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Les tableaux blancs interactifs

France Houle
 

France Houle

Eh bien! L'achat de 40 000 tableaux blancs interactifs remis en cause par la nouvelle ministre de l'Éducation! «La Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication en éducation conclut que «peu ou prou d'études sérieuses permettent de montrer un quelconque impact des TBI sur la réussite scolaire [...].» Mais pourquoi diable n'avait-on pas simplement demandé aux enseignants D'ABORD ce qu'ils pensaient de la chose?

Je SAIS que mes élèves adorent la technologie! Certains aiment bien aussi les tatouages, les piercings, le rap, les vêtements trop petits et trop courts... Dois-je les imiter à tout prix pour connecter avec eux? Je ne crois pas! Ça fait 22 ans que j'enseigne et ça fait 22 ans que mes élèves ont du plaisir dans mes cours! Mon truc? J'adore enseigner et j'aime les jeunes! Je ne suis ni rétrograde ni anti-technologie. Je voudrais qu'on cesse de croire que lorsque des profs ne s'enthousiasment pas à mort devant de nouveaux gadgets, c'est parce qu'ils sont bornés et fermés aux nouvelles réalités. Bidules ou pas, si le prof est compétent, à l'aise avec son matériel, qu'il sait où il s'en va et qu'il aime travailler avec ses élèves, ils le suivront! Pas TOUS, à 100%, tout le temps, mais plusieurs feront leur bout de chemin!

J'ai reçu la formation nécessaire à l'utilisation d'un tableau blanc. Honnêtement, je suis épatée par les possibilités techniques qu'offre cet outil. Qu'en ferais-je dans mes cours? Le rentabiliserais-je? J'ai des collègues qui s'en servent et qui aiment ça. L'objet leur convient, les aide dans leur tâche. Formidable! Le tableau noir et les craies nous conviennent très bien, à mes élèves et à moi! Ils aiment bien mon écriture et mes dessins. Ils apprécient mes chansons drôles pour retenir des notions de grammaire. Je gesticule, je blague; je suis assurément aussi divertissante qu'un tableau blanc et je ne crains pas les pannes d'électricité! Pourquoi dépenser de l'argent pour une autre sorte de tableau avec lequel je ferais essentiellement la même chose? Moi, je veux bien innover, mais je refuse de changer pour changer.

Je prendrais plutôt l'argent disponible pour acheter des livres, des affiches, des films ou de la musique pour inspirer et stimuler mes élèves. J'irais à plus de formations, plus de conférences. J'amènerais mes élèves faire plus de sorties culturelles. J'inviterais des auteurs intéressants. À l'école, je donnerais plus d'heures de travail à notre psycho-éducatrice, à notre orthopédagogue. Dans d'autres écoles, on ferait d'autres choix, selon les besoins.

À Noël, vous aimeriez qu'on achète le même cadeau pour tout le monde? C'est sûr que ce serait tellement moins compliqué... Imaginez ce qu'on pourrait offrir à nos jeunes avec 240 millions!

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Commentaires (21)

Commenter cet article »

  • @ francehoule (Ici je réponds à votre réponse) personne ne nie que les outils les plus pointus peuvent être utiles et je suis persuadé que vous en faites bon usage.
    La question est beaucoup plus grave : l'enseignement ne peut en aucun cas passer par un filtre parce qu'il exige un échange humain. Du moment où la technologie crée un filtre il faut la rejeter immédiatement... pour ainsi dire.
    Les moyens technologiques ont UN avantage : ils permettent probablement aux profs pourris, qui sont nombreux, de ne pas faire trop de dommage.
    À la défense des profs pourris je dois dire qu'aucun n'a réussi à me dégoûter de sa matière, même celui qui (en histoire) a lu le livre devant nous au fil de tous ses cours sans lever la tête une seule fois. J'avais déjà lu tout ce livre bien avant le premier cours, j'aimais l'histoire! Ben j'ai failli couler son cours, par ennui, et je lis encore tout ce qui me passe sous la main du passé. Il n'aura été qu'une éclipse de 10 mois.
    En revanche chaque bon prof m'a insufflé des rêves, des énergies et des idées, pour certains le feu sacré. Ceux-là aiment deux choses : leur matière d'abord, leurs étudiants ensuite. Ils se foutent complètement de pédagogie parce que celle-ci fait partie de leur réalité immédiate. Leur force est d'amener les étudiants à l'objet de l'étude pour le plaisir, disons quelques minutes par cours : un miracle chaque fois. 5 minutes, une vie de plaisir! 10, une vocation! 15, un autre point d'exclamation! :)
    On est loin des idées plaquées-or pour théoricien sans âme.
    Pour utiliser le langage brumeux des pédagos, c'est via l'introjection de l'objet que la démarche de l'apprenant lui permet de structurer son identification en rapport à ses expériences antérieures et de créer ses propres méthodes de prise en charge du réel.
    Ça ne paraît pas mais je viens de dire précisément le contraire de leurs maudites théories tordues. Le pire est que je mettrais ma main au feu qu'ils ne comprennent même pas ce qu'ils disent eux-mêmes.

  • @Roucha22
    La loi du moindre effort avec l'utilisation du TBI? Personnellement, ça me prend 2 fois plus de temps préparer mes cours avec l'utilisation des technologies qu'auparavant. Je me contentais d'écrire mes notes et exemples à la main sur des feuilles et je dois maintenant tout faire électroniquement. Légèrement plus long quand on enseigne les mathématiques et que l'on doit écrire (8x^4 6xy)/2x pour que des élèves de 2e secondaire comprennent bien.
    Sur l'essence même du texte, je suis entièrement d'accord avec Mme Houle. Belle réflexion! :)

  • Merci!
    Faut se demander pourquoi les programmes du MELS sont dirigés par des pédagogues-es-pédagogie. Combien de cours de pédago à l'Université pour constater leur vanité dès le premier jour de classe ?
    À quoi sert d'apprendre toute la théorie du développement depuis Piaget quand il suffit de voir une classe pour en saisir l'essentiel ? Un seul cours, trois heures suffisent amplement.
    Ces "spécialistes" n'en ont que sur le comment sans regarder le quoi. Le cheminement, bravo, l'objet de l'étude.... on suppose qu'il entrera tout seul via la transversalité. Un écran lumineux, et puis ce qui est à l'écran deviendra lumineux par soi-même ?
    Cette paresse intellectuelle des supposés experts me révulse.
    Il y a un danger que personne ne semble voir : les écrans et autres bidules viennent chercher l'attention de l’œil et de l'esprit en continu. C'est en soi une source d'épuisement intellectuel et, partant, physique.
    N'importe quel prof sait que l'attention des élèves ne peut raisonnablement dépasser une vingtaine de minutes. Ce n'est pas un hasard, on peut même gager que c'est sain sans avoir suivi le moindre cours de pédagogie.
    Je gagerais que les élèves devant ces tableaux sont d'un calme exemplaire en classe. Apprennent-ils ? Regardent-ils leur écran béatement ? Je n'en sais rien. En tout cas ils ne prennent sûrement pas le temps de recul nécessaire pour assimiler comme il se doit. Ça sert à ça, grouiller sur sa chaise, regarder la jolie voisine, bayer aux corneilles. Je ne parle pas d'hyperactivité mais de norme ici.
    Les bon profs modulent leurs cours sur l'attention des élèves. Ils changent de matière ou de sujet au besoin, pas parce qu'ils l'ont appris mais parce qu'ils voient la bête évidence.
    Certains demandent aux élèves de se lever pour battre des bras et courir sur place. Pas sûr que soit une bonne idée, pas contre non plus. Tout dépend.
    Ces écrans sont très bien pour gaver: ils feront de bons techniciens sans réflexion. Ce n'est pas ce que je souhaite du tout.

  • Un prof intéressant peut enseigner 2 heures de suite à ses élèves avec un minimum de gadgest à sa portée. À la limite, il ferait 3 ou 4 dessins dans le sable et ça passerait.
    -
    Ceux qui croient que le TIB fait le bon professeur... oh boy.
    Ils doivent aussi croire que les souliers font le bon danseur.
    Que le micro fait le bon discours.
    Que l'ordinateur fait le grand dramaturge
    -
    Il écrivait sur quoi, Shakespeare? Laptop ou Tableau Blanc Interactif?

  • Je ne suis pas du tout contre la technologie! Pas plus que je suis pour la lecture magistrale!! Je crois simplement que les outils demeurent des outils. Je me sers régulièrement d'un projecteur, du laboratoire informatique et du portail de mon école. Ils rendent mon travail plus efficace, mais je reste convaincue que ce n'est pas cela qui motivera davantage les élèves qui semblent moins interpelés par ce que l'école leur propose. Vous savez tous bien que le problème est bien plus complexe et qu'il faut continuer à chercher au-delà du simple divertissement, aussi facilitant soit-il.

  • Malheureusement, je ne crois pas que la majorité des enseignants, qui ne s'actualisent pas sur le plan pédagogique généralement, puissent être en mesure de faire des choix sur le plan technologique. Si je regarde autour de moi, j'ai plusieurs enseignants qui font la même chose qu'au début de leur carrière,sans se poser de questions, ni se remettre en question. Ils n'aiment pas parler pédagogie et ils se fient sur des guides pédagogiques ou des manuels scolaires pour enseigner, croyant ainsi que les élèves vont réussir spontanément. Les enseignants n'aiment pas la technologie car elle les oblige à évoluer, les enseignants n'aiment pas la réforme car elle les a obligé à faire comprendre aux élèves ce qu'ils apprenaient par coeur avant pour l'examen de fin d'étape. Je suis moi-même enseignant, je suis à la maîtrise et force est de constater que le plus grand obstacle au changement dans les méthodes d'évaluation, d'enseignement sont les enseignants eux-même. Au Québec, nous sommes en retard de 30 ans sur ce qui se fait ailleurs au Canada. Cela dit, je suis contre l'obligation d'avoir un tableau interactif. Il faudrait laisser le choix entre différentes technologies. Croire que la technologie n'a pas sa place ( courriels, Ipad, ordinateurs) en éducation revient à croire à l'existence du Père Noël.

  • @vec0203
    MELS un autre elephant blanc.....
    Demi

  • Mais pourquoi diable n'avait-on pas simplement demandé aux enseignants D'ABORD ce qu'ils pensaient de la chose? Je parle du MELS bien sur..

  • Demandez aux enseignants de choisir une technologie est-ce vraiment dans leur champ de compétence, aurait-on eu une réponse syndicaliste? Il faut reconnaitre les bons éléments dans un organisme, mais la réalité des classes est souvent que le standard et l’uniformité ne peuvent être au rendez-vous. Bravo si vous êtes dynamique et que les élèves vous aiment, mais sachez que vous ne représentez pas nécessairement une majorité. Les enfants sont remplis de stimulus électroniques et si les écoles n’emboitent pas le pas le décrochage ne fera qu’augmenter malgré le fait que nous ayons les couts les moindres en Amérique du Nord. J’utilise des projecteurs et autres technologies depuis de nombreuses années et le plus grand avantage et le temps économiser et l’uniformité, sans oublier le temps de correction qu’il est possible de réaliser. Malheureusement la maitrise des technologies ne s’intègre pas toujours dans un horaire de 180 jours par années le reste éteint cher a de nombreux enseignants leurs congés.
    Soyez réaliste et admettez qu’une information présenter avec un aide visuel en couleurs, lisible par l’ensemble de l’auditoire et hautement plus captivant qu’une lecture magistrale.

  • Que faire avec 240 millions ? Pourquoi pas la gratuité scolaire ! Madame Houle, bravo pour votre implication dans votre métier, je dirais même vocation. J'ai eu plusieurs profs allumés et allumeurs, du primaire à l'université... grâce à elles et eux, j'ai toujours le goût d'apprendre à 62 ans. Mon fils né en 1993 n'a pas eu la même chance que moi... dans toutes ses classes autant au primaire qu'au secondaire (au public comme quelques années au privé), il est toujours tombé sur les « pas bonnes ou pas bons profs ». Ça va mieux aujourd'hui pour lui... il a trouvé sa voie grâce à de bons profs et, il faut le dire, il y en a quand même plusieurs, motivés comme vous, pour transmettre le savoir et le goût d'apprendre.

  • Bravo pour cet article d'une jeune femme engagée dans une profession qu'elle aime et fait partager à ses élèves dans l'enthousiasme. L'unanimité à propos d'un sujet - et son auteur - font du bien en ces temps tourmentés. Merci France Houle ! Georges LeSueur

  • Merci d'avoir lu ce texte, d'avoir pris le temps de partager vos opinions et même, d'avoir compté mes points d'exclamations!!! Je suis, en effet, très exclamative!

  • Si tous les professeurs étaient comme vous, on aurait probablement jamais entendu parler de ces fameux tableaux. Je pense que ce genre de tableaux sert surtout aux professeurs et aux élèves qui ont adopté la loi du moindre effort. Ne trouvez vous pas que nos jeunes sont déjà assez abrutis par toute cette technologie qui les entoure. Ils sont déjà, pour la pluspart, tellement accrocs à leurs cellulaires de tous les modèles, qu'ils n'arrivent même plus à dormir sans eux. De plus, à quoi serviront ces tableaux qui seront désuets dans deux ans??

  • En tout cas! Il n'y a pas à dire, vous êtes décidée! Et un grand total de 12 points d'exclamation dans votre texte, faut le faire! Je dirais que vous êtes d'un naturel un tantinet expressif! Les TBI auront beau avoir le "brightness" dans le tapis, nul doute que votre éclat les éclipse tous!
    Plus sérieusement, le tableau ne fait pas le prof. Vous pourrez continuer à chanter, à user de votre crayon (ou stylet) comme avant, à faire des dessins, etc.
    Avez-vous cependant idée du nombre d'enfants et d'ados qui n'écoutent pas parce qu'ils sont trop occupés à prendre en note ce que vous avez écrit avec brio? Ou encore de ceux qui portaient attention à vos blagues mais qui n'ont rien noté? Me semble qu'avoir la possibilité de tout envoyer le contenu du tableau par courriel est un sacré avantage...
    Cela dit, je suis moi aussi contre le TBI "at large"; un simple projecteur et iPad (ou même plusieurs) aurait été bien mieux. Mais bon, dans la mesure où la dépense est financé par l'état et que l'on peut s'assurer que l'équipement reste dans la classe et ne sert qu'à des fins éducatives...

  • Madame Houle,
    Ce que j'aurais aimé avoir un prof comme vous! Est-ce que je pourrais suivre vos cours en tant qu'auditeur libre?

  • Ce que vous avez oublié de dire c'est que ses fameux tableaux sont déjà désuets technologiquement parlant. On les remplacera éventuellement avec les IPad.

  • Je travaille en éducation et depuis le jour de la nouvelle que les TBI entraient massivement en classe, et surtout la façon dont ils l'ont fait, je me pose qu'une question: y'a-t-il un beau-frère ou un cousin qui s'en mets plein les poches?

  • Je suis entièrement daccord avec vous, c'est bien beau la technologie mais il faut aussi garder la relation humaine. Un prof intéressant, tu l'écoutes et tu apprends. J'en ai eu des bon , des moins bons et quelques uns excellents. Entre autre un prof d'histoire a l'Université. Passer 3 heures à l'écouter raconter l'invasion des barbares dans une salle de cours non climatisée et en plein mois de juillet. On ne voulait même pas que le cours se termine. J'en ai eu d'autres excellents aussi au scondaire dont un qui a réussi à me donner la passion de la lecture...
    Non ne virons pas fou avec la technologie, la méthode traditionnelle est pour moi encore la meilleure.

  • Bien dit madame Houle! Voici une réponse à votre question «Mais pourquoi diable n'avait-on pas simplement demandé aux enseignants D'ABORD ce qu'ils pensaient de la chose?»: tout est dans le fonctionnement du MELS, dont les fonctionnaires sont payés pour penser, créer, seuls, dans leur tour d'ivoire... En fait, pourquoi se donner le trouble de se déplacer dans les écoles, pourquoi perdre son temps à consulter, partager, questionner, écouter, entre autres, les enseignants et les directions d'école, quand on peut tout faire, tout décider?
    Deux anecdotes pour illustrer le tout. Un jour, j'appelai le MELS pour leur demander si je pouvais, en tant que directeur d'une école secondaire, avoir les noms des élèves de notre commission scolaire qui avaient décroché de l'école, depuis les 5-8 dernières années, mon but étant de communiquer avec eux, afin de mieux comprendre le phénomène et apporter des solutions adaptées au milieu. La réponse du MELS: «Nous ne pouvons vous fournir ces données, celles-ci étant nominatives.»
    D'un côté, le MELS divulgue, à chaque année, des données concernant le décrochage scolaire des CS et d'un autre, il nous refuse des informations qui nous aideraient à comprendre et à régler le problème, du moins, en grande partie. Trouver l'erreur!
    Autre aberration: la réforme scolaire. Jamais on nous a demandé ce que nous en pensions et voyez le résultat aujourd'hui: elle n'existe même plus. Que d'énergies gaspillées!
    Une solution: toute nouvelle idée ou initiative devrait partir, non pas de la tour d'ivoire, mais de l'école elle-même, le MELS, devant être une organisation au service de l'école et non pas le contraire. La phrase que j'ai détestée le plus, dans toute ma carrière en éducation, même si je confirmais pouvoir faire mieux: «Vous ne pouvez pas faire cela, car c'est écrit là!» Et cette réponse, on me l'a servie souvent, autant de la part du MELS que de ma commission scolaire, malheureusement. Un autre beau ménage à faire!
    Jacques Robert

  • Moi ce que je voudrais, c'est plus de profs comme vous!

  • "Bidules ou pas, si le prof est compétent, à l'aise avec son matériel, qu'il sait où il s'en va et qu'il aime travailler avec ses élèves, ils le suivront! Pas TOUS, à 100%, tout le temps, mais plusieurs feront leur bout de chemin!"
    Tres bien dit. Vous avez entierement raison.

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