp du non se préparait de longue date selon vous ?

  • Expliquer la défaite référendaire par "l'argent et DES ou LES votes ethniques est réducteur et sent aussi mauvais avec un DES ou un LES. Avec un maximum de 20% à 25% de "non-francophones de Souche", il a bien fallu qu'un grand nombre de "francophones de souches" votent non également. Dire qu'on s'est fait "voler notre pays" sonne un peu démagogique.
    Personnellement, je n'ai jamais compris que les gens de la région de ville de Québec, qui avaient l'occasion de devenir une capitale vraiment nationale ont voté majoritairement NON au dernier référendum. Pourtant personne ne dit que le référendum a été perdu à cause des "maudits fonctionnaires"!
    Ceci étant dit, à moins de changements majeurs la perspective que le Québec devienne un pays à court et à moyen terme me semble très peu probable. Dans un premier temps, compte tenu que le Canada et le Québec sont par nécessité maintenant des terres d'immigration et que les "non-francophones" de souche représentent une proportion grandissante de la population, il faudrait que le projet souverainaiste soit vraiment rassembleur pour les inciter à votr oui. La plupart ont émigré AU CANADA dans leurs têtes, et plusieurs ont quitté des pays ou la révolution sévissait; ils seront difficilles à convaincre de contribuer à brasser la baraque.
    Il faudrait que les "francophones de souche" soient unifiés, ce qui selon les sondages n'est pas le cas. Par ailleurs, quand j'étais jeune comme Mme Audray-Dana Lord-Beaudin, la question de la langue était LE motivateur. Fallait se battre pour parler français chez Eaton dans l'ouest de Montréal (non, ce n'est pas un mythe) et on a "garroché" des roches aux "anglas"en battant contre la Loi 63! Aujourd'hui, le français a largement pris sa place.
    Personnellement je crois que compte tenu de la mondialisation, de l'internationalisation et de la grandissante influence mondiale de l'anglais que le concept des "états-nations" n'est plus "à la mode" et que cela joue aussi contre la souveraineté.

  • "Est-ce que j'aime ma patrie, mon pays? La réponse est évidente : oui."
    À lire votre texte, la réponse évidente serait plutôt "non". Mais, comme souverainiste, vous ne l'admetterez sans doute jamais. Je ne vous blâme pas : c'est culturel.
    Moi, je n'aime pas le Québec. En tout cas, pas le Québec de 2012. Et quand on critique, quand on donne son opinion sur le système actuel, quand on veut changer les choses, on se fait répondre par la masse souverainiste "va-t-en si tu n'es pas content". Belle mentalité : accepter ou s'en aller! À ce compte-là, il ne resterait plus grand-monde dans la cabane.
    Le Québec est à la dérive, mais les souverainistes-gauchistes continuent d'en vanter aveuglément les mérites, tout en s'enfonçant nonstop dans la même direction. Comme un nageur qui nage vers le fond. Vous nous conduisez direct dans le mur et, en plus, vous voulez que ce soit officiel. La faillite de la province du Québec ne vous suffit pas; ce que vous voulez voir, c'est la faillite d'un pays.
    Sérieusement, à ce stade, je ne vois aucune autre issue à votre beau grand projet. Et à vous lire, vous non plus.

  • Je ne suis plus péquiste pour ces raisons mme Beaudin. Il n'y a guères de différences entre le PQ, le PLQ et la CAQ. La souveraineté est rhétorique, bonne qu'à faire peur (ou séduire) les gens qui ignorent le caractère pusillanime (et bureaucrate) du PQ. Tout le monde sait que Pauline est la reine des molassons... Majoritaire ou non. Les caricatures de Chapleau sont éloquentes à ce sujet !!!
    En fait, le PQ a purgé tous les porteurs de changements de ses rangs. Ne reste plus que les carriéristes, les opportunistes. Les idéologues, les poetes, les chanteurs, les rêveurs, les manifestants (Leo BB n'est pas un vrai manifestant, il chiait dans son froc quand Charest montait le ton) et les agents de changement sont chez ON, QS ou dans leurs lazy boy.
    Donc, à défaut de faire la souveraineté, on fait du Anglo-Bashing... au sein d'un canada Uni... On chiale contre le Canada pour vendre des cartes à 5$, dégustation de cuvée des patriotes et des souper spagath...
    C'est ça le PQ...

  • Les Québécois -- ou du moins les "vrais" québécois, c'est-à-dire les souverainistes comme vous, et non pas la majorité de "traîtres" qui ont démocratiquement et à deux reprises rejeté la séparation que vous proposez -- ont cette remarquable manie de dénigrer dans de grandes envolées leurs concitoyens qu'ils semblent détester cordialement. C'en est est à se demander pourquoi ils seraient assez fous pour vouloir s'enfermer dans un pays avec un si grand nombre de tarés... mais c'est une question à laquelle je suppose que vous devrez tâcher de répondre par vous-même.
    À lire votre texte, que je cite et paraphrase, les Québécois "reculent", "ont perdu confiance en leurs moyens", ne tiennent pas leurs promesses, sont incapables de se défendre contre les méchants anglais du ROC, sont "démunis", sont peureux, et sans convictions réelles?
    Ah bon? Dans votre vision à vous, je souffrirais de tous ces défauts? En résumé: je suis une sorte de débile léger dont il faut s'étonner et s'émerveiller du fait que je ne passe pas mon temps à m'étouffer avec ma salive en respirant? Ah bon...
    Ah bon? Vous voulez que j'appuie votre autre vision, celle qui fera enfin de moi un être sublime digne de votre considération et de votre respect, vous la minorité d'esprits éclairés bienveillants? Oui oui, bien sûr, tout de suite! Permettez que je m'isole dans l'isoloir un moment le temps de faire un "X" sur mon bulletin de vote secret. Je vote pour vous, promis!

  • ghistos, ce qu'avait dit Jacques Parizeau, c'est que l'argent et DES votes ethniques (et non LES votes ethniques) nous avaient volé notre pays. Et en fait, le fédéral avait fait entrer des dizaines de milliers d'immigrants au Québec, pour qu'ils viennent voter non. C'est de CE vote ethnique que parlait Parizeau. En remplaçant DES par LES, les gens ont monté ses paroles en épingles.
    Je connais plein de souverainistes bilingues et pas racistes. Si vous trouvez que Parizeau l'était, allez-vous juger tout un mouvement pour ça? Doit-on juger tous les libéraux sur la stupidité de Chrétien et la malhonnêté du PLQ, par exemple?

  • @ManonB
    Je vous cite "Mais OÙ prenez-vous ça?"
    Je cite perp420 "Personnellement,.."
    J'en conclus, sans être petit Einstein que perp avance sa pensée dans cette phrase non ?
    " Vous rendez-vous compte que c'est de la propagande, que ce n'est basé sur rien de vrai? "
    Basé sur rien ? Dois-je vous rappeller ce qu'avait dit ce bon vieux Jacques Parizeau pour expliquer la défaite référendaire de 95...
    Nous pouvons donc affirmer qu'il y a du moins une part du raisonnement de @perp pas complètement a coté de la track de chemin de fer.


  • Les prolétaires et locataires des années 50-60-70 sont devenus des petits bourgeois propriétaires donc ils ont beaucoup plus à perdre qu'avant...Le confort et l'indifférence est un film de Arcand que vous devriez regarder...et avec un million 300 mille québécois qui ne peuvent vous lire parce qu'analphabètes, vous comprendrez que le chemin est devenu un cul de sac...bonne année quand même...vous pouvez être fière d'être québécoise comme les bavarois le sont ds leur lander mais ce seront toujours Harper et Merkel qui mèneront la marche. Mais qui connaît encore son député?

  • @milamarc
    de facto , nous sommes tous canadien. mais la defenition de canadian s'arrete la. l'ouest se l'est fait imposee, l'est est pris avec.

  • perp, je vous cite : "Personnellement, le problème de l'idée de séparation est qu'elle n'est que pour le francophone de souche qui refuse de parler l'anglais pour des convictions datant des années 70.... Une séparation unificatrice pour les peuples du Québec et non seulement pour le Québecois dit "de souche" serait surement plus invitante..."
    Mais OÙ prenez-vous ça? Vous rendez-vous compte que c'est de la propagande, que ce n'est basé sur rien de vrai? Les souverainistes que je connais, et ils sont nombreux, sont des gens ouverts et respectueux. En fait, j'ai vu beaucoup plus de racisme chez les fédéralistes que chez les souverainistes. Sortez de votre coquille, mon Dieu!

  • 'Le seul problème, c'est que je ne suis pas sûre que je sois fière d'être québécoise, parce que je ne sais plus ce que c'est que d'être québécoise en 2013.' Tout le problème réside ici...voyez-vous, pour ceux d'entre-nous qui acceptons d'être canadien, nous n'avons pas ce problème existentiel, en tout cas pas au même niveau. Une appatenance n'exclue pas l'autre et c'est aux individus, non pas à une élite intellectuelle sclérosée, de décider comment vous devez penser. Les européens en général ont également le même problème, mais c'est un meilleur problème à avoir que celui de s'entre-tuer gaiement au nom de l'état-nation.

  • Vous définissez le Québec par les actions du gouvernement. C'est votre choix. Moi, c'est le contraire. Plus le gouvernement et l'État sont petits, plus je me reconnais, plus je suis à l'aise dans la société. Malheureusement, nous vivons la tendance inverse, tel que vous l'illustrez ci-bien. Pour de plus en plus de Québecois comme vous, c'est l'État Providence qui doit tout faire pour nous .... c'est triste.

  • Ne désespérez pas, la majorité des Québécois sont déjà souverainistes en pratique, c'est juste que la théorie leur fait peur.

  • le quebec, c'est le nivellement par le bas, c'est une bouillie qui se dit multi-culturelle? mais qui n'est pratiquement presente qu'a mtl ou a ctv news,et faut etre accommodant en plus parce qu'on est mou, c'est un peuple de paresseux qui veut le beurre, l'argent du beurre et la barrate, c'est une nation ou, si tu veut faire plus de 40 heures semaines, le gouvernement te punit en imposant encore plus, mais si tu veut avoir du b.s toute ta vie, tu y a droit, livré a ta porte, c'est le systeme d'education le plus accessible en amerique, mais y' en a qui trouve que c'est pas asser. etre quebecois c'est de manquer d'ambition, de vision, avoir la pensee magique que le federal nous en doit toujours plus, c'est de se plaindre le ventre plein,c'est de ''basher'' nos quebecois qui réussissent a l'exterieur, c'est le syndrome du 'pas dans ma cours', c'est de chialer après les urgences, chialer sur la meteo..., et j'pourrais continuer...
    le quebecois moyen a tres peu souffert dans sa vie...et continue de brailler.

  • René Lévesque n'a pas eu à attendre de mourir pour apprendre à être désespéré de s membres de son parti, il l'a été pendant de nombreuses années avant sa mort lorsque son parti l'a renié et traité comme un paria... Et dire qu'aujourd'hui le péquiste moderne l'encense comme un dieu et parle en son nom... J'ai toujours voté PQ jusqu'à ce printemps où j'ai compris que pour être un vrai Québecois, selon les caribous, il ne fallait pas penser mais seulement réclamer comme les autres et suivre la masse. Je suis devenu un paria au même titre que M. Lévesque et je m'en porte très bien. Quand je pense que la plupart de mes amis ayant voté pour le PQ ou ON suite au printemps qu'on a vécu m'ont avoué ne pas être séparatiste. Personnellement, le problème de l'idée de séparation est qu'elle n'est que pour le francophone de souche qui refuse de parler l'anglais pour des convictions datant des années 70.... Une séparation unificatrice pour les peuples du Québec et non seulement pour le Québecois dit "de souche" serait surement plus invitante...

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