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La morale des médias

Laurence Laplante
 

Laurence Laplante

Étudiante

«?Attention, un incident cause un ralentissement de service sur la ligne orange en direction côte-vertu. Attention, d'autres messages suivront.?»

Avez-vous déjà entendu ce message lors d'un de vos déplacements dans le métro de Montréal? Vous êtes-vous déjà demandé quelle était la nature de cet incident? Quelques fois, il s'agit d'un incident mineur qui ne mérite pas qu'on y porte attention, d'autres fois, il s'agit d'un suicide. Pourquoi n'en entendons-nous pas parler dans les médias? La raison est bien simple, c'est à cause de l'effet d'entraînement. Si la voix enregistrée de la STM annonçait haut et fort le suicide d'un individu, il y aurait un risque de semer l'idée, de pousser d'autres gens à passer à l'acte. C'est pourquoi on ne dit rien. C'est bien mieux comme ça.

Les médias de masse ont pour but de nous tenir informés. Au Québec, la liberté de presse est un droit qui nous permet de prendre connaissance des événements tels qu'ils sont, sans censure, mais qu'en est-il de la morale? Nous avons tous été choqués à l'annonce du drame familial qui s'est produit à Drummondville cette semaine. La mort de ces trois jeunes enfants ne fait que raviver le goût amer laissé par l'affaire Turcotte, il nous donne des frissons dans le dos. Le rôle de la presse dans cette affaire est, certes, de rapporter les événements, mais aussi de conscientiser la population. Nous devons ouvrir l'oeil, nous devons savoir ou aller chercher de l'aide. Plusieurs messages sont lancés et, on l'espère, seront attrapés au vol, mais ici, qu'en est-il de l'effet d'entraînement? N'y a-t-il pas ce même danger auprès des gens à problème?

Lors du procès de Guy Turcotte, l'an dernier, nous avons tous et chacun eut accès à beaucoup trop d'information. Des photographies de la scène de crime, de l'arme fatale, sans parler des explications effroyablement détaillées du meurtre. Qu'est-ce qui délimite l'information importante de ce qui est superflu? Pourquoi tant de détails sordides? Parce que le drame fait vendre, parce que nous, le peuple, avons tous ce petit côté voyeur qui nous pousse à vouloir tout savoir. Et l'entraînement? Les drames familiaux prennent une trop grande place, dans le monde de l'information comme dans notre société. En dire un peu nous pousse à réfléchir, en dire trop risque de donner des idées.

Ceci n'est qu'une réflexion, un questionnement sur nos valeurs en tant que Québécois, mais aussi en tant qu'humain. Ne devrions-nous pas laisser la famille concernée faire son deuil en paix? L'accent devrait être majoritairement mis sur la prévention plutôt que sur le sensationnalisme, sur l'aide disponible plutôt que sur les images d'une femme en détresse qui a commis l'irréparable. Nous n'avons pas besoin d'apercevoir son visage, de l'identifier. Comment peut-on expliquer que Guy Turcotte soit plus connu que beaucoup d'artistes qui se battent pour percer?

La faute n'est pas tant aux journalistes qui publient qu'aux lecteurs qui s'en nourrissent. Chacun devrait faire son bout de chemin, y réfléchir est déjà un bon pas en avant.

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Commentaires (19)

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  • La plus grosse faute revient à la manière dont nous sommes éduqués...
    La cellule familiale en 2012 est souvent éclatée. La jeunesse n'a plus de point de repère. Les jeunes trouvent des modèles à la télévision et à la radio car papa et maman ne sont plus des modèles. Papa et maman sont devenus des amis et, de toute manière, il n'ont eu aucun point de repère eux non plus.
    Ramenons les cours de bienséance et de civisme à la petite école. Notre société en dépend.

  • @ denis825 : vous avez partiellement raison en ce sens que, non, il n'y a pas d'effet d'entraînement direct d'un crime à un autre... sauf vengeance dans le crime organisé en clans, ce qui n'est pas ce dont vous parlez.
    C'est une question de banalisation du crime. Non, personne ne tuera parce que "c'est la mode", c'est plutôt que le sentiment généralisé d'insécurité mène à ne voir que des moyens extrêmes pour sortir d'une situation, même la plus simple.
    Ainsi, ramenez la peine de mort, vous verrez le meurtre prendre une envolée statistique. Couvrez les journaux de crimes avec juste une petit photo d'un Arabe à côté, même en rapport avec un autre article, un sentiment de malaise naîtra à la moindre "nappe" sur une tête dans le métro.
    Ce n'est pas une question de jugement mais d'association, d'une part, et de peur qui ne peut être raisonnée : puisque rien n'est dit, tout peut s'imaginer.
    Au fil des secondes un meurtre, deux meurtres, une policière folle, un autre meurtre, tiens ça sonne à la porte, un meurtre, le CH a perdu, je vais ouvrir, un gars tient un bâton je sors mon gun et je tire. Ouf! J'ai eu peur.
    Bon, qu'est-ce que je faisais déjà ? Ah oui! Un meurtre, un incendie, les melons en vente chez IGA...

  • Je suis tout à fait d'accord avec vous Mme Laplante. Aujourd'hui, on nous en montre trop. On en entend trop. La couverture médiatique du drame de Drummondville est tout à fait sensationnaliste. On nous remontre en boucle toujours les mêmes images. On nous fait entendre encore et encore les mêmes reportages. Avec des lecteurs de nouvelles qui prennent presqu'un air choqué, horrifié. Chaque mot est choisi afin de créer le frisson. Afin que tous et chacun développent une dépendance. Et contrairement à ce que certains disent dans leur commentaire, on ne peut pas faire autrement que de voir car la "nouvelle" est partout. Mais le sensationalisme fait vendre. TVA et le Journal de Montréal l'ont compris. Et tant qu'il y aura des voyeurs pour voir, il y en a qui nous en montreront. Et dans le cas du drame de Drummondville, on a pas fini d'en voir. On nous retransmettra sûrement les funérailles des pauvres petits. Et à l'extérieur, on va interviewer Pierre, Jean et Jacques et aussi Thérèse, Micheline et Rita qui n'ont absolument rien à dire à la télé mais qui sont très heureux d'y apparaître. Tout ceci n'a rien à voir avec la nouvelle. Tout ceci n'a rien à voir avec la liberté d'expression. C'est une question de respect. Présentez-nous les faits c'est tout ce qu'on demande.
    Sylvain Boisjoly

  • "Les Innus ont 52 noms pour parler de la neige car c'est important pour eux; il devrait y en avoir autant pour parler de l'amour."
    Margaret Atwood
    Je ne peux pas croire comme vous le suggérez que le geste de turcotte ait eu un effet d'entrainement. Mais la psychologie n'est pas un domaine ou j'ai des connaissances particulières et je peux me tromper facilement. Je regimbe à m'imaginer un être humain qui prend conscience de ce que ce gars a fait et se dit : "Oui quelle bonne idée, demain après mon café, je vais tuer les enfants que j'aime tant et pour qui je travaille tout le jour."
    Mais, comme ce sont des gestes qui se passent dans un cauchemar de personne en état de psychose, tout se peut. Peut-être que l'information turcotte a été enregistré quelque part dans le subconscient de cette femme et qu'elle est ressortie sous forme d'ordre dictée par une voix intérieure à un moment...
    Je me demande si c'est possible de prendre le problème en amont. Par exemple, il est rare que la femme n'ait pas un accès libre et illimité à ses enfants après un divorce, je suppose. Ici, il devait y avoir des motifs sérieux de craindre quelque chose. Peut-être que les conditions de visites pour les parents avec des antécédents de maladie mentale peuvent être durcies.
    Je trouve que toute la société est un peu trop optimiste pour ce qui concerne l'amour. Il y a des gens qui ne "portent" pas ça, comme il y a des gens qui ne portent pas la boisson forte. On éduque les gens à l'amour, lorsqu'on les éduque, comme on habillerait quelqu'un en culottes courtes et en sandale pour aller faire de l'alpinisme en région nordique.
    Quand les gens se "cassent la gueule" après, certains rencontrent leurs enfants sous surveillance et dans un temps très limité ce qui doit être plus douloureux pour eux que s'ils ne les voyaient plus du tout, du moins avant d'avoir refait leur vie. Ça doit être une forme de martyr institutionnalisé ces rencontres !?

  • La première valeur des journaux c'est de faire de l'argent. Pour cela faire acheter le journal et le crime est payant. La télévision et la radio fonctionnent aux cotes d'écoute. Là aussi le sordide est payant. Vous parlez de morale madame, et vous avez raison, je partage votre avis. Mais la morale n'est pas payante elle n'est plus une valeur. C'est aussi bête que cela.

  • Attention, là. Il y a une bonne vingtaine d'années, et devant la montée fulgurante du suicide masculin au Québec (de 3 à 4 sucides par jour !), les médias avaient convenu d'évacuer littéralement cette problématique, de manière à contrer, justement, ''tout effet d'entrainement''.
    Le résultat : une ''déconscientisation collective totale'' , laquelle a débouché, au fil des ans, sur une véritable hécatombe (n'ayons surtout pas peur des mots, ici) :
    50,000 suicides masculins - hommes et garçons confondus - depuis 30 ans.
    Taire la réalité sociale, d'autant lorsque celle-ci implique la mort d'êtres humains à répétition, peu importe le contexte (suicide, drame familial), n'est donc pas une solution.
    Et puis, comme l'écrivait Bernard Kouchner :
    ''L’information et l’humanitaire sont le remède contre les douleurs extrêmes.''
    Gordon Sawyer
    Montréal

  • Attention, là. Il y a maintenant une bonne vingtaine d'années, et devant la montée fulgurante du suicide masculin sur notre territoire (de 3 à 4 suicides chaque jour ! ), les médias québécois avaient décidé d'évacuer littéralement cette problématique, soi-disant pour éviter un ''effet d'entrainement''.
    Le résultat, au fil des ans : une ''déconscientisation totale'' , laquelle a débouché sur une véritable hécatombe (n'ayons surtout pas peur des mots, ici) :
    50,000 suicides masculins - hommes et garçons confondus - en 30 ans.
    Je regrette, mais taire une réalité sociale à connotation ''de mort d'homme'' ne fera que décupler le problème.
    Et puis, comme l'écrivait Bernard Kouchner avec force justesse :
    ''L'information et l'humanitaire sont le remède contre les douleurs extrêmes.''
    G

  • (Pas eu le temps de signer le commentaire)
    Gordon Sawyer
    Montréal

  • c'est pas les medias le problème, c'est la masse populaire et son q.i de mouche qui se regale du mauvais sort d'autrui. la liberté d'expression a le dos large, et certains en abuse, et c'est la que le bon jugement de chacun devrait primé. malheureusement , encore trop de gens prennent l'information mediatique pour de l'or en barre, comme si dieu etait un journaliste.

  • Vous devriez savoir qu'au Québec ce sont les journalistes qui mènent.
    Ce sont eux qui nous disent comment on doit penser et ce que l'on doit savoir ou pas.

  • Vous avez parfaitement raison. Le problème que nous vivons et qui ira en s'accentuant, c'est que tous les médias appartiennent à des géants commerciaux dont le but réel est de faire plus de profit en s’accaparant toujours d’une part de marché plus importante et ce aux dépens de ses compétiteurs. Pour y arriver, ils ont ou engagent des équipes de marketing qui, au nom de beaux grands principes, vont vous convaincre que c’est non seulement acceptable mais essentiel de tout dire et montrer. Une fois qu’ils vous ont convaincu, ils entrent alors dans une compétition avec leurs concurrents pour savoir qui osera aller le plus loin, toujours au nom du beau grand principe. Ces entreprises ont leurs lobbyistes qui s’assurent que les lois qui les favorisent sont votées et défendues. Que fait le consommateur là-dedans ? Et bien il consomme, il se laisse convaincre et gave tout ce que le marketing lui impose. Notre seule défense est de refuser de croire à cette obligation de tout lire ou regarder.

  • Pour parodier Deschamps, je vous dirai « Pour le savouère, il faut le vouère ! »
    Se fermer les yeux, ignorer ou faire semblant n'aide en rien. Tout dépend bien sûr de l'intention derrière ce regard.
    Ce qui est horrible, ce qui est scandaleux ou indécent, doit être su pour qu'on puisse juger, condamner et combattre.
    Il y a mille raisons de se scandaliser avec ce qui se passe autour de nous.
    Avez-vous songé aux millions de personnes abandonnées à la violence et à la pauvreté ? Aux multiples guerres stupides que nous appuyons par notre laxisme ?
    Aux fortunes qui se cachent dans les paradis fiscaux ? Aux enfants arrachant leur pitance à des tas de détritus ? Comment le savoir sans s'informer et fouiller dans l'actualité ?
    Georges LeSueur

  • Voici là un problème millénaire. Où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie. La seule à faire est de s'en dissocier, de l'ignorer. Le sensationnalisme à tout autant à gagner que l'on s'en scandalise ou que l'on s'en divertisse. Le mot se passe et le but est atteint. Il faut se tenir à l'écart de cela. Il faut rester en marge du groupe et ne pas lui donner plus d'attention qu'il n'en mérite. Il y beaucoup d'énergie à y perdre à lutter contre lui.

  • Vous avez écrit le texte que j’aurais aimé écrire, sauf pour le dernier paragraphe « La faute n'est pas tant aux journalistes qui publient qu'aux lecteurs qui s'en nourrissent. Chacun devrait faire son bout de chemin, y réfléchir est déjà un bon pas en avant ».
    Comment peut-on s’informer sans subir tous ces commentaires et images abusives? Oui les journalistes ont à faire un sérieux examen de conscience, si la chose existe encore. Le vieil adage qui dit que : toute vérité n’est pas bonne à dire a encore sa place. Plus encore, ce qui m’agace au plus haut point, c’est que l’ont se fiche sans réserve de protéger la vie privée et la réputation des gens. À ce propos , je vous réfère à l’article de l’avocat Jean-Claude Hébert, paru dans la Presse du 4 décembre : Nommer, c’est juger.
    Le débat est à poursuivre
    Fernand Lavigne

  • Je suis d'accord à 100% avec vous.
    Le seul problème est notre liberté d'expression. En fait, il est absolument certain que ce n'est pas notre liberté d'expression le problème, mais plutôt ceux qui se donnent comme mission de l'utiliser et d'en tester la limite. De nos jours, plusieurs personnes s'en font une mission jour après jour.
    Sans compter que, pour une raison que j'ignore, c'est souvent les histoires les plus sordides qui font vendre des copies. Que dire de la frénésie totalement innexplicable d'aller voir le vidéo de Magnota en train de dépecer un être humain?
    Ou le sexe, un seins à la télé pendant une fraction de seconde pendant la mi-temps du super bowl et c'est le scandale du siècle. Pendant ce temps, en tappant 1 mot dans un moteur de recherche et vous avez accès à toutes les fantaisies sexuelles de l'humanité, sans censure.
    Je ne parlerai pas trop des jeux vidéos et du cinéma car j'en suis un fervent amateur, mais ces domaines abusent souvent de leur liberté d'expression et contrôle très mal l'accès à leur produits aux enfants. Tout comme l'internet d'ailleur.
    Mais une grande part de la responsabilité revient tout de même aux parents.
    La société est hyppocrite et un peu bizarre.
    PS. Un vieux proverbe dit, la TiVi influence les enfants. De nos jours cette expression s'étend à plein d'autres médiums et je pense que oui, plusieurs enfants et adultes peuvent être influencés. Tous les médias ou médiums ont une certaine influence sur certains humains. Personne ne pourra me faire penser autrement sur ce point.

  • Je suis parfaitement d'accord avec toi Laurence. Je partage ton opinion. @Jean_Petitclerc, je vous dirais que le problème n'est pas de censurer la vérité, je crois que ce que l'auteur du texte a voulu faire ressortir c'est que le sensationnalisme n'a pas sa place dans toute les situations. En fait je pense que les médias pourraient se permettrent de ne pas tout montrer parce que parfois c'est tout simplement pas pertinent.

  • C'est bon que vous souleviez le problème. Nous sommes effectivement aux prises d'une dynamique malsaine. Une multitude de citoyens avides de tous les détails des drames humains se déroulant sur la planète. Des médias qui semblent incapables de s'auto-censurer même lorsque les effets d'entraînement ou d'imitation sont évidents.
    Vous parlez de la célébrité de Guy Turcotte, mais que dire des Marc Lépine et des autres malades qui ont sacrifié des innocents pour justement devenir célèbres, morts ou vivants?
    Pourtant, on pourrait très bien parler de ces drames sans dévoiler l'identité des agresseurs dans les cas où on suspecte que le désir de se faire connaître était leur motivation principale.
    Mais je crois que, comme on l'a fait pour les mineurs ou les victimes d'agression sexuelles, on devra procéder par voie législative. Les voyeurs seront toujours légion et leurs 'pushers' de détails sordides n'accepteront jamais de se retenir d'eux-mêmes malgré les promesses du Conseil de Presse.
    Des résolutions à faire passer dans les programmes de parti politiques?
    Charles-Gilles Massé

  • Je suis tout à fait d'accord avec vous. Trop d'infos rapace occupent notre scène des médias. Quand l'on sait qu'un grand nombre de personnes ne lisent que le Journal de Montréal, 24 h, ou Métro pour se tenir informés, il n'est pas étonnant que les seules discussions autour de la machine à café tournent par exemple autour de la photo des 3 petites victimes du drame de Drummondville ou de la santé mentale de la mère. Tout comme ce qui se rapporte à la collusion et à la Commission Charbonneau, à moins de suivre celle-ci de très près, il nous reste des infos éclair aux titres accrocheurs comme « la cousine de Gilles Vaillancourt jette des billets dans les toilettes». Je n'ai pas besoin de savoir que Ginette jette son argent dans les toilettes. J'ai pourtant besoin que l'on m'explique plutôt comment une collusion a pu se construire durant les 30 dernières années. Un peu plus de profondeur, SVP.

  • Je ne suis pas d'accord avec vous. Qui décidera de ce qui doit être dit et de ce qui ne doit pas l'être? Un humain avec ses faiblesses, sa culture et ses influences. Il y aura censure. Dire les faits ne me semble pas abusif même si ceux-ci sont choquants. Quant au voyeurisme, il est à la mode ces temps-ci avec toutes ces émissions où des gens ordinaires sont les sujets, et dans les blogues ou des tas de gens sans connaissances particulières dans le domaine visé donnent leur opinion et lancent des insultes sans signer leur nom. Ça nous renvoie notre médiocrité en pleine face. Je préfère la vérité à la censure et aux mensonges par omission. Et quand ça ne nous plait pas, on peut choisir de ne pas regarder ou lire.
    Jean Petitclerc

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