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La laïcité et les enfants au Québec

Mustapha Amarouche
 

Mustapha Amarouche

Au Québec, la laïcité, fruit en germe mûri pendant la Révolution tranquille, a mis la société au diapason des démocraties occidentales. Elle est aujourd'hui la garante du vivre ensemble à la faveur de la venue massive d'immigrants de toutes les régions du monde.

Les populations immigrantes ne viennent pas toutes de pays ou la séparation de l'État et de la croyance est établie. Beaucoup de bassins d'immigration sont encore des régimes de religion d'État. Le Québec devient le réceptacle de diverses approches du profane et du sacré qui peinent visiblement à entrer dans le moule québécois façonné par un demi-siècle de laïcisation des institutions, de sécularisation des multiples aspects de la vie sociale accompagnée de la régression constante de la religion catholique.

Les frictions concernant le port du voile dans la fonction publique, l'arrêt d'une séance d'assemblée pour une fête juive, le port de poignard par les sikhs, ne sont que des épiphénomènes de visions du monde en décalage avec la réalité québécoise de la laïcité. Aucune des religions monothéistes n'est consubstantiellement laïque, car toutes ont vocation à dominer le profane, à imposer leurs conceptions du monde à autrui, et l'obliger à se soumettre ou se démettre.

Au Québec, la religion se transmet aujourd'hui essentiellement par la famille. Une famille musulmane élèvera ses enfants dans les règles islamiques, il en est de même d'une famille judaïque, catholique ou sikhe. Les enfants se voient ainsi, à leur corps défendant, conditionnés par une croyance alors que leur conscience immature et leurs facultés de jugement inachevées ne leur permettent pas une intériorisation sereine et équilibrée du fait religieux. À cet âge, tout excès dogmatique s'imprime profondément dans la conscience fragile et oblitère à vie les attitudes mentales du futur adulte. Les transmetteurs familiaux de la religion ne s'embarrassent guère de cultiver la tolérance. En présentant leur religion comme la seule vraie et leur dieu comme le plus fort, les parents créent fatalement chez leurs enfants une hostilité manifeste à toute diversité et les installent dans une attitude de confrontation qui produira à terme des ghettos fermés sur leurs croyances exacerbées, hostile les uns aux autres.

Il existe des lois pour protéger les enfants de la violence sociale ou familiale. Il n'en existe aucune pour les protéger du conditionnement religieux exercé par les parents. Il est interdit d'amener un enfant mineur dans un bar, interdit de lui servir un paquet de cigarettes dans une grande surface. Il est permis de détruire sa liberté mentale en le soumettant à un dogme à l'âge où on devrait semer en lui les graines de la liberté, de l'amour, de la coexistence et de l'ouverture à l'autre.

L'enfant n'a-t-il pas le droit de conserver son innocence jusqu'à l'âge où il pourra choisir sa religion ou n'en choisir aucune ? Pourquoi l'État devrait-il laisser aux parents le redoutable pouvoir de façonner à leur guise la conscience des futurs citoyens ? À ceux qui trouveraient qu'insuffler une idéologie, une religion à un enfant est un droit parental, on pourra rétorquer que, il n'y a pas si longtemps, battre ses enfants ou sa femme était aussi un droit que peu de gens osaient remettre en cause.

Un enfant de six ans n'a pas vocation à être tout de suite catholique, judaïque ou musulman. Il doit tout juste être un enfant libre parmi les autres enfants dans l'émerveillement de son printemps.

Il n'est peut-être pas audacieux de dire que pour avoir une nation laïque, il faut à la base une famille laïque.

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Commentaires (46)

Commenter cet article »

  • @ Jean-Léon :
    J'ai l'impression que vous projetez par "effet boomerang" sur les athées les reproches qu'ils font aux religions ("intolérance, intégrisme, dogmatisme").
    Il n'y a apparemment qu'en Belgique, pays de tradition catholique, mais peut-être bientôt en France, que la laïcité "philosophique" est promue, en plus de la laïcité "politique" séparant les religions et l'Etat. En Belgique, le cours de morale apprend à respecter l'autre et sa différence, quelle qu'elle soit. Sans aller évidemment jusqu'à "l'amour des ennemis" que sont les fondamentalistes. Même l'actuelle ministre de l'Enseignement, Marie-Dominique Simonet, catholique, commence à comprendre qu'il ne faut plus séparer les élèves des cours de religions et du cours de morale. Un cours commun de philosophie est envisagé.

  • @ Bereshit :
    Il ne faut pas confondre le nazisme ou le communisme, qui sont des idéologies politiques, avec l'athéisme qui, je le répète, est une conviction philosophique.
    Il est impossible de faire le décompte du nombre de morts provoqués par ces régimes inhumains en regard de celui, infiniment plus nombreux à mon avis, imputables aux religions depuis des milliers d'années.
    Michel Onfray parle de "happax existentiel",mais je ne pense pas qu'il se soit intéressé aux observations psychologiques et neurophysiologiques relative à la foi.

  • @ Bereschit :
    Le phénomène religieux ne s'explique pas seulement par l'imprégnation des expériences religieuses dans les neurones du cerveau émotionnel, puis rationnel, mais par la peur, dont celle de la mort.
    C’est sans doute en raison de la faiblesse corporelle de l'homo sapiens, d'il y a quelque 100.000 ans que la sélection naturelle a lentement hypertrophié son néo-cortex pré-frontal, il y a environ 35.000 ans, le rendant alors capable d’imaginer, grâce à la bipédie de plus en plus fréquente, et à l'acquisition du langage, d'abord des esprits (animisme et chamanisme), puis un nouveau mécanisme de défense : le recours à des dieux protecteurs et anthropomorphes (plus tard à un seul), dont ils tentaient d’apaiser la colère, ou de gagner les faveurs, par des sacrifices.
    Nos enfants ne nous sont pas « prêtés ». Par qui, d'ailleurs, en effet ?
    Il faut entendre ce mot comme le poète libanais Khalil GIBRAN, dans « Le Prophète » :
    « Vos enfants ne sont pas vos enfants.
    Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à la Vie.
    Ils viennent à travers vous mais non de vous.
    Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.
    Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.
    Car ils ont leurs propres pensées.
    Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes.
    Car leurs âmes résident dans la maison de demain que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
    Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne cherchez pas à les faire à votre image.
    Car la vie ne marche pas à reculons, ni ne s'attarde avec hier. (...) »

  • "On ne peut pas se fier aux militant athés pour défendre la liberté religieuse." (supermax)
    En effet! Ça, c'est le rôle de la laïcité...
    Le principe fondamental de la laïcité repose sur la séparation de l’Église et de l’État, la neutralité de l’État par rapport à toutes les religions et la garantie de la liberté de conscience pour tous.
    L’être humain ne naît pas avec une croyance religieuse. On la lui inculque. Il peut tout aussi bien assimiler des notions d’humanisme et de rationalisme! Pour s’assumer, s'émanciper et vivre en société, on a besoin de connaissances, de sagesse, d'esprit critique, de réflexion et de compréhension, de tolérance et respect de soi et des autres et de leurs différences... et d’amour… beaucoup d’amour!!
    Ce que les militants athées combattent par contre, ce sont les notions que:
    la Loi de Dieu transcende les lois humaines.
    il existe une morale religieuse et elle appartient à Dieu
    la foi religieuse se justifie par elle-même
    les croyances religieuses doivent bénéficier d’un respect inhérent.
    Athéisme: Absence de croyance ( la foi)/le refus de croire en une ou des déités, peu importe lesquelles et que celles-ci existent ou non. L'athée dit simplement qu'en l'absence d'évidence tangible de l'existence d'un dieu, n'importe quel dieu, il doit vivre sa vie et choisir sa morale comme si aucun d'eux existe...
    Religion : Une vue de l'esprit qui s'est construit une réalité imaginaire et qui s'est auto-proclamée irrévocablement, immuablement et éternellement vraie; qui se défend en tentant de suffoquer la raison, la curiosité, l'évidence et la pensée... sa seule manière de survivre. Pour les religions, l'inconnu est la preuve de l'existence des dieux et l'ignorance est un état qu'il faut entretenir.
    “C’est dans l’homme, dans sa raison et dans sa liberté qui constituent sa dignité,
    qu’il faut fonder les principes du respect de l’autre, non dans une divinité.”
    (Luc Ferry)

  • @ Supermax1 :
    L'athée que je suis défend le droit à la liberté religieuse, pour autant que les options non confessionnelles se soient pas occultées. Au lieu du "cours d'Ethique et Culture Religieuse", qui favorise hypocritement le catholicisme (on a même supprimé la mention de l'athéisme, paraît-il !), il faudrait en arriver partout à un enseignement pluraliste qui proposerait une information minimale, objective et non prosélyte, à la fois sur les principales religions (ce qui ferait apparaître la soumission qu'elles imposent) ET sur l'humanisme laïque (qui est non confessionnel, mais pas antireligieux, et fondé sur le libre examen, l''autonomie, etc.).
    En effet, la liberté n'a de sens que si l'on peut choisir entre deux alternatives au moins !
    Certes, "un parent est libre d'enseigner ce qui lui paraît vrai". C'est légitime, mais c'est surtout unilatéral, communautariste, voire fondamentaliste. L'Etat, qui a la responsabilité de l'émancipation et de l'épanouissement de tous, a donc le devoir de compenser, via l'école, les influences familiales qui pourraient nuire à l'intégration de l'enfant à notre société multiculturelle (idéalement interculturelle).
    Les "bonnes valeurs" sont celles qui sont "universalisables", car bénéfiques à tous et partout, telles que le respect inconditionnel de la dignité de l'homme, de la femme et de l'enfant, de leur liberté de conscience (effective, pas seulement symbolique), religieuse, de pensée, etc.
    Le régime communiste n'était pas athée (l'athéisme est une option philosophique), mais une idéologie politique qui a heureusement disparu, ce qui a heureusement permis aux croyants de pratiquer leur religion. Mais toujours sans pouvoir découvrir les alternatives non confessionnelles, occultées par la religion et par cet Etat dictatorial ...

  • "HASARD n'égale pas diversité, donc si le tout serait fruit du hasars on se ressemblerait tous, ce qui n'est heureusement pas le cas." (Sam)
    Heu... C'est plutôt le contraire!!
    Si nous étions tous le fruit du hasard, il n'y aurait pas deux êtres humains qui se ressembleraient!!
    L'Évolution ne dépend pas entièrement du hasard. Dans sa forme la plus simple, l'évolution est affaire de mutations aléatoires et de sélection naturelle non-aléatoire. La mutation est aléatoire mais la sélection naturelle fait en sorte qu'une mutation qui compromet les chance de survie d'un organisme est éliminée du patrimoine génétique alors que les gênes favorables à la survie d'une espèce sont transmises à l'ensemble de la population à travers le temps. C'est ce qu'on appelle l'hérédité. L'évolution qu'on observe depuis le début de la création, ce sont les changements à travers le temps. C'est une question de survie dans un environnement donné. Si cet environnement change/se modifie, l'organisme doit s'adapter ou disparaître!
    Les humains n'ont pas évolué des singes...
    Ils SONT des singes qui font partie de la même famille des hominidés.
    Dans l'arbre généalogique de notre espèce, la branche de l'orang-outan (pongidés) s'est séparée de celle des autres grands singes il y a à peu près 12 million d'années.
    Les gorilles et ce qui allait devenir les humains
    ont pris des chemins séparés il y a 8 million d'années.
    Les branches de l'humain et du chimpanzé se sont différenciées
    il y a 6 million d'années au plus tôt.
    C'est pourquoi le chimpanzé et le bonobos sont nos cousins les plus rapprochés
    et que nous partageons plus de gènes (DNA) avec eux
    qu'ils ne le font avec un gorille.
    Autrement dit...
    On est des gros singes avec des clés de chars!!
    Soit dit en passant, On estime qu'il ne reste, actuellement, que 300 à 400 000 grands singes sur la planète et que leur nombre ne va pas en augmentant, bien au contraire!.

  • OUPS! Désolé pour le doublon...

  • @ Julien Dalcourt :
    A des degrés divers, les trois monothéismes ont pour but d'imposer leur Vérité exclusive à la planète entière. Et comme ils ont chacun un dieu, un prophète et un livre "sacré" différents, ils sont à l'origine de l'intolérance et de la plupart des violences passées, présentes et futures.
    On n'"adhère librement" à une religion que si l'on a remis en question ses dogmes et son cléricalisme imposés dès l'enfance. Mais dans ce cas, c'est généralement pour la fuir, comme l'ont fait tant de gens depuis des décennies, car l'aspiration croissante à l'autonomie de la conscience et à la responsabilité individuelle est incompatible avec la soumission religieuse.
    Il n'est pas question d'empêcher des parents croyants croyants de transmettre leur foi à leurs enfants, mais à notre époque de pluralisme des cultures et des convictions, ils devraient se demander s'ils ont encore moralement le droit de la leur imposer à un âge où ils n'ont aucun esprit critique, et en occultant les alternatives non confessionnelles. Encore faudrait-il qu'ils en aient eux-même eu connaissance, ce qui est rarissime, et pour cause !

  • Je pense que la religion ne devrait pas être enseigné dans les écoles (aucune école publique ou privée) avant que les élèves aient 18 ans. Autrement dit avant qu'ils puissent faire la part des choses et qu'ils soient capables de faire un choix personnel. En ce qui concerne l'enseignement de la religion dans la famille, je pense que l'enfant, qui voit ses parents pratiquer une religion, de par sa curiosité naturelle va vouloir en savoir plus. Et c'est normal de lui répondre, de lui expliquer et de le laisser pratiquer la religion de ses parents s'il le désire. Mais il doit être informé que les règles religieuses ne sont pas les règles de la société québécoise et que les règles de la société québécoise sont des règles communes à tous.

  • On ne peut pas se fier aux militant athés pour défendre la liberté religieuse. Pour eux, la religion est une plaie. Alors c'est un non-sens pour eux de la défendre.
    Ce sont les parents les premiers éducateurs de l'enfant. Les parents choississent tout pour l'enfant: leur domicile, leur vêtements, leur alimentation, leurs valeurs. Alors c'est normal que les parents choissisent la religion de l'enfant. La liberté religieuse, c'est pouvoir transmettre ces valeurs à ses enfants. Si un parent ne peut pas enseigner ce que lui il pense est vrai, il n'est pas libre. C'est de la censure de la pensée. J'ai beaucoup plus peur de gens qui veulent se servir de l'État pour imposer les "bonnes valeurs" que des prétendus extrémistes. L'État a beaucoup plus de pouvoir de coercition et de représsion qu'une pognée d'extrémistes. Les régimes communistes avaient la même idée que l'auteur. Ceux qui transmettaient la foi aux enfants risquaient d'aller en prison.
    On vient au Canada justement parce qu'on veut être libre. Pas parce qu'on veut se faire dire par l'État comment exercer sa religion ou élever leurs enfants.

  • Voilà longtemps que la religion catholique n’impose rien à qui que ce soit. On y adhère librement et renoncer à cette religion n’entraine aucune sanction. La croire vouée à dominer le monde est une grossière erreur de monsieur Amarouche. Affirmer que « tout excès dogmatique chez les enfants s'imprime profondément dans la conscience fragile et oblitère à vie les attitudes mentales du futur adulte » est une affirmation contredite par la réalité. Une population très catholique a abandonné en très grand nombre cette religion dans les années 1960-1970. Comme quoi les dogmes catholiques ne se sont pas imprimés dans leur conscience pour toute la vie. Monsieur Amarouche manque de rigueur élémentaire. Comment empêcher les parents d’enseigner leur religion qu’ils considèrent comme une grande valeur ? Adultes, leurs enfants pourront la conserver ou non. L’exemple catholique est instructif. Libre aux parents d’enseigner leur religion on de ne jamais parler de religion mais vouloir règlementer les valeurs personnelles est impossible quoi qu’en pense monsieur Amarouche.

  • Les humains n'ont pas évolué des singes...
    Ils SONT des singes qui font partie de la famille des hominidés.
    Dans l'arbre généalogique de notre espèce, la branche de l'orang-outan (pongidés)
    s'est séparée de celle des autres grands singes il y a à peu près 12 million d'années.
    Les gorilles et ce qui allait devenir les humains
    ont pris des chemins séparés il y a 8 million d'années.
    Les branches de l'humain et du chimpanzé se sont différenciées
    il y a 6 million d'années au plus tôt.
    C'est pourquoi le chimpanzé le le bonobos sont nos cousins les plus rapprochés et que nous partageons plus de gènes (DNA) avec eux qu'ils ne le font avec un gorille.
    Autrement dit...
    On est des gros singes avec des clés de chars!!
    Soit dit en passant, on estime qu'il ne reste, actuellement, que 300 à 400 000 grands singes sur la planète et que leur nombre ne va pas en augmentant, bien au contraire.

    “Si un Dieu créateur existe, quel intérêt peut-il
    vraiment prendre à l’existence du monde ?”
    (Edmond et Jules de Goncourt)

  • Les idéologies athées sont encore plus dangereuses que les religions. Elles ont fait plus de victimes en un seul siècle que toutes les guerres des religions de tous les temps rassemblées.
    Expliquer le phénomène religieux par le neurone est d'un profond ridicule. Il faut se réjouir que l'auteur de cette théorie fumeuse cite Michel Onfray... et se discrédite par le fait même.
    Pour ceux qui disent que les enfants nous sont prêtés, je veux bien mais, ils nous sont prêtés pour que nous en ayons la charge et que nous en fassions les meilleurs citoyens possible et ce, au meilleur de nos connaissances et de notre conscience. Ma question est celle-ci : s'ils me sont prêtés, c'est par qui ? Par l'état ? Donc l'état aurait à me dire comment éduquer mes enfants ? C'est là que je diverge de ce genre de débilité. L'état aurait le droit sur mes enfants plus que moi-même ? Est-ce que l'état a mis au monde ces enfants ? À souffert les douleurs de l'enfantement ? S'est levé la nuit ? A allaité mes petits ? A soigné les bobos et les maladies ? L'enfant est prêté de qui dites donc ? Pour ma part, l'enfant a été confié aux parents par la vie (appelez-la Dieu pour ceux qui ont la foi) et l'état, à moins d'abus réels et avérés sur l'intégrité physique et psychologique de l'enfant, n'a pas à se mêler de l'éducation des enfants. Ceci revient aux parents, à la famille. N'en déplaise aux athées qui tentent d'éradiquer le phénomène religieux en passant par une idéologie pseudo-affective au nom du du bien des enfants... ce sont plutôt eux qui devraient se faire soigner pour leur névrose contre le religieux.

  • @89710 que le hasard fait si bien les choses. c'Est totalement inpensable que quelqu'un d'éduqué puisse avoir une pensée comme la votre et dire que tout vient du hasard. HASARD n'égale pas diversité, donc si le tout serait fruit du hasars on se ressemblerait tous, ce qui n'est heureusement pas le cas.
    Quand l'etre humain a de l'argent pour se suffire, il se croit invincible.
    Vous devriez jouer au 6/49 plus souvent peut etre que le hasard vous fera gagner aussi souvent.

  • Fin de mon commentaire :
    Dans cette optique, les conversions religieuses me semblent explicables.
    Lors du brusque basculement de l’incroyance vers la croyance, il se produit un bouleversement d'hormones et de neurotransmetteurs, un peu comme dans le cas du coup de foudre amoureux.
    Par exemple, la conversion de Paul CLAUDEL, ancien croyant, en entendant le Magnificat de BACH à N-D de Paris le 25 décembre 1886. Tout se passe comme si, malgré sa brillante intelligence, l’environnement sensoriel (les grandes orgues, l'odeur d’encens, le décorum, …) avait provoqué un bouleversement psychophysiologique, au niveau notamment de la production de la phényléthylamine, de l’ocytocine, de la sérotonine et de la dopamine, au point de faire disjoncter son cerveau rationnel au profit de son cerveau émotionnel.
    Ce n’est d’ailleurs pas surprenant lorsqu’on sait que les sensibilités poétique, musicale, religieuse, …, y ont des « localisations » voisines, ce qui facilite les interactions.
    Les exemples de ce « hapax existentiel » (Michel ONFRAY) sont nombreux, dans d’autres circonstances : par exemple la conversion du docteur Alexis CARREL, qui avait perdu la foi pendant ses études, et qui l’a retrouvée lors d’un voyage à Lourdes, ou celle d’Eric-Emmanuel SCHMITT, à 29 ans, perdu sous le firmament glacial du Sahara (même lorsqu’on est issu comme lui d’une famille incroyante, l’influence inconsciente de deux mille ans de christianisme se réveille chez certains incroyants en danger de mort, notamment. Cf le « pari de Pascal » !).
    http://michel.thys.over-blog.org/article-une-approche-inhabituelle-neuroscientifique-du-phenomene-religieux-62040993.html

  • J'ai mal aiguillé la suite de mon commentaire et sa fin. Sorry !
    Je vous les renvoie.
    Michel THYS (Belgique)

  • Les neurosciences tendent par ailleurs à confirmer l’imprégnation neuronale de la sensibilité et du sentiment religieux : des neurophysiologistes ont constaté que si les hippocampes (centres de la mémoire explicite) sont encore immatures à l’âge de 2 ou 3 ans, les amygdales (du cerveau émotionnel), elles, sont déjà capables de stocker inconsciemment le souvenir d'événements à forte charge affective ou des souvenirs émotionnels tels que, par exemple, l'atmosphère « envoûtante » d'une église, les comportements religieux, voire les inquiétudes métaphysiques des parents, sans doute reproduits via les neurones-miroirs du cortex pariétal inférieur.
    Ces traces neuronales, appelées « engrammes », sont indélébiles, et se renforcent par plasticité neuronale, au fur et à mesure des expériences religieuses.
    Les observations par IRM fonctionnelle et par tomographie à émission de positons suggèrent que le cerveau rationnel, le cortex préfrontal et donc aussi bien l’esprit critique que le libre arbitre ultérieurs s’en trouvent inconsciemment « éteints », et donc « anesthésiés », à des degrés divers, indépendamment de l’intelligence et de l’intellect, du moins en matière de foi.
    Il est logique dès lors que certains athées, comme Richard DAWKINS, ou agnostiques comme Henri LABORIT, au risque de paraître intolérants, perçoivent l’éducation religieuse, bien qu’a priori sincère et de bonne foi, comme une malhonnêteté intellectuelle et morale.
    Henri LABORIT, l’avait bien compris dans « Eloge de la Fuite », page 59. (Je complète ici la citation de Robert GIROUX qui a manifestement lu l'un de mes textes :
    « Je suis effrayé par les automatismes qu’il est possible de créer à son insu dans le système nerveux d’un enfant. Il lui faudra, dans sa vie d’adulte, une chance exceptionnelle pour s’évader de cette prison, s’il y parvient jamais ». Répondant à Jacques LANGUIRAND, à Radio Canada, il disait :« Vous n’êtes pas libre du milieu où vous êtes né, ni de tous les automatismes qu’on a introduits dans votre cerveau, et, finalement, c’est une illusion, la liberté ! ». Ou encore : « Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici que cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi que ce soit qui change » (dernière phrase du film, « Mon oncle d'Amérique » (1980), écrit par Alain Resnais.

  • @sam tu : Nous ne descendons pas du singe, nous avons eu un ancêtre commun. Cela dit, les mutations génétiques sont le fruit du hasard, pas une conséquence inéluctable, donc une nouvelle espèce peut apparaître sans que l'ancienne disparaisse.

    Personne n'a créé les singes, ils sont le fruit du hasard des mutations génétiques, de la sélection naturelle et de beaucoup, beaucoup de temps (un temps tellement grand que nous ne pouvons le représenter que par un nombre totalement abstrait).

    Nous ne sommes pas "arrivées" sur cette planète. Tout comme les singes, nous y sommes apparus suite au hasard des choses. Pourquoi avons deux yeux et pas quatre? Pourquoi avons-nous deux poumons, mais un seul coeur? Pourquoi sommes-nous incapables de voler? Le hasard (qui malheureusement fait souvent mal les choses).

    Quant à savoir à quoi cela sert de vivre... votre vie n'est-elle donc composée que de tristesse et de souffrance? N'avez-vous jamais eu un moment de bonheur qui valait le coup d'être vécu?

    Avez-vous d'autres questions?

  • Quand je vois toute l'intolérance et l'intégrisme des athée dans ce texte et dans les commentaires des lecteurs pour une laïcité bouchée et fermée, j'en viens presque à être d'accord pour dire que le gouvernement devrait empêcher de tels parents de transmettre tant de haine et d'irrespect de l'autre, différent de lui. Mais non, moi, dans ma religion qui diffère heureusement de la leur, on apprend le respect d'autrui et même l'amour des ennemis. C'est probablement cela qui leur paraît bizzare et qui fait que ces athées dogmatiques voudraient m'empêcher de transmettre ces valeurs à mes enfants...

  • @ rrobert, renée et loubia...J'aime votre opinion, tres interessante, plusieurs personne ne comprenne pas cette facon de penser.

    Pour finir, je n'arrive pas a croire qu'il y a des etres humains qui ne croient pas en dieux, mais qui croient que nous descendons du singe (pourquoi reste t il des singes alors???)
    Qui a crees les singes???
    Comment sommes nous arriver sur cette terre?? A quoi ca sert de vivre si nous allons mourrir????

    Toutes des questions qui méritent de grandes reflexions...

  • Vous me pardonnerez mon esprit soupçonneux...
    Pourquoi donc monsieur Amarouche veut-il voir la religion disparaitre à ce point? Quelle religion? La nôtre seulement ou la sienne aussi? Quand on sait que la nature a horreur du vide et que la religion qui a fichu le camp dans les pays Occidentaux est remplacée par... quoi?
    Baissez votre garde que nous puissions passer? Non.
    Ça s'adonne que je suis croyante et que je n'en ai pas honte n'en déplaise aux partisans de l'autre religion nommée athéisme et qui compte aussi ses extrémistes. De façon privée comme toute croyance devrait être. Et que je ne vois pas le mal à passer ces valeurs à mes enfants comme mes autres valeurs: on se responsabilise (oh! le gros mot surtout au Québec), l'effort doit être valorisé, la vie n'est pas juste etc.
    Ce que mes enfants font de ces valeurs une fois grands ne regarde qu'eux. Ils sont intelligents et libres d'y adhérer ou pas. Mais c'est de mon devoir de leur enseigner ce à quoi je crois, de leur expliquer pourquoi j'y crois et de les respecter plus tard dans leurs choix.
    Mes chats, je les laisse pousser comme bon leur semble, je ne tente pas de leur inculquer quoi que ce soit. Ce sont des animaux, pas des humains dotés de conscience.
    Et OUI, l'État se charge maintenant d'enseigner sa religion et ses valeurs dans les fichus CPE et avec leurs cours d'éthique et culture religieuse. Les parents doivent d'autant plus être vigilants s'ils ne veulent pas voir la société peuplée de bons petits soldats au cerveau lavé et à la pensée unique. Je préfère personnellement que mes enfants aient ma vision plutôt que celle imposée par les fonctionnaires qui ont un agenda à respecter.
    Désolée monsieur, je n'achète pas. Pas plus que je n'achète vos autres billets sur les bienfaits de la laïcité à tout crin. Je n'y vois qu'une façon détournée de nous neutraliser plus à l'aise.
    Taqqiya.

  • @ samtu, "Je connais plusieurs personnes qui n'ont jamais ete eduque dans la religion et en grandissant et essayant de donner un sens a leur vie, sont devenus des religieux (presque extremiste), tandi que ceux ceux qui ont ete eduque avec la religion ont grandit avec cette base et l'ont utilise pour la suite de leux existence."

    Vous perdez donc un temps précieux à embêter vos enfants avec des lubies qui ne les intéresse même pas, alors qu'il y a tant à apprendre et à découvrir.

    "Pour moi, ma religion est la bonne et la Vraie, donc je la transmet a mes enfants. c est tout il n'y a rien de plus a ajouter"

    Relisez les deux premiers mots de votre phrase : "Pour moi". Vos enfants ne sont pas vous et ne le seront jamais.

  • (suite)
    Avec tout le temps que la Chrétienté a eu pendant qu'elle dominait l'Occident, on aurait été en droit de penser que la vie sur la terre serait devenue plus juste et civilisée... C'est pas exactement ce qui c'est produit. Le progrès et la civilisation se sont créés malgré - et souvent contre! - le pouvoir qu'a exercé la Religion sur les peuples.
    La religion institutionnalisée est essentiellement un instrument de contrôle!

    En cela, les doctrines totalitaires n'ont rien à envier aux religions qu'elles ont voulu remplacer sinon détruire! Les unes comme les autres ont d'ailleurs misérablement failli à la tâche
    d'inculquer des valeurs morales et tenter d'empêcher les gens de s'entretuer.

    On pourrait plutôt parler d’humanisme… de tolérance, la recherche du savoir et de la sagesse… l’ouverture d’esprit, la non-violence, le respect de soi et des autres… de leurs différences. La religion, de par sa nature même, se doit d'être intégriste et fondamentaliste si elle veut croître et se répandre. Elle véhicule d'abord et avant tout des valeurs religieuses basées sur la foi aveugle et la soumission totale à son dieu et à ses institutions.
    Le problème est qu'on a "flushé" la religion catholique sans avoir remplacé sa doctrine par un système de valeurs humanistes qui s'appliquent à toute la société, indépendamment de la religion, du sexe, de la langue, de l'orientation sexuelle, de la politique ou de la couleur de la peau.
    Et ce n'est pas le gouvernement qui est notre nouveau dieu... Nos nouveaux objets d'adoration sont le capitalisme, l'entreprise privée, la société de consommation et l'individualisme, l'argent, nos vedettes artistiques et sportives.

  • Ne pas enseigner la religion à ses enfants, et quoi encore? L'état décidera aussi de l'heure du bain, de l'heure du dodo, du contenu du menu de ses enfants? Si les parents veulent transmettre leurs valeurs religieuses à leurs enfants, c'est leur droit le plus strict. Et la preuve que cela ne "lave pas le cerveau" des enfants, c'est le nombre d'athées qui ont été élevés dans des familles catholiques. On gagnerait plus à enseigner les valeurs d'égalité et de fraternité aux enfants à l'école et de mettre l'accent sur les valeurs fondamentales de notre société.
    Renée Leroux

  • on enseigne a nos enfants ce que l'on croit vrai, donc on croit que la religion est vraie et on la trouve logique. donc on ne peux pas obliger les parents a ne pas enseigner la religion.

    Je connais plusieurs personnes qui n'ont jamais ete eduque dans la religion et en grandissant et essayant de donner un sens a leur vie, sont devenus des religieux (presque extremiste), tandi que ceux ceux qui ont ete eduque avec la religion ont grandit avec cette base et l'ont utilise pour la suite de leux existence.

    Pour moi, ma religion est la bonne et la Vraie, donc je la transmet a mes enfants. c est tout il n'y a rien de plus a ajouter

  • Alors on veut remplacer le totalitarisme catholique par le totalitarisme athée? Arracher les enfants à leurs parents pour les endoctriner avec la philosophie officielle de l'État, pare qu'évidemment, nous, on sait ce qu'est La Vérité? Ou ai-je donc vu ça...hmmm..
    Si l'Histoire et la science nous enseignent quelque chose, n'est-ce pas justement qu'il faut être très humbles face à nos limitations, que ce qu'on croit savoir aujourd'hui devient caduc demain, que le savoir est toujours provisionnel, et que finalement, l'enfer est pavé de bonnes intentions?

  • Ah oui, parce que les gouvernements officiellement athées, qui tentent d'éradiquer la religion par la contrainte, ont tellement bien réussi, n'est-ce-pas? Des sociétés idéales, empreinets de rationalité, de justice, et de fraternité, non?

  • "On n'INFLIGE pas la religion, on l'ENSEIGNE".
    Heu... Pas vraiment!
    On n'enseigne pas une doctrine/dogmes
    On la transmet et on l'INCULQUE!!

  • Mustapha AMAROUCHE a tout compris et a cent fois raison : « la religion est une violence faite à l'enfant », bien qu'elle soit involontaire.
    A notre époque de pluralité des cultures et des convictions, et alors que l'aspiration à l'autonomie de la conscience remplace de plus en plus la soumission religieuse, les parents croyants, bien que sincères et de « bonne foi », devraient se demander s'ils ont encore moralement le droit d'imposer, unilatéralement et sans alternatives non confessionnelles, leur religion à leurs enfants. La responsabilité parentale est flagrante  : déjà en 1966, le psychologue-chanoine Antoine VERGOTE, alors professeur à l’Université catholique de Louvain, en Belgique, avait constaté, dans « Psychologie religieuse », qu’en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas (les parents incroyants en témoignent a contrario), et que la religiosité à l’âge adulte en dépend. Ainsi, page 294 :
    « La disponibilité religieuse de l’enfant ne prend forme qu’à la condition d’avoir été précocement éduquée. Toutes les observations l’ont confirmé : l’influence des parents est le facteur le plus décisif dans la formation des attitudes religieuses.(…) Les gestes et le langage religieux des parents, la célébration des fêtes religieuses marquent de façon indélébile les souvenirs d’enfance de nombreux adultes, et déterminent leurs sentiments d’appartenance religieuse. (…). L’extraordinaire permanence des attitudes religieuses, que de nombreuses enquêtes ont mis en lumière, s’explique certainement par l’influence prépondérante de l’éducation familiale.»(…).

    Son successeur actuel, Vassilis SAROGLOU, le confirme : « Le fait d'avoir eu des parents religieux et d'avoir reçu une éducation religieuse est le facteur le plus important pour déterminer les probabilités d'être, de rester ou de redevenir soi-même croyant, que ce soit à l'adolescence ou ultérieurement à l'âge adulte ».
    Les neurosciences tendent par ailleurs à confirmer l’imprégnation neuronale de la sensibilité et du sentiment religieux : des neurophysiologistes ont constaté que si les hippocampes (centres de la mémoire explicite) sont encore immatures à l’âge de 2 ou 3 ans, les amygdales (du cerveau émotionnel), elles, sont déjà capables de stocker inconsciemment le souvenir d'événements à forte charge affective ou des souvenirs émotionnels tels que, par exemple, l'atmosphère « envoûtante » d'une église, les comportements religieux, voire les inquiétudes métaphysiques des parents, sans dout

  • La question n'est pas de savoir si on doit élever les enfants dans la religion ou pas mais bien de savoir dans quelle religion on les éduque.
    On ne peut dire le contraire : partout où la religion a été chassée une autre religion est née. Il suffit de voir l'enseignement communiste en URSS pour s'en convaincre : autre schème de valeurs, autres rites, autres préjugés, code de morale, vocabulaire fermé sur lui-même, un autre religion dans tous les sens.
    Ce que vous proposez possède en soi sa morale, son code de comportement, ses interdits, des devoirs envers la société basés sur une unicité de pensée...
    Je vous félicite : vous voulez fonder une religion, bravo!
    Pour ma part j'ai tenté d'apprendre à mes enfants que, si jamais Dieu existe, il est en chacun de nous et nulle part ailleurs. Que personne au monde ne sait mieux qu'eux-mêmes ce que Dieu pourrait leur dire et que le comportement est affaire d'humains, pas de religion. Ne pas voler, y compris la vie des autres, est une question d'humains. La preuve : on tue des agneaux tous les jours et personne ne crie au meurtre!
    Quant aux religions, il me semble qu'il vaut mieux recevoir un enseignement religieux de ses parents que de la société, sinon toutes les filles se comporteront comme Britney Spears! Ça aussi, c'est une religion. Les parents finissent par disparaître, c'est une chance pour leurs enfants, à qui restera la responsabilité de se jauger et choisir leur propre vie.
    Par contre la pression publicitaire et les idées fixes des puissants restent, elles. Et c'est bien pire, mille fois pire.
    Je vous prie de revoir vos idées, monsieur Amarouche. Elles sont dangereuses en soi.

  • @captrjd "On n'INFLIGE pas la religion, on l'ENSEIGNE".
    Quand on présente une série de superstitions comme étant la vérité absolue à un enfant au cerveau vierge,on IMPOSE une religion et une façon de voir les choses qui ne sont pas les siennes. En outre, on lui enseigne que l'esprit critique ne s'applique pas à tout.
    Parents, vos lubies religieuses sont vos lubies à vous, pas celles de vos enfants. Laissez-les devenir ce qu'ils sont réellement. les enfants ne devraient avoir aucun contact avec les religions avant 18 ans.
    @ Serge Roy, Excellent commentaire. Beaucoup de parents religieux s'approprient leurs enfants, allant même à les mutiler sexuellement pour les marquer du sceau de leur idéologie, alors qu'ils leur sont seulement PRÊTÉS. J'ai été sidéré de voir des associations musulmanes et juives s'indigner de la décision allemande à propos de la circoncision, en se référant à la liberté de culte, et pire, aux droits de l'homme. Et les droits des petits charcutés, sans leur autorisation?

  • "IL FAUT DES LOIS POUR EMPECHER LA FAMILLE DE TRANSMETTRE SES VALEURS A SES PROPRES ENFANTS": Si, aujourd'hui, les hommes et les femmes ne se réunissent pas pour défendre leur propre famille, nous irons vers un chaos sans précédent.

  • La responsabilité d'élever un enfant revient à ses parents, pas à vous. Et la culture familiale inclue les croyances religieuses. Si je me souviens bien, c'était le cheval de bataille des laicisateurs: Religion hors du public, dans le privé. Et maintenant vous voulez contrôler ce droit? Vous n'avez pas plus à faire dans la cellule familiale et son DROIT à pratiquer la religion de son choix, que l'État a à faire dans vôtre chambre à coucher.
    On n'INFLIGE pas la religion, on l'ENSEIGNE. Si vous avez peur des excès religieux, vous devriez forcer pour que les sciences dites religieuses et humaines soient enseignées plus tôt.
    Cet article, ainsi que les réponses qui laudent le propos, démontrent le pourquoi de la protection des individus par la Charte, pas par la population. Insidieuse et vicieuse, ses attaquent ne visent qu'à contrôler ceux qui ne pensent pas comme vous.
    Jasmin et C.S. Halle : Bravo! Vous décriez très bien la tyrannie du laicisme. À quand le retour du balancier?

  • Dans quel totalitarisme de la pensée ces fanatiques laïcards veulent-ils nous diriger ? Vos enfants sont nos enfants madame... disait un certain Hitler.

  • La religion est effectivement chose de la vie privée au Québec. Toutefois, la connaissance des différentes religions commence dès le primaire. Il y a donc de l'éducation aux religions. C'est là qu'on apprend la tolérance et qu'on évite aux enfants de vivre de l'incompréhension qui pourrait les mener à la discrimination. Cela leur permet aussi de réfléchir à leur propre religion et, évidemment, cette réflexion est poussée jusqu'au secondaire.
    Je nous verrais mal empêcher les parents québécois à transmettre leur système de valeurs, et ce, même si je suis athée. Ce serait complètement ridicule et inutile.

  • Qu'un tel délire puisse être applaudi par quiconque donne la frousse. Qui aurait envie de vivre sous un régime qui contrôlerait les valeurs (religieuses et/ou humaines) partagées par les parents à leurs enfants? Belle mise en contexte ce matin sur le site du Magazine La Vie http://www.lavie.fr/chroniques/matinale-chretienne/la-religion-est-elle-une-violence-faite-a-l-enfant-08-10-2012-31639_167.php

  • Ne perdez pas espoir, M. Amarouche. Plusieurs régimes ont déjà mis en place des mesures allant dans le même sens, l'Allemagne nazie, l'ex-URSS et la Corée du nord, et les résultats ont été extraordinaires. Encore aujourd'hui, les Allemands ne peuvent scolariser leurs enfants à la maison, la religion orthodoxe peine à se remettre en Russie et la Corée du nord s'est définitivement débarrassée de ces superstitions. Les gens ont souvent une peur irrationnelle des mots "totalitarisme", "fascisme" et "communisme", mais un petit séjour en camp de rééducation devrait leur remettre les idées en place. Ne laissons pas les individus (cette fiction néo-libérale) entraver le bon fonctionnement de l'État.

  • Mustafa essaie montrer qu'il s'integre par contre il prouve seulement qu'il vient sd'etre atteint du syndrome anti-religieux, anti-spirituel, en quete de nouvelles idees.
    Ce que ce cher Moustafa esssaie de dire ne fait pas de sens, car si on tient compte de ceci, je ne veux pas qu'on apprenne a mon enfant a l'ecole la theorie farfelu de Darwin, aussi je ne veux pas que l'on impose a mon enfant a l'ecole la musique, les films, les chorales, etc...
    ce sont tous des pseudos-activités qui rendent nos enfants depandant quand ils grandissent.
    Mustafa tu es mi figue, mi raisin. Comme tu as le droit a la liberté d expression, moi aussi j'ai le droit d etre contre.

  • Vous avez bien sûr parfaitement raison. Embrigader un enfant dans une religion est objectivement presque aussi coupable qu'en faire un enfant soldat. Et parfois, l'aboutissement est le même. Parlez-en à Omar Khadr... Mais quand verrons-nous des politiciens assez courageux pour en faire un réel débat. Le PQ a bien timidement osé parler d'une charte de la laïcité, mais en prenant bien soin de ne pas heurter une partie de sa base nationaliste chrétienne et donc de protéger le honteux crucifix de l'assemblée nationale. Quant à Québec solidaire, son souci de l'intégration des communautés culturelles le porte à tolérer sans broncher ces atteintes à la réelle 2liberté" de développement des enfants...

  • Vous posez la question avec courage et lucidité.
    La charte des droits devrait défendre les individus qui désirent vire religieusement, pas les religions!
    C'est pourtant ce qu'elle fait en permettant toujours les mutilations sexuelles (circoncision) et l'endoctrinement des enfants.
    La liberté de religion ne signifie-elle justement pas le droit de la choisir plutôt que de se la faire imposer à un âge où elle laissera des trace indélébiles dans la psyché?
    Em laissant les parents endoctriner les enfants, les tribunaux confirme que non seulement le foetus n'est pas une personne, mais que l'enfant non plus ne l'est pas, ou alors si peu...

  • La vie est d'abord et avant une affaire morale. Qu'on le veuille ou non, l'identité morale de l'enfant se construit dès les premières années et le processus n'attend pas l'atteinte de la majorité. La religion est d'abord et avant un savoir moral. Une fois qu'on la débarrasse de la magie et des bijoux, il en reste quelques lignes de force autrement plus structurantes que les abérantes propositions que nous font l'ensemble des sciences humaines, qui n'ont de science que le nom. Quand on mesure à quel point notre monde est miné par le matérialisme et la convoitise, on se demande en vertu de quel succès cette société peut-elle calomnier avec autant de désinvolture les principes moraux d'un Jésus de Nazareth.

  • Quand j'étais enfant, je croyais au père Noël. Je me rappelle aussi mettre des dents de lait sous l'oreiller pour que la fée des dents me laisse une pièce de monnaie. Puis, quand je suis devenu assez intelligent pour comprendre que le père Noël et la fée des dents n'existaient pas, j'ai tout simplement cessé d'y croire.

    Est-il donc si dommageable qu'un enfant croit en un dieu ou à d'autres superstitions? L'innocence n'est-elle justement pas marquée par le fait de croire aveuglément à ces superstitions qui sont farfelues pour un adulte? Pour moi, le passage de l'enfance à l'âge adulte est avant tout la perte de l'innocence. En ce sens, je crois que les superstitions sont utiles. C'est en réalisant que nos croyances sont fausses que nous perdons notre innocence. C'est en remettant en question nos croyances que nous apprenons à nous remettre en question et à ne plus croire aveuglément aux personnes en position d'autorité. Si les enfants n'ont plus de croyances farfelues, comment vont-ils apprendre à remettre en question leurs idéologies les plus profondes?

    Cela dit, en lisant ce billet, je me demande si l'objectif réel de cette argumentation est réellement la protection des enfants. Je me demande si les enfants ne sont ici qu'un moyen de s'attaquer aux parents et à la religion. Si c'est le cas, alors je crois qu'il est déplorable.

  • Comme l'a écrit le neurobiologiste Henri LABORIT : "(...) Je suis effrayé par les automatismes qu'il est possible de créer à son insu dans le système nerveux d'un enfant. Il lui faudra, dans sa vie d'adulte, une chance exceptionnelle pour s'en détacher, s'il y parvient jamais.(...) Vous n'êtes pas libre du milieu où vous êtes né, ni de tous les automatismes qu'on a introduits dans votre cerveau, et, finalement, c'est une illusion, la liberté !". Finalement, ce qui importe, ce n'est pas tant CE que l'on pense, mais POURQUOI on le pense.
    C'est un fait d'observation sociologique : statistiquement, la liberté de croire ou de ne pas croire est souvent compromise, à des degrés divers, par l'imprégnation de l'éducation religieuse familiale, forcément affective puisque fondée sur l'exemple et la confiance envers les parents, et confortée par l'influence d'un milieu culturel, unilatéral puisqu'il exclut toute alternative laïque non aliénante et qu'il incite, à des degrés divers, à la soumission à une Vérité exclusive et dès lors intolérante.
    La question fondamentale qu'on doit se poser est la suivante : Si la religion est si bonne, raisonnable, constructive, précieuse, supérieure même, pourquoi les personnes religieuses sont-elles si pressées, anxieuses même de recruter les enfants dès leur plus jeune âge?
    Sûrement, tout ce qu'on a à faire est d'enseigner aux enfants comment penser et réfléchir de façon logique et critique et d'apprendre comment le monde et l'être humain se sont développés jusqu'à nos jours... Si le message des prophètes est si puissant, les jeunes adultes y viendront bien par eux-mêmes et se bousculeront aux portes des églises/mosquées/synagogues pour y entrer.

  • Je suis tout à fait d'accord avec vous. Malheureusement certaines personnes confondent athéisme et religion. Empêcher aux parents d'endoctriner leur enfant dans une religion est pour moi la même chose que d'empêcher à un parent d'inscrire son enfant à un parti politique, par exemple. Les enfants ne devraient être identifiés à aucune religion. Tout comme on ne vote qu'à 18 ans, on ne devrait ps avoir le droit de faire partie d'une religion avant 18 ans. Les gens qui disent le contraire sont des extrémistes religieux ou des personnes qui n'ont jamais vécu l'extrémisme religieux. J'ai vu les ravages chez les chrétiens évangéliques, voilà pourquoi je suis aussi catégorique. J'ai un enfant et je ne peux pas imaginer que l'on puisse leur inculquer de telles superstitions. Mais bon nous sommes encore loin je pense de vivre dans une société où les droits des enfants sont réellement protégés.
    La liberté de religion ne devrait s'appliquer qu'à des personnes majeures, tout simplement.

  • »Un enfant de six ans n'a pas vocation à être tout de suite catholique, judaïque ou musulman. Il doit tout juste être un enfant libre parmi les autres enfants dans l'émerveillement de son printemps.»
    Comment ne pas être d'accord avec une telle affirmation? Quand j'entends des commentateurs, ou, pire encore, des parents parler des «convictions religieuses» d'un enfant de 6-10 ans, je frémis d'indignation. Un enfant de dix ans n'est pas chrétien, musulman, sikh, etc. Il est fils ou fille de parents religieux. C'est une tout autre chose.
    Issu de parents né entre 1910 et 1920, j'ai eu la chance de tomber sur un couple de libre penseurs pas du tout portés sur la bigoterie et qui ne toléraient personne dans leur chambre à coucher, et surtout pas Monsieur le Curé. Cela a eu une influence positive sur ma liberté de choisir malgré quelques obligations que je qualifierais de «sociales» bien plus que religieuses.
    Quand je constate l'embrigadement quasi sectaire qu'imposent certains parents à leurs enfants, en plein XXIe siècle, j'en reste pantois. Et quand je constate le détournement de sens apporté aux fameuses «Chartes»auxquelles on fait approuver un tel embrigadement, je me dis que décidément, nous ne sommes pas sortis du bois.

  • "Pourquoi l'État devrait-il laisser aux parents le redoutable pouvoir de façonner à leur guise la conscience des futurs citoyens ?"

    De toutes façons, il n'y a pas moyen de faire autrement. Et si c'était l'état qui façonnait la conscience des enfants, le résultat serait encore plus redoutable, ne pensez-vous pas ?
    La laicité ce n'est pas l'interdiction de pratiquer une religion, au contraire ça ré-affirme le droit de l'individu à professer une religion, tout en limitant celle-ci à la shère privée.
    Je peux bien être athée si je veux, penser et dire que toutes ces histoires de religions sont pour les faibles d'esprit ou que les rites religieux ne sont que des simagrées stupides, mais du moment que je mets en frais de vouloir imposer cette pensée aux autres, je ne suis pas dans le vrai puisque j'ai décidé que ma position religieuse, l'athéisme, est la seule possible, or je n'en sais rien à vrai dire, parce que c'est aussi risqué que de croire qu'il n'y a rien après (ou sous ) la vie que de croire qu'un tas de petites vis et de boulons lancées dans les airs va retomber en une montre qui marche sur le plancher.
    On en sort pas, puisque personne ne peut avoir de réponses certaines, il faut avoir une liberté de pensée et de conscience garanti dans les chartes pour chacun.
    Moi je suis un athée catholique, c'est-à-dire que ma culture est catholique et que même si je ne crois pas en Dieu, je suis encore influencé, je suppose, dans mes valeurs par le Dieu des chrétiens et je ne m'en plains pas trop. Avec la langue française c'est un héritage de mes parents après tout. C'étaient de bons parents, il n'y avait pas de raison qu'ils aient un méchant dieu en eux et que j'ai peur de celui-là.
    Concernant ceux qui ne sont pas de ma religion. il faut que je fasse un petit saut dans le vide et que je crois que pour eux c'est pareil, ou que ça va être pareil, et qu'ils vont devenir de bons athées-musulmans et des athées-juifs ou shicks avec de bonnes valeurs en eux et que ça va faire de bonnes personnes au final. La laîcité oui mais une laîcité ouverte alors.


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