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Nommer Daniel Breton, un manque de jugement?

Nestor Turcotte
 

Nestor Turcotte

Enseignant à la retraite

Le nouveau gouvernement nous avait promis de faire de la politique «autrement». Il le fait bien : mais pas dans le sens que l'on espérait qu'il le ferait.

L'affaire Breton en est un exemple patent. Avant de devenir candidat d'un parti politique, le chef vérifie les faits et gestes de la personne avant de l'accepter comme candidat de sa formation politique. Cela a-t-il été fait par les hautes instances du Parti québécois dans le cas de M. Breton? Si oui, les critères d'admission n'ont tout simplement pas été respectés ou ces critères n'existaient tout simplement pas. Si les critères d'admission existaient, quelqu'un, quelque part, a mal fait son travail. On ne peut devenir candidat avec une tel passé.

La nomination d'un ministre dans un gouvernement est un geste sérieux de la part du premier ministre et elle est généralement bien analysée par le chef d'État afin d'éviter que des gens n'atteignent des niveaux de responsabilité auxquels ils ne devraient pas accéder. Des vérifications sont habituellement faites par la Sûreté du Québec sur le passé plus ou moins récent de la personne concernée. Un rapport est déposé auprès de l'entourage du premier ministre, qui, en bout d'exercice, fait passer son ministre potentiel à sa chambre d'hôtel pour une ultime séance de confession.

M. Breton a-t-il menti sur son passé ou a-t-il procédé à une confession générale devant sa patronne qui, ébahie devant la sincérité de son futur ministre, lui a donné l'absolution générale et l'a quand même, par la suite, nommé au poste qu'il occupe présentement? Si tel est le cas, la première ministre doit fortement s'interroger sur sa capacité d'analyse, sur sa capacité de juger certaines situations jugées problématiques.

M. Breton a-t-il menti sur son passé immédiat et si oui, quelqu'un savait, quelque part, suite aux enquêtes antérieures, qu'il mentait et n'a pas parlé? M. Breton a-t-il dit, à sa nouvelle patronne, toute la vérité sur son passé récent et s'il ne l'a pas fait, a-t-il encore la crédibilité pour occuper les fonctions importantes de ministre dans un gouvernement? A-t-il atteint un niveau de vulnérabilité qui l'empêche maintenant d'exercer correctement ses fonctions et, qui plus est, devrait le pousser non seulement à remettre sa démission comme ministre du nouveau gouvernement, mais à remettre même en cause sa nouvelle carrière politique?

Pauline Marois, en élevant le ton, a promis «la tolérance zéro» lors du discours d'ouverture de la nouvelle législature. Il semble que M. Breton ait dépassé ladite tolérance promise par le chef du gouvernement, qu'il ait passé à travers les filets de la tolérance indiquée et que quelqu'un, quelque part, a fermé les yeux sur son comportement passé. Un citoyen ordinaire pourrait-il décrocher un emploi avec un tel dossier? À chacun de répondre.

Pauline Marois a l'occasion de mettre en pratique sa théorie de tolérance zéro. Le Québec tout entier, attend, aujourd'hui, qu'elle pose le seul geste logique qui s'impose dans les circonstances : demander au ministre, dans un premier temps, de s'excuser à l'Assemblée nationale du Québec de son comportement antérieur, et dans un second temps, de lui demander de remettre tout simplement sa démission.

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Commentaires (19)

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  • Distinguo: Il n'y a pas eu de manque de jugement. Il n'y a simplement pas de jugement. :-)

  • Amateurisme....amateurisme!

  • @Pulcinella "... sans que le nouveau mantra libéral «manque de jugement» (haro krishna, haro haro) soit répercuté par tous les haut-parleurs."
    On ne peut pas dire ici que quelqu'un à fait honneur "au bon jugement" dans la nomination de Daniel Breton. Où on se trouve bien représenté par un activiste qui, de ce fait, se justifie d'agir n'importe comment, où on cautionne certaines valeurs dont l'honnêteté, la franchise, l'intégrité, l'équilibre. Même les pauvres ne se reconnaissent pas en lui car, parmi eux, il y en a qui ne décousent pas avec les valeurs de leurs contemporains pour autant.
    On assis ici à une confrontation des valeurs et des non-valeurs... Pour moi, les valeurs d'honnêteté, de franchise, d'intégrité et d'équilibre n'ont pas une connotation politique. Aucun parti n'en possède l'intégrale possessivité...

  • C'est pas parfait avec le PQ. Tout le monde sait de toute façon que ça ne sera pas parfait avec aucun parti politique. Par contre, le pire, dans le contexte actuel, ne serait-il pas de ramener les libéraux? Attaquer le parti en poste, c'est préparer le retour du pire.

  • Faudrait passer en revue les nombreux ministres libéraux qui ont fauté et se demander comment M.Net a pu errer si souvent, malgré l'information dont il disposait, sans que le nouveau mantra libéral «manque de jugement» (haro krishna, haro haro) soit répercuté par tous les haut-parleurs.
    Affaire de propriété des médias?

  • Il y a eu beaucoup trop d'impondérables depuis l'avènement du PQ au pouvoir. À force de tergiverser, le gvt actuel risque de perdre sa place dès l'an prochain. Attendez de voir le PLQ avec un nouveau chef et on ira en élections. En ce qui a trait à notre ami Breton, il semble évident qu'il a manqué de jugement ainsi que la Première ministre. Est-il trop tard pour le PQ ? Je ne sais pas, mais s'il continue à se tirer dans le pied comme il le fait présentement, il est évident que nous irons en élections dès la fin du printemps prochain.

  • La justification d'un poste de ministre repose sur trois critères principaux:
    La compétence, la probité et l'engagement.
    Daniel Breton a été choisi pour son engagement, sa fidélité à la cause de l'environnement et son opiniatreté, source de sa compétence.
    On peut s'interroger sur ses erreurs passées.
    Mais le choix d'un conseil des ministres se fait rapidement en fonction des candidats élus. Accuser Pauline Marois d'avoir manqué de jugement en le nommant, est trop facile pour ne pas voir dans votre article une chasse aux sorcières. Votre spécialité ?

  • Même pas comme député, ce gars-là n'a aucune mais aucune crédibilité et surtout ne pas lui faire administrer aucun argent venant du public

  • Marois qui voulait laver plus blanc que blanc et qui ne connaissait même pas le «cv de son Breton. Peut-être le fait d'avoir changer la tête de la SQ y est pour quelque chose

  • Une élection partielle s'impose. Cette personne ne mérite pas la confiance des Québecois. À vouloir laver plus blanc que blanc ceci nous rattrappe toujours. Le couvercle de la boîte de Pandore est grand ouvert j'espère qu'on ne le refermera pas de sitôt.

  • Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage!
    Comme Ministre, M. Breton semblait déterminé à mettre « le développement durable » au centre des priorités du « Ministère du développement durable ». Heureux changement de cap. Par contre, cela risquait de faire désordre. Le dégommer devenait impératif. L’homme a rendu visite au BAPE, n’a pas toujours payé ses loyers, et a même déjà perdu son permis de conduire. Voilà! Les raisons vertueuses, quoique non pertinentes, étaient toutes trouvées.
    Quand quelqu’un dérange, on peut toujours trouver des squelettes dans le placard pour le museler. On se rappellera que le député libéral André Drolet avait déjà menacé Amir Khadir en ce sens. On a attaqué sa fille. De la même façon, lorsque Gilles Duceppe s’était montré trop intéressé à la direction du Parti Québécois, un squelette avait été trouvé dans les jours suivants. Un parti Québécois mené par Gilles Duceppe lui aurait permis d’installer un gouvernement majoritaire à Québec. Cela aussi aurait fait désordre. Trop pour « l’establishment ».
    Si on voudrait être juste et équitable, tous les députés de l’Assemblée Nationale devrait être soumis à une enquête sur leurs antécédents. Vous croyez vraiment qu’ils sont tous irréprochables et que seul M. Breton est à mettre au ban? La Commission Charbonneau, cela vous dit quelque chose? Les Ministres qui quittent la vie politique, encaissent une généreuse prime de départ et reviennent? Ceux qui dans leur fonction de Ministres magouillent avec le privé, quittent à la sauvette, et que l'on retrouve dans ces mêmes compagnies, ou l’autre qui veut maintenant revenir comme Chef d’un certain Parti? C’est acceptable?
    Je croyais que M. Breton avait été nommé Ministre du développement durable. Bien entendu, je ne lui louerais pas un appartement, ni ne lui confierais les clés de ma voiture, mais il aurait pu faire du « mosus » de bon boulot dans son domaine d’expertise : le développement durable.

  • "mais à remettre même en cause sa nouvelle carrière politique?!"
    Certainement il devrait démissionner comme député aussi puisque Madame Marois a oarlé de tolérance zéro et que la connaissance de son dossier judiciaire fait de ce monsieur Bougon un attrait pour toute forme de mafia qui voudrait en tirer profit.
    Ce qui me frappe c'est que ça devait paraitre pas à peu près que ce n'est pas un type pour représenter les Québécois comme ministre, il n'a aucune dignité, il n'a même pas été un bon assisté social ! et ça n'a pas répugné à Madame Marois...Qui fréquente-t-elle cette femme ? des pires que cet incompétent probablement alcoolique au vue des bouteilles vides que contenait son logement ?
    Quant à lui c'est sûr qu'il ne démissionnera pas de lui-même.

  • Je suis d'accord avec votre opinion, et à mon avis, sa démission comme ministre n'est pas assez. M. Breton ne mérite même pas de représenter la population comme député.
    Il n'a pas fait qu'une seule erreur de parcours, mais plusieurs, deux propriétaires de logements floués ($435.00 et $8,000.00), perte de son permis de conduire pour vitesse excessive, trois fraudes à l'assurance emploi, et quoi encore????
    M. Breton mentionne qu'il a traversé des périodes difficiles finacièrement, c'est probablement pour cela qu'il y avait plus de 500 bouteilles de vin vides abonnées dans un de ses appartements....
    Il ne mérite pas de siéger à l'Assemblée Nationale, et de recevoir un salaire payé par nos taxes et impots. Aucun employeur ne garderait quelqu'un ayant ce passé à un poste de responsabilité, donc encore moins comme représentant du peuple ( député).
    Tant qu'au Parti Québécois, je ne sais qui a effectué l'enquête sur le passé de M. Breton, ou même s'il y en a eu une, mais ces personnes ont carrément cafouillé. Combien d'autres surprises, sur d'autres députés ou ministres de ce gouvernement, nos journalistes qui semblent plus compétents que les enquêteurs vont ils trouver?
    Je convie tous les journalistes, de tous les médias à s'y mettre, afin de connaitre qui nous représente vraiment.
    Claude Poirier

  • Madame Marois a pensé à notre sécurité en enlevant M. Breton de la route quand elle lui a donner une limousine. Parce qu'il vient de démissionner, il va se retrouver à nouveau sur les routes. Sa plaque devrait se lire "Beware of Breton".
    Ceci est du sarcasme pour ne pas prèter à confusion.

  • La génération actuellement au pouvoir est bien au dessus de ces préoccupations et ce même s\'il est évident qu\'il faille laver plus blanc que blanc. Pas surprenant donc que madame Marois n\'ait pas jugé important le passé du candidat .En supposant qu\'il soit acceptable qu\'un candidat ministrable ait droit à une deuxieme chance, le genre d\'infractions reprochées à monsieur Breton ne faisaient pas partie de celles qui allaient passer ...
    Cette omission est particulierement pathétique venant de madame Marois à l\'époque actuelle en 2012 apres la crise sociale, en pleine commission Charbonneau ,apres le verdict fragile récolté aux dernieres élections.

    Mais pendant ce temps on juge normal de fréquenter les clubs sélects et de s\'associer ouvertement à des individus qui en menent large. Mais la rumeur et la langue sale ne rejoignait pas la classe politique jusqu\'à maintenant alors ils avaient beau jeu et peuvent maintenant clamer l\'innocence.
    Malheureusement pour eux et heureusement pour le Québec le jeu des apparences n\'a plus de poids dans l\'opinion de l\'électeur et si la justice permettra à plusieurs de s\'en sortir, le verdict sera différent quand viendra le jour du prochain scrutin et ce, peu importe l\'allégeance politique. Le ménage est commencé et il ne pourra plus maintenant arrêter la déferlante qui va nous mener vers une nouvelle génération et une nouvelle vision pour mener le Québec. Trop facile de dire que ca existera toujours et que si le nettoyage porte fruit aujourd\'hui, il faudra le recommencer demain. Soit on le refera mais aujourd\'hui commencons par le commencement. Dehors les corrompus, innocents, mafieux, magouilleurs, aveugles, ti namis , génies, profiteurs, cupides, hypocrites, auto proclamés intellos...On passe à autre chose maintenant.

  • trop occuper a finaliser la vente du manoir et a acheter le chateau dans les nuages pour verifier qui va representer le peuple , c'est pas une demission du conseil des ministres qu'il faudrais , c'est une election partielle , EY ! les smatt du PQ vous avez permis a un fraudeur et un voleur (de loyer) de devenir depute , pendant ce temps la qu'est-ce qu'elle fait la regie du logement pour recuperer ce qui est du a un proprio ? rien , seche le mechant , je le sais personellement ca fait 1 ans que j'y suis regulierement a cause d'une %^#$%^ qui me doit pas loin de 10 000$

  • Oups ! M. Breton a démissionné, il ne vous reste plus qu'à écrire un texte élogieux pour notre bon gouvernement péquiste, question d'être en accord avec vous-même.

  • Nommer Daniel Breton ministre, c'est absolument un manque de jugement! Pour quelqu'une qui se faisait un malin plaisir "de tout faire pour faire mal paraitre ce gouvernement" libéral et à cet effet de retourner toutes les pierres pour dénicher la petite bête qui aurait pu s'y cacher, sa si grande clairvoyance a été inefficace pour détecter les bibites gigantesques qui étaient de toute autre nature que des soupçons. "Nous sommes assez pour faire de la merde" était un programme d'une générosité du coeur indéfinissable, mais ce que l'on lance dans le cosmos comme ça, est plutôt désagréable quand la loi de la gravité entre en action.

  • Vous devrez vous revirer rapidement pour continuer à casser du sucre sur le dos de Madame Marois, Breton a démissionné. Vous trouverez autre chose, je vous fais confiance, puisque vous consacrez la totalité de votre retraite à expliquer au monde pourquoi vous détestez le PQ.

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