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Les prochains meurtres de Guy Turcotte

David Lepage
 

David Lepage

Entrepreneur et consultant en communications

Je considère notre simulacre de justice au Québec, par sa façon de traiter le dossier de Turcotte, comme responsable des meurtres d'enfants qui ont été commis depuis et qui seront commis dans le futur.

Turcotte n'était pas assez «sain d'esprit» pour être déclaré coupable, mais il l'est maintenant assez pour retrouver sa liberté. Pourquoi n'est-il pas plutôt en train de purger sa peine, s'il parvient à comprendre ses gestes?

Les psychologues et psychiatres tordus de ce monde auront beau tenter de nous convaincre de la logique et du raisonnement derrière le verdict qui a été rendu et la décision qui a été prise de le remettre dans la société, nous sommes néanmoins devenus, par leur faute, un peuple qui n'arrive pas à condamner le coupable d'un double meurtre d'enfants.

Si des milliers de personnes ont pris d'assaut les rues pour quelques dollars lors du conflit étudiant et que les médias en ont fait leurs choux gras durant des semaines, notre attitude actuelle et notre je-m'en-foutisme collectif devant un problème d'une telle proportion sont carrément inacceptables.

Que la justice ne parvienne pas à faire son travail, on s'y habitue. Que des spécialistes tentent de nous culpabiliser pour notre haine envers ce meurtrier alors qu'ils s'acharnent à l'innocenter, je m'attendrais à des représailles de la part de leur ordre professionnel.

Mais que ledit meurtrier retrouve impunément sa liberté et sa vie sans autre conséquence que quelques conditions ridicules, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.

Et cette faille profonde dans notre système, les excuses pathétiques et la déculpabilisation de l'individu, eh bien ce sera aussi une source d'inspiration pour d'autres gestes sordides à venir.

Peut-être même que c'est passé par la tête de cette mère de Drummondville alors qu'elle prenait la décision de noyer ses enfants. Je ne dis pas que c'est le cas, mais peut-être. Et c'est un peut-être de trop.

Ainsi, nous aurons à porter à l'avenir le poids de ce verdict et de cette libération. Parce qu'ils ont le potentiel d'inspirer, de pousser à agir et de motiver d'autres meurtriers.

Par la faute de Guy Turcotte mais, surtout, par notre incapacité à répondre à ses crimes, d'autres enfants mourront peut-être. C'est d'une tristesse qui pousse à la colère et à la haine n'importe qui ayant un coeur...

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Commentaires (34)

Commenter cet article »

  • Beaucoup de commentaires, en réaction à mon dernier jet de pierre (2012-12-13 14:37:23). Regardons cela de plus près.
    .
    @ Pulnicella (2012-12-13 19:17:20) Je n'irais pas jusque-là! Rappelons que selon le verdict, Turcotte a eu des troubles mentaux!
    .
    @ nikalix (2012-12-13 20:17:19) et @ loubia (2012-12-13 21:58:26) On sait tous que c'est Turcotte qui a commis le geste; il l'a admis lui-même! Tout est dans le pourquoi il a commis cet extrême! Et c'est là que Gaston a une responsabilité, selon moi. Infime, peut-être, mais quand même présente. Les troubles mentaux de Turcotte, toujours selon moi, bien sûr, ont en partie été causés par le comportement de Gaston.
    .
    @ ManonB (2012-12-14 2:27:19) En ce qui concerne la condition dans laquelle Turcotte se trouvait, au moment où il a commis ses actes, il n'y a malheureusement pas de garantie formelle que cela ne se reproduira jamais. Le fait de ne pas avoir le droit de contacter Gaston devrait aider, remarquez bien. Quant à l'histoire, disons que c'était au sujet de la garde des enfants, un week-end que Gaston était sur "pagette"; Turcotte lui a proposé de les prendre, ce qu'elle a refusé formellement. Elle avait changé sa voiture de place, laissant croire qu'elle était absente, et que son nouveau chum était seul avec les enfants, sachant très bien que Turcotte allait se pointer, ce qu'il fit. Gaston l'attendait à l'intérieur, afin de bien l'humilier. Combien d'épisodes de ce genre un homme peut-il endurer, avant de craquer?
    .
    À tous: L'objectif principal de l'appareil judiciaire est d'éviter de tomber dans les extrêmes, autant dans celui des politiques, ou des riches, qui achètent les juges, d'un côté, que dans celui de la vindicte populaire, qui juge sans connaître la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, de l'autre. La justice est aveugle, a le bras long, se trompe parfois, mais permet, heureusement, de réviser certaines de ses décisions. La cause est en appel; comme dirait l'autre, on verra!

  • @ GordonSawyer. L’acquittement par troubles mentaux a été possible grâce au jeu de spécialistes qui ont réussi a impressionner et peut être berner le jury. Or, les opinions des spécialistes ne constituent pas des vérités absolues, ce sont plutôt des impressions, des hypothèses. Voila pourquoi qu’il arrive souvent en cour que les avis de spécialistes soient contradictoires. De plus, les spécialistes sont payés par les parties : bref, nous sommes loin de l’objectivité certaine. Finalement, toute personne qui s’emporte se retrouve transitoirement dans un état mental et émotionnel anormal. Est-ce que cela doit nous rendre moins responsables de nos actes?
    @ twood. Vous mélangez les choses. Si Turcotte allait dans une clinique d’avortement, il aurait affaire a dépecer de fœtus et non pas d’enfants. Dans notre système, un enfant est reconnu comme un être humain ayant une identité, tandis qu’un fœtus est reconnu comme un embryon sans identité.
    @ gastonbourdages. Oui, le pardon est bon en soi car il a pour effet thérapeutique d’éliminer des sentiments négatifs chez la personne qui pardonne, mais il ne doit pas, en aucun cas, exempter une personne fautive de payer sa dette.

  • M. Lepage,
    je seconde vos propos...........
    Rien à rajouter........

  • @antonia
    Lisez la chronique de Yves Boisvert dans Cyberpresse, vous allez comprendre.

  • Je me sens tellement mal depuis les derniers jours. Je n'accepte pas, je ne reprends pas ce qui a pu pousser Guy Turcotte à tuer ses deux enfants. Je ne comprends pas, je ne connais pas tous les éléments dans cette affaire ... alors qu'est-ce que je vais faire ?
    ME TAIRE.
    Pour tous ces "faiseux", ces "il paraît", ces "je pense" .... faites donc comme moi !

  • A David Lepage,
    vous n'avez surement jamais aimé une femme a la folie ! pour ensuite apprendre qu'elle vous trompe depuis des années ! Et connaitre l'autre ! Cela rend malade !!! au travail, a la maison et empeche de dormir... J'ai 3 enfants maintenant adultes ... Je travaillais comme un fou et passait mes journées, parfois jusqu'a 3 hrs du matin pour que nous ne manquions de rien... Je n'ai jamais pensé tuer mes enfants ... MAIS EUX ! J'ai imaginé toutes sortes de plans pour les éliminer ! Le temps a passé et maintenant que je suis vieux, je suis encore avec elle et souffre encore !
    Guy Turcotte n'avait pas a tuer ses enfants, mais aurait du s'en prendre aux deux autres ... cela aurait été plus logique dans sa folie â lui ...

  • Je suis estomaquée de lire que beaucoup pensent que l'impunité pour Guy Turcotte va "encourager" d'autres à passer à l'acte !!! On ne décide pas de tuer ses enfants comme ça parce que ça nous passe par la tête ! Ceux qui sont capables d'une telle violence ne sont heureusement pas légion et ce n'est sûrement pas parce que Guy Turcotte existe qu'un autre être humain quelque part tuera ces enfants. Je ne sais pas d'où ça vient ni comment on peut en arriver là mais c'est certainement à l'intérieur d'eux que ça se trouve pas dehors. Quant à la sentence de Guy Turcotte je suis comme la plupart des gens complétement abasourdie que ça se passe de cette façon.

  • Monsieur Turcotte a fait sa médecine. C’est normal qu’il s’en sorte mieux que d’autre.
    Il est futé quoi!

    Le "pousseur" schizophrène du RER condamné à 16 ans de réclusion
    Le Monde.fr | 13.12.2012 à 21h52 • Mis à jour le 14.12.2012 à 07h21
    La cour d'assises de Paris a condamné, jeudi 13 décembre, un trentenaire diagnostiqué comme souffrant de schizophrénie à seize ans de réclusion criminelle pour avoir tué un homme en le poussant contre une rame de RER, en avril 2010. La peine est assortie d'un suivi socio-judiciaire de quinze ans, comportant une obligation de soins. S'il ne respectait pas les obligations de son suivi, qui prendra effet quand il aura purgé sa peine, le condamné retournerait en prison pour cinq ans au maximum, a décidé la cour.

  • L'affaire Guy Turcotte aura une suite. Tôt ou tard. J'en suis persuadé.
    Ses meurtres incompréhensibles, celles de ses deux enfants, nous incitent à une demande de réparation. La vengeance nous anime. Il ne peut être libre si vite. Ça ne passe pas !
    Mais nous lisons le témoignage d'un criminel répenti, Gaston Bourdages. Un témoignage émouvant et convaincant.
    Et cela m'ôte toute idée vengeresse. Je souhaite simplement comprendre.
    Georges LeSueur

  • @M.David Lepage. Je crois au pardon et à la «compréhension» mais d'aucune façon à la JUSTIFICATION. Rien n'a justifié, ne justifie et ne justifiera l'usage de la violence sous toutes formes et contenus confondus. Certains des propos énoncés sur le drame «Isabelle Gaston- Guy Turcotte-les enfants» sont d'une telle violence! Lorsqu'un être humain en est rendu à faire usage de violence, c'est que «ça» fonctionne mal dans «sa shoppe». Je m'y connais. La mienne, ma «shoppe», à l'époque, était sans dessous...lire ici dans un tel état de délabrement. En d'autres mots, ma conscience était gangrenée par les résultats d'une vie désordonnée et ce,dans toute ma personnalité: Émotionnelle-rationnelle et spirituelle. Le pardon n'efface PAS le geste. Le pardon humanise autant dans le fait de le demander, de l'accorder que de se l'accorder à soi-même. Exigeant ce pardon! Impossible sans une certaine(inqualifiable et incalculable) dose d'humilité. Cette même humilité qui ne se vend pas en magasin...je souris...j'ai déjà essayé de m'en procurer chez...je vous laisse trouver le nom du magasin...et ce fut peine perdue. Je vous partage ces quelques mots d'une prière formulée alors que j'étais en attente de sentence. 1989, prison d'Orsainville. Je viens de terminer un survol de ma vie et de ce qui entoure la mort de «ma» victime. L'idée du suicide me visite. Ce n'est pas une solution puis me vient l'idée suivante. Devant un tel fiasco de ma vie et à la pensée de toutes celles et ceux que j'ai blessés, égratignés, lacérés,bafoués, ignorés, snobbés et plus encore, je fais cette prière: «Mon Dieu, aidez-moi à réparer ce qui traîne dans ma vie». Il m'est, au cours des années, arrivé de regretter telle demande. En 2005. cadeaux et privilèges m'ont été donnés de m'impliquer activement dans un processus de Justice réparatrice.Je me suis assis avec 2 mamans dont un enfant a été assassiné, moi auteur de mort par violence. Ces DAMES m'ont accordé leur pardon. Que dire autre que MERCIS!
    Gaston B.

  • Richard3net... en quoi l'ex-femme de Turcotte est responsable du meurtre de ses enfants? Parce qu'elle se disputait avec lui? Parce qu'elle l'humiliait? Parce qu'elle le trompait? J'aimerais que vous élaboriez là-dessus, car je ne peux faire que des suppositions très choquantes.
    Personnellement, la seule chose que je puisse dire c'est ceci: j'ai entendu quelqu'un dire (je ne sais plus qui, à la télévision, il y a un moment déjà) que Turcotte n'était pas un danger pour la société. C'était la situation intenable dans laquelle il se trouvait qui avait provoqué sa folie. Mais s'il est du genre à ainsi réagir quand la vie devient intenable... qui peut dire que ça ne lui arrivera pas encore? Qui peut dire si, dans une autre relation qui tournerait mal, il ne réagirait pas une fois de plus de façon violente? C'est ce qui me dérange dans les dires de cette personne: c'est comme si les circonstances dans lesquelles ces crimes ont été commis ne reviendraient assurément plus dans la vie de Turcotte.
    Vraiment, je pense surtout qu'il avait un très bon avocat.

  • @Tony007 - Ouf! Pas mal retors comme commentaire!
    N'importe quel autre chirurgien cardiaque aurait pu sauver les mêmes vies que Guy Turcotte.
    Cet homme est peut-être un excellent "technicien" en matière de chirurgie cardiaque, mais je n'en voudrais même pas pour laver mes toilettes gratos, car il n'a aucune empathie pour quiconque sauf lui-même.
    Est-ce que quelqu'un d'autre que moi trouve particulier que Guy Turcotte ait eu un genre d'épiphanie quand il s'est fracturé une cheville? Est-ce la première fois qu'il subissait une blessure physique? Donc il sait maintenant que les 40 coups de couteaux assénés à ses enfants ont dû leur faire pas mal bobo...

  • richard3.net
    Tiens... Isabelle Gaston responsable?
    Responsable de quoi? D'avoir quitté un homme violent? De ne plus l'aimer? D'avoir osé refaire sa vie? De ne pas s'en être cachée pour ne pas faire péter sa coche au fragile ti-Guy?
    Toutes les femmes (et les hommes aussi pourquoi pas!) qui quittent un conjoint toxique, violent, alcoolique, drogué ou taré d'une façon quelconque, sont donc à risque de voir la même chose arriver à leurs enfants à moins qu'ils ne restent rigoureusement seuls pour le reste de leur vie?
    Belle logique!

  • suite...
    Le repentir dans mon cas...un périple de plus de 16 ans, Voyage incluant 7 années de thérapie, 3 années d'études universitaires, études post-carcérales avec investissement de ma personne dans une démarche dite de Justice réparatrice et restauratrice. Toute une gamme d'expériences !. Concernant la THÉRAPIE: de trois sortes. Une sur les sentiments et leurs émotions/leur identification et verbalisations. Une sur le rationnel(l'esprit - le cerveau) et une autre sur le spirituel. «Mon» drame étant de caractère émotionnel-rationnel et spirituel. Le Dr. Turcotte a rendez-vous avec son coeur, son esprit et son âme.Je lui souhaite «bon voyage» Je termine ici en vous partageant qu'il ne se passe un seul jour sans que je ne sois et ne suis visité par cette froide réalité. Mais encore ? Celle de l'existence des souffrances des autres...celles et ceux que la mort de «ma» victime a blessés(es). Je porte une part de leurs souffrances et j'en suis conscient, sorte de sentence à vie non rendue par le tribunal à l'époque. Aujourd'hui, j'ai mal de la violence, de toute violence verbale, écrite ou autres. Certains des commentaires sur le sujet sont d'une telle violence...ouf!
    Mes respects à vous Monsieur Lepage et autres commentateurs(trices)
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen -ex-bagnard et écrivain publié «en devenir»
    Saint-Mathieu de Rioux, Qc.

  • Mercis Monsieur Lepage pour votre marque de confiance. Délicat le fait de répondre à vos questions. Je garde à l'esprit que je suis «juge et partie». Votre question sur «pardon

  • Tony,
    Turcotte EST un criminel, comment quelqu'un qui a assassiné deux personne peut etre considéré autrement.
    Et sa job n'a aucun rapport avec ses crimes. Selon la même logique je ne devrais pas aller en prison si je commet un vol de banque puisque le fait que j'ai payé plus d'impôts que ce que j'ai volé serait néfaste pour l'économie canadienne.

  • Isabelle Gaston est en grande partie responsable de la folie meurtrière de Guy Turcotte.
    Qu'elle se regarde dans un miroir avant de cracher son venin et traiter Mr. Turcotte de criminel. Il a sauvé combien de personnes en les opérant ? Combien sont morts n'ayant pu être traités par ce chirurgien ? Je souhaite qu'il puisse encore pratiquer un jour ...

  • @ richard :
    vous écrivez : Isabelle Gaston n'est pas la seule responsable de ce qui est arrivé aux deux enfants.
    Pas la seule responsable ? Vraiment ?
    Des gens se séparent tout le temps, ils ne tuent pas leur enfants pour se venger de leur conjointe. Et oui elle peut se regarder dans le mirroir et se dire qu'elle n'a aucune responsabilitée... tout simplement parce qu'elle n'a pas tuée ses enfants.
    C'est Guy Turcotte qui a tué ses enfants, vous pouvez essayer de faire porter le blame a qui vous voulez mais cela ne change pas les faits.

  • @richard3.net
    Aberrant!
    Admettons que Mme Gaston soit une harpie. C'est elle qu'il aurait dû tuer.

  • Merci à tous pour vos commentaires, tout particulièrement M. Gaston Bourdages.

    M. Bourdages, vous qui semblez avoir payé pour votre crime en passant du temps derrière les barreaux, croyez-vous que le pardon et la compréhension sont suffisants pour effacer de tels gestes? Croyez-vous que la violence, que la mort d'enfants ou de quiconque, puisse n'être "repentie" que par une courte thérapie suite à laquelle on retrouve la liberté?

    Je suis de ceux qui croient que Turcotte devrait "faire son temps". Qu'importe ses raisons, ses excuses ou son état d'esprit au moment où il a commis les meurtres, je ne vois pas comment la justice peut le laisser ainsi filer. Au minimum, qu'il soit interné. Au mieux, puisqu'il est supposément sain d'esprit, qu'il aille purger sa peine.

    Qu'en pensez-vous, M. Bourdages?

    - David Lepage

  • Auteur de mort humaine par violence, crime commis en 1989, j'ai un tantinet hésité avant de «prendre la plume» et noircir cette page. Je me veux respectueux de votre dignité. Pour ce faire, le choix des mots, de mes mots se veut essentiel encore que j'éprouve une certaine nervosité à m'afficher de la sorte.
    Je n'ai que «survolé» les commentaires ci-hauts. Deux, en particulier, m'ont adressé «clins d'oeil». Celui où il est mention du rapport Rondeau et des drames intrafamiliaux et l'autre sur la déculpabilisation.
    Je me suis offert à comparaître devant les membres du Comité d'experts sur les drames intrafamiliaux. J'y ai été reçu et j'y ai raconté en détails les «tenants et aboutissants» de ce qu'avait constitué la tragédie dont je me suis reconnu coupable. 31 constats de comportements...humains....frôlant la...je cherche le mot juste... qui avaient «structuré» la «mort de l'autre» dont j'ai été l'auteur. À ces 31 constats partagés j'en ai, la semaine dernière, ajouté un 32e. Nombre de gens seraient surpris? estomaqués? renversés? bouleversés?désarçonnés? hébétés? d'apprendre ce que PEUT contenir un drame de violence. Loin de moi la fuite par en avant. Je porte ma part(que je quantifie et qualifie) dans cette mort de l'autre. la société a la sienne, «ma» victime, la sienne. Elle et moi étions dans une relation «pourrie»...à l'os. Malgré des suggestions reçues, nous n'avons pas voulu abdiquer à cette relation d'où une de nos parts de responsabilité(s).
    Je m'arrête ici. Je pense à celles et ceux qui ont souffert et souffrent fort probablement encore....23 ans plus tard...des conséquences de mes plus grandes pauvretés humaines.
    Mes respects,
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen -ex-bagnard et écrivain publié «en devenir»
    Saint-Mathieu de Rioux, Qc.
    http://www.unpublic.gastonbourdages.com

  • @ daniellelag:
    Face à votre commentaire de 13:27:23, permettez-moi de m'inscrire en faux!
    Contrairement à vous, je refuse de voir en Isabelle Gaston une pauvre femme impuissante, et placée devant le fait accompli, dans toute cette affaire. Je ne dis pas non plus que tout est de sa faute, bien sûr, mais comme disent les anglophones, "It must be 2 to tango!"
    Je me souviens d'un épisode du feuilleton - car cette affaire fut un véritable feuilleton, épisode que j'ai vu dans les journaux qu'une seule fois. Je ne le raconterai pas ici, limite de 2000 caractères oblige, mais autant il fut excessivement humiliant pour Turcotte, autant il fut complètement prémédité par madame Gaston. Je me souviens très bien de celui-là, mais il y en a eu d'autres, aussi, au fil des témoignages. Par contre, les médias ont ramené presque quotidiennement la fameuse citation de Turcotte, "Tu veux la guerre, tu vas l'avoir!" Est-ce normal, devant cet état de fait, que le public ait surtout retenu la violence du bonhomme, face à l'intelligence de la madame?
    Je l'ai dit, et je le répète, Isabelle Gaston n'est pas la seule responsable de ce qui est arrivé aux deux enfants, loin s'en faut. Mais je doute fort qu'elle puisse se regarder dans le miroir, et dire à haute voix "Je n'ai aucune responsabilité dans la mort de mes enfants". Aussi infime soit-elle, cette responsabilité existe, à mes yeux. Par contre, loin de moi l'idée de l'accuser en cour; la perte de ses deux enfants est une peine définitivement suffisante.

  • On dit n\'importe quoi sans vraiment prendre le temps de faire une petite analyse. S\'il avait été sein d\'esprit, il aurait fait le choses autrement, i.e. avec tout les médicaments et connaissances de M. Trucotte, ces enfants seraient morts sans vraiment souffrir, par contre un être troublé agit de la même façon que Turcotte l\'a fait, c\'est malheureux, meme très malheureux.
    Arrêtons de faire le jeux du sénateur Boisvenu, qui lui tout ce qu\'il fait il le fait avec haine et vengeance.

  • C'est triste de voir où nous en sommes dans notre beau pays développé. C'est triste de voir comment tout est manipulé, même la justice. Je ne mets pas en cause la décision du jury, mais bien nos lois et de la façon dont elles sont appliquées.
    Je pense qu'il est temps qu'on se retrousse les manches et qu'on accompagne Isabelle la mère des enfants dans un mouvement de protestation à la grandeur du Québec. La justice a fait son travail, il ne nous satisfait pas, à nous de parler maintenant. Un mouvement non pas de révolte, cela ne sert à rien. Mais bien un mouvement de discussion pour faire changer les lois. C'est notre devoir de le faire, car personne d'entre nous ne peut prétendre que cela ne lui arrivera jamais. C'est à nous de la supporter, elle est une femme d'une très grande intelligence et d'une encore plus grande maîtrise de soi. C'est à nous de nous placer derrière elle pour faire changer les choses,,, le Québec il nous appartient. C'est à nous d'en faire ce que nous voulons, qu'il soit à l'image de ce que nous voulons si nous souhaitons que nos enfants soient en sécurité ici. Si nous restons chacun chez nous à écouter ce qui se dit à la télévision ou à la radio et que nous n'agissons pas, nous sommes tous responsables de l'avenir de nos enfants. Faisons-nous entendre par l'entremise d'Isabelle, cette femme à qui nous devons une grande admiration. Nous ne pouvons pas lui ramener ses enfants, mais mettons-nous à sa place, en faisant changer les choses, les lois, je suis certaine qu'elle arrivera à survivre. Sinon, je me demande bien comment elle fera...

  • Tiens donc... voilà que les innombrables cyber-inquisiteurs, ceux-là mêmes qui s'en étaient donnés à coeur joie à l'égard de notre ''monstre national'' suite à son acquittement pour troubles mentaux - oui, pour troubles mentaux, au cas où ils n'auraient pas encore compris - sont de retour sur les blogues de manière à cracher leur fiel sur celui-ci, à la manière de féodaux incultes.
    Ceux-là mêmes qui, pourtant mis au fait d'une problématique pour le moins alarmante, alors qu'étalée on ne peut plus clairement par le Rapport Rondeau dans un premier temps (2004), puis par le comité sur les drames intra-familiaux récemment, laissent courir, ''importunés'' par cette réalité sociale négative à forte connotation masculine qui dérange leur petit train-train quotidien.
    Alors que depuis plus d’une trentaine d’années, le Québec assiste – silencieux – à la formidable explosion d’un trouble collectif masculin majeur, sous forme de comportements névrotique, psychotique et psychopathique. En effet, désordres psychologiques et comportements destructeurs en tout genre affligent désormais massivement le genre masculin – hommes et garçons confondus - alors que dépression, alcoolisme, toxicomanie, jeu compulsif, et itinérance demeurent constamment à la hausse ; cela, à l’image de l’acte à caractère violent, parfois extrême, et auquel le mâle s’adonne tant à l’égard de sa propre personne que d’autrui : suicides à répétition, homicides et homicides-suicides intra-familiaux, et tueries en milieu public (Assemblée nationale, Polytechnique, Concordia, Dawson) ont ainsi explosé en nombres, fauchant ou affectant gravement la vie d’un nombre astronomique de victimes innocentes.
    Dégoûtant, le comportement de Guy Turcotte ?
    Bien sûr.
    Mais que dire de celui d'une collectivité réfugiée (obstinément) dans le déni, lequel amplifie, justement, une problématique sociale pourtant ô combien évidente !
    Gordon Sawyer
    Montréal

  • "Par la faute de Guy Turcotte mais, surtout, par notre incapacité à répondre à ses crimes, d'autres enfants mourront peut-être"
    Extrêmement simpliste comme conclusion. Peu importe que Guy Turcotte soit remis en liberté ou non, d'autres enfants mourront. Ce n'est pas comme si ce phenomène d'infanticide allait s'arrêter en incarcérant leurs auteurs. Il est libéré seulement parce que selon le système judiciaire, il ne constitue pas de menace à la société.

  • Ouais, c'est très dérangeant. Mais il semble que ce soit le système qu'on se soit donné. Ne vous en faites pas trop, peut-être va-t-il se recycler et aller jouer du couteau dans une clinique d'avortement. Il pourra alors dépecer tous les enfants qu'il voudra dans de belles salles très propres et ce en toute légalité. Il sera alors applaudis.

  • La haine est une émotion corrosive et incontrôlable
    pour celui qui se laisse envahir et habiter par elle...

    C'est toujours une bien mauvaise conseillère!


  • Tiens donc… voilà que les innombrables cyber-inquisiteurs, ceux-là mêmes qui s’en étaient donnés à coeur joie à l’égard de notre ”monstre national” suite à son acquittement pour troubles mentaux – oui, pour troubles mentaux, au cas où ils n’auraient pas encore compris – sont de retour sur les blogues de manière à cracher leur fiel sur celui-ci, à la manière de féodaux incultes.
    Ceux-là mêmes qui, pourtant mis au fait d’une problématique pour le moins alarmante, alors qu’étalée on ne peut plus clairement par le Rapport Rondeau dans un premier temps (2004), puis par le comité sur les drames intra-familiaux récemment, laissent courir, ”importunés” par cette réalité sociale négative à connotation masculine qui dérange leur petit train-train quotidien.
    Alors que depuis plus d’une trentaine d’années, le Québec assiste – silencieux – à la formidable explosion d’un trouble collectif masculin majeur, sous forme de comportements névrotique, psychotique et psychopathique. En effet, désordres psychologiques et comportements destructeurs en tout genre affligent désormais massivement le genre masculin – hommes et garçons confondus – alors que dépression, alcoolisme, toxicomanie, jeu compulsif, et itinérance demeurent constamment à la hausse ; cela, à l’image de l’acte à caractère violent, parfois extrême, et auquel le mâle s’adonne tant à l’égard de sa propre personne que d’autrui : suicides à répétition, homicides et homicides-suicides intra-familiaux, et tueries en milieu public (Assemblée nationale, Polytechnique, Concordia, Dawson) ont ainsi explosé en nombres, fauchant ou affectant gravement la vie d’un nombre astronomique de victimes innocentes.
    Un trouble collectif masculin majeur confirmé par son caractère hétérogène, alors qu’il afflige exclusivement les mâles – homme et garçon confondus – sur l’ensemble du territoire québécois et ainsi, peu importe leur âge, citoyenneté, origine ethnique, statut social, style de vie ou convictions spirituelles ; lesquels adoptent –

  • Cela n'a rien a voir avec la justice,le système ou tout autre organisme de notre société.
    Turcotte sort et est mis en liberté parce que 12 jurés, n'ont pas été capable de reconnaître en ce personnage un être tout a fait normal qui voulait se venger de sa femme.Ce n'est pas la justice qui est malade mais le peuple représenté par ces 12 jurés.
    Ce peuple est d'une incapacité désolante,les faits le prouve,on avait un gouvernement corrompu a l'os et on a failli le réélire. C'est pas Turcotte qui est dérangé mais la société Québécoise.

  • Je ne veux pas être prophète de malheur, et ceci n'est en rien une menace, mais si j'étais Turcotte, je déménagerais très loin et éviterais de me montrer la binette. Parce que ça ne prendra qu'une personne un peu déséquilibrée, voire même une personne dite *normale*, en colère contre lui, pour lui faire sa fête. Peut-être même lui réserver le même sort que ses enfants. Je ne lui souhaite pas, bien sûr, mais considérant la société dans laquelle nous vivons, les probabilités sont clairement là.

  • Et oui, apparemment un malade mental peut etre spécialiste dans le réseau de la santé pendant des années sans que personne ne s'en appercoive. Je n'y crois pas du tout.
    Notre système de justice est un gros n'importe quoi.

  • La "déculpabilisation" de cet individu est tout simplement parallèle à la déculpabilisation de tout-un-chacun, ici, chez-nous! Le moindre geste irresponsable devient un "problème de société", et plus personne ne répond de ses actes, à commencer par ceux qui nous gouvernent, qui n'hésitent pas à tout rejeter sur la faute du gouvernement précédent.
    Comme le concept de responsabilité ne dérange plus personne, en général, il devient presque normal de faire pareil devant la justice. Jusqu'au moment où ça nous touche directement. Le Québec est une société tolérante, souvent trop tolérante. Mais quand le mal nous frappe en plein coeur, la tolérance fait place à la loi du Talion! Qu'il crève, mieux, qu'il souffre, comme disait la chanson.
    Le Bloc québécois a déchiré sa chemise, dans le temps, pour ne pas adhérer au concept "law and order" des conservateurs, à Ottawa (peines minimum pour certains crimes, lois plus contraignantes pour les jeunes contrevenants, peines plus sévères en général, etc.), jusqu'au moment où c'était un fraudeur, qui avait osé dilapider les économies de certains québécois, qui allait s'en tirer; le Bloc a alors poussé les bleus dans le dos, car ça n'allait plus assez vite!
    Si la société québécoise avait continué à soutenir le concept de responsabilité individuelle, il aurait été normal que Turcotte soit condamné. Mais comme plus personne n'est responsable de rien, pourquoi le serait-il, lui, face à des gestes qu'il a pourtant admis avoir commis? Et là-dedans, la justice en elle-même n'a rien à se reprocher! Dans notre monde littéralement schizophrène, elle a eu à soupeser les arguments qui lui furent proposés, de part et d'autre, et à tirer une conclusion, ce qu'elle a fait.
    Depuis des décennies, on impose la tolérance, et on demande aux québécois de "comprendre"; c'est là qu'on est rendus! Nous ne sommes pas les champions des verdicts de "non-responsabilité criminelle" pour rien!

  • Je vous sens effectivement rempli de haine... et de mauvaise foi.

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