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Lettre à ceux qui sont favorables à la peine de mort

Béatrice Vaugrante
 

Béatrice Vaugrante

Directrice générale Amnistie internationale Canada francophone

Le 30 novembre, c'est la journée internationale des « Villes pour la vie - contre la peine de mort ». De Rome à Rimouski, je vous emmène en voyage de réflexion.

Inspirées par Rome, qui illumine le Colisée chaque fois qu'un pays abolit la peine de mort, et à la demande d'Amnistie internationale entre autres, des villes majeures à travers le monde habillent de lumière un monument important le 30 novembre.

Plus de 1580 villes de 88 pays participent à cette Journée internationale et déclarent officiellement que la peine de mort constitue un affront à la dignité humaine : Rome, Bruxelles, Madrid, Ottawa, Berlin, Barcelone, Mexico, Buenos Aires, Dallas, Vienne, Paris, Copenhague, Stockholm, Santiago du Chili, Abidjan, Lomé, Dakar, etc.

Au Québec, quatre villes visionnaires se sont engagées contre la peine de mort et illumineront un bâtiment de leur ville : St-Lambert, St-Jérôme, Boucherville...et Rimouski.

Même si la tendance mondiale vers l'abolition est nette, il reste des irréductibles à convaincre. Car les sondages donnent encore une majorité de Canadiens et de Québécois favorables à la peine de mort.

Commençons donc par vous.

Quand il s'agit de crimes violents, particulièrement ceux visant les enfants, nous pensons aux nôtres, notre fils, notre frère... Instinctivement, certains voudraient voir passer de vie à trépas celui qui a osé faire un tel crime.

Mes questions pour vous : est-ce de la vengeance individuelle ou de la justice collective? Une société qui fait appel à un tel acte de mise à mort ne nourrit-elle pas elle-même une certaine violence qu'elle cherche à combattre? Les homicides autorisés par l'État ne font-ils pas que légitimer l'usage de la force?

La peine de mort viole le droit humain fondamental à la vie. Mais au-delà de cette affirmation morale, voici d'autres raisons plus factuelles.

La peine de mort est :

- Inefficace : Des preuves recueillies partout dans le monde montrent que la peine de mort n'a pas d'effet dissuasif spécifique sur la criminalité. Ainsi, aux États-Unis, en 2004, le taux d'homicides moyen était de 5,71 pour 100 000 habitants pour les États recourant à la peine de mort, et de 4,02 pour 100 000 pour les États n'appliquant pas ce châtiment. Au Canada, entre 1975 (l'année précédant l'abolition de la peine capitale) et 2003, le taux d'homicides a chuté de 44 p. cent.

- discriminatoire?: nous savons que les minorités et les personnes pauvres sont surreprésentées dans les couloirs de la mort. Souvent mal défendues par des avocats assignés d'office, ignorantes des lois et de leurs recours, parfois victimes elles-mêmes d'actes violents, elles n'ont de plus pas les ressources pour s'offrir une défense adéquate.

- coûteuse?: Aux États-Unis, dès qu'un procureur demande une sentence de mort au moment de l'accusation, tout un processus s'enclenche et il coûte de 2 à 3 fois plus cher que pour une sentence d'emprisonnement à vie, que l'accusé soit trouvé coupable ou non à la fin du procès. La longue sélection du jury, les experts indépendants, les avocats des deux côtés, la durée du procès, etc., entraînent des frais qui gonflent la facture. Les autorités ont moins de ressources pour lutter contre la criminalité. Et il y a moins de ressources pour aider les familles de victimes.

- irrémédiable?: 141 personnes rien qu'aux États-Unis sont sorties des couloirs de la mort après qu'on eut fait la preuve de leur innocence pour le crime dont elles étaient accusées. Combien d'innocents ont été exécutés? Cela pourrait être votre fils, votre frère aussi.

Vraiment, la peine de mort comme solution simple à un problème complexe ne tient pas le raisonnement. Il n'est jamais trop tard pour changer d'opinion.

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Commentaires (39)

Commenter cet article »

  • Pourquoi la droite, qui entretient une méfiance viscérale envers l’État, voudrait-elle lui donner le pouvoir de tuer des gens? On retire à l’État le pouvoir d’intervenir dans l’économie parce qu’il est trop incompétent mais on voudrait lui donner le droit de vie et de mort sur les citoyens? Des policiers et des juges incompétents ou corrompus ça existe. Des policiers qui fabriquent des preuves, des juges nommés plus pour leur affiliation politique que leurs compétences ça existe. Et on voudrait leur donner le pouvoir de tuer?
    Réinstaurer la peine de mort c’est ouvrir une boite de pandore qui pourrait mener aux pires abus. Retirer ce pouvoir à l’État est la meilleure façon de protéger les citoyens, tous les citoyens, contre les abus de ce dernier.

  • @ManonB: "Justement, ce sont des singes, avec 98% d'ADN commun avec l'homme. "
    Cela infirme malgré tout votre assertion.
    Charles-Gilles Massé

  • cgm48 Justement, ce sont des singes, avec 98% d'ADN commun avec l'homme.

    89170 Vous dites : "En passant, je crois que vous devriez vous renseigner un peu plus sur les moeurs des animaux. Ils sont beaucoup plus humains que vous ne le croyez. Ou dis autrement, nos émotions et nos instincts sont les mêmes que pour les autres animaux. Fondamentalement, nous ne sommes pas différents. Nous sommes un peu plus intelligents, mais pas suffisamment pour nous libérer de notre nature. Le piédestal sur lequel vous placer l'homme, même s'il est flatteur pour l'ego, n'est qu'une illusion."
    Je suis en total désaccord. Nous ne sommes pas que "un peu plus intelligent". Nous le sommes beaucoup plus. Nous avons une faculté d'imagination. Nous avons celle de réfléchir, d'évaluer, de créer, de comparer. Nous avons une "morale" et c'est ce qui fait qu'il est illégal de tuer ou violer. Tout ça n'est pas qu'une illusion. Ce n'est pas parce qu'il y a beaucoup de barbarie chez l'humain que ça nous rapproche tant que ça des animaux. Car ce n'est pas un instinct animal qui guide les tueurs humains.

  • Est-ce le refus d'exercer la violence qu'on nomme tuer sur un être humain fait de nous quelqu'un de plus d'humanité? Est-ce que la prison avec sa violence légitimée et exercer dans un cadre juridique à petite dose quotidienne fait de nous un être de plus grande humanité?
    Cherchons — nous à utiliser moins de violence que le meurtre légitimé d’une chaise électrique et autres procédés de mise à mort par le refus de la peine de mort?
    Nous n’accommodons que le soldat tue, mais qu’il n’assassine pas dans sa défense de sa personne, de son pays !
    Nous croyons que nous tuons des animaux pour notre alimentation jamais d’assassinat envers eux qui briseraient la distinction théologique entre l’humain et l’animal. L’animal appelle le sacrifice dans nos monothéismes façon de faire couler le sang et peut-être le désir de meurtre est sublimé par ce geste comme le chasseur le fait dans son rituel?
    Si on se pose la question non morale, mais de la violence que représente la sanction de la peine de mort versus la prison. Aujourd’hui, je suis encore perplexe !
    Mon refus de la peine de mort est plus d’ordre politique puisque je ne veux pas que l’État s’approprie se droit ?

  • @ cgm48 : Je n'ai rien dit qui vous condamnait personnellement, j'ai seulement soulevé le sophisme grossier que vous utilisez. Personne n'est à l'abri de raccourcis de la pensée et je n'ai que soulevé le vôtre, avec raison. Si vous vous sentez insulté, soyez assuré que ce n'est que par vous et la courtesse de votre jugement.
    Tiens, là je viens de porter un jugement sur vous en effet! Je vous permets de le trouver dur, il l'est.
    J'espérais que vous fassiez amende honorable pour un seul mot carrément abusif, puis que vous vous attaquiez à la partie "convictions" de ma réponse. Comme tout le monde je sais que mes idées sont sujets à erreur et j'aime la discussion. Je n'ai de réponse à quoi que ce soit que ma propre expérience qui n'est pas plus valable qu'une autre et je parle de cœur mais certainement pas la main sur la Bible.
    Vous avez choisi de défendre l'indéfendable, j'en conclus que vous préférez accuser que démontrer. J'aurai pitié et je n'irai pas plus loin.... pour le moment.
    En effet, j'aurai pitié.

  • Regardée froidement, la peine de mort n'apporte rien. Aucune dissuasion ou économie. Il n'y a aucune raison objective d'exécuter un criminel.
    Au niveau scientifique par contre, mieux vaut garder les criminels dangereux vivants et en prison pour les étudier, ce qui peut faciliter la capture ultérieure d'autres tueurs.
    Sans compter le risque, toujours présent, d'erreur judiciaire. Je trouve pathétique ceux et celles qui disent que l'on pourrait exécuter seulement les criminels dont nous sommes certains de la culpabilité. C'est comme s'il y avait présentement 2 catégories de prisonniers : ceux qui sont peut-être coupables et ceux qui le sont.
    Au niveau philosophique, un meurtre d'état reste un meurtre. Assassiner un criminel, aussi répréhensible soit son geste, c'est s'abaisser à son niveau.

  • ''La peine de mort c'est pour les barbares' Méchante argument contre la peine de mort. La peine de mort ne doit pas être dissuasive elle doit ''ÉLIMINER'' des êtres sans morale associale, sans remord, pour qui la vie ne vaut rien. Pour moi il est vrai que la vie d'un meurtrier ne vaut rien...

  • Me semble que la peine de mort éveille des notions plus larges et fondamentales que la vengeance individuelle ou la justice collective. Quand notre civilisation moderne met à mort des millions d'animaux à chaque jour (qui n'ont rien fait de mal) est-ce qu'elle se pose ces questions morales? Même que pour promouvoir notre propre croissance nous n'hésitons pas à accentuer artificiellement les naissances d'animaux nourriciers que nous condamnons à la mort dès leur arrivée. Nous n'hésitons pas à tuer dans certaines circonstances alors que dans d'autres on se donne des airs vertueux qui n'ont pas leur place. Que dire de certaines guerres, de génocides que nous laissons se faire à ciel ouvert?

  • La peine de mort, c'est bon pour les "barbares". Point.

  • @Jean-François Trottier: Une des choses qui me tape sur les nerfs ce sont les gens qui expriment leurs convictions sur la peine de mort en laissant croire ou même en affirmant haut et fort que ceux qui ne partagent pas ces convictions ne sont que des ignorants ou des barbares tardant à évoluer.
    Charles-Gilles Massé

  • Plus je lis les commentaires plus l'absurdité frappe! Vous croyez vraiment qu'un meurtrier peut-être réhabilité? J'ai déjà eu se débat en secondaire 5 alors qu'un professeur de français nous avait posé la question, ma réponse est toujours la même, donné moi une seul raison valable de garder un meurtrier en vie (que le meurtre soit au premier second ect) aucune de ses raisons sont valables... Un meurtrier ne mérite pas de seconde chance et ceux qui disent le contraire non jamais été victime ou sont sans conscience. Nommez moi un seul meurtrier qui est devenu un grand savant ou quelqu'un digne de confiance... Ce n'est pas de la vengeance que de prendre la vie d'un meurtrier mais d'éliminer la récidive car il est sur qu'il y en aura, les dernières années me donne raison... Les récidiviste vont continuer à tuer, les alcoolique continuer à tuer au volant etc. Alors donnons des sentence bonbons et arrêtons de nous plaindre qu'il y a de la violence, des crimes violents car rien ne doit changer au Québec champion du statue quo et de la tolérance aveugles.

  • @Savinien : Je ne suis pas contre la peine de mort, donc je ne suis qu'un être ignoble avide de vengeance? C'est la seule raison et il n'y en a aucune autre? Et si je dis autre chose, alors c'est que je mens ou que je ne suis pas assez intelligent pour prendre conscience de mes propres émotions? C'est ça? Je suis curieux... puisque vous me connaissez si bien, de quoi pensez-vous que je veux me venger?

    @ManonB : Je suis d'accord avec vous pour dire que la peine de mort n'aurait pas empêché Turcotte de tuer ces enfants. Il avait bien planifier sa façon d'échapper à la justice, alors peine de mort ou pas il aurait choisi d'assassiner ses enfants de toute façon. Mais la dissuasion n'est pas, pour moi, le but de la peine de mort. Pas plus que la recherche d'une supposée justice. Relisez ce que j'ai écrit.

    En passant, je crois que vous devriez vous renseigner un peu plus sur les moeurs des animaux. Ils sont beaucoup plus humains que vous ne le croyez. Ou dis autrement, nos émotions et nos instincts sont les mêmes que pour les autres animaux. Fondamentalement, nous ne sommes pas différents. Nous sommes un peu plus intelligents, mais pas suffisamment pour nous libérer de notre nature. Le piédestal sur lequel vous placer l'homme, même s'il est flatteur pour l'ego, n'est qu'une illusion.

  • @cgm48 : Rien ne me tape plus sur les nerfs que ces histoires de "dogme" pour faire croire que "les autres" sont des extrémistes. Un vieux sophisme effiloché.
    ENcore faudait-il que vous prouviez que la peine de mort a la moindre effet dissuasif. Vous nommez les sociopathes et justement vous visez là où ça n'aurau aucun impact, zéro, nilch, rien.
    C'est le cas où les statistiques que vous tentez de diminuer s'appliquent à plein.
    Vous parlez aussi de psychopathes. Dans ce cas relativement plus rare et dont plus difficiles à cerner il y a deux grandes lignes : ceux qui pètent les plombs une fois, les psychopathes "ponctuels", et ceux qui sont incapables d'intégrer les règles du tissu social, qu'elles soient morales ou autres. Ceux-ci font du mal pour des intérêts qui leurs appartiennent à eux seuls et qui n'ont aucun rapport avec la promotion sociale, la richesse ou autres. Dans tous les cas la peine de mort n'a pas le moindre effet, encore zéro.
    Reste la récidive. De toute évidence un meurtre posthume est difficile à perpétrer sauf plans machiavéliques et nous ne sommes pas dans un film de Bond, James Bond.
    Ma conviction est que plus une société est violente dans ses sentences après condamnation, et pas seulement judiciaires, plus elle engendre de violence chez ses membres. Accepter la violence c'est l'augmenter partout.
    Plus l'on tuera de gens, autrement dit plus on leur niera le titre d'humain, plus on autorisera chacun a en faire de même. Une seule pendaison largement étalée dans les médias causera des dizaines de morts. Ce n'est pas qu'une question de se sentir autorisé à tuer mais aussi de brisures sociales, i.e. de création de groupes dont l'identification ira "contre" la société comme on le voit dans le comportement des gangs de rue.
    Les statistiques ne démontrent en rien ce que j'avance mais en tout cas elles ne disent pas le contraire... au contraire! :)

  • @ManonB: "La peine de mort n'a PAS d'effet dissuasif." Le 'pas' en majuscule, c'est pour vous convaincre vous-même? "Chez les animaux, pas de viol, pas de meurtre, de sadisme..."? Il y a certaines tribus de singes qui font tout ça.
    @Savinien: "Et si le seul point à prendre en compte est le bien-être des victimes, qu'est-ce d'autre que de la vengeance ?" Récide à zéro, dissuasion (même si on tente de nous faire croire qu'elle n'existe pas) et passer aux criminels en puissance le message clair que la Société est sérieuse au sujet de la protection de ses membres, ce n'est pas de la vengeance.
    @Gaston Bourdages: Dommage que vous n'ayez pas lu les commentaires; personne ici ne propose la peine de mort pour des homicides involontaires.
    Charles-Gilles Massé

  • c,est difficile de ne pas condammer à la peine de mort des criminels comme magnota et cie je suis non favorable à la peine malgré tout et le fait de condammer des criminels à la peine de mort pour des crime extrêmes régleraient une fois pour toute la récidive mais la societeé se doit d,êtrr protégée de ces criminels super dangereux en résumé le droit à la protection maximum pout tous doit primer incarcération à vie pour ces malades et longue peine de prison pour les criminels de meutrtre prémidites c'est un choix de sociétée en prendre pour en finir les U S A pas tellement édifiant les états ou l'application de mort est appliquée la criminalée y existe toujours en grand nombres

  • Madame Vaugrante, mercis!
    Étant directement concerné par le sujet, je me suis abstenu de lire les commentaires publiés. Ayant plaidé en 1989 coupable à une accusation d'homicide involontaire, le tribunal, de concert avec La Couronne et la défense, ont convenu d'une sentence représentative de ce qui était la jurisprudence canadienne d'alors. Le 22 février dernier, dans toute «ma» liberté, j'ai témoigné de ma «ponctuelle» criminalité devant les membres du Comité d'experts mis sur pied par Monsieur le Ministre Bolduc. J'ai partagé à ces experts la liste de 31 constats de ce qui avait composé, nourri, construit, bâti et plus encore «ma» criminalité d'alors. Je ne suis pas né criminel. Je le suis devenu et j'y ai reçu des «aides». L'Homme ne se construit pas et ne se «débâtit» pas seul. Plusieurs de ces constats de comportements, je les ai «revus» dans des témoignages de gens ayant «défilé» devant Madame Charbonneau.
    Pour en savoir plus sur ma personne: http://www.unpublic.gastonbourdages.com ou http://www.myfreedomhurts.com
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - ex-bagnard et écrivain publié «en devenir»
    Saint-Mathieu de Rioux,Qc.
    P.S. Avec justesse, justice, droit, équité, j'ai connu prison, pénitenciers et institution psychiatrique. Je me devais d'y aller...endroits «privilégiés» pour la réflexion , la méditation, la prise de conscience et dans mon cas, la prière.

  • acton... Tuer, dépecer, violer, torturer, c'est immensément humain. De dire que les pires travers, les pires hommes de l'humanité sont "inhumains" est d'un illogisme qui dépasse l'entendement.

    Si ce n'était pas profondément "humain" de commettre ces actes, aucun "humain" ne les commettraient. C'est bien beau appeler des tueurs des monstres, comme pour mieux nous différencier d'eux, la monstruosité est une part de l'humanité, tout comme la bonté l'est aussi.

    De Dutroux à Mère Thérésa, de Bush à Ghandi, de Magnotta à Marie Curie, nous avons simplement là des échantillons aux deux extrémités du spectre humain. Entre les deux, il y a les gens plus ordinaire. Ceux qui ne font presque rien de mal. Ceux qui battent leur chien, pendant que d'autres font du bénévolat à la SPCA. Ceux qui négligent leurs enfants pendant que d'autres travaillent au CLSC pour tenter de les aider. Ceux qui font des guerres, et ceux qui traitent les blessés. Ceux qui polluent, ceux qui nettoient. Tout ça... tout ça, c'est l'humanité dans sa laideur et sa beauté.

    Chez les animaux, pas de viol, pas de meurtre, de sadisme...
    Alors voilà. L'horreur est immensément humaine, elle fait partie de notre "tout". On peut s'en laver les mains en disant que c'est inhumain. Ou on peut voir ce que c'est, comprendre ces phénomènes, et refuser de tomber aussi bas que certains de nos semblables en acceptant la peine de mort. Il faut contrôler les "monstres", pas les tuer. Veut, veut pas... ils font partie de nous.

  • Ah Loubia... "Vous voulez parier avec moi que si le bon docteur avait eu la peine de mort qui lui aurait pendu au bout du nez, deux petits anges innocents seraient encore en vie? "
    Aucune étude, aucune statistique, rien ne vient appuyer ce que vous dites. Surtout pas lors d'un crime passionnel, comme celui commis par le bon docteur. Vous croyez vraiment, dans l'état d'esprit qu'il était, qu'il aurait pu se dire: "Attention je dois contrôler ma folie meurtrière, sinon je risque la peine de mort!". Voyons donc. La peine de mort n'a PAS d'effet dissuasif. Tuer un tueur, c'est une vengeance, pas une justice. La justice, c'est de mettre à l'écart les éléments dangereux de notre société, et les soigner quand c'est possible. C'est ça être responsable, socialement, humainement, de toutes les sortes de gens qui composent notre humanité.

  • Et si le seul point à prendre en compte est le bien-être des victimes, qu'est-ce d'autre que de la vengeance ?

  • @Savinien : Le droit à la vie, en fait tous les droits que les êtres humains s'adjugent, ne sont que des constructions artificielles et arbitraires. Je ne considère pas l'être humain comme divin ou ayant une valeur intrinsèque du simple fait de ses gènes.

    Est-ce que Magnotta, Bernado et les autres sont des êtres humains? Bien sûr, mais je considère que par leurs actions ils ont perdu tous les droits que la société devrait leur accorder. Je considère que ce sont des personnes qui, par l'influence psychologique néfaste qu'ils conservent sur leurs victimes, ont une valeur négative et qu'ils doivent donc être éliminés pour le bien de la société. Ce n'est pas par désir de vengeance personnel, je n'ai jamais été victime d'un de ces « monstres », ce n'est pas de la peur, je ne me sens pas en danger, c'est juste un calcul mathématique et un désir d'améliorer la société. Je considère que les éliminer définitivement est un geste de compassion pour leurs victimes.

    En fait, c'est ça qui me dérange le plus avec les opposants de la peine de mort. C'est cette impression qu'ils considèrent leur idéologie personnelle comme plus importante que les victimes. Ce qui me dérange est leur manque de compassion.

  • Bien sûr que tous ces hommes sont des êtres humains. Le nier c'est ne pas comprendre l'humanité dans toute sa complexité. C'est trop facile. Nos sociétés engendrent ces gens. Et elle doit assumer ses responsabilités. Enfin...comme je le disais, tout ça se fera tout seul. Je n'ai pas la prétention de vous faire changer d'avis. Et votre avis n'a pas moins de valeur que le mien cela va sans dire.

  • @Savinien
    Donc pour vous Magnotta est un être "humain". Bernardo aussi je présume. Dutroux également et sa charmante dame tant qu'a y être. Il est vrai qu'il est très "humain" d'emmurer des adolescentes vivantes et de les laisser mourir de faim... Vous pourrez me faire lire tous les livres que vous voudrez, ma définition d'un être humain restera toujours la même pour moi. Et dans les cas qui nous intéressent ici je persiste toujours à dire que nous avons affaire à des monstres qu'il faut éliminer.

  • Lettre à ceux qui ont fait de l’abolition de la peine de mort un dogme.
    Je crois, comme vous, que la peine de mort n’est pas un moyen efficace de contrer la majorité des crimes les plus graves et constitue une sentence cruelle indigne d’une société civilisée.
    Je crois cependant que de faire de l’abolition de la peine de mort un dogme en refusant de reconnaître qu’elle serait malheureusement nécessaire dans certains cas est une grave erreur.
    Les ‘preuves’ montrant que la peine de mort n’a pas d’effet dissuasif sont pour le moins farfelues. Comme, par exemple celle-ci : « Au canada, entre 1975 (l’année de l’abolition de la peine capitale) et 2003, le taux d’homicides a chuté de 44 p. cent. » Un tel taux de réduction démontre plutôt que bien d’autres facteurs influent sur les taux d’homicides et qu’il n’est pas possible de quantifier l’effet dissuasif attribuable au fait que la peine de mort puisse être infligée ou non.
    Je ne crois pas à l’utilisation de la peine de mort comme châtiment et encore moins comme vengeance. Par contre, il m’est difficile de croire qu’elle ne puisse avoir d’effet dissuasif pour certains individus psychopathes ou sociopathes. Je pense, par exemple, aux tueurs à gages et aux prédateurs sexuels. En abolissant totalement la peine de mort, nous garantissons à ces dangers publics qu’ils n’ont rien à craindre; que le pire qu’il puisse leur arriver c’est d’être logés et nourris gratuitement et de pouvoir passer le reste de leurs jours en fantasmant sur leurs actes dépravés. Et en donnant ainsi carte blanche aux agresseurs, quel message donnons-nous à leurs victimes réelles ou potentielles? Que la vie des monstres vaut plus que celle de leurs victimes? Qu’il y a des limites à ce que la Société est prête à faire pour protéger le ‘droit fondamental à la vie’ de tous ses membres?
    (à suivre)

  • (suite)
    Il est horrible de penser à tous les innocents qui ont été exécutés par erreur. Dans les cas de peine de mort, on ne saurait tolérer quelque doute, même ‘raisonnable’. Il importe peu que la peine de mort soit appliquée; il suffit qu’elle demeure une possibilité pour en garder l’effet dissuasif.
    C’est l’abolition totale de la peine de mort qui constitue une solution simpliste à la problématique de prévention et de répression des actes criminels les plus graves. Il est rassurant de voir des sondages confirmer le refus de la sagesse populaire d’adhérer à ce dogme.
    Charles-Gilles Massé

  • Même si la peine de mort était efficace, non-discriminatoire, peu coûteuse et infaillible, je soupçonne que vous seriez néanmoins contre. Vous seriez probablement contre car votre principal argument est d'ordre métaphysique: le droit à la vie. Puisqu'il s'agit d'un principe indémontrable de type religieux, vous devriez plutôt appeler les gens à se "convertir" à votre idéologie au lieu de présenter des arguments factuels dont la réfutation ne changerait probablement rien à vos propres convictions (sans compter qu'on ne peut déduire "ce qui devrait être" à partir "de ce qui est" (le bon vieux sophisme naturalisme)). Vous devriez plutôt miser sur les avantages d'être contre la peine de mort: sentiment de faire partie d'une élite "éclairée" appelée à diriger le genre humain vers un monde de justice et de paix (quoi qu'en pense la majorité) et sentiment d'avoir atteint un stade de moralité supérieure (encore plus admirable que les morales religieuses puisque celle-ci repose uniquement sur l'assentiment de notre propre intelligence). Dans la course au statut social, s'opposer à la peine de mort est donc un incontournable dans plusieurs milieux. La plupart des universitaires le comprennent assez vite. Bref, vous devriez expliquer aux gens qu'il est professionnellement suicidaire d'être en faveur de la peine de mort, à moins de faire partie des classes inférieures où ce genre d'opinion est encore toléré. Voilà des arguments plus convaincants, à mon humble avis.

  • Là je te rejoins Julien. La récidive est toujours à mon sens un échec du système. Mon idéal serait de donner un sens à l'enferment d'un meurtrier, pour qu'il consacre le reste de ses jours à travailler pour le bien de tous. C'est bien là la définition de l'expression "payer sa dette à la société".
    Je vous conseille la lecture du roman d'un de vos compatriotes , Patrick Senécal : "Les sept jours du talion". Ou comment montrer que la mort du "monstre" ne résout rien du tout (A ne pas mettre devant tous les yeux).

  • Fort bien, on ne tue plus les meurtriers. Mais pourquoi les libérer plus tard ? une sentence à vie ça devrait être jusqu'à la mort.

  • Acton, c'est toujours tellement plus confortable de voir les criminels comme des monstres, et pas comme des êtres humains. Ça nous dédouane en tant que société "civilisée".
    Ce qui me rassure quand-même, c'est que tout ça va finir par disparaître. Si dans mon pays aujourd'hui on faisait un référendum pour ou contre la peine de mort, je pense qu'elle ferait son grand retour. Mais la dynamique sociétale va au-delà des opinions des peuples, et toutes les grandes abolitions de notre histoire ont été réalisées contre l'opinion publique. C'est d'ailleurs pour moi la plus belle manifestation de l'idéal républicain qui est le mien. Et la certitude que ce qui est juste finit toujours par l'emporter.

  • Désolé, mais vos arguments à la mère Thérèsa ne me feront pas changer d'idées. Et ce n'est pas une question de vengeance ou de justice collective, mais simplement l'occasion d'éliminer un monstre au même titre qu'on élime un animal fou.

  • je suis dans 99.9% des cas d'accord avec vous , mais je ne crois pas non plus que ceux qui refusent aux autres un droits devraient pouvoir en beneficier , celui/celle qui consciement et de facon plinifie commet des actes de barbarie ne dvrais pas jouis de la protection e sa vie , je ne parle pas du parent/conjont(e) qui dans un moment de detresse fait l'irreparable , je parle de ceux qui passent des mois a planifier , ammaser armes et munitions et qui ouvre le feux aveuglement dans la foule , les coupables de ces actes devraient etre promptement purge de la societe , leur chance de recidive ammene dans le -x% de chance , et ca la seule facon de le faire c'est la peine de mort. meme si ce sont des civils je emt ca dans la categorie des crimes de guerre , ca r ils sont en guerre contre l'humanite
    tom bombal


  • Mon avis est que nous manquons d'alternatives pour punir les grands criminels. La prison ou la mort. La prison ''à vie'' libère les criminels après 25 ans. Toutes les autres peines sont raccourcies par les libérations conditionnelles. Il faudrait mettre en place des mesures punitives alternatives. Comme la castration pour les pédophiles (la pédophilie ne se guérit pas) , l'asile à perpétuité pour les tueurs fous (nous avons fermés tous les asiles et n'aurions pas dû) et des peines de prison suivies de séjour en asile pour les délinquants dangeureux. Nul besoin de les retourner dans la société et de les surveiller. Prévenons la récidive. Donnons une ou plusieurs alternatives à la peine de mort.

  • C'est vrai que les mêmes arguments reviennent constamment dans les deux camps. Personnellement, je suis contre. Je trouve aberrant et barbare de tuer quelqu'un qu'on accuse d'avoir tué de façon aberrante et barbare. Mais plus loin que ça... Nous ne savons pas ce qu'est la mort. Comment dès lors présumer qu'il s'agit d'une punition? Simplement parce que les minutes qui la précèdent sont sans doute le summum de l'angoisse et de la peur chez un condamné?

  • Je suis français, et particulièrement fier que mon pays n’exécute plus personne depuis des décennies.
    Pourquoi je suis opposé à la peine de mort :
    Quand je parle d'humanité, j'entends ce qui nous fait Hommes, nous, animaux pensants. Ce sont nos capacités de compassion, de pardon, d’empathie, de justice. Car la justice transcende toute forme de sauvagerie. C'est le pouvoir de s'élever au delà de la vengeance, de proposer une société qui pense, dans l'intérêt du plus grand nombre, et non pas qui coupe des têtes, injecte du poison, ou fusille au nom de quelque adage aussi moyenâgeux que "œil pour œil, dent pour dent".
    La réponse à la barbarie, ne doit jamais être la barbarie. Et c'est en cela que la Justice est infiniment supérieure.
    Tout châtiment corporel est une forme de barbarie, et la peine de mort en est l'exemple le plus frappant. Je ne peux me résoudre à appeler cette folie Justice.
    On me demande souvent : Et si c'était ta fille, qu'on avait violée, étranglée, massacrée ?
    Ma réponse est toujours la même : J'aurais une envie de tuer qui dépasserait tout, qui soulèverait des montagnes. Mais je ne serais pas à ce moment précis dans une dynamique de justice, mais de meurtre, de vengeance, où la raison n'a pas sa place. Et ne peut rendre justice que celui qui est dépassionné, et qui ne laisse place qu'à la raison.
    Cela va au-delà des arguments présentés ici.
    Ce qui m'a toujours glacé le sang, c'est ce simulacre qu'on veut "officiel" quand on tue un homme. On lui dit qu'il va mourir, on lui dit "allez Monsieur, C'est maintenant".
    Dans quelques décennies, quand la peine de mort aura disparu de la surface du monde, nos descendants regarderont cette période où les états assassinaient leurs citoyens, avec le même mépris qui est le nôtre aujourd'hui quand on évoque l'esclavage par exemple.
    C'est une aliénation sociétale totale, bien loin de quoi que ce soit qu'on puisse oser appeler "Justice".

  • Mme Vaugrante, les arguments que vous présentez sont les mêmes que d'habitude. Il n'y a rien de nouveau, rien pour faire changer d'avis qui que ce soit. Tout a déjà été dit et répondu. Ce n'est que de l'argumentation ad nauseam.

    Le choix d'être contre la peine de mort, sans condition et sans exception, est un choix de morale personnelle, pas un choix de raison. Je pourrais moi aussi m'amuser à faire un long plaidoyer en faveur de l'utilisation de peine de mort dans des cas particuliers, mais, même si je prenais la peine d'être plus subtil que vous dans mes sophismes, il serait quand même inévitablement malhonnête.

    Au fond, mon « raisonnement » est très simple. Je ne suis pas contre la peine de mort parce que je considère la simple tranquillité d'esprit des innocents comme ayant infiniment plus de valeurs que la vie des criminels. Si cette tranquillité d'esprit passe par l'assassinat du coupable, si c'est le prix à payer pour apaiser un innocent, alors qu'il en soit ainsi.

  • Je partage entièrement l'opinion que loubia a exprimée à 18h07... Aucun pardon pour les criminels et encore moins une chance de récidiver...Quant à leur attribuer le droit fondamental à la vie, de quel droit ont-ils enlevé la vie d'une ou plusieurs autres victimes???
    Le respect se mérite et ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse....
    F Vézina

  • Béatrice,
    La baisse du taux d'homicide au Canada n'est-elle pas liée plus au vieillissement de la population qu'à l'abolition de la peine capitale ?
    Malgré tout, je ne suis pas un tenant de la peine capitale, car cela me surprendrait qu'un mari jaloux ou qu'un gangster, qui gagne sa vie dans le crime, soit dissuadé par l'expectative d'être exécuté.

  • Amnistie Internationale a perdu beaucoup de crédibilité à mes yeux quand le printemps dernier, elle a fait passer la police québécoise pour des tortionnaires face aux pauvres carrés rouges et ce, à la face du monde entier.
    La peine de mort EST dissuasive. Une fois mort, on ne peut plus assassiner des innocents.
    Discriminatoire? J'en ai un peu assez de cette excuse. Les riches comme les pauvres sont dotés de la capacité de faire la différence entre le bien et le mal. On sait très jeune dans la vie que tuer quelqu'un est un acte définitif et inqualifiable. Être né pauvre n'est pas non plus une raison pour refuser de se prendre en mains: parlez-en à Oprah Winfrey, René Simard, Céline Dion et plein d'anonymes qui se bougent les fesses au lieu de blâmer la société et de s'en servir comme excuse pour tout et n'importe quoi. S'il fallait que tous les pauvres soient assassins...Votre réflexion est une injure aux pauvres qui ont la dignité de se battre honnêtement.
    Coûteux? Il faudrait peut-être revoir toute la notion d'appel en Cour pour la bonne raison que maintenant, avec l'ADN, le risque d'erreurs est nul. Encore plus vrai si la preuve est étayée par d'autres faits.
    Irrémédiable? Encore une fois avec l'ADN, ces dérives ne risquent plus d'arriver. La peine de mort infligée par les assassins à leurs victimes est irrémédiable. Les blessures faites aux proches aussi.
    Vengeance personnelle? Même pas. On met hors d'état de nuire un animal sauvage. Vous voulez parier avec moi que si le bon docteur avait eu la peine de mort qui lui aurait pendu au bout du nez, deux petits anges innocents seraient encore en vie? Si ça ne fait pas réfléchir tout le monde, ça en fait réfléchir quelques-uns. Et juste pour les quelques vies épargnées parce que les lâches tiennent à leur peau, ça vaut la peine de voir cette menace revenir.

  • Je suis contre la peine de mort pour les raisons que vous avez nommées. C'est une méthode inefficace, coûteuse et dépassée. Par contre, quand j'entends l'argument du "droit humain fondamental à la vie", je débarque. C'est un argument qui ne repose que sur du vent. Vous demandez si la peine de mort constitue une vengeance individuelle ou une justice collective. Pour ma part, je ne vois pas en quoi l'un doit obligatoirement s'opposer à l'autre. Les sociétés doivent avoir le droit de décider du châtiment qu'elles veulent imposer à ceux qui commettent les pires atrocités, et il n'y a rien d'illégitime là-dedans. Invoquer un quelconque "droit à la vie" me paraît déplacé quand la solution de rechange est, de toute façon, la prison à perpétuité.


  • Cette lettre ne me fait pas changer d'idées.
    J'aurais volontiers passé les Paul Bernardo, Jim Rafferty, Mario Bastien, Russel Williams, Claude Larouche et autres individus de ce type à la chaise électrique sans problème au lieu de payer des impôts pour entretenir cette vermine.
    Sinon, laissons faire la peine de mort pour ces individus et utilisons-les, par exemple, pour tester des médicaments en laboratoire au lieu d'utiliser des rats et des primates. Après tout, les vies de ces meurtriers valent moins que celles des animaux.
    Il faut arrêter de pleurnicher pour défendre leurs droits et leur imposer des sanctions à la mesure de leurs crimes... Pour moi, ce serait la mort ou le laboratoire...
    Marc Lachance

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