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Je suis femme, et quand on est femme, on ne fait pas ces choses-là

Lydie Coupé
 

Lydie Coupé

Professionnelle des communications et blogueuse lydiecoupe.blogspot.ca

C'est bien connu, les femmes ne sont pas cupides. Dans ce domaine, on semble prétendre que la femme est loin d'être l'égale de l'homme dont elle revendique pourtant haut et fort (et avec raison) le droit à l'égalité.

C'est certainement ce que pense madame Lise Payette qui est le porte-étendard d'un féminisme radical. Sa dernière sortie à l'émission C'est bien meilleur le matin la semaine dernière en est un exemple quand elle a affirmé que la commission Charbonneau donne la preuve que la collusion et la corruption ne sont qu'une affaire d'hommes.

Bien sûr que c'est une affaire d'hommes, car sont-elle si nombreuses ces femmes qui choisissent ces métiers de la construction exigeants physiquement, intempéries ou pas? Mon père était conducteur de travaux routiers, et croyez bien que jamais il ne m'a donné le goût de suivre ses traces...

Ces opinions féministes si tranchées, on en a souvent. Souvenons-nous de ce tollé autour de la publicité sur l'allaitement mettant en vedette Mahée Paiement. Certes, elle était un peu exagérée, mais peut-on accepter la dérision sans monter au créneau et crier au loup?

Je suis mère et je n'ai absolument pas les moyens de vivre la vie en rose que voulait refléter cette pub. Mais en tant que femme, je ne me suis absolument pas sentie agressée par cette image hors norme. Que l'on ait dépensé de l'argent, oui, mais pas que l'on bafoue encore une fois les droits des femmes à décider d'allaiter ou pas.

Il y a 13 ans, je mettais au monde une fille et je n'ai absolument pas sentie cette pression de l'allaitement, tout comme mes amies plus jeunes et nouvelles mamans ne m'ont pas relatée de telles propagandes. Et puis, même s'il y en avait, on est assez grandes pour décider, non ?

Ah oui, une dernière chose, j'aurais bien aimé être aussi sexy et glamour que Mahée Paiement pendant que j'allaitais. Il n'y a rien de mal là. Arrêtons de nous comporter en petit peuple pour lequel tout ce luxe n'est pas pour nous.

Cela me fait penser à Fanny Malette qui, à la dernière cérémonie des Gémeaux, implorait les critiques de ne pas être trop critiques envers leurs tenues parce que « vous comprenez, on est pas très riches donc on ne peut s'acheter de belles robes ».

Bravo pour le pouvoir qu'elle a donné aux autres au nom de ses consoeurs en accord ou pas. Et puis, depuis quand la classe et l'élégance sont synonymes d'argent ?

Pour finir, il existe des femmes qui aiment l'argent et qui sont prêtes pour cela à flatter dans le bon sens du poil l'homme qui saura la gâter. Quitte à vivre dans son nombre ou à accepter la disgrâce. Ne dit-on pas qu'il y a souvent une femme derrière les grands hommes.

Dans le cas de notre commission Charbonneau (dirigée par une femme!) on peut dire sans se tromper qu'il devait bien y quelques conjointes ou épouses aux côtés de ces personnages cupides et se la coulaient douce dans cette belle vie de château en se disant qu'il valait mieux ne pas trop poser de questions...

À celles qui vont s'arracher les cheveux en lisant ce texte, je voudrais préciser que celui-ci résume mon opinion face à nos petits faits divers. En aucun cas, il n'est une dévalorisation des efforts et actions de toutes ces femmes partout dans le monde qui luttent pour leur intégrité, leur éducation ou même leur vie.

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Commentaires (23)

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  • Oups, mon dernier message ne s'adressait pas à vous, ManonB, mais plutôt à Princesse-Jo.

  • @ManonB J'en ai certes contre le féminisme radical. Je ne veux pas ici vous aider à comprendre mon billet mais la référence au tollé autour de la publicité avec Mahée Paiement en est un exemple alors que des débats futiles autour du droit de choisir ou pas l'allaitement ont monopolisé - fort heureusement temporairement - les médias sociaux notamment les ondes de la radio de Radio-Canada. Ces débats ont aussi amené quelques commentaires sur l'image irréaliste que renvoie cette pub alors que bien sûr ici au Québec, on est loin de vivre dans cette opulence et ce glamour... J'en ai alors profité pour faire une parenthèse et faire un clin d'oeil à l'intervention de Fanny Mallette (excellente actrice) que j'ai trouvé tellement affligeante et scotchée à notre perpétuelle distance avec la réussite et l'argent...

  • Je mentirais si je disais que j'ai compris ou vous vouliez en venir avec votre billet. Vous vous opposez aux propos de Lise Payette, d'accord; mais qu'est-ce que Mahée Paiement et Fanny Mallette viennent faire là-dedans? J'ai vaguement ressenti que vous vouliez vous insurger contre les féministes qui tirent dans tous les sens, mais je cherche encore le lien avec Fanny Mallette qui a fait un commentaire sur le salaire des acteurs...

  • "Féministe: personne appartenant à un mouvement politique qui prône l'égalité réelle entre les hommes et les femmes dans la vie privée et dans la vie publique. Au sens large, le féminisme inclut l'ensemble argumentaire qui dénonce les inégalités faites aux femmes et qui énonce des modalités de transformation de ces conditions. Il comprend des réflexions théoriques, des études empiriques et des propositions politiques et sociales."
    En ce sens, je suis et resterai toujours féministe. Il y a encore beaucoup de domaines où les hommes dominent. Est-ce un désintérêt "naturel" des femmes? Ou bien si la lutte est trop grande pour parvenir à percer ? Qui regarde-t-on jouer au hockey, au football, au baseball... Qui sont les vedettes de l'humour au Québec... Qui sont les peintres, les cuisiniers, les philosophes, les réalisateurs les plus célèbres? Il y a encore des chasses gardées, on ne peut le nier. J'ai déjà entendu dire que pour réussir dans un monde d'hommes, il faut se conduire comme eux et non pas apporter une espèce de renouveau qui serait dû à une façon spécifiquement féminine de voir les choses.
    Assez mélangeant, tout ça. Ce que je sais, c'est qu'à l'ONU, au gouvernement, chez ceux qui font les guerres, chez les banquiers, les décideurs... il y a encore pas mal plus de cravates que de jupes. Ceci dit... et sans vouloir blesser personne... j'ai parfois l'impression que les femmes ont plus de compassion et respectent plus la vie humaine. Peut-être parce que nous savons ce que c'est que de la porter dans notre ventre.

  • Je pense, Mme Coupé, que les femmes sont généralement moins "à l'argent" que les hommes. Je dis bien généralement. Elles choisissent des professions moins rémunérées, elles prennent des congés parentaux, préfèrent travailler à temps partiel. Ça peut paraître étrange, mais pour corrompre il faut connaître le milieu. Ce n'est pas en travaillant 25 heures par semaine qu'on devient bien placée pour distribuer des enveloppes. Et vous dites vous même: "quitte à vivre dans son nombre (sic)". Cela suppose que ce n'est pas elle qui va chercher l'argent mais plutôt qu'elle en profite. Bien que cela ne soit pas éthique, ce n'est pas illégal.

  • @Laurent Bergeron Collin
    On parle ici de mâle ou femelle, on ne parle pas de race.Trouvez un endroit sur cette planète ou la criminalité est pus grande chez le sexe féminin que le sexe masculin.
    Ne soyez pas raciste!

  • Excellent texte! Le "féminisme" fut franchement nécessaire à une certaine époque (tout comme le syndicalisme) afin de sortir les femmes de leur cuisine, leur donner le droit de vote et la possibilité d'aller à l'école. Mais de nos jours, je crois que nous avons davantage besoin de camaraderie féminine que de féminisme revanchouillard. Les Lise Payette de ce monde donnent, à mon avis, dans une misandrie qui ressemble davantage à de la frustration pathologique et du déni obscurantiste.

  • Madame,
    Vous avez décrit (mieux que moi) ce que je pense depuis des années. Merci. Ce féminisme sans distinction occupe beaucoup de place et n'est pas représentatif de ce qui se passe en société. Vous avez raison, nous sommes bien assez grandes.
    Julie Turcotte

  • @minnesota - Il y a aussi beaucoup plus de noirs que de blancs dans les prisons aux États-Unis. On fait un lien génétique entre race et criminalité? (ce blogue risque d'exploser si on part par là!)

  • Reste-t-il encore une brindille de crédibilité à Lise Payette? Pas sûr...
    Imaginez une seule seconde si un homme avait osé proférer les mêmes âneries que Mme. Payette sur les ondes de Rad.-Can. mais contre les femmes cette fois... Je la vois déjà monter aux barricades pourpre de colère et la bave dégoulinant de sa bouche.
    Quelqu'un devrait peut-être lui rappeller qu'entre autres, Sarah Palin est une femme...et qu'il y en a des tas venant du même moule.
    Les défauts et les qualités des personnes sont une particularité individuelle et font partie de la personnalité et n'ont rien, strictement rien à voir avec le sexe des individus.


  • Merci pour vos commentaires de part, messieurs si je ne m'abuse. Sauf erreur de ma part sur certaines dénominations, j'aurais bien aimé lire des commentaires de la part de femmes également. Je crois comme certains d'entre vous le mentionnent, que tout comme le syndicalisme, le féminisme doit adopter une vision à la lumière des changements dans la société. Peut-être devrions-nous abandonner ces termes comme féminisme ou masculinisme dont l'étymologie crée automatiquement un fossé...

  • En fait, et c'est un peu ce que vous dites, ce sont les femmes qui ont à souffrir de ce genre de traitement. Elles ne seraient donc femmes QUE si elles ont un esprit ouvert, qu'elles sont aptes à penser au lunch du chum, l'otite du dernier enfant, rendez-vous jâzzzzzz avec les amies et maman chez le coiffeur, tout en conduisant sainement mais promptement alors qu'elles se maquillent et dictent quelques lettres urgentes au secrétaire pas foutu de taper sans faute, alors elles corrigent à mesure du coin de l’œil, non, pas celui-là, l'autre.
    Elles font tout ça en gardant une pensée émue pour chacun puisqu'elles ont grand cœur! Bin quin!
    Bon, je ne vais pas commencer à m'étonner. Il y a 35 ans tous les gars étaient des violeurs en puissance. La preuve, les filles le disaient tout le temps, l'air accablé et le poids de la société sur les épaules.
    Il y a quelques scandales en cours qui impliquent directement certaines ministres du Cabinet précédent. Je me demande si quelqu'un ira poser des questions à Payette si jamais l'une d'entre elles s'avère réellement mêlée aux petites saloperies.
    Il y a encore des dizaines de combats à gagner pour les femmes ici au Québec. Pourquoi faut-il que Madame Payette s'attarde à des considérations morales aussi éculées ?
    Des milliers de raisons pour parler de femmes partout dans le monde, abaissées, torturées, réduites à l'esclavage dans leur famille. C'est quoi l'idée de clamer que les femmes sont inaptes à choisir leur propre chemin parce qu'incapables d'égoïsme ?
    Bon ben je pense que je vais aller battre deux-trois tapettes au coin de la rue pendant que mon épouse reprisera mes bas avec amour. Hé, c'est la norme semble-t-il.

  • Avez-vous fait approuver votre texte par votre présidente du Conseil du Statut de la Femme avant de le publier?

  • Ce serait un travail titanesque que de relever toutes les inepties proférées par Madame Payette depuis le début de sa carrière pour ridiculiser ou dénigrer les hommes, tous les hommes en général. Heureusement, toutes les féministes ne sont pas animées par cette allergie viscérale à l'autre sexe, mais elles n'en sont pas moins affectées par l'image que projette d'elles sur la place publique cette porte-étendard notoire. Il est rassurant de constater que de plus en plus de femmes comme Madame Coupé n'hésitent plus à se dissocier des propos à forte teneur de misandrie de Madame Payette et ses semblables.

  • En passant, combien y a t'il de prisons pour femmes au Québec et combien il y en a pour les hommes!
    Faut pas être la tête a Papineau pour savoir que la criminalité est en général relié au sexe masculin dans une large proportion à moins d'être une autruche! Vérifiez les statistiques.

  • Mme. Payette, hum!!! qui c\'est ça, ça doit être celle qui vit encore dans le passé. En passant, très bon texte et pour Mme. Payette, elle ne sait plus quoi faire et quoi dire pour paraitre dans les médias, et il y en a qui la croit dûr comme fer.
    Il fut un temps une dame qui défendait la place de la femme dans la société, aujourd\'hui elle croit que le monde n\'a pas évolué, c\'est dommage, elle devrait peut-être vous consulté Mme.Coupé

  • Disons-le, madame Payette est devenu au fil des ans une féministe complètement déconnecté du monde qui a évolué sans elle. Elle est encore dans les années 1970, à animer « Appelez-moi Lise ». À l’époque, elle ridiculisait gentiment les hommes qui passaient à son émission, sans compter ce pauvre monsieur Fauteux, penaud dans son rôle de second dominé. Du jeu, madame Payette est passé à la scénarisation de téléromans qui donnaient trop souvent le mauvais rôle aux hommes (le Jean-Paul Belleau des « Dames de cœur »). Le Québec presque au complet dévorait ce téléroman et s’y prenait au jeu, le plus souvent au premier degré, sans voir le message féministe derrière les personnages. Par la suite, madame Payette est devenue plus agressive, faisant preuve d’un féminisme cynique, amer et revanchard. Maintenant, au crépuscule de sa vie, elle salive un fiel qui s’exacerbe et qui montre qu’elle n’aura de cesse d’étaler sa vaine frustration.

  • @ Mme Coupé.................Je suis un homme et...........
    merci pour votre opinion et votre jugement.
    Mme Payette et ses sbires croient dur comme fer que la société n'existait pas avant 1960...Des exemples de femmes aussi tordues que les clowns d'hommes, à la Commission Charbonneau (de la petite bière .05 % pourtant où ailleurs,) est légion dans l'histoire de l'humanité. Au VIe siècle la reine Frédégonde, les Borgia, Elisabeth Bathory, les soeurs Raya et Skina, Mary Ann Cotton, Belle Gunness, Nannie Doss, etc etc Ces femmes étaient toutes des dégénérées et folles à lier ou à donner à Guillotin. Alors ces procès d'intention et jugements de valeurs envers LES HOMMES est contreproductif dans le constant et nécessaire dialogue hommes -femmes pour établir une société plus égalitaire. Ces mêmes jugements de ces féministes envers les femmes musulmanes qui portent le voile. Silence, réflexion, rigueur et amphatie dans les petits gestes au quotidien dans notre société suporterons davantage les nouvelles valeurs dans l'action et l'égalité.
    Merci

  • Questions pour madame Payette.
    Il n'y avait pas de femmes qui travaillaient (comptabilité ou autre) pour les entrepreneurs corrompus?
    Ces mêmes entrepreneurs étaient tous célibataires?
    Il n'y avait pas de femmes au comité exécutif de la ville de Montréal?
    Les hommes du comité exécutif ainsi que les directeurs généraux étaient tous célibataires?
    Quand des hommes deviennent prospères et professionnels, il y a souvent une grande femme derrière. C'est la même chose quand ils deviennent corrompus et profiteurs.
    Madame Payette ne regarde que ce qu'elle veut voir!!!

  • J'ai rien contre les féministes en général, au contraire je les appuis dans leur quête d'égalité. Cependant, les sexistes extrémistes qui utilisent une cause juste pour faire de la misandrie devraient se faire examiner le cerveau. Désolé mais les femmes ne sont pas plus vertueuses que les hommes (et vice versa d'ailleurs).

  • Tres beau texte. On voit ici qu'il est facile de defendre la cause des femmes sans pour autant accuser les hommes.
    Quand a Mme Lise Payette elle devrait reflechir un peu plus car il y a effectivement des femmes qui ont ete arretées durant les operations de l'Escouade Marteau , si elle ne connait rien de la cause elle devrait se taire.

  • Tout à fait d'accord avec votre texte. Un autre exemple que les groupes féministes sont dépassés, est que jamais elles ne dénoncent le traitement fait aux femmes par les musulmans radicaux, et les symboles qu'elles sont forcées de porter ( burka, voile, etc...), mais elles vont être les premières à vilipender une publicité qui utilise les attraits féminins afin de promouvoir un produit.
    L'artiste ou le mannequin qui accepte de faire cette publicité, n'est pourtant pas 'forcée' de la faire, et aucune menaces ne pend au dessus de sa tête.
    Le féministe a eu sa raison d'être, mais aujourd'hui, je crois qu'il n'a plus sa place, car en majorité, il n'y a plus ou très peu d'inégalités entre femmes et hommes, au jour le jour dans notre société québécoise, je ne parle pas au plan mondial.
    Claude Poirier.

  • Il est certain qu'entre hommes et femmes les bons et les mauvaix côtés s'équivalent. La seule différence est parfois la manière d'agir.
    Tous ceux-là qui ont profité du magouillage et des avantages matériels ont des familles qui en bénéficiaient.
    Combien de fraudeurs sentant "la soupe chaude" ont transféré à un proche des propriétés, maison, valeurs ou autre, pour une valeur symbolique ?
    Et combien de conjointes ont fermé les yeux pour ne pas voir l'inacceptable (même hors du cadre strictement matériel !) afin de conserver les avantages d'une vie douillette ?
    Mais dire la vérité ne plait pas à tout le monde.

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