Posez la question aux étudiants à l'université:
Êtes vous à la recherche d'une manière de bien vivre votre vie ou êtes-vous à la recherche d'un absolu désintéressé et réflexif?
On vous répondra à 85%: C'est ce qui assurera mon avenir et celui de ma future famille.
L'université désincarnée du milieu social et économique est une aberration pour la très grande majorité des étudiants universitaires.
Pour ceux qui sont à la recherche d'une éducation désintéressée, payer un peu plus, à hauteur de 15% de la facture est selon moi en adéquation avec le contrat social en place au Québec depuis les années 60, c'est à dire que l'éducation gratuite, ça se fait jusqu'au cegep. Pour l'Université, on demande une contribuion minimale.
Pour moi, 15% de la facture est une contribution acceptable, qui ne remet pas en cause les aspirations des étudiants. De plus, avec les aménagements aux prêts et bourses, l'accès à l'éducation n'est pas menacé.
À 85% des coûts collectivisés, l'université est encore un service public qui est peu cher payé pour les avantages qu'elle propose à ses diplômés.
Vous faites une lecture partiale de la situation. Je connais beaucoup de chercheurs qui font de la science 'utile', non pas pour la marchander mais pour améliorer notre société, notre santé etc. Ils ont tout à fait leur place dans le système et il est réducteur de penser que le travail de ces personnes est moins valable que ce que vous percevez comme étant l'idéal de la recherche universitaire.
Je trouve dommage de voir que beaucoup d'étudiants en sciences sociales (je suis un diplômé de science po...) font une véritable caricature du système de financement de la recherche dans des universités. Il est de bon ton de croire que la recherche est privatisée et mise à disposition du privé.
je travaille dans une université et 80% du financement de recherche provient de sources gouvernementales, donc, généralement de la recherche faite au bénéfice de la société et non de commanditaires particuliers.
Il me semble qu'on est encore très loin de la situation que vous décrivez. L'Université est et continue à être un bien public. Votre position en est une d'aveuglement et de caricaturisation.
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Très mauvaise lecture de la situation.
Il n’est pas du tout question ici «d’utilisateurs payeurs» mais bien plutôt d’utilisateurs contributeurs. Et pour une petite portion de contribution, de l’ordre de 15% du coût.
La marchandisation du savoir n’a pas attendu la hausse des frais de fréquentation universitaire pour s’y ancré les deux pieds… Tous ceux qui y enseignent entendent bien à se faire payé chèrement pour exposer leurs connaissances.
Et ceux qui y étudient aussi s’apprêtent à un généreux retour monétaire sur la future vente de leurs connaissances.
Et toutes ces demandes de gros salaires sont accompagnées de l’argument on ne peut plus libre marché commerciale de «ailleurs je peux en avoir un plus gros»
Avec le résultat que l’on a un coût de service d’étude poste-secondaire parmi les chers au monde. Que l’on a une des plus grandes portions de notre richesse qui y est consacrée.
C’est beau de parler de recherche désintéressée, mais ça sonne creux si celui qui la fait réclame un revenu salarial qui saute allègrement les 100,000$ croisé avec la disposition de beaucoup de temps libre!
Soyez conséquent, si vous voulez que l’université soit «un lieu de vie fondé sur l'échange des connaissances, la réflexion critique et l'émulation intellectuelle sans qu'aucune mesure économique n'intervienne» transformez les universités en grand centres de bénévolat !Article intéressant parce que pour une fois on parle de la responsabilité de l'étudiant et d'une façon plus concrète la manière de s'impliquer dans la vie universitaire. C'est sur le terrain que ça se joue, et non dans la rue.
Moi j'embarque pour abolir l'idée de l'utilisateur-payeur, mais pas question de se limiter à l'université. Donc, seront aussi abolis les impôts fonciers, taxes scolaires, la taxe de bienvenu, les immatriculations, les parcomètres et la taxe sur l'essence. La ville est à tous, pas question de marchandiser une place de stationnement.
C'est une belle idée en théorie mais qui ne passe pas le test de la réalité. Un service gratuit sera gaspillé même parmi les québécois tellement mieux que le restant de la planète (en passant, nous sommes les champiuons du gaspillage de l'électricité: y aurait-il un lien avec le fait qu'on ne paie pas sa vraie valeur). Ce gaspillage de fonds ne se passe pas en vase clos: le budget alloué aux universités n'est pas donné à des chercheurs ou des médecins qui sauvent des vies, n'est pas utilisé pour stimuler l'emploi qui en retour donne des entrées fiscales qui financent tous nos programmes, n'est pas donné à des familles démunies qui peinent à rencontrer les 2 bouts, etc. Le gouvernement a la responsabilité de dépenser les fonds publics en allouant les ressources de façon équitable. Fournir l'université gratuitement coinsisterait en un gaspillage de ressources (l'étudiant étant bien moins conscientisé de l'utilisation des ressources qu'il consomme) innacceptable au détriment de d'autres services qui ont autant besoin des fonds. Pourquoi les étudiants veulent une école gratuite (avec le support des profs) mais qu'aucun prof n'est prêt à faire du bénévolat pour faire sa part dans ce magnifique système?
Petite note politique: le PQ s'est dit contre la hausse des droits de scolarité, contre une hausse du tarif des garderies, contre le développement des gaz de schistes, contre la révision de la tarification de HQ. Avec une opposition aussi irréaliste, ça encourage la pensée magique mais ça mène aux problèmes de l'Europe actuelle (récession, chômage aux environs de 25% chez les jeunes, pensions publiques coupées, coupes drastiques dans les services), c'est drôle que plus personne ne les cite en exemple... tout abus des fonds publics sera jugé par vos enfants. Vous criez contre vos parents mais ne réalisez pas que vos enfants vous réservent le même sort.
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