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Quand Option Nationale flirte avec le multiculturalisme

Tania Longpré
 

Tania Longpré

Enseignante de francisation aux adultes immigrants

En cette période de campagne électorale, une passionnée de politique comme moi tente de suivre tout ce qui s'y passe, et ce, dans tous les partis. Indépendantiste convaincue, je m'informe avec davantage d'intérêt sur ce qui se passe dans la sphère souverainiste. Je suis tombée sur des vidéos du chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, s'exprimant au sujet de son parti... en anglais et en espagnol. Il m'est apparu étrange qu'un parti souverainiste s'affiche à l'aide de langues différentes de la langue officielle du Québec, qui plus est, celle qui est au coeur du projet d'indépendance.

Une militante du comité national m'a donc expliqué que son parti voulait faire la souveraineté avec les Québécois de toutes origines. C'est un objectif noble auquel j'aspire aussi, cependant, j'estime qu'il faudrait le faire dans la langue commune, et non dans de multiples langues: rassembler les gens de différentes origines dans une culture et dans une langue commune. S'adresser aux minorités dans leur langue, c'est faire le raisonnement que ces gens ne se sont pas francisés: s'ils ne l'ont pas fait, peut-on considérer qu'ils s'intéressent vraiment à la politique du Québec, qui plus est, à la question nationale? S'adresser à eux dans leur langue, n'est-ce pas faire preuve d'un accommodement raisonnable et ainsi encourager «le multiculturalisme à la canadienne» dont veulent probablement s'affranchir les militants d'Option nationale? Utiliser des moyens comme l'espagnol pour intéresser l'hispanophone à l'indépendance du Québec, c'est le conforter en lui disant que s'il n'apprend pas la langue, qu'on viendra à eux: c'est un peu un non-sens pour des indépendantistes qui écrivent dans leur programme (point 5.2) «qu'un gouvernement d'Option nationale fera de la connaissance fonctionnelle du français un critère obligatoire pour immigrer au Québec».

À ON, plusieurs défendaient l'idée de leur parti, en disant que si on ne fait pas le premier pas dans leur langue, ils ne s'intéresseront peut-être jamais à l'indépendance du Québec. À ce jour, les vidéos n'étaient tournés qu'en deux langues: la réalité, c'est que des dizaines de langues étrangères sont parlées dans les communautés à Montréal, va-t-on produire des capsules pour chacune de leur langue afin de démontrer que les indépendantistes ne sont pas des «méchants» fermés d'esprit? Le message que le parti envoie avec ces vidéos, c'est que notre langue est moins importante et que c'est à nous de faire l'effort de parler dans leur langue et non l'inverse: ce qui est une approche multiculturaliste. Le parti souverainiste pensait probablement faire preuve d'audace en s'adressant en de multiples langues aux citoyens dans leurs vidéos, cependant, ils utilisent de cette façon, un argumentaire calqué sur le parti libéral du Canada plutôt que sur ce que devrait être un parti indépendantiste: quand les outils de nos adversaires deviennent les nôtres, il y a lieu de se questionner.

J'ai un grand respect pour Jean-Martin Aussant, je sais que c'est un indépendantiste convaincu doublé d'un économiste brillant, par contre, en agissant ainsi, ON flatte probablement son noyau électoral: je croyais qu'il était indépendantiste d'abord, mais il me semble ainsi plutôt multiculturel de gauche avant tout, préférant l'interculturalisme aux questions nationales. D'ailleurs, un candidat d'ON disait dernièrement sur les réseaux sociaux que la candidature de Djemila Benhabib au PQ était une «honte» pour le Québec, est-ce parce qu'elle a écrit des essais sur l'islamisme? Qu'elle s'insurge contre le multiculturalisme? Qu'elle désire une nation laïque où l'homme et la femme sont égaux? Est-ce qu'à Option nationale, le désir d'un Québec laïc et francophone s'incline devant le cosmopolitisme? Je me questionne: finalement, ils ne savent peut-être pas sur quel pied danser...

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Commentaires (20)

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  • En ce qui concerne Djemila, c'est le candidat d'Option Nationale dans Crémazie qui a fit la déclaration suivante sur Twitter. Vous défendez votre parti, je vous comprends. Cependant, vous devriez déplorer une telle sortie de l'un de vos candidats.

  • Concernant l'édifiant article de Tania Longpré, vous dites: "S'adresser à eux dans leur langue, n'est-ce pas faire preuve d'un accommodement raisonnable et ainsi encourager «le multiculturalisme à la canadienne» dont veulent probablement s'affranchir les militants d'Option nationale?" Non, justement, il est des partisans et des convictions d'ON de véhiculer l'idée de pays en incluant TOUS les gens qui en font parti. Je déploierai autant d'énergie à convaincre des immigrants que ces québécois "de souche" qui votent PLQ ou qui lorgnent la CAQ. Ils font parti intégrante du Québec actuel, de sa diversité, de ses couleurs et de son économie. L'approche dans leur langue, et en quelques mots seulement je vous le rappelle, ne les aide qu'à s'ouvrir d'avantage à ce débat et être plus à l'écoute. Vous dites: " À ce jour, les vidéos n'étaient tournés qu'en deux langues: la réalité, c'est que des dizaines de langues étrangères sont parlées dans les communautés à Montréal, va-t-on produire des capsules pour chacune de leur langue afin de démontrer que les indépendantistes ne sont pas des «méchants» fermés d'esprit?" Je réponds pourquoi pas, si nous étions en mesure de le faire. Vous dites: "Le message que le parti envoie avec ces vidéos, c'est que notre langue est moins importante et que c'est à nous de faire l'effort de parler dans leur langue et non l'inverse: ce qui est une approche multiculturaliste." Je ne vois pas en quoi des capsules résumées de 2 minutes en anglais et en espagnol sur l'idée de pays et du parti ON dénigre notre langue et dénote une faiblesse quelconque de notre part envers ces gens. L'ensemble de la plateforme d'ON ainsi que toutes les capsules web de Aussant (totalisant quelques heures) se font en français. C'est quant à moi faire appel au coeur et à la sensibilité des gens que vous qualifiez de "multiculturel" au sens le plus vide et le plus large que nous faisons appel en nous adressant d'une part dans leur langue, pour ensuite paufiner l'idée, la plateforme et les démarches dans la nôtre, et avec eux. Vous dites: "J'ai un grand respect pour Jean-Martin Aussant, je sais que c'est un indépendantiste convaincu doublé d'un économiste brillant, par contre, en agissant ainsi, ON flatte probablement son noyau électoral: je croyais qu'il était indépendantiste d'abord, mais il me semble ainsi plutôt multiculturel de gauche avant tout, préférant l'interculturalisme aux questions nationales." Mais que dire du PQ en ce sens, je vous le demande? Je pourrais tenir le même discours à ses partisans. Vous dites: "D'ailleurs, un candidat d'ON disait dernièrement sur les réseaux sociaux que la candidature de Djemila Benhabib au PQ était une «honte» pour le Québec". Hé bien, j'aimerais bien savoir qui est ce candidat exactement, et surtout dans quel contexte il vous a mis ça à l'oreille, si vous êtes en mesure de le faire. Enfin, vous dites: "Il y a lieu de se questionner." Je réponds la même chose quant à votre article...

  • De 1, j'ai assisté à l'allocution de M. Aussant lors de son passage dans ma région. Il n'a pas fait
    De grand discours en ce qui a trait au multiculturalisme. De deux, il maîtrise ces langues.... Pourquoi ne pas les utiliser pour rejoindre ceux et celles qui sont en processus de francisation mais qui n'ont pas encore atteint une aisance suffisante en français? De 3, René Levesque, ce grand indépendantiste n'hésitait pas à faire connaître son projet en utilisant l'anglais quand c'était nécessaire.
    Faut pas charrier quand même, le Québec est plus qu'une langue.

  • Si Aussant a fait un vidéo en anglais et en espagnol, et non dans d'autres langues, c'est parce qu'il parle très bien ces deux langues, et pas les autres. Il a étudié en Espagne et a travaillé à Londres, notamment. Je trouve excellente l'initiative de s'adresser dans d'autres langues, parce beaucoup reprochent aux souverainistes d'être fermés sur eux-mêmes. La souveraineté est gagnante pour tous les Québécois et sa démarche doit inclure tous les Québécois. Je ne crois pas que ON tombe dans le multiculturalisme à la sauce ROC, puisque la plate-forme est claire au sujet de la langue française. C'est simplement un signe d'ouverture, pour interpeler un public disons a priori plus distant, afin de l'intéresser au message que le parti veut livrer.


  • Étant candidat d'Option nationale dans Nelligan qui est le regroupement de Ste-Geneviève, Kirkland, Pierrefonds et L'Île-Bizard. Pour y avoir aussi grandi, il y a plusieurs maisons auxquelles il ne parle pas tous français. Tout dépendant de leur age. Alors en frappant à une porte, si je veux avoir l'attention de tous, j'utiliserai la langue qui générera le plus d’attention, mais toujours en me présentant en français d'abord
    Je le veux le Québec entier à notre côté tout en leur laissant savoir notre position sur la langue officielle qui est le français. Ils le savent, ils ne sont pas dupes eux non plus.
    L’économie n’a pas de langue.
    Pensez aussi à leurs parents, en vacances, ou peu importe, l'important est de se faire connaître. Un peuple a de couleur que son drapeau.
    JEAN-MARTIN AUSSANT DOIT ÊTRE au COMBAT DES CHEFS. *QC solidaire aussi. LOI 423!
    François Landry
    Option nationale,
    Nelligan

  • On accuse toujours les souverainistes des pires tares: xénophobes, fermés aux autres cultures et langues, racistes, etc. Maintenant qu'un chef souverainiste prend la peine de s'adresser aux anglophones et hispanophones dans leur langue, on ose le critiquer! C'est un comble...
    Aussant n'est pas en train de dire que le Québec devrait se convertir à l'idéologie du multiculturalisme ou qu'on ne devrait pas défendre le français ici. Il ne fait qu'ouvrir le débat avec des communautés historiquement réfractaires au mouvement souverainiste, en prenant la peine d'être courtois. En s'adressant à eux dans leur langue, il ne fait que démontrer que les souverainistes peuvent être ouverts d'esprit, cultivés et intéressés aux autres cultures. Comment peut-on s'opposer à ça?

  • À propos du commentaire sur Benhabib, qui est ce candidat d'ON, et où a-t-il fait sa déclaration ?

  • Ce genre de propos, madame, est exactement ce qui m'a fait fuir le mouvement souverainiste à saveur Parti Québécois: paranoïa, xénophobie, fermeture sur le monde, sectarisme.
    Avez-vous vraiment peur qu'un parti qui fait de l'indépendance du Québec sa priorité nous fasses perdre notre français parce qu'il parle dans leur langue à des groupes trop négligés par les politiciens? C'est exactement votre position trop répandue qui fait que le Québec n'est pas encore souverain et que le PQ n'a pas réussi en 40 ans à convaincre une majorité de citoyens. La peur irrationnelle qu'en s'ouvrant aux autres, en apprenant d'autres langues, en connaissant d'autres cultures, on se perdra. Je trouve que ça fait aussi radical que d'entendre les Républicains dire: Un Pays, Une Langue, Un Dieu, Une Couleur, etc...
    Fausse est l'idée que "nous" et "eux" sont 2 choses séparées.
    Jean-Martin Aussant l'a compris.
    Vive Option nationale et son ouverture sur le monde. Vive la politique du 21e siècle, version 2.0 !

  • Avec la proportion de francophones que nous avons actuellement, nous ne pourrons jamais faire un pays sans convaincre les autres cultures du bien fondé de notre projet. Sinon, l'indépendance sera statistiquement impossible à obtenir par voix de référendum.
    Je crois qu'on peut très bien conserver les acquis de notre langue tout en s'ouvrant aux autres. La meilleure façon d'intégrer une personne se retrouvant dans un nouveau milieu, c'est de s'ouvrir à celle-ci, de faire les premiers pas. Cette personne aura toujours envie de faire un effort supplémentaire ensuite, étant sécurisée et en confiance.
    Que suggérez-vous? Les ignorer, même si on sait qu'ils existent? C'est cela faire progresser le Québec et le français?

  • « S'adresser à eux dans leur langue, n'est-ce pas faire preuve d'un accommodement raisonnable »
    Non. Pour une définition de l'accommodement raisonnable, vous pouvez lire le rapport Bouchard/Taylor ou les jugements de la Cour suprême. Il n'y a rien au Canada qui garantisse à un citoyen le droit d'être servi dans une autre langue que les deux langues officielles. Il ne peut donc pas y avoir d'accommodement raisonnable. L'accomodement raisonnable naît de la présence d'un droit avec lequel il faut se montrer accommodant, dans les limites du raisonnable. Dans le cas qui vous préoccupe, il s'agit de simple courtoisie... quelle épouvantable chose!
    @laulau1 : « Charles Taylor et Daniel Weinstock, défenseurs du multiculturalisme et de la laïcité ouverte ».
    C'est faux. Taylor et Bouchard font la promotion de l'interculturalisme, une invention bien de chez nous. Mais bon, les nuances vous échappent.
    - Robert Lemieux

  • @vincent.rioux : J'aimerais des précisions de votre part. Pour ma part je constate le contraire tous les jours mais évidemment je ne parle que de ma propre expérience.
    Je vis dans un secteur où vivent des francophones, des anglophones unilingues, beaucoup d'Asiatiques, des Afghans, des Haïtiens, des Carribéens anglophones, enfin un peu de tout.
    Souvent lorsque j'entre dans un dépanneur je suis reçu en un français horriblement mauvais. Je réponds en français, puis selon le cas je passe à l'anglais, et enfin je félicite la personne sur ses efforts.
    Deux semaines plus tard il ou elle insiste pour me parler français. C'est simple, ils sont contents de se faire corriger à la condition de le faire amicalement! En général j'en profite pour en apprendre un peu sur leur pays d'origine et c'est fort agréable merci.
    Bien sûr les nouveau arrivants doivent s'intégrer à la majorité. Il me semble que la politique de la main tendue est non seulement la meilleure mais bien la seule qui puisse les y aider.
    Ne croyez pas une seconde que je veuille mettre en doute ce que vous dites. Simplement ça ne s'ajuste pas du tout avec ce que je connais et crois. Pouvez-vous expliquer plus à fond je vous prie ?
    Je vous remercie.
    ------------------------------------------------------
    Pour en finir avec le multiculturalisme : cette notion tordue, imposée au Canada par une bande de rêveurs qui plaçaient leurs idées plus haut que la réalité, a peu à voir avec la situation au Québec. Ici le multiculturalisme officiel se limite aux budgets que les gouvernements doivent s'imposer pour tout traduire en anglais... sauf Westmount qui 'daigne' traduire ses règlements en français sans trop les publier. Nous ne faisons pas semblant de "donner une place" aux autres, ils l'ont et c'est tout. Les perversions de la bande de Trudeau ne sont qu'un épisode frustrant pour le ROC et inutile pour le Québec.
    Ici tout se passe dans la langue du plus fort, du plus "in", anglais ou français. L'espagnol ou l'allemand ne sont pas en question.
    Je n'ai personnellement rien à foutre de la langue utilisée par les candidats pour aller chercher des appuis. Que leurs intentions soient généreuses ou mesquines n'a rien à y voir. Ici, dans ce blogue, nous faisons collectivement un procès d'intention à ceux qui tentent de démontrer aux électeurs qu'ils sont aptes à les représenter et pas du tout que toutes les langues auront forcément statut légal ici.
    Oui, il y a putasserie, et alors ? Personnellement et sans être leur client, je préfère les putes aux prudes, question d'honnêteté personnelle. Je passe plus de temps devant les yeux d'un enfant que devant le ors d'une banque... ou d'un moraliste. Je sais, ces derniers sont "propres", l'enfant est crasseux du carré de sable d'où il vient. S'il ne parle qu'espagnol, il apprendra. La banque et les moralistes, eux, n'apprennent jamais.
    Tout ceci pour dire que nous baignons dans un faux débat. On joue à être plus cathodique que la télé, plus parfa qu'il n'en faut, on fait du Trudeauisme à l'envers. Vous n'êtes pas écœurés de la political correctness, vous ?
    Note qui n'a rien à voir : c'est même le seul point que je puis reprocher à la CLASSE mais c'est mérité en hos....

  • Faire du Québec un pays, oui ou non ?
    Faire la souveraineté, c’est rendre les Québécois souverains, sur le grand territoire qu’est le Québec.
    Qu’on s’adresse aux Québécois visés via le web, le journal, en personne, dans un amphithéatre, en anglais ou en français, l’important c’est de les rejoindre.
    La question la plus importante est de savoir si l’auditoire à qui s’adressaient ces videos est maintenant plus convaincu, ou moins convaincu, que les Québécois seraient mieux servis dans un Québec souverain.
    On peut discuter longtemps de ces videos. Le mieux est toutefois d’évaluer l’opinion de l’auditoire visé avant les videos, puis après les videos, avec une méthodologie adéquate, puis on compare.
    Si quelqu'un l'a fait, qu'on nous donne le résultat.

  • Il suffit de lire la plate-forme d'Option Nationale pour savoir que ce parti compte promouvoir concrètement le français comme langue officielle et d'usage au Québec.
    Briser le mythe:
    Option Nationale démontre simplement son ouverture envers un électorat qui entretien souvent des préjugés faciles à l'égard des souverainistes.

  • Le Parti Québécois en a fait des efforts immenses pour amener les néo-Québécois à adhérer à leur option, l'indépendance. Il a toujours frappé un mur. Les nouveaux arrivés ont choisi le Canada, c'est leur pays et pour eux le Québec est une province de ce pays. Et le Canada ils l'aiment et ne veulent pas le quitter. C'est la raison pourquoi les immigrés votent toujours massivement libéral. Avec ce parti, pas de risque, c'est le Canada toujours et pour toujours. Comment expliquer que monsieur Aussant répète la même erreur que ses ainés du mouvement souverainiste ? Stratégie vouée à l'échec.

  • Tout ce que dit Tania Longpré a été dit en long et en large par Louis Préfontaine auparavant sur son blogue. Rien de nouveau sous le soleil.

  • Vous cherchez des bibittes où il n'y en a pas. Je ne crois pas que les espagnols ont de la difficulté à s'intégrer. Vous savez, vous pouvez promouvoir une culture et apprécier une autre, vouloir protéger le français et maitriser l'espagnol. J'en profiterais pour apprendre l'espagnol si vous ne connaissez pas encore la langue ...
    Je crois qu\'il y a de l\'espagnol parce que c'est une langue assez facile à apprendre. Je doute qu'une vidéo en russe ou en cantonais fasse son apparition.

  • Je ne vois pas réellement le problème. Personne au monde ne croira que le Québec est multilingue uniquement parce des politiciens parlent aux nouveau arrivants dans leur langue tout de même!
    Le multiculturalisme canadien est basé sur une langue commune : le fric. Il est clair partout dans le ROC que les gens peuvent avoir leur propre culture à la maison en autant, d'abord, qu'ils font rouler l'économie, ensuite, qu'ils parlent anglais à l'extérieur.
    Multiculturalisme de surface, quoi.
    Je reviens tout juste de New-York. Le moment que j'ai préféré est une promenade sur la 74th Street dans Queens, secteur Indien, turbans et couleurs. Au passage, le meilleur resto Indien de New-York à prix raisonnable : Jackson Dinner, à trois pas du Subway. Du VRAI Indien!
    Je m'y sentais chez moi, je croyais voir une rue de Montréal (turbans en plus) tellement tout le monde a le droit d'être soi-même n'importe où. Même impression dans plusieurs secteurs de Brooklyn y compris ceux réputés "durs". Je n'ai jamais ressenti ça dans le secteur Indien de Toronto vers le nord, au contraire, et je pourrais en dire autant de presque tout Toronto : on y dirait que personne n'est à sa place. Bizarre.
    Montréal est une ville à dimension humaine (sauf bien sûr le quartier des affaires, ce qui est le cas partout au monde). Le multiculturalisme du Québec est bon enfant, amical, et n'a rien à voir avec cette façade rigide que je vois dans le ROC.
    Alors c'est simple politesse que de parler aux arrivants Chiliens en espagnol et rien de plus selon ce que je constate.
    Pour le reste, ce sont les nouveaux arrivants qui doivent faire l'effort de saisir la nuance entre notre sens de l'acceptation et le multiculturalisme officialisé du ROC, et de prendre le bateau pour participer de cette société à leur propre façon.
    Tendre la main ne signifie pas se la couper, non ?

  • Sérieux, c'est chercher des problèmes ou il n'y en a pas. Partir en peur sur une Vidéo de 30 secondes pour tenter de faire comprendre au hispanophone de comprendre Comme il se doit les intérêt de leur parti. Certe, Oui, l'on parle de multiculturalisme, et de l'obligation au citoyen de devoir parler français au quotidien pour la société, mais n'importe qui a le droit de regarder un vidéo dans la langue qu'il le veut, non?

  • L'objectif est à première vue louable, mais creusons un peu...
    Tania Longpré vise juste.

    Option Nationale défend, de façon inconsciente sûrement, le discours du Parti Libéral : un discours multiculturaliste qui vise la facilité et le confort de la non-intégration à la majorité québécoise.

  • Non à la souveraineté multiculturaliste de Québec solidaire
    La position de Québec solidaire pave ainsi la voie à la consolidation, au Québec, du multiculturalisme déjà bétonné par la constitution canadienne de Trudeau.
    Ceci est la doctrine perverse du multiculturalisme et du rapport Bouchard-Taylor du NDP. Les immigrants doivent rejoindre le tronc culturel commun. Le temps n’est pas à la conciliation, mais à l’intégration fraternelle.
    Ceci est la doctrine perverse du multiculturalisme et au rapport Bouchard-Taylor du NDP. « Les immigrants doivent rejoindre le tronc culturel commun. Le temps n’est pas à la conciliation, mais à l’intégration fraternelle.
    "À signaler que Charles Taylor et Daniel Weinstock, défenseurs du multiculturalisme et de la laïcité « ouverte » et opposés à une charte de la laïcité, ont appuyé cette demande d’un tribunal fondé sur la charia."

    http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3

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