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De la politique et du Québec

Jean-François Morency
 

Jean-François Morency

Président de Versus radio

Le Québec peut maintenant reprendre la routine du métro-boulot-dodo. Maintenant que la marmaille est de retour sur les bancs d'école, que le Québec se démarque encore une fois, avec l'ascension au pouvoir de la toute première femme premier ministre de son histoire, que la saison des vacances n'est plus qu'un souvenir et le rêve qui nous tiendra en vie tout au long de l'année présente, que la poussière retombe lentement sur l'événement tristement célèbre du Métropolis.

Il est donc maintenant opportun de mettre de l'avant une toute première analyse des résultantes de la dernière générale. Les analystes, les sondeurs se demandent encore où se situe la faille dans la démarche qui aura mené les Québécois à faire mentir le pouls obtenu tout au long de la campagne.

Dans plusieurs tribunes, l'observation, la prévision, aussi hypothétique pouvait-elle être, la plus crédible résultait d'un gouvernement péquiste majoritaire avec, en face de la Chambre, François Legault flanqué de sa délégation caquiste et les libéraux finalement qui mettaient la main sur la balance du pouvoir. Certains, j'oserai dire plusieurs, accordaient les deux sièges obtenus par Québec Solidaire et peut-être à la limite quelques polémistes plus téméraires laissaient entrer à l'Assemblée nationale M. Aussant. Le vrai résultat, vous le connaissez et c'est là que nous devons collectivement tenter de déchiffrer le message qui se cache derrière les résultats.

Nous avons un gouvernement Marois, dans un Québec qui ne veut pas, présentement du moins, aller de l'avant et revenir au front avec la question référendaire. L'appui au projet est faible, mais nous avons tout de même choisi cette option. En face, nez à nez ou presque, nous retrouvons l'organisation libéral, dépourvue de chef, qui aura eu beaucoup de peine à défendre un bilan des neuf années passées au pouvoir, les mains sur le volant. Le message était clair: les Québécois voulaient du changement. Ce changement, qui devait être orchestré par la CAQ, qui en fin de compte comprend que le message n'a pas passé.

C'est exactement ce que les Québécois ont fait le quatre septembre dernier. Nous avons porté au pouvoir un gouvernement minoritaire, donc sans pouvoir, avec une vision que nous avons retiré à notre gré il y a neuf ans. L'option de changement au statu quo, elle, est restée de côté. Donc, comment résumé? Nous souhaitons un Québec mené par une minorité de souverainistes avec une force adverse qui va défendre la place du Québec dans le Canada, tout ça, dans un contexte de social-démocratie que nous souhaitons défendre en accordant tout de même 19 fois sur 125 la parole à ce qu'il doit y avoir un ménage de fait dans l'appareil étatique, question de remettre le Québec sur les rails. Finalement, question de nous convaincre que nous sommes capables de vivre à l'extrême, nous ajoutons, comme le fait un couple sur le gâteau de noce, un duo magique, celui de Khadir-David. Il faut dire que si on n'est pas de la place, ce qui devient la formule à l'équation n'est pas chose facile à analyser.

Donc, les grands enjeux: le poids de la dette, l'équité entre les générations, l'économie, la santé, l'éducation et les dossiers chauds; le Plan Nord, l'exploitation de nos sols, la faiblesse de notre P.I.B.

Les libéraux entreront dans une course à la chefferie prochainement, tout le monde devra regarnir les coffres, plusieurs seront éclaboussés par la commission d'enquête qui se pointe. La prochaine élection, ce n'est pas demain, mais ce qui est triste de constater, c'est que le Québec fera du surplace encore un bon moment, le temps que les politiciens retrouvent le pouvoir de vous séduire.

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Commentaires (8)

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  • Les Québécois vont rechercher l'option qui pourra être viable pour une croissance du Québec. Je sais que le référendum est une option qui n'est pas viable. Donc un gouvernement du PQ fera du sur place puisqu'il ne pourra jamais aller de l'avant avec son projet a moins d'être majoritaire et les Québécois n'accorderont pas cette majorité au PQ. Il faudra donc voir les autres options qui sortent et se présentent comme par exemple Équipe Autonomiste qui présentait 17 candidats dont moi, je ne m'en cache pas. C'est avec des idées de même que nous allons faire avance les choses.

  • J'étais candidat lors de l'élection du 4 septembre dernier. Je suis avec Équipe Autonomiste. Nous avons une belle plate-forme de droite. Nous avons terminé 11ème sur 19 organisations, c'est une progression qui va dans le bon sens puisque notre parti existe depuis mars dernier. Nous serons encore plus fort lors de la prochaine campagne, mais il faut atteindre l'électorat et bien vendre l'idée. Je ne suis pas pour l'option du PQ, mais il propose un projet, c'est positif comme approche. Le trouble avec la droite, c'est souvent plus terme. J'viens d'écrire d'ailleurs sur le sujet, mais d'ici là c'est clair que nous allons faire du sur place. Je ne peux pas entrevoir que la CAQ et que le PLQ se rengera derrière le PQ, sinon ce sera sans aucun doute de la prostitution intellectuelle.

  • Les Québécois se cherchent un moyen de ne pas voter pour le PQ et je crois que la prochaine fois se pourraient bien être la CAQ.
    Il y a un moment du débat des chefs qui m'a paru très significatif c'est lorsque Legault a dit à Marois qu'il la laissait avec son déni de l'évidence de la situation ou quelque chose d'approchant.
    Autrement dit Legault va attendre lui-aussi un possible retournement de la situation sur le plan référendaire mais en attendant il promet de ne pas faire de référendum et de s'occuper de la situation économique.
    Tous les véritables membres du PQ qui se lavent le cerveau sur des fourms privés font comme Marois, ils sont dans un déni du réel. Ils ont moins de 30% d'appui et ce n'est pas comme au temps de René Lévesque un 30% qui est sur une courbe ascendante parce que les Québécois ont eu amplement le temps de jauger l'offre de ce coté-là. C'est un 30% sur une courbe descendante et en plus les gens sont tellement méfiants qu'ils auraient pu réélire le parti Libéral à la dernière élection, c'est tout dire.
    La prochaine fois, les gens vont déterminer quel parti fédéraliste est le plus en mesure de battre le PQ et ils vont voter pour celui-là c'est aussi simple que cela question analyse et vous me faites bien rire avec votre refrain du déni de l'évidence.

  • Nous allons faire du sur-place. Encore. Et toujours. Toutes les énergies et stratégies seront en place pour contrer les plans et idéaux des autres partis. Gaspillage de temps, d'énergie, de fonds publics. Perte pour tous, sur toute la ligne. Nous sommes un petit peuple pathétique.

  • Il y a deux choses de possible, soit que le gouvernement de Pauline Marois va conduire des actions simple et qui assureront l'aval des autres, donc dans ce cas précis, rien de révolutionnaire, rien de trop téméraire et rien de clairement identifiable au PQ ou encore les autres feront de la prostitution intellectuelle, parce qu'ils n'auront pas les moyens de faire tomber le gouvernement. Je donnes un exemple. Tous les partis veulent la hausse des frais de scolarité. Nous savons que Pauline ira dans le sens contraire. Est ce que le gouvernement ira de l'avant? Si oui les autres auront pliés contre leurs valeurs, d'où la prostitution que je prétendais, si non, et bien on fait du sur place.

  • Nous ferons du sur place selon moi, si les partis qui forment l'opposition tiennent leurs convictions. Si Pauline va de l'avant avec le retrait de la hausse des frais par exemple si le PLQ et la CAQ ne bloque pas ça, c'est d'aller contre ce qu'ils représentent. En refusant la hausse par contre et les politique de Mme. Marois et bien, nous risquons de rester sur place.


  • Je suis d'accord avec vieuxbouc... Je ne crois pas que nous allions faire du sur place. Je crois au contraire que les choses vont bouger car aucun des trois partis au pouvoir n'a intérêt à aller trop vite en élection. Tous vont vouloir prouver qu'ils ont de la bonne volonté et de bonnes idées. Après que la CAQ ait mieux organisé ses affaires et que la course à la chefferie du PLQ soit terminée, ça va peut-être changer d'allure, cependant... Je suis vraiment curieuse de la suite des choses.

  • Pas convaincu que le Québec fera du sur place, j'ai bien apprécié les déclarations de Legault qui dit qu'il vdeut faire fonctionnéle Gouvernement «allant même à dire qu«,il ya vait plusieurs points qui le rapprochait du PQ, faut-il s'en surprendre, il vise pratiquement la même clientèle, mais sutout les francos des libéraux lesquels seront tout probablement confinés aux votes anglos allos.
    Oui il y eut des candidats libéraux d'élus, mais pas parce qu'il était libéral mais ppor eux même et leur relations dans leur milieu. Personne pour le moment n'en parle mais les libéraux chez les francos c'est très décevant quelque part entre 18 et 20%, et qu'en restera-t-il aprèsla Commission Charbonneau.

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