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L'Indépendance et ses suites

Georges Paquet
 

Georges Paquet

Diplomate canadien à la retraite

Pas plus en Europe qu'au Québec, on ne devrait pas proposer un projet d'indépendance sans en donner toutes les composantes et toutes les conséquences.

Le président de la Commission européenne soutient que si les électeurs écossais approuvaient le projet d'indépendance qui leur sera soumis, l'Écosse devra négocier son adhésion à l'Union européenne comme un nouveau pays devrait le faire. Même chose évidemment pour le partage de l'euro comme monnaie commune.

Sans élaborer davantage pour l'instant, il est indispensable que les acteurs politiques et les analystes prennent connaissance de l'avis que donne aux parlementaires européens le président de la Commission européenne (qui agit comme chef du gouvernement de l'Union européenne) au sujet de la condition dans laquelle se trouverait une région de l'Union européenne qui aurait décidé de voter oui à un projet d'indépendance.

Or on sait que l'Écosse devrait tenir un tel référendum en 2014 et que d'un commun accord entre les gouvernements écossais et britannique, la question sera formulée de façon à ce que les électeurs disent oui ou non à l'indépendance, sans autres nuances.

On peut en déduire que le même avis s'appliquerait éventuellement dans le cas de la Catalogne.

Voici textuellement l'essentiel de l'avis fourni par M. Barroso comme nous le rapporte ce 7 décembre, le European Observer: «In a written parliamentary answer to a Scottish Labour, Member of the European Parliament, European Commission president Jose Barroso has confirmed an independent Scotland would need to renegotiate it's EU membership terms. Existing treaties «would no longer apply...»

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Commentaires (48)

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  • @Denis
    Concernant la péréquation canadienne, je vous suggère un extrait de cet article publié sur le site de l'IRIS.
    http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/la-perequation-un-hold-up-quebecois
    "En ce qui a trait aux soi-disant « programmes sociaux trop généreux que le Québec s’offre aux frais des Albertains », une réfutation intéressante a été présentée par le gouvernement du Québec dans un fascicule accompagnant le budget de 2011-2012. D’après les calculs de péréquation, le Québec dispose d’une capacité fiscale de 6 088 $ par habitant avant péréquation et de 7 072 $ après péréquation, soit 984 $ de plus. Ce niveau ne reflète pas entièrement la capacité fiscale moyenne des provinces car seulement la moitié des revenus tirés des ressources naturelles sont pris en considération dans la formule. La capacité fiscale réelle des provinces se situe plutôt à 7 436 $. Le Québec doit donc taxer 364 $ de plus par habitant pour offrir des services à la hauteur de la moyenne canadienne. Mais en fait, les revenus effectivement perçus par le Québec totalisent 8 520 $ par habitant, soit 1 084 $ de plus que la moyenne canadienne. Ce supplément d’impôt reflète le choix d’offrir davantage de services publics. Il est donc faux de prétendre que le Québec s’offre des services publics plus étendus financés par les autres Canadiens. Ces services publics plus étendus sont financés par des prélèvements fiscaux plus élevés qu’ailleurs."

  • "Les Gérard Larose, Gilles Duceppe, et le tiers de députés du PQ font peur par leur extrémisme et leur langage revanchard. Une majorité de québécois ne veut pas suivre ces ténors de la séparation parce qu'ils ont peur de ces gens."
    C'est parce qu'ils ne connaissent pas encore Option Nationale. Vous verrez qu'en rencontrant les membres de ce parti et leur chef Jean-Martin Aussant, tout ce que vous détestez des souverainiste ne s'y retrouve pas (enfin, s'ils existent ils sont sliencieux et n'ont pas d'influence). C'est un souverainisme nouveau, décomplexé. Il n'y a plus de haine des "autres", meme pas du Canada, des Canadiens, des anglais ou tout ceux qui sont "contre" la souveraineté.
    Il n'y a que de vrais Québécois à convaincre. Oui, car chez ON, que vous soyez fédéraliste, anglophone, allophone, métis ou quoique ce soit d'autre, vous êtes Québécois dabord et avant tout et assurément, vous faites parti du projet.

  • @denis825
    Je partage votre appréciation de Pauline Marois. Elle et le PQ sont les plus mauvais porte-paroles de la souveraineté que le Québec ne peut pas souhaiter avoir.
    Voilà pourquoi personne de veut embarquer. Pas par fédéralisme profond, mais parce que les portes-parole ne sont pas crédibles et sonnent faux.
    En plus, un gouvernement qui se dit ouvertement souverainiste et qui continue de gouverner une province comme si de rien n'était, n'est pas un bel exemple de leadership. Ca envoit un message de défaite et un manque de leadership flagrant.
    Demandez vous pas, pour ceux qui ne suivent pas la politique de près, pourquoi le projet ne semble pas réaliste. Ils y associent ces personnes, leur attitude et leur compétence.
    Marois n'a pas la stature de liberateur de peuple comme on devrait être en droit de s'attendre pour faire la souveraineté.
    C'est une des explications pour le peu de confiance en le projet souverainiste.
    Pourtant, ailleurs, il y a de nouveaux venus, crédibles et inspirants, qui vous feront voir les choses d'un tout autre angle.

  • @jean-francois_trottier: 3 morceaux de robot pour votre message. J'ai bien aimé.
    @gengis: Les "séparatissssses" comme vous dites sont beaucoup plus nombreux que vous pensez et le seront encore plus dans les années à venir. Le Québec en tant que pays se fera dans les 15 prochaines années, croyez-moi.

  • @Pager
    La question devrait être :
    "Acceptez-vous que le Québec devienne un pays souverain ce qui signifie qu'il perçoivent et gère ses propres impots, établis ses probres lois et signe en son nom seul les traités internationaux qui le lie à d'autres nations?"
    C'est essentiellement ça la souveraineté.
    En posant individuellement les questions aux Québécois, ils répondent tous oui en majorité. Sauf que lorsqu'elle est posé ensemble, ils ont plus de réticences. C'est là que la pédagogie entre en ligne de compte. Et non, pas de propagande mensongère ni de démagogie.

  • Pauvre Denis 825 être pauvre c'est une chose mais être pauvre et dominé par des étrangers en est une autres. Ce qui me laisse vraiment perplexe dans toute vos histoires c'est de voir comment plusieurs ignorent comment nous francophones sommes détesté juste par notre différence. Est-ce un crime de parler français? Est-ce un crime d'être pro choix pour les femmes, est-ce un crime de penser que l'environnement est plus important que le pétrole ? Cela dit nous pouvons être tout cela et être canadien... Sauf que les anglophones nous haies encore plus et nous voie comme des traites à cause de ses différence. Alors Denis825 je m'en fou que l'Alberta veuille sont indépendance que le Canada veuille nous mettre dehors de la confédération tant que les québécois sont libres de leur choix sans aucune menace.

  • @ManonB Effectivement, certains fédéralistes ont adopté des comportements douteux.
    @jf_trottier Vous avez raison, je ne devrais pas vouer une confiance aveugle à un étranger dont je ne connais pas les motivations profondes.
    Merci.

  • Avant d'arriver à la conclusion que l'Alberta est la province la plus pauvre du Canada avec vos calculs, vous irez voir le tableau sur cette page web, il donne ce qu'un canadien paye ou reçoit à cause du programme de péréquation suivant sa province.
    http://blogues.radio-canada.ca/geraldfillion/2012/04/24/alberta-perequation-quebec/

    Ce que je voulais dire au départ c'est que Madame Marois ne s'est pas trop mis en danger lorsqu'elle a fait son affirmation que si les Québecois ne payaient pas d'impôts au fédéral il serait plus riches et pourraient rembourser leurs dettes.
    Au contraire au lieu d'être à 55% du PIB, la dette du Québec monterait à95% du P.I.B. mais ça faut pas compter sur Guy A Lepage pour pouvoir lui dire ça. Il me semble que j'entends encore avec sa voix gnagna: "C'est-tu mieux de gouverner pour tous les Québécois ou juste pour ceux d'une région?" -J'ai pensé à un moment qu'il trouvait sa question compliqué et qu'il allait lui souffler la réponse en plus...

    Ce ne sont pas les Québécois qui risquent de déclarer l'indépendance avec Pauline comme leader mais les Albertains avec le wildrose comme parti d'opposition avec 38% des voix est plus proche et a plus de vraies raisons : Ils veulent renégocier pour ne pas payer pour nous.
    Nous on a passé la phase ou on aurait pu acheter l'indépendance, eux c'est tout nouveau tout beau. Alors pas de découragement les péquistes, d'autres vont réaliser votre souhait et appauvrir le Québec.

  • Ce que dit Marie-Josée est tout a fait exact
    Chaque Québécois recoit en transferts d'Ottawa 2164$
    C'est beaucoup moins que le Manitobain qui recoit 2 679$, 23% de plus!
    Avez-vous entendu un Québécois se plaindre que les Manitobains siphonnaient leur argent?
    Et que dire du Yukonnais qui recoit 22 498$, 10 fois plus que le Québecois

    http://www.fin.gc.ca/fedprov/mtp-fra.asp

  • Attention Attention Il faut prendre garde aux chiffres que l'on colporte à tous vents... Voici les chiffres sortis directement du Ministère des Finances du Canada pour l'année 2012-2013. Difficile d'avoir meilleure source.
    Alors, sur la simple base de la péréquation: le Québec reçoit pour 2012, un peu moins de 7.4 milliards. A ceci, si on ajoute tous les autres transferts fédéraux au Québec, on augmente le montant à 17.4 milliards. Ce montant représente 2164$ par habitant et environ 25% des recettes fiscales du gouvernement du Québec. Cela dit, on peut maintenant comparé avec les autres provinces et territoires... Vous noterez que la plupart ne mériteraient pas faire partie du Canada et donc que le Canada devrait être seulement composé de l'Alberta, la Saskatchewan et la C-B si on s'en tient seulement à la part de contribution que le fédéral distribue...
    Ontario - 3.2 milliards de péréquation et total de 19.4 milliards de transferts pour 17% de ses revenus provinciaux. 2 milliards de plus que le Québec mais pour une population plus nombreuse. On parle donc de 1442$/hab et ça représente 17% des recettes provinciales.
    Yukon - 809 millions de dollars au titre des principaux transferts, représentant 72 % de ses recettes et 22500$ par habitant. Oui, vous avez bien lu.
    Territoire-N-O - 1,1 milliard de dollars en principaux transferts, représentent environ 73 % de ses recettes et 25710$/hab. Oufff.
    Nunavut - 1,3 milliard de dollars au titre des principaux transferts, représentant environ 82 % de ses recettes et 39050$/hab.
    N-B - 2,5 milliards de dollars au titre des principaux transferts, représentant 31 % de ses recettes et 3314$/hab.
    Et ca continue... http://www.fin.gc.ca/fedprov/mtp-fra.asp.
    Sur un total de 60 milliards de transferts aux provinces et territoires, le Québec en reçoit 17.4 milliards (29%). D'un autre côté, le Québec paye seulement en impôt sur les particuliers québécois plus de 18 milliards. On peut ajouter l'impôt sur les entreprises, A-E, CPP, TPS, etc

  • Robert Lemieux, je vous cite: "Le Québec, en tant que province du Canada, est une meilleure solution au problème que représente la recherche d'une gouvernance favorisant la liberté et la prospérité que n'importe quelle patente à gosses sortie de la tête de Jacques Parizeau, de Pauline Marois ou de n'importe quel autre séparatiste connu."

    Si le Canada était une fédération si "libre", croyez-vous qu'on aurait eu toutes ces magouilles du camp du non? Les immigrants obtenant par dizaines de milliers et à toute vitesse leur citoyenneté? Les dépenses de la grande mascarade de l'amour canadien qui n'ont pas été comptabilisées, mais qu'on nous a montrée du haut d'un hélicoptère alors qu'on n'a pas fait ça pour l'immense rassemblement de la veille du camp du oui... Les tricheries, les mensonges, les campagnes de peur... Oui, il est beau votre Canada. Quant à sa prospérité, hier encore l'ONU lui a tapé sur les doigts pour ses enfants vivant dans la pauvreté. Alors vous repasserez.

    Quant à la patente à gosse dans la tête de Parizeau et des autres, ça s'appelle un PAYS. Si pour vous c'est une patente à gosse, c'est que le Canada, les USA, le Brésil, l'Allemagne et tous les autres pays de la terre le sont aussi.

    Ce n'est pas en dévaluant de façon si irrationnelle le désir d'indépendance que vous donnez des munitions à votre camp, au contraire. Ça ne fait que montrer la vacuité des arguments fédéralistes en général et des vôtres en particulier.

  • Le Québec, en tant que province du Canada, est une meilleure solution au problème que représente la recherche d'une gouvernance favorisant la liberté et la prospérité que n'importe quelle patente à gosses sortie de la tête de Jacques Parizeau, de Pauline Marois ou de n'importe quel autre séparatiste connu.
    - Robert Lemieux

  • Oups! J'ai inversé. La question référendaire doit porter sur le BUT et non le MOYEN. Désolée!
    denis, on peut trouver ce qu'on veut sur Internet. Voici un article qui contredit le vôtre:
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/fiscal/assises.html
    et en voici un autre:
    http://www.vigile.net/Pour-en-finir-avec-la-maudite

  • J'ai lu pour l'Écosse que c'était à peu près comme nous 30% pour le "oui", ça ne passera probablement pas donc. Je me demande jusqu'à combien de référendums ils ont droit par contre.
    La France semble avoir fixé un maximum de 3 référendums pour la Nouvelle-Calédonie. C'est bien ça, il nous en reste donc 1 seul avant d'avoir la paix ici selon cette norme. On dirait aussi que la France agit cette fois de manière à préparer l'indépendance financière en Nouvelle-Calédonie. Non sans avoir occis une couple de dizaines de kanacks auparavant, mais ils n'avaient qu'à prendre d'otages non plus.
    Nous on est plus gentils, c'est notre marque de commerce, on a payé des vacances à Cuba aux ravisseurs et c'est eux qui ont tué une personne cette fois-là, la moitié québécoise des otages en plus...

  • La communauté européenne fait des courbettes, des concessions et des compromis à tous les pays qui démontrent un intérêt pour joindre mais pour l'Écosse on verra ben ??????
    On veut le Portugal, la Slovénie et la Grèce mais l'Écosse on va y penser !
    Pas très crédible comme position M.Paquet.Ni pour eux ni pour vous.

  • Au fait ce n'est pas 10 milliard mais 14 milliards, et ça c'était pour 2009, donc plus aujourd'hui :
    Comme c'est peut-être la longueur du lien http qui a fait que mon message récent n'a pas été publié, ceux qui sont intéressé par les faits, c'est un article du journal "Les Affaires" qui s'appelle "le Québec dépends de plus en plus d'Ottawa financièrement" accessible par google.

  • fradana vous passez à côté de mon message. Je vous ai expliqué la différence fondamentale entre le BUT et le MOYEN et vous n'en faite aucun cas.
    Le but: la souveraineté.
    Le moyen: la séparation.
    Je ne vois pas pourquoi la question porterait sur le BUT plutôt que le MOYEN.
    Est-ce plus clair?

  • @ManonB N'ayons pas peur des mots et posons la vraie question une fois pour toutes. Simpliste je fais la part des choses tout simplement. Tendancieuse j'en doute fort je n'ai aucune intention secrète bien au contraire. C'est oui ou c'est non et passons à autres choses.

  • petite sirène, c'est d'ailleurs pourquoi la question de 1995 parlait de cette entente. Il fallait que ce soit clair. Que ce soit ce qui était signifé aux Québécois. Il y aurait souveraineté du Québec après cette négociation. Mais parce que sa mention apportait deux virgules dans la question, des gens qui avaient visiblement peur des capacités intellectuelles des Québécois (ou plutôt faisaient semblant) l'ont targuée d'être compliquée. Et les fédéralistes québécois, plutôt que de dénoncer cette insulte des ténors du camp du non, sont tombés en plein dans le panneau et l'ont répétée sans réfléchir deux secondes.

    Se jeter dans le vide... n'est-ce pas une phrase très dramatique? Quoiqu'on en dise, le
    Québec est riche. Il serait dans les 30 premières économies mondiales s'il était un pays. Si la Lituanie a pu faire son indépendance avec l'huile de canola comme principale richesse, que craignons-nous pour le Québec? C'est comme si nous étions des enfants qui avaient encore besoin de papa canada. C'est ridicule. Nous avons tout ce qu'il nous faut pour être un pays. Notre peuple ne vaut pas moins que les autres.

    Quant à opposer tolérance et manque de fierté, vous mélangez les pommes et les oranges. Je parle ici des Québécois qui ne cessent de dénigrer leur propre peuple pour nourrir leurs arguments fédéralistes. Eux manque de fierté.

    L'indépendance du Québec n'est pas synonyme d'intolérance, c'est un désir d'émancipation. Les Québécois sont vus comme des gens accueillants et chaleureux. Cette réputation nous honore et, bizarrement, ce sont le plus souvent des Québécois-francophones fédéralistes qui nient cette réputation. Faut le faire!
    Finalement, je vous dirai que je n'aime pas le mot tolérance. Il implique que l'on a de l'acceptation pour quelque chose qui n'est pas forcément bien. "Je tolère ses sautes d'humeur", "Je tolère que vous passiez sur mon terrain"... Tolérer, c'est bien différent d'accepter, d'aimer, d'englober. Je ne me contente pas de ça.

  • @ petitesirene : Vous tombez aussi dans le piège de la boule de cristal, tout comme M. Paquet. Avant tout il faut faire l'inventaire de ses capacités de négociations, de son actif et son passif. On ne négocie pas sans bien connaître ses forces et ses faiblesses. Les négociations, elles, dépendent d'appuis au départ, qui sont par définition fluides, et de ce que vous avez à offrir... ou à enlever de la table de négociation.
    N'importe quel négociateur vous dira que les vraies décisions se prennent presque toujours dans les cinq dernières minutes. Alors c'est quoi votre idée ?
    Il faut voir aussi ce qui se passe dans le monde : tout pays qui s'ouvre un minimum au commerce mondial est immédiatement accueilli à bras ouverts dans la communauté même si son gouvernement est formé des pires crapules. Là aussi c'est la loi du marché qui décide et toutes les Nations sont alignées sur une idée fixe : Business as usual.
    Les diplomates négocient les clauses de décisions prises dans les bureaux d'institutions financières.
    Faudrait pas trébucher devant des arguties bâties sur la peur d'avoir peur d'avoir peur, c'est ridicule : dans les faits le Canada ne peut pas risquer d'avoir un pays membre de la Communauté Européenne à ses côtés, ce qui n'est qu'un exemple. Croyez-vous que les USA se risqueront à couper les liens même une seconde ? Ils se souviennent de Cuba, pas fous: la reconnaissance arrivera dans l'heure qui suivra les résultats.
    Avant un référendum, ça crie fort. À la table de négociation, ça écoute et ça parle le moins possible.
    L'économie du Québec est viable, ce n'est même pas discutable. Les alliances à refaire... j'espère bien! Et la monnaie, aucun pays ne peut obliger le Québec à ne PAS utiliser sa devise, que ce soit le yen, le dollar, le rouble ou le degré Celsius. D'un point de vue international c'est un faux débat.
    M. Paquet ne fait qu'essayer de nous passer en douce un petit coups de la Brink's, on va pas mordre à ça quand même!

  • Fradana, votre question est simpliste et tendancieuse.

    Le but du Québec n'est pas de se séparer du Canada. C'est de devenir souverain. La séparation avec le Canada en est le moyen. Voyez-vous la différence?

    Je vous donne un exemple simpliste. Quand on veut divorcer, est-ce que le but est le divorce ? Ou le résultat qui s'ensuit?

    Confondre le but avec le moyen est une autre tactique fédéraliste d'une grande malhonnêteté intellectuelle, bien digne du camp du non.

  • @ManonB J'espère qu'un jour un parti fédéraliste qui campe dans le camp du non posera la question suivante. Voulez vous que le Québec se sépare du Canada? Point à la ligne et par la suite on passe à autres choses indépendamment du résultat final et les perdants acceptent le résultat. On ne peut pas faire des référendums continuellement.

  • @ManonB "Comment fait-on pour vaincre le cancer ? Ben c'est simple, on s'en DÉBARRASSE!" Monsieur Paquet est un diplomate à la retraite. Il a passé sa carrière à être confronté à la complexité des relations internationales. De son point de vue, avant de se jeter dans le vide, une nation doit négocier, s'entendre, savoir ce qui l'attend. Personnellement, je trouve ça crédible.

  • @Maria-Josee C'est très intéressant, que vous souleviez qu'il est possible que tout se passe en douceur, si on laisse le temps aux gens de se faire à l'idée, minorités incluses. Mais si on parle de géographie, vous nous donnez l'exemple d'une île d'Océanie qui s'est séparée de son colonisateur européen. Moi ceux pour qui je m'inquiète, ce sont les Franco-Ontariens et les francophones du Nouveau-Brunswick, qui auront à vivre avec une nouvelle frontière, une preuve de l'arrogance des Québécois qui leur disent : "Y'a nous, pis y'a vous.".
    @ManonB La tolérance n'est pas un manque de fierté.
    @denis825 Votre résignation est tentante, je comprends que le mouvement séparatiste est présentement en dormance, mais ça ne prend qu'un zélé pour réveiller cette passion semi-collective. Et moi, un peuple passionné, ça me donne des frissons. Les Français ont fait la révolution en 1789. Bon. Maintenant, le peuple ne meurt plus de faim. Correc. Légitime. Mais depuis, ils n'ont jamais arrêté de chiâler. On peut tu, un moment donné, se dire que le bonheur est ici et maintenant ?

  • Pager... Je me souviens de Chrétien critiquant la question de 1995. Ce faisant, il n'a cessé de clamer, pendant des mois, avec Charest et toute la gang du camp du non, que le Québec ne ferait plus partie du Canada. Qu'il deviendrait un pays. Oui monsieur! Il fallait vivre sur Mars pour ne pas connaître les enjeux du référendum.

    La question de 1995 était: « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995 ? »

    Qu'y a-t-il de si difficile à comprendre? Souverain, ça dit ce que ça veut dire. Offrir un partenariat économique et politique, c'est clair. Et le projet de loi sur l'avenir du Québec, tous les Québécois l'avaient reçu par la poste. Alors s'ils étaient incapables de le lire, ben... c'était leur problème, non?
    Moi quand j'entends dire que la question était compliquée, c'est comme si on traitait les Québécois de demeurés, incapables de suivre l'actualités, de lire un projet de loi et de comprendre une phrase avec deux virgules et plus élaborée que ce qu'on lit dans le Journal de Montréal.

    Je trouve aussi effarant que la loi sur la clarté du gouvernement fédéral ne soit pas, elle, plus souvent dénoncée pour son manque de clarté. Quand on dit que le pourcentage accepté pour la souveraineté du Québec va être décidée APRÈS un référendum... Trouvez-vous ça clair, vous? Si on vote à 55, ça va en prendre 57? Si on vote à 51, ça va en prendre 52? Pourtant, 50 pour cent et des poussières a été qualifié de résultat CLAIR par Chrétien à l'époque. Voyons donc.
    Ce qui m'horripile le plus de cette loi stupide, c'est son nom. C'est un truc vieux comme la Terre. Bush l'a utilisé avec son Patriot Act. Aussitôt qu'on est contre cette loi, on n'est pas patriote. Aussitôt qu'on est contre la loi sur la clarté, on est contre la clarté. C'est d'une malhonnêteté intellectuelle affligeante.

  • denis825, j'aimerais bien voir vos sources quand vous prétendez qu'on reçoit du fédéral 10 milliards de plus que ce qu'on paie en impôt.

    Ça me fait bien rire de voir des gens se demander ce que ça donnerait, un Québec souverain. Ça donnerait un PAYS, pas très compliqué. Et s'il fallait être parfait pour être un pays, ça ferait longtemps que les États-Unis, le Canada, la France, l'Italie, la Grèce, l'Égypte et "name it" n'en seraient plus.

    Du monde peureux et sans fierté... un peu normal que la souveraineté leur fasse peur?

  • Je n'arrive pas à comprendre pourquoi les séparatistes ne peuvent se rentrer dans le crâne qu'il est primordial qu'une question partant sur l'indépendance soit CLAIRE et que tout soit bien expliqué?
    Ils ont tout simplement peur qu'une telle question claire ne passe pas!

  • @ petit-jean : Merci. Tout ce qu'il y a de rigolo votre texte. Moi aussi je ressens une grande lassitude devant le discours infantilisant des fédérastes....
    @ Maria-Josee : Intéressant votre texte. Il apparaît qu'en Nouvelle-Calédonie il y a appui de la métropole pour en arriver à créer un pays, d'où cet étalement dans le temps. Pour l'entrée de Terre-Neuve dansle Canada il a fallu deux référendums : dans le premier la population a voté pour rester Anglaise! Au second "on" avait enlevé cette possibilité pour plus de sûreté... Trrrrrès démocratique tout ça.
    Au Québec la réaction démesurée de l'Empire devant sa possession ne permet que des référendums-éclair qui, évidemment avec les extrémistes d'Ottawa, ne peuvent que tourner à l'affrontement. Pas très amicaux les tit-zamis, et riches quand il s'agit d'écraser. Ça oui.

  • @denis825
    Le moins que je puisse dire à la lecture de votre commentaire, vous n'aimez pas Madame Marois. Ça se sent. Les gens oublient vite. C'est quand même elle, qui pendant deux ans a mis toute son énergie à réclamer une enquête qui aujourd'hui nous fait voir l'étendue de toute la magouille qui s'étend à travers la province. Grâce à elle, peut-être arriverons nous à se sortir d'abord de ce système mafieux. Attendez voir ce qui viendra. Ça ne pourra jamais être pire que les libéraux.

  • Tant qu'à faire de la géographie, voici comment la Nouvelle-Calédonie planifie son accession future à l'indépendance totale de son territoire vis à vis de la France:
    Les années 1980 voient les tensions entre opposants et partisans de l'indépendance atteindre leur paroxysme, les affrontements dégénèrent bientôt en insurrection quasi généralisée durant la période dite des « événements » (1984-1988). La violence culmine en 1988 avec la prise d'otages d'Ouvéa. (ceci nous rapelle quelque peu la crise d'octobre '70 au Québec).
    Cet épisode pousse les deux camps et leurs dirigeants à négocier. Les négociations aboutissent à la signature des accords de Matignon le 26 juin 1988 prévoyant la mise en place d'un statut transitoire de dix ans devant se solder sur un référendum d'autodétermination pour que les Calédoniens se prononcent pour ou contre l'indépendance. Cet accord est complété par l'accord de Nouméa du 5 mai 1998 qui prévoit une autonomie forte et repousse le référendum final sur la question de l'avenir institutionnel (indépendance ou maintien au sein de la République française) entre 2014 et 2018. En cas de vote négatif, un second, puis éventuellement un troisième référendum pourront être organisés. À l'issue de votes toujours négatifs, un nouvel accord sera négocié. (Voilà une façon qui m'apparaît respectueuse de la population et qui laisse le temps aux citoyens d'accepter un changement majeur en plus du temps pour pouvoir se préparer à une prise de pleins pouvoirs sur son destin collectif. Par le fait même, en se donnant du temps et un horizon précis, on permet à l'élite politique d'éviter autant que possible la ségrégation des minorités sur le territoire... ce qui répond à l'inquiétude bien légitime de ''Petitesirene'' plus bas). Il est effectivement dangereux lors d'évènements politiques qui touchent une grande population de tomber dans le piège de l'ostracisme et la discrimination des minorités. Voila pourquoi il faut du temps pour intégrer chacun au projet.

  • Négocier l'euro? allo?
    L'Écosse n'a pas d'euro mais des livres. Vous vous trompez avec l'Irlande.
    Vous pouvez penser ce que vous voulez de l'Indépendance de l'Écosse un fait demeure: le nombre de pays en Europe a presque doublé au cours du dernier quart de siècle! Si l'indépendance était une catastrophe autant de pays n'irait pas à l'abattoir

  • Je pense que les séparatistes qui restent (disons un 30% de la population) sont des gens dont l'orgueil de ne pas revenir sur ce qu'ils ont déjà pensé être correct est la plus grande et la seule motivation bien souvent. Alors il ne sert à rien d'essayer de les convaincre par la logique pour l'instant, cela déclencherait chez eux une réaction de défense qui les enfoncerait dans leur erreur.
    Moi, je suis assez content de la situation actuelle. Je pense que Madame Marois fait le gros du travail pour les fédéralistes et le gouvernement du Canada devrait penser à la mettre sur le payroll de la G.R.C. comme le fut jadis M.Morin.
    Tous les politiciens mentent à un certain niveau, mais certains sont plus habiles que d'autres. On dirait que Madame Marois ne veut pas y mettre les formes, elle ment pour se débarrasser en envoyant promener ses auditeurs. Elle ne ment pas au fait, elle dit le contraire de la vérité rudement comme pour se convaincre elle-même.
    Les sophismes qu'elle amène sont lamentables. Par exemple, elle a essayé de faire croire à tlmep que si on ne payait pas l'impôt à Ottawa, on pourrait payer notre dette provinciale. Mais le fédéral envoie au Québec près de 10 milliards de plus que ce qu'il perçoit en impôts ! Pour garder le même niveau de service et d'emploi, les citoyens devraient d'abord être taxés de 10 milliards de plus au moins.
    Enfin, je vous rappelle que même Monsieur Parizeau n'a pas voté pour elle. Ça m'apparait une garanti que cette femme est plus une vraie arriviste qu'une souverainiste sincère ou qu'une gauchiste, animée par la compassion, comme elle s'applique malhabilement à le mimer.
    C'est une profiteuse qui n'a jamais eu, ou pris, le temps de se forger des convictions, elle a une spécialité et ça ne peut pas s'appliquer au pouvoir, elle était bonne pour salir les gens en place. Outre ça, son jugement est mauvais. De menteries en erreurs de jugement, elle se prépare une joyeuse tempête. Stay tuned comme ils disent en latin.

  • Le fédéralisme canadien est un projet collectif qui, pour réussir devrait recevoir l'appui d'une vaste majorité de ceux qui forment le "peuple". Malheureusement les québécois sont trop divisés sur la question. Les insultes fusent de partout comme en témoignent les commentaires précédents : malade, extrémistes, séparatistes .....
    Le projet fédéral n'est pas porteur, étant trop exclusif en insultant les francophones (certains canadiens vont qualifier le français de langue étrangère), les élites économiques (à qui l'on doit la prospérité relative de l'ouest du pays), les artistes qui sont contre (qualifiés de traîtres - c'est à ce moment que j'ai décroché).
    La peur dénoncée par certains est réelle, mais est générée en bonne partie par les purs et durs du fédéralisme. Les André Pratte, Jean Chrétiens, Stephen Harper et la totalité des députés du PLQ/PC font peur par leur extrémisme et leur langage paternaliste. Une bonne partie de québécois ne veut pas suivre ces ténors du fédéralisme parce qu'ils ont peur de ces gens.
    Changer le discours, le faire rassembleur est la condition nécessaire pour réaliser ce projet collectif que devrait être le Canada et qui ne doit exclure aucun groupe.

  • L'indépendance est un projet collectif qui pour réussir doit recevoir l'appui d'une majorité de ceux qui forment le "peuple". Malheureusement les québécois sont trop divisés sur la question. Les insultes fusent de partout comme en témoignent les commentaires précédents : pleutre, traître, fédérastes.....
    Le projet d'indépendance n'est pas porteur, étant trop exclusif en insultant les ethniques (certains vont qualifier l'anglais de langue étrangère), les élites économiques (à qui l'on doit la prospérité relative de la province), les artistes qui sont contre (qualifiés de traîtres - c'est à ce moment que j'ai décroché).
    La peur dénoncée par certains est réelle, mais est générée en bonne partie par les purs et durs de l'indépendance. Les Gérard Larose, Gilles Duceppe, et le tiers de députés du PQ font peur par leur extrémisme et leur langage revanchard. Une majorité de québécois ne veut pas suivre ces ténors de la séparation parce qu'ils ont peur de ces gens.
    Changer le discours, le faire rassembleur est la condition nécessaire pour réaliser ce projet collectif qui ne doit exclure aucun groupe.

  • Ce qu'il y a de bizarre, c'est qu'à chaque référendum on a entendu les fédérastes sortir toutes les peurs possibles, martelant des histoires de grand-mère pour les bananes qui vont monter de prix.
    Ce débat aurait pu exister SI, mais seulement Si les fédérastes avaient essayé de garder un peu la tête froide, parce que Parizeau entre autre avait monté des dossiers particulièrement fouillés sur le sujet. Ben non, ils ont préféré leur chasse aux sorcière les pauvres petits... ils ne voulaient surtout pas arriver sur le terrain de la réalité, ils savaient qu'ils allaient se faire planter.
    Bon, revenons à vos histoires.
    Suite à un vote positif l'ONU acceptera le Québec en.... deux jours ? Trois ? Tout dépend si elle siège ou pas.
    La monnaie : il existe des pays Africains dont la monnaie officielle est le dollar américain et ils n'ont jamais demandé la permission. Essayez donc d'interdire la circulation de monnaie sur un territoire, vous! Bonne chance...
    Devinez quoi : il est probable que l'Europe sautera sur le Québec pour l'intégrer à son Union. Eh, une porte ouverte sur l'Amérique, on ne réfléchit pas et on agit. Évidemment ce sera étudié et je doute que le Québec accepte. Ceci dit on va pas commencer à ressortir les niaiseries qui voudraient qu'un Québec indépendant sera fermé au reste du monde quand même! Oui, les traités seront à créer, vous croyez que personne ne souhaite du pays qui a la plus grande réserve d'eau potable au monde ??? Je fais exprès, je parle d'eau parce que ce marché n'est encore qu'entrouvert, je vous laisse fer, titane, or, diamants, métaux rares, capacité énergétique... et encore une fois une situation géographique à faire rêver.
    Disons-le : j'aurai la magnanimité de ne pas exiger la moitié des territoires du Nord du Canada malgré le fait qu'ils aient été ouverts par des Francophones, ni même un rail sur deux des chemins de fer de l'Ouest payés par la sueur des Québécois il y a un siècle. Vous voyez bien qu'il y a moyen de s'entendre ! :)

  • « Pas plus en Europe qu'au Québec, on ne devrait pas proposer un projet d'indépendance sans en donner toutes les composantes et toutes les conséquences. »
    J'ignorais que l'Europe mijotait un projet d'indépendance semblable à celui du Québec. Disons-le, votre introduction manque de « clarté » surtout que la suite de votre texte nous indique que c'est de l'Écosse dont il est question.
    Par ailleurs, pourquoi cette mise en garde de votre part ne s'adresse-t-elle qu'au Québec et non pas à toutes les provinces et à tous les territoires canadiens? Votre approche suggère que le Québec jouit déjà d'un statut particulier et que l'indépendance du Québec, par conséquent, s'en serait que la suite logique.
    Mais bon, de ce que je comprends de votre texte est que si le Québec s'engage sur la voie de l'indépendance, par personne interposée, vous en l'occurrence qui êtes un diplomate canadien à la retraite, le gouvernement du Canada annonce aux indépendantistes québécois que le Québec devra renégocier toutes les ententes qui ont été signées par le gouvernement provincial québécois et ce, avant l'accession à l'indépendance du Québec.
    Enfin, je vous dirais qu'il y a un travail de clarté à faire du côté du gouvernement canadien puisque de comparer la situation du Québec à celle de l'Europe m'apparaît être une approche qui risque plus de stimuler la fièvre indépendantiste au Québec plutôt que l'attachement des Québécois au Canada.
    Daniel Verret (Nadagami)

  • Bref, une question CLAIRE, simple et précise!
    Ça devrait faire réfléchir les derniers séparatistes qui hantent encore le Québec.

  • Merci, monsieur Paquet, pour ce point de vue posé. Je suis d'accord avec vous, l'indépendance d'une nation, ça se prépare.
    Le référendum écossais a été annoncé plus de deux ans d'avance, pour moi, ça a ben du sens et ce, peu importe quel parti est au pouvoir à ce moment.
    Il me semble que ça permettrait aux deux côtés de se bâtir un plaidoyer clair et solide en lien avec la réalité de 2012, faisant ainsi appel au sens critique profond des citoyens, pas à une impulsion passionnée.
    J'imagine que la plupart des adultes québécois connaissent déjà leur position par rapport à l'indépendance, mais pour le reste d'entre nous, qui sommes toujours habités d'une ouverture et une honnêteté intellectuelle et avons envie de comprendre la situation plus en profondeur, je crois que l'exercice serait bénéfique.
    On a besoin de créativité (et là je ne parle pas de chansons de parti, je parle d'idées songées) on a besoin de "ah, j'avais jamais vu ça de même", et on a besoin d'avoir l'impression qu'on sait où on s'en va à long terme. Me semble.
    @Maria-Josee Je respecte votre idée que l'identité nationale est une colle qui nous unit vers un objectif commun, mais je crains la ségrégation qu'elle entraîne.
    @ceux qui comparent le destin de 8 millions de personnes à leur vie personnelle ... j'ai mal pour vous

  • Très juste. Ainsi quand vous vous êtes marié vous saviez déjà le nombre d'enfants à arriver, le nombre d'années d'études à payer, combien de paires de ski à acheter, les différentes hausses de taxes et exonérations par enfant, un chalet, où, son prix, les travaux à y faire selon la température parfaitement prévue et tout ça pour les vingt prochaines années, combien de voyage en Europe pour se ressourcer et en quelle année... Vous la vendez combien votre boule de cristal ?
    Sous question : ça coûtera combien pour détacher définitivement le Québec du continent, payer une rame à chaque citoyen et se diriger vers les mers du Sud au rythme de cent kilomètres par année ?
    Combien je gagne si le Québec vend son territoire à la Chine ? Au sou près je vous prie, hein! Vous êtes sérieux, vous!
    Moi je pense que le Mexique devrait devenir une province du Gabon. Le poids de la preuve contre cette merveilleuse idée revient au président qui bêtement n'y a jamais pensé, vous imaginez ?
    Dernière heure : nous apprenons qu'un Québec indépendant ne sera jamais admis, ni chez les Chevaliers de Colomb, ni dans la ligue de bowling de grosses boules d'Amérique du Nord. Ben si c'est comme ça j'joue pus, bon.

  • qu'arriverait-il si, une province/etat/territoire independantiste, etait exclu par referendum de la constitution dont il fait parti? ex; le r.o.c fait un referendum et la question est : voulez vous exclure le quebec du canada? le oui gagne. qu'arriverait-il ? serais-ce legal d'agir de la sorte?

  • Pour en rajouter un peu, voici un extrait de la Déclaration universelle des droits collectifs des peuples. J'aimerais tout de même souligner que je tente toujours de garder une certaine modération dans un débat puisque rien n'est jamais aussi clair qu'on le croit. Il est donc évident pour moi, qu'une éventuelle question sur l'indépendance du territoire du Québec se doit de présenter a fortiori un plan bien construit qui permettrait de mieux évaluer les gains politiques, économiques et culturels que la nation pourrait obtenir (tout en prenant en compte mon message précédent sur l'identité nationale qui se doit d'être considérée comme plus important encore que le développement économique.
    Considérant que les droits individuels à l'égalité et à la différence ne peuvent s'épanouir que dans le cadre du peuple auquel chacun s'identifie;
    Des droit nationaux des peuples
    Article 5
    Tout peuple a le droit d'exister librement quelle que soit sa dimension démographique.
    Article 6
    Tout peuple a le droit de s'autodéterminer de façon indépendante et souveraine.
    Article 7
    Tout peuple a le droit de s'autogouverner en suivant les choix démocratiques de ses membres.
    Article 8
    1) Tout peuple a le droit au libre exercice de sa souveraineté sur l'intégralité de son territoire.
    2) Tout peuple qui a été expulsé de son territoire a le droit d'y retourner et d'y exercer la souveraineté, dans le respect des droits d'autres peuples éventuellement présents sur ce territoire.
    3) Tout peuple itinérant, qui a développé historiquement sa conscience nationale selon ce mode d'existence, a le droit à la garantie de sa libre circulation.

    Article 9
    Tout peuple a le droit d'exprimer et de développer sa culture, sa langue et ses règles d'organisation, et de se doter pour ce faire de ses propres structures politiques, d'enseignement, de communication et d'administration publique, sur son aire de souveraineté.

  • C'est un argument qui revient sans cesse... L'argument économique. Comme si un peuple ne pouvait se définir que par sa capacité de dégager un excédent commercial à chaque année. Est-ce qu'on donnait le même argument aux esclaves noirs qui osaient quémander leur émancipation? Et par le fait même, est-ce qu'on oserait poser la question aux descendants du régime esclavagiste telle que: Sachant qu'aujourd'hui, des générations plus tard, la communauté afro-américaine présente un pourcentage honteux de sans-emplois, sans abris et criminels, désireriez-vous retourner à l'ancien régime pour au moins retrouver un toît garanti, de la nourriture et une certaine vie sociale vous permettant de vous réaliser dans vos tâches quotidiennes pour le bénéfice d'une plantation ou du gouvernement? J'ai un petit doute sur la réponse que la communauté noire nous donnerait... Absolument pas. L'autonomie, l'émancipation, le contrôle et le plein pouvoir de sa destinée ainsi que l'acceptation de notre communauté par les communautés extérieures n'a pas de prix. Il suffit de se prendre en main et d'avancer pour le temps qu'il faudra pour rattraper les autres communautés et à ce point, nous aurons le mérite bien personnel d'avoir réussi comme personne, communauté, peuple ou nation.
    Alors, pour l'argument économique, on repassera. Il est certain que l'indépendance d'une nation sur un territoire déterminé engendre des soubresauts économiques plus ou moins majeurs mais c'est au peuple en question de faire l'effort voulu collectivement afin de relever le défi de rester ou devenir une population prospère tout en gardant bien en vue ce qui caractérise et différencie cette même population du reste du monde. L'identité nationale est la colle nécessaire aux citoyens pour s'aimer, s'entraider et regarder dans la même direction vers un but commun. Ce but, peut-être à la fois économique, politique, environnemental ou social.

  • @Gloucester
    Franchement, l’argument de la peur de l’inconnu relève de la tradition ici. Vous cherchez à nous faire peur, je vous réponds que vous êtes un pleutre, par respect pour la tradition des débats sur la souveraineté. Voir si c’est l’actualité qui vous suggère ce texte !
    L’argument « un pays souverain doit négocier ses relations internationales », ce n’est pas vraiment une nouveauté (surtout pour un diplomate de carrière). Et le dogme fédéraliste qui veut que « renégocier serait pour le Québec automatiquement néfaste », c’est du réchauffé basé sur une suite de « si » et de « peut-être » qui ne vous honore pas.
    Vous êtes un nostalgique et moi, bon gars, je vous donne ce que vous voulez. Vous devriez me dire merci.

  • Cher petit jean et cher minnesota, votre peur maladive peut se guérir. C'est une bonne connaissance des enjeux qui vous permettra de dire oui ou nons à tout projet, y inclus un projet d'indépendance. Si vous souhaitez voter pour l'indépendance sans savoir ce que le projet contient, libre à vous.
    Georges Paquet

  • Il y a tellement d'inconnus, perdrons -nous nos pensions de vieillesse, nos rocheuses et j'en passe.Mon doux j'ai peur que va t-il nous arriver. Comment font t-ils pour survivre tous ces pays indépendants sur cette planète. Je suis anxieux, j'ai très peur, très peur.

  • Trop drôle, si j’appliquais votre philosophie de pleutre à ma vie quotidienne, je me laisserais crever dans mon lit de peur d'arriver en retard à l'ouvrage.

  • "Pas plus en Europe qu'au Québec, on ne devrait pas proposer un projet d'indépendance sans en donner toutes les composantes et toutes les conséquences."
    - Georges Paquet
    Pour le Québec, le projet de demeurer dans l'ensemble fédéral devrait également être soumis aux mêmes contraintes et exigences, ce qui n'a jamais été fait.
    Qu'arrivera-t-il à court, à moyen et à long terme à la nation québécoise francophone au sein d'un Canada de plus en plus anglophone?
    La question se pose. Pour être en mesure de choisir, il faut le faire en toute connaissance de cause. Des tocades à la Trudeau du genre "Nous mettons nos sièges en jeu pour avoir du changement" ne tiennent plus la route. Qu'en pensez-vous, Monsieur Paquet?

  • Tout à fait d'accord. Je ne suis pas prêt à donner carte blanche à n'importe quel gouvernement que ce soit le PQ, le PLQ ou la CAQ pour faire la séparation du Québec du ROC. Le PQ aura beau dire quoi que ce soit je désire connaître les conséquences d'un tel geste chiffres à l'appui. Également je veux un référendum avec une question claire telle que: Voulez vous que le Québec se sépare du Canada? Il y a tellement de choses à prendre en considération et tellement d'inconnus dans un tel projet.

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